vendredi 13 décembre 2013

Encore une!



Encore une fois – par manque de ressources sans doute –, nos quotidiens power-corporatistes et quebecoresques (notez, dans ce dernier cas, l’absence d’accents, sans doute pour faire plus mondialisé) en ont manqué une.

Figurez-vous que les médias nord-américains, après la mort de Hugo Chavez, avaient prédit la fin de la révolution bolivarienne au Venezuela et, dans le sillage de cette débâcle, un redressement de la politique sud-américaine vers des gouvernements de bonne compagnie.

Effectivement, la victoire plus courte que prévu de Nicolas Maduro, successeur de M. Chavez, à la présidence du pays avait gonflé d’espoir les ténors de la droite. Mais voici que les récentes élections municipales remettent solidement en selle les héritiers de la révolution bolivarienne.

Quelqu’un devrait peut-être écrire à Gesca et à l’agence QMI pour leur signaler la chose, non?

jeudi 12 décembre 2013

Mise au point




M. Raul Castro, président de Cuba, a tenu à corriger ses commentaires de la veille à propos de la poignée de mains qu’il avait échangée avec M. Barack Obama.

M. Castro a précisé que si son vis-à-vis avait les mains froides, c’était parce que ce dernier venait tout juste de mettre à la poubelle un berlingot format géant d’une eau gazeuse de marque connue, à moitié rempli de glaçons, ce qui avait eu pour résultat d’abaisser la température de sa senestre. En outre, a-t-il mentionné, le climat très chaud avait fait en sorte que la paume de son homologue était devenue humide à cause, précisément, du fameux berlingot dont l’extérieur s’était couvert de condensation.

Combinés, les deux phénomènes avaient donné l’impression que M. Obama avait les mains froides et moites, ce que M. Castro s’est empressé de démentir.

mercredi 11 décembre 2013

À go on relaxe



Our Way To Fall | Yo La Tengo (2000)

Ce ne sont ni des Hispaniques, ni Lou Reed. En espérant que cette toune vous fasse le même effet qu’à moi.

mardi 10 décembre 2013

DERNIÈRE HEURE



À la suite de cette rencontre historique, M. Raul Castro a émis un commentaire plus que flatteur à l’endroit de son vis-à-vis: «Il a les mains moites et froides, ce faux-jeton.»

Ti-Casse



Puisque, lors d’une scène de la nativité vivante, il fallait que la soi-disant sainte famille – Marie et l’enfant Jésus en particulier – arrivât à dos d’âne, les autorités ont décidé que la jeune femme représentant la Vierge devait porter un casque.

Apparemment, pas de voile là-bas non plus.

lundi 9 décembre 2013

La porte, sainte!


Hier soir, fut célébrée, avec pompe et gratitude, l’inauguration de la porte sainte en la cathédrale Notre-Dame, à Québec.

On se souviendra que cette porte, symbole d’ouverture et de convivialité, fut donnée par le Vatican afin de souligner le 350e anniversaire de l’instauration de la paroisse du même nom. En toute humilité, le pape François 1er a humblement souligné l’événement du haut du modeste balcon de la petite basilique Saint-Pierre de Rome.

La porte sainte sera accessible au public à partir d’aujourd’hui, lundi le 9 décembre. Pour les visiteurs qui connaissent peu la cathédrale Notre-Dame, il leur sera facile de trouver le saint battant. Il se trouve tout à côté de la boîte aux aumônes.

Rendons grâce à dieu.

dimanche 8 décembre 2013

Ciné-cadeau, genre



Italian Spiderman est un film mythique réalisé par Dario Russo en 1968 et produit par Alrugo Entertainment. Le film met en vedette Franco Franchetti, devenu célèbre à la suite de sa participation mémorable dans le sulfureux Mondo Sexo, et qui avait trouvé la mort en 1969 dans un accident de chasse sous-marine au harpon. 

Après le décès prématuré de sa vedette, le film culte avait mystérieusement disparu de la circulation. Ce n’est qu’en 2007 que les bobines ont été retrouvées tout à fait par hasard par un groupe d’étudiants en cinéma de l’Université Flinders, située à Adélaïde, en Australie-Méridionale. 

La copie de la bande-annonce qui a survécu (ci-haut) est en mauvais état, mais le film lui-même (ci-dessous, en italien avec sous-titres anglais), dont on a pu récupérer plus d’une trentaine de minutes, a été restauré à un niveau de qualité acceptable pour rendre honneur à ce trésor caché du 7e art. Somme toute, un inénarrable témoignage d’une époque révolue, et dont on espère qu’elle ne reviendra jamais.


Gare au départ!





Vous est-il déjà arrivé de sauter à bord au moment où le train s’ébranle? Ça nous est tous arrivé, ne serait-ce qu’à cause d’un bouchon de circulation ou d’un réveil mal réglé. À une échelle individuelle, la chose passe inaperçue, la plupart du temps. À l’échelle internationale, ça se remarque d’autant plus qu’on tente toujours de cacher le jupon qui dépasse.

Ainsi en sera-t-il des obsèques de Nelson Mandela. L’événement attirera quantité de chefs d’État dont tous ceux des pays occidentaux, Stazunis, CAnada et Royaux-Muni en tête. Leur présence à ces funérailles ne saurait masquer le fait qu’ils ont tous soutenu le régime impitoyable de l’apartheid en Afrique du Sud.

Le seul pays de l’extérieur du continent qui a effectivement combattu ce régime honni fut Cuba, et aucun autre.

Je sais, quelques journalistes prendront le temps de mentionner que le CAnada a été le premier pays occidental à imposer des sanctions économiques, à l’époque, sous l’égide de Brian Mulroney. Les journalistes honnêtes et consciencieux, pour leur part, n’auront toutefois d’autre choix que de souligner que ces «sanctions» n’étaient que volontaires et que, après qu’elles eurent pris effet, les importations cAnadiennes en provenance d’Afrique du Sud ont augmenté de 68 %. En outre, n’oublions pas que les membres du parti de Nelson Mandela sont toujours considérés par Ottawa comme des terroristes.

Oh! regardez! Le train s’ébranle!

Et il est encore plein à craquer.

samedi 7 décembre 2013

Paix en vue


Vous voulez voir la paix en marche? Voyez ici.

vendredi 6 décembre 2013

DERNIÈRE HEURE



Ça on n’en doute pas une seconde.

Ottawa les a déjà dépouillés.

Le show de la semaine




Régis et Denis nous ont gratifié de leur fameux spectacle de duo comique. Le seul problème est qu'on n’arrive jamais à savoir lequel des deux est le straight man.

jeudi 5 décembre 2013

Les guignols

Photo: Dwight Burdette, Wikimédia Commons 

Aujourd’hui, c’est la grande guignolée des médias. On nous invitera à être généreux. On nous rappellera qu’il est important de faire sa part et d’être solidaires des moins nantis. Il serait bien difficile de ne pas être d’accord. Surtout que des pauvres, on n’a pas fini d’en voir. C’est le domaine d’occupation qui a les meilleures perspectives de développement dans les années à venir. Et vous pouvez aider.

L’autre midi, à la table d’à côté 

Une bonne façon d’encourager la pauvreté chez nous, c’est d’envoyer le travail ailleurs. Mine de rien, c’est de plus en plus populaire. Et pas seulement à la Banque Royale. Un ami qui mangeait dans un restaurant du Plateau me racontait que ses voisins de table se pétaient les bretelles à propos de leurs télétravailleurs philippins. Pourquoi se forcer à payer les salaires plutôt ordinaires qui ont cours de ces jours-ci à Montréal quand on peut s’en tirer pour une fraction du prix en sous-traitant aux Philippines ou ailleurs? Poser la question, c’est y répondre.

Magasinage de Noël

Là aussi, on a une belle opportunité pour encourager la pauvreté locale. Dans les commentaires d’un article récent, un lecteur disait fièrement qu’il avait effectué tous ses achats en ligne avec des sites Web hors frontières et qu’il avait beaucoup économisé. Il encourageait tous les Québécois à en faire autant. Think Big, disait-il, comme ça Mme Marois n’aura pas le choix de baisser les taxes et les impôts.

Sauf que ce n’est pas ça qui fait que ça coûte moins cher. C’est grâce à la magie du cheap labour. Vous voulez que les choses coûtent moins cher au Québec? Allez voir votre patron et exigez d’être payé moins cher. Si tout le monde le fait, les prix vont baisser. Think small!

Et surtout, surtout, donnez généreusement à la guignolée. Parce qu’un jour, c’est peut-être vous qui recevrez le panier.

Ataraxie





mercredi 4 décembre 2013

Corée du tort


Transparency International (TI) est une ONG qui lutte contre la corruption gouvernementale. Son dernier palmarès donne un indice de ladite corruption au sein de 177 pays. Sans surprise, les pays occidentaux – là où se trouve le plus d’argent – sont ceux qui sont le moins corrompus, exception faite, bien entendu, de la Grèce et de l’Italie, deux États dans la dèche.

C’est à croire que la corruption a horreur du fric…

Pas de surprise non plus au bas du classement. Les États faillis sont les plus susceptibles de voir fleurir la corruption; des pays comme la Somalie ou l’Afghanistan. Remarquez, j’ai toujours pensé que la corruption servait surtout à déjouer les mesures de contrôle des gouvernements.

Apparemment, j’étais dans le champ.

Également au rang des mauvais élèves, on compte la République démocratique populaire de Corée. Évidemment, compte tenu du fait que les Occidentaux déplorent constamment le manque d’ouverture de ce pays, on se demande un peu comment TI a pu faire pour donner une estimation juste de la situation là-bas. A-t-on mené des entrevues constructives auprès de Kim Jong-un? A-t-on espionné les fonctionnaires? A-t-on mandaté la firme KPMG afin d’étudier les dépenses de l’État?

La question demeure ouverte, mais une chose est absolument certaine: ce pays est un des plus corrompus de la planète.

Et il a toujours tort!



mardi 3 décembre 2013

DERNIÈRE HEURE



Dire que, tout ce temps, j’étais opposé au Plan Nord!

Je me sens pas mal niaiseux, là...

Bien de chez nous

M. Emmuré Lavigne ou, comme on dit par chez lui au Québec,
Murray Levine

M. Murray Levine, Québécois de plein droit du «West island», a lancé une campagne de boycottage aux dépens du centre commercial Fairview, à Pointe-Claire. Comme le nom l’indique, ledit centre commercial abuse de l’affichage en français dans les vitrines de ses magasins.

En effet, bien que la plupart des raisons sociales des boutiques soient en anglais seulement, M. Levine, ce Québécois bien de chez nous, estime que les affiches de soldes, elles, sont en français au moins en partie. Il n’en a pas fallu davantage pour que le sang de ce Québécois attaché à ses valeurs ne fasse qu’un tour. Après tout, a-t-il expliqué, la majorité des gens du West island ne parlent que l’anglais, de sorte que l’affichage dans une autre langue que celle de ces éminents Québécois est à leurs yeux une injustice.

La chose se comprend d’autant plus aisément lorsqu’on sait que ces gens-là, typiquement québécois comme aimait à le souligner Alliance Québec autrefois, sont nés à Montréal, y ont grandi, y ont été éduqués, y ont travaillé toute leur vie, ce qui explique avec une clarté limpide qu’ils n’ont jamais pu attraper le moindre rudiment de la langue française.

Bref, le mouvement lancé par M. Levine, d’abord marginal, a fini par gagner des adhérents qui font maintenant pression sur le centre commercial Fairview. Ils parlent même présentement d’effectuer un boycottage, à la veille des fêtes, et d’aller effectuer ailleurs leurs achats du potlatch annuel.

Il ne me reste qu’à souhaiter bonne chance à mes chers concitoyens lésés et à leur donner un bon conseil.

Potete sempre andare alle Galeries d’Anjou!

Beóti!

lundi 2 décembre 2013

Pas snob Schnobb




Après avoir promis, archi-promis, de rompre avec les anciennes pratiques de copinage en politique, le nouveau maire de Montréal, l’omniprésent Denis Coderre, en a annoncé une bien bonne, la semaine passée.

Comme il avait décidé de remplacer le président de la Société de transport de Montréal, il n’a rien trouvé de mieux que de désigner pour le poste un de ses poteaux malheureux du soir des élections, ce grand journaliste qui a fait l’envie de tous les médias du Québec, Philippe Schnobb.

Quoique M. Schnobb n’a aucune expérience dans le domaine du transport en commun, hormis la fois, il y a 15 ans, où il a pris le métro pendant une tempête de neige, on n’en a pas moins voulu nous faire croire qu’il était parfait pour le poste.

Évidemment, personne n’a été dupe d’une affirmation si grotesque. À tel point que le principal intéressé, pas snob pour deux sous, est venu défendre sa propre nomination devant ses anciens collègues de la presse. «Je n’avais pas le choix, a-t-il expliqué. Je ne pouvais pas retourner à Radio-Canada pour reprendre mon ancienne job; ils l’avaient donnée à un autre petit nono.»