vendredi 28 novembre 2014

Franco phony


jeudi 27 novembre 2014

George Carlin 1937-2008



C'était un humoriste, mais drôle celui-là, aux Stazunis. Aujourd'hui décédé, il avait à l'époque gardé toute sa verdeur de langage afin de critiquer la société et les gouvernements de son pays. Il nous livre ici une partie de sa pensée. Ça dure un peu plus de 4 minutes; mais quand c'est intéressant, ça ne paraît pas si long.

Des extraits de ses spectacles sont disponibles sur YouTube. Allez-y voir et entendre, même si c'est uniquement en anglais.

Sugar Sammy a de quoi être jaloux...

mercredi 26 novembre 2014

Coiteux coûteux

«Réingénierie de l'État», prise II


Le gouvernement de Philippe Couillard (le nom est marrant) a décidé de redresser les finances publiques coûte que coûte, même s'il faut que tout le monde se retrouve à la rue.

Compressions budgétaires, réduction des services, augmentation des coûts; on a tout vu, dernièrement. La dernière en date est venue du président du Conseil du trésor Martin Coiteux. Il a annoncé que l'État envisageait la coupure de 1150 postes au sein de la fonction publique, soit 2 % de l'effectif.

Comme ça, les libéraux (PLiQ) pourront augmenter de 3 % les subsides à leurs petits copains du privé.

Ces finances-là n'ont pas fini d'être croches.

On ne retient pas des voisins….

mardi 25 novembre 2014

Sieg CAnada!

Je tiens à adresser mes félicitations les plus senties à l'endroit du gouvernement cAnadien pour avoir démontré une conviction inébranlable à l'ONU, ces derniers jours.

En effet, un groupe de pays avait présenté à l'Assemblée générale de l'Organisation une résolution condamnant la glorification du nazisme et de toutes les formes de discrimination et d'intolérance.

Sur le tas, 115 pays ont voté pour. Là où la chose a commencé à déraper sérieusement, c'est lorsqu'on a constaté que la plupart des pays européens occidentaux se sont abstenus. Le comble, c'est que trois nations ont voté contre la résolution: l'Ukraine – ça on s'y attendait –, les Stazunis – pas trop surprenant non plus – et le CAnada!

Alors, là, il y avait de quoi être soufflé. Depuis le temps que ce pays se drape dans sa Charte des droits et libertés comme une pute dans sa literie blanche, n'hésitant pas à dénoncer comme discriminatoire les tentatives de soutenir la culture française en Amérique du Nord, on se serait attendu à ce que, par usure de principe, il vote pour.

Eh ben non!

Désormais, plus personne au CAnada – surtout pas au gouvernement – ne peut moralement vous reprocher de faire la glorification du nazisme.

Un émigré autrichien lisant le journal de ce matin.

lundi 24 novembre 2014

Bien marre

Qui ne se souvient de Marc Bellemarre? C'est l'ex-animateur de radio, ex-député libéral (PLiQ), ex-ministre de la Justice et ex-ennemi juré de John James Charest. Rappelez-vous: Marc Bellemarre dont les affirmations ont fini, de peine et de misère, par obliger le gouvernement d'alors à mettre sur pied la Commission Bastarache.

Bastarache…

Le juge Michel Bastarache qui a enquêté sur le processus de nomination des autres juges.

Non? Ça ne vous dit rien?

Décidément, vous êtes incorrigible!

Passons!

Bref, Marc Bellemarre, que l'on croyait disparu à jamais, englouti corps et biens dans la tempête du renouveau couillardesque, vient de refaire surface pour exécuter son petit numéro de pisse-vinaigre. Cette fois, il réclame que des accusations soient portées à l'endroit du policier qui a tué un enfant de 5 ans, tandis qu'il tentait d'effectuer une filature à une vitesse de pointe de 120 km/h. Le policier avait été exonéré de tout blâme et on avait même tenté – manœuvre assez discutable dans les circonstances – de rendre le père responsable de l'accident, parce qu'il n'avait pas attendu le feu vert clignotant avant d'effectuer son virage à gauche.

Quand même, 120 km/h… Et il n'y avait même pas l'excuse d'une réduction sur le prix des beignes!

Comme la filature était opérée aux dépens d'une autre huile libérale dans le cadre d'une enquête de l'UPAC (Unité permanente anticorruption), toute cette histoire, bon gré mal gré, met présentement le Parti libéral du Québec (PLiQ) dans l'embarras. C'est pas sa faute; ses membres ont de tout temps eu les deux mains enfoncées dans l'assiette au beurre jusqu'au coude.

Bref, M. Bellemarre insiste – probablement qu'il ne fait ça que pour embêter son ancien parti – pour que des accusations soient portées contre le policier afin de – et je cite – «préserver la confiance du public envers la justice».

Trop tard, mon Marco!...


samedi 22 novembre 2014

PPP halte



On s'en doutait déjà fortement à l'époque où l'idée avait commencé à faire son petit bonhomme de chemin. Mais sans preuves, on est toujours dans son tort.

Vous souvenez-vous quand on nous disait que le gouvernement était incapable d'assurer les services à la population de manière rigoureuse et – surtout – économique? En d'autres termes, sur le plan de l'efficacité et de l'efficience, le public n'arrivait pas à la cheville du privé. Et, pendant une douzaine d'années, on nous a bassinés avec ce postulat douteux, lequel a résisté avec opiniâtreté à toutes les critiques et les remises en question.

Aujourd'hui, après les histoires de voirie, d'hôpitaux et même de simples haltes routières, le constat est à la fois simple et incontournable. Effectivement, le privé est plus efficace que le public, mais seulement quand vient le moment de venir piger le fric dans nos poches.

vendredi 21 novembre 2014

L'oeil de Moscou

Un site russe a mis en ligne des images captées par des milliers de webcams. Les vidéos sont accessibles à tous (non, non, ne comptez pas sur moi pour vous fournir l'adresse) et on indique même, carte à l'appui, où elles ont été prises.

Le site répertorie un peu de tout: surveillance de bébés dans leur berceau, caméras de sécurité dans des commerces ou ailleurs, et même des gens assis dans leur salon à se prélasser.

Au-delà du peu d'intérêt que représente le visionnement, ce qui a surtout provoqué le mécontentement est le fait qu'il s'agit là d'une invasion de la vie privée, tout au moins dans le cas des caméras installées chez des particuliers.

Évidemment, de mauvais esprits pourraient se demander quelle raison a pu pousser ainsi des personnes à se filmer dans leur vie quotidienne par le biais d'un ordinateur relié à Internet, si leur intimité leur tenait tant à cœur.

Fort heureusement, ce genre de remarque ne me me viendrait jamais à l'idée.

Le fait demeure que quantité de voix se sont élevées pour protester contre cette intrusion inqualifiable perpétrée par ce site enregistré dans un territoire offshore sous administration australienne. Mais, bien évidemment, absolument russe, par ailleurs.

Il y a de quoi être scandalisé! C'est sûrement pas chez nous, ni aux Stazunis, qu'on verrait une affaire de même!

jeudi 20 novembre 2014

Nouvelle Du Passé

Qui ne se souvient pas de cette chère Maria Mourani, injustement persécutée par les méchants séparatiss du Bloc québécois, et qui, il y a à peine moins de un an, s'était éveillée de sa longue léthargie pour se rendre compte, sous l'éblouissante aurore canadienne, que, après tout, elle n'était pas souverainiste pour deux sous, après avoir milité au sein de ce mouvement pendant une décennie?

Cette inébranlable et constante Mme Mourani vient d'annoncer qu'elle allait désormais militer pour le Nouveau Démocratic Party (NDP) formation politique dont le sigle pourrait, dans son cas, vouloir dire Nouveau DéPart ou, encore mieux, Nouvelle Député oPportuniste.

À l'époque, je m'étais demandé dans quel parti – néo-démocrate ou libéral – elle allait déménager ses petites pénates. Alors comme elle a davantage de chances de se faire élire sous la bannière orange que sous la rouge, elle a choisi – comme toute personne de grands principes – celle qui lui profitera le plus dans l'immédiat.

On lui souhaite beaucoup de bonheur dans sa nouvelle carrière. Sans doute que, si cette dame est effectivement une personne sincèrement attachée aux intérêts du Québec, ladite carrière devrait être aussi intense que brève.

mercredi 19 novembre 2014

Pauline technique


L'ex-première ministre du Québec et ex-présidente du Parti québécois, Mme Pauline Marois est de retour dans l'actualité. On apprend aujourd'hui qu'elle a accepté la présidence d'honneur des commémorations du triste attentat de Polytechnique.

Bien entendu, nul n'a besoin d'un événement spécial pour se remémorer cette terrible tragédie. Mais, il faut tout de même apprécier les efforts de Mme Marois. Son grand cœur l'aura sans doute poussée à se dévouer pour la cause.

Ayant enfin délaissé la politique – espérons de manière définitive –, elle réussira peut-être à descendre de son niveau d'incompétence.

vendredi 14 novembre 2014

«Moving Forward»


J'ai un autre slogan pour Toyota: «En avant avec Daesch!»

mercredi 12 novembre 2014

J'lé oublié…



Hier, les commémorations du Jour du souvenir ont eu lieu à Tawa, comme d'habitude vers cette époque-ci de l'année. Les soldats avaient mis leur beau linge, le premier ministre avait bouclé rapidos sa visite en Chine, même le soleil avait décidé de se pointer entre deux journées pluvieuses.

Cette année, cependant, les célébrations avaient une touche particulière. Au vu de l'événement – malgré ce qu'en ont dit les médias, le pluriel n'est pas de mise ici – s'étant déroulé récemment, le dispositif policier déployé pour l'occasion était exceptionnellement étoffé.

On ne peut donner tort aux autorités là-dessus. En effet, qui voudrait que les cérémonies du 11 novembre soient associées de près ou de loin à la violence?

mardi 11 novembre 2014

lundi 10 novembre 2014

Ull viu!

Oui, prenez garde, chers amis catalans. Parce qu'un vote «pour rire» – ou pour indisposer Madrid –, c'est une chose. Mais un vote pour vrai, c'est une tout autre histoire. D'abord, il n'y a pas seulement que des indépendantistes convaincus qui vont se déranger pour l'événement. Ensuite, l'État-nation va tout mettre en œuvre pour remporter une victoire qui, inévitablement, liera ses adversaires dans le respect de la démocratie, fût-elle bassement intéressée.

En plus, souvenez-vous que, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, la très grande majorité des référendums tenus n'ont fait que confirmer le statut quo. Aucun des changements de frontière ou de statut national, pratiquement, n'a été amené par voie de consultation populaire. Ils l'ont été, la plupart du temps, par un coup de force, voire un conflit armé.

C'est la vieille dichotomie entre les approches de jure et de facto; la voie de droit et la voie de fait. Selon ce que vous voulez – un échec ou une réussite – vous avez le choix d'adopter l'une ou l'autre.

Je puis vous dire d'ores et déjà quels seront les résultats de cet éventuel référendum dont la république espagnole ne veut à aucun prix.

Ce que vous ne savez pas, c'est que vous n'en voulez pas vous non plus.

dimanche 9 novembre 2014

Noces sans argent


Grosse fête, aujourd'hui, pour souligner le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin. Serez-vous «sur le party»?
Moi pas. Vous ne l’avez peut-être jamais remarqué, mais l’assaut concerté mené par la bourgeoisie – pour être de notre temps, il faut dire «le 1 %», même si ça représente beaucoup plus de monde que ça – aux dépens de notre avenir collectif a vraiment pris son essor à partir de ce moment-là.
C’était pourtant simple. Auparavant, afin de détourner les travailleurs du discours socialiste, il avait fallu agir sur deux plans. Évidemment, commencer par élaborer tout un système de propagande afin de dénigrer ce qui se faisait en Europe de l’Est, et en montant en épingle ce qui était répression politique. Il fallait d’ailleurs avoir un sacré culot pour tenir ce discours-là, ici au Québec en 1970, ou partout en Amérique latine pendant des décennies; sans parler de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est ou de…
Mais je digresse.
Ensuite, le deuxième volet de la manœuvre a consisté à faire des concessions à caractère social afin de donner l’illusion que le capitalisme avait un visage humain et qu’il pouvait offrir à chacun la chance de s’épanouir sur le plan économique. Aujourd’hui, alors que plus rien ne peut arrêter le capitalisme dans sa version la plus sauvage – pardon, il faut dire «néo-libérale» –, on voit parfaitement à quoi ressemble le véritable visage susdit.
L’image la plus frappante de la chute du socialisme en Europe de l’Est fut sans doute de voir des gens danser sur le faîte du mur de Berlin. Nous les avions regardé faire à la télévision, une larme d’émotion au coin de l’œil.
Comment pouvions-nous imaginer qu’ils donnaient, dans leur innocence, les premiers coups de talon qui allaient rompre notre filet social?


samedi 8 novembre 2014

DERNIÈRE HEURE

(Il n'y a aucun trucage dans le titre.)


Dans quel autre pays au monde aurait-on pu imaginer que le ministre de la Justice s'appellerait un jour Lynch?

Franchement… je n'en vois aucun autre.

Philip Testicler


jeudi 6 novembre 2014

Faire l'autriche