samedi 2 juin 2018
vendredi 1 juin 2018
La mort des zéros
Je vous préviens tout de suite, c’est une histoire abracadabrante. À tel point que son haut degré d’improbabilité en plombe sérieusement toute crédibilité.
La toile de fond est constituée du journaliste Arkadi Babtchenko et de sa relation houleuse avec le pouvoir russe, en particulier la personne de Vladimir Poutine. Notons en passant que, bien que de nationalité russe, Arkadi a hérité d’un patronyme ukrainien. Héros de guerre, il a servi dans les rangs de l’armée russe à deux reprises lors des conflits en Tchétchénie. Par la suite, il était devenu journaliste et, depuis, s’était montré extrêmement critique à l’endroit du Kremlin. Il n’avait d’ailleurs eu d’autre choix que de se réfugier à Kiev, craignant pour sa sécurité.
À tel point que les services secrets ukrainiens (SBU) ont monté toute une mise en scène, allant jusqu’à prétendre que M. Babtchenko avait été abattu à la porte de son appartement, mardi dernier. Déclaré mort par les autorités, l’attentat avait soulevé une forte émotion en Ukraine. Le lendemain, en pleine conférence de presse, la malheureuse victime est apparue en pleine forme.
L’histoire alambiquée que l’on a servie alors a été que la sinistre comédie avait permis de débusquer la personne ayant projeté de tuer M. Babtchenko et de démanteler tout le réseau d’assassins, lesquels prévoyaient de s’en prendre à une trentaine d’autres individus. Lesquels? Pourquoi? Il ne semblait pas important de le préciser.
Bref, Arkadi est par bonheur pétant de santé et, maintenant, Moscou ayant sans doute appris sa leçon, on semble tenir pour acquis qu’il ne sera plus jamais question de s’en prendre à sa personne. Sinon, la réputation du Kremlin risquerait d’être entachée. Et cette fois, ce serait vrai!
Une fois n’est pas coutume…
jeudi 31 mai 2018
mercredi 30 mai 2018
Roseanne barrée
Sans doute connaissez-vous la grande gueule par excellence de la télévision de grande écoute yankee, nulle autre que la grande Roseanne Barr. Sinon, sachez que Roseanne a longtemps été à l’avant-plan de l’attention médiatique, surtout à l’époque de sa première émission éponyme, alors qu’elle dominait les cotes d’écoute.
Mal lui en prit, peut-être, car, depuis, elle a développé l’habitude de penser qu’elle pouvait raconter n’importe quelle outrance et que le public, le président yankee Donald Trompe en tête, lui donnerait l’absolution sans condition.
C’était une fausse impression. En effet, avec le retour à l’écran de la seconde mouture de son émission centrée sur sa conception des classes populaires stazuniennes, voulant que ces dernières soient ignorantes et bourrées de préjugés, son émission avait, semble-t-il, encore une fois atteint le sommet des cotes d’écoute.
Cela lui est-il monté à la tête? Le fait est que, lors d’un tweet mal avisé, elle a critiqué Mme Valerie Jarrett, ancienne conseillère de Barack Obama, en la décrivant comme étant le fruit de l’accouplement entre les «Frères musulmans et la Planète des singes».
Ce qu’elle n’avait pas prévu, étant donné que sa nouvelle émission promettait d’être une «machine à piasses», c’est que le réseau ABC décide, compte tenu de ses propos diffamatoires et racistes, d’en cesser la production.
Quelle est la morale de cette histoire? En fait, il y en a deux.
La première, c’est: ne vous servez jamais de Twitter!
La seconde est: si vous vous servez de Twitter, fermez votre grande gueule!
mardi 29 mai 2018
lundi 28 mai 2018
dimanche 27 mai 2018
Ex-PLiQ
La sémillante Nadine Girault, ravissante jeune personne de mon âge, est une ancienne membre du Parti libéral du Québec (PLiQ). Aujourd'hui déçue par ce parti, elle a décidé de franchir le pas et de se joindre à la brillante équipe râclée par François Legault, chef de ma CAQ.
On prend les paris pour voir combien de temps il lui faudra avant d'être déçue des caquistes? Après tout, il y a une passerelle idéologique entre le PLiQ et ma CAQ, et les deux formations ont des candidats pratiquement interchangeables.
samedi 26 mai 2018
CAnada, farouche terre d'accueil
vendredi 25 mai 2018
Se méfier du mafieux
L’encre de mon billet de l’autre jour n’était pas encore sèche, alors que j’y saluais la victoire de Nicolas Maduro aux élections présidentielles vénézuéliennes, que déjà – et sans aucune preuve quant à une éventuelle malversation – les Stazunis et leurs petits roquets du Groupe de Lima ont claironné qu’ils ne reconnaîtraient pas ce résultat.
D’une part, ils ont souligné la faible participation aux élections, mais le fait que l’opposition eût réclamé à cor et à cri le boycottage du scrutin n’y est certes pas étranger. Par ailleurs, si 46% des électeurs se sont présentés aux urnes dans un pays sans cesse déstabilisé par l’opposition de droite à la solde de Washington, mentionnons tout de même que, lors des dernières élections présidentielles aux Stazunis, le pourcentage de participation n’a guère été supérieur (moins de 58%).
Ensuite, les dénigreurs en ont ajouté une couche en affirmant que le processus électoral avait été entaché d’irrégularités. Or une délégation composée de représentants de 40 pays d’Amérique et d’Europe avait été dépêchée pour observer le déroulement du scrutin. Ils en ont été quittes pour admettre que le tout s’était déroulé le plus régulièrement du monde et en toute transparence.
En conclusion, cette élection présidentielle au suffrage universel direct était tout à fait légale et il n’y a aucune raison objective de la contester.
Mais on sait que les Stazunis se moquent des grands principes démocratiques. Ils demeurent des mafieux qui vont continuer à menacer et à persécuter tant que les autres ne font pas comme ils veulent. C’est probablement ce qui explique l’attitude du Groupe de Lima, CAnada en tête, qui n’ose même plus penser par lui-même.
En attendant, une chose est sûre: les Stazunis pourraient prendre une bonne leçon de démocratie au Venezuela, si seulement ils arrivaient à fermer leur gueule.
jeudi 24 mai 2018
Fils et versa
C’est avec une fierté non dissimulée que les citoyens cAnadiens ont reçu la nouvelle voulant que leur premier ministre, le fils de Pierre Elliott Trudeau, serait admis au sommet du G7 devant se tenir dans Charlevoix les 8 et 9 juin prochains. Voilà sans doute la raison pour laquelle les gens de La Malbaie ont réservé au rejeton un accueil délirant, lui qui les aura «mis sur la mappe» le temps d’une autre séance d’entubage collectif.
Le passage du premier ministre fut l’occasion rêvée d’enfourner des saucisses («hot-dog eater») et de prendre une quantité formidable d’autoportraits avec le ricanant personnage, toujours à se fendre la gueule, comme s’il connaissait une bonne blague qu’il ne peut partager, ainsi qu’on s'interdit de le faire avec les principaux intéressés lors d’un dîner de cons.
Au moins, lorsqu’il sera ambassadeur à l’ONU ou secrétaire général de la francophonie, tel d'autres profiteurs avant lui, les CAnadiens de toutes les nationalités auront quelque chose pour se souvenir qu’il aura existé.
Oui, parce que, s’il faut s’en remettre à ses réalisations…
mercredi 23 mai 2018
Démocratie morte de peur
Pour ceux qui se demandent à quoi on reconnaît que la démocratie et la liberté de parole se meurent dans une société, il convient de jeter un regard sur le passé. Quand et comment, au cours de l’histoire, a-t-on constaté la disparition des institutions démocratiques ou, à tout le moins, leur paralysie provoquée par le pouvoir?
L’Allemagne nazie est certes un cas type. Dès que le gouvernement a fait taire l’opposition par le double jeu de la propagande de peur – le terrorisme d’État, quoi – et l’emploi des bandes de fiers-à-bras – qu’ils soient recrutés par un parti ou qu’il s’agisse de la police elle-même importe peu –, cela a signifié la fin de la démocratie.
En d’autres termes, celle-ci est morte dès le moment où les gens ont eu trop peur pour faire valoir leurs droits. Depuis le fatidique 11 septembre 2001, les populations occidentales, particulièrement en Amérique du Nord, sont soûlées de peur par leurs gouvernements. Peur d’une autre attaque, fût-ce d’envergure moindre, guerre contre le terrorisme et, surtout, la peur de tenir un discours autre que celui qui enchaîne les déclarations péremptoires sur la «sécurité nationale» qui n’est en fait que celle des possédants.
Alors, à quel moment la démocratie et la liberté de parole meurent-elles? Mais tout simplement quand le peuple a trop peur pour les défendre.
mardi 22 mai 2018
Gourre où?
Que ce soit en politique, en religion ou en finances, il ne manque jamais de gourous bouffis de prêchi-prêcha, ce dernier n’étant qu’une denrée périssable et indigeste offerte au plus large public pour consommation immédiate. Le tout, bien entendu, en échange de raisonnables émoluments.
Ce n’est pas qu’il est dans notre nature de se réjouir du malheur d’autrui. Cependant, il est difficile de réprimer une certaine satisfaction quand une justice immanente vient nous rappeler que les donneurs de leçons devraient être ceux qui les reçoivent et que le temps finit toujours par jeter bas les masques.
À cet effet, je vous conjure de vous en rappeler, une fois que vous vous retrouverez enveloppés par le secret de l’isoloir, le 1er octobre prochain.
lundi 21 mai 2018
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