mercredi 10 juillet 2024

La tente du train

 



Pendant plus de trois ans, des gens ont planté leur tente le long de la voie ferrée du CAnadien Pacifique (CP) dans le quartier Rosemont, à Montréal. Trois ans au cours desquels la cohabitation n'a donné lieu à aucun problème, ni avec les passants – il y a une piste cyclable tout à côté – ni avec les voisins. Or, v'là t'y pas que, soudainement, le CP a découvert que la présence de ces personnes était devenue intolérable, de sorte qu'il leur a été signifié de quitter les lieux dans les sept jours. Encore une fois, le problème du logement abordable n'est toujours pas pris en compte convenablement. On se contente de l'envoyer ailleurs, jusqu'à ce que, trois ans plus tard, il revienne là où il était.

Je présume que, si les squatteurs avaient arboré des drapeaux palestiniens, on les aurait chassés bien avant.





lundi 8 juillet 2024

C'est qu'Hannibal

 

Des voitures israéliennes qui ne se sont jamais rendues à Gaza (I24NEWS)


Est-ce que le nom Hannibal vous dit quelque chose? «Certainement!, répondrez-vous. Il s'agit d'un général carthaginois mort autour de 181 avant notre ère.» Mais je ne parle pas de cet Hannibal-là.

Hannibal est aussi un nom de code utilisé par Tsahal, l'armée israélienne, qui désigne une directive pouvant être lancée à n'importe quel moment si du personnel militaire israélien risque d'être capturé. Essentiellement, elle permet aux commandants sur le terrain de prendre toutes les mesures jugées nécessaires afin de prévenir ladite capture. En principe, elle ne doit pas mettre la vie des éventuels prisonniers en danger. Mais, vous savez, les principes en temps de guerre…

Or voici que des témoignages insistants, relatés dans le quotidien israélien Haaretz, affirment que, lors des premières heures de l'attaque du Hamas, le 7 octobre dernier, la directive Hannibal a été enclenchée dès qu'il a été su que des Israéliens, au nombre desquels on comptait des civils et des militaires, avaient été capturés. L'ordre avait été donné d'empêcher tout véhicule de retourner dans la bande de Gaza. Facile, lorsque le ciel est quadrillé par des hélicoptères de combat.

Comme on sait, entre le début et la fin de l'opération Déluge d'Al-Aqsa, on s'entend pour chiffrer le nombre de victimes israéliennes à 1700.

Il reste à établir combien de ces morts sont dus au Hamas.

dimanche 7 juillet 2024

Au centre vil

 



La classe politique tant fédérale que provinciale est sortie en force cette semaine. En effet, il convenait pour elle de marquer dignement le onzième anniversaire de la tragédie de Lac-Mégantic.

Les compliments ont plu afin de souligner la résilience de la communauté et son courage, de même qu'on a multiplié les promesses de renforcer la sécurité. Entre autres, il est désormais question de «sortir la voie ferrée du centre-ville», ce qui aurait dû être une initiative remontant à 1881, lorsque le pont ferroviaire fut construit. À ce moment, il eût été approprié de l'ériger ailleurs. Mais, bien entendu, l'extrême sagesse de nos dirigeants en a décidé autrement.

Reste à se demander quel vil tracé ils vont retenir, cette fois-ci.


samedi 6 juillet 2024

vendredi 5 juillet 2024

Pétro-douleurs

 


jeudi 4 juillet 2024

Chouette! le cornichon est arrivé!

 


Le cauchemar du rêve

 



Dans son dossier d'aujourd'hui, l'organisme à but non lucratif La Presse pose une question surprenante: «Que reste-t-il du rêve américain?»

La question est surprenante à deux niveaux. Déjà, le libellé laisse perplexe. Comme on sait, l'Amérique est un immense continent qui s'étend du cercle arctique à la Terre de Feu. Il est donc inexact – et injuste – d'employer le terme pour désigner un seul pays, si impérialiste soit-il.

Ensuite, la question laisse entendre que le rêve états-unien s'est peut-être délité. Or, rien n'est plus faux. Voyez-vous, ce rêve tient en deux volets. Il y a le volet mythique, d'abord, et le volet réel, ensuite.

Le volet mythique est bien entendu celui qui fait croire que quiconque, avec son travail, peut se hisser au sommet de la pyramide socio-économique. Or, cela est un mensonge. La seule manière de s'élever dans une société capitaliste n'est ni par le travail ni par le talent. Dans un tel contexte, la promotion est la résultante du vol et de la prévarication. Ainsi, les aigrefins et autres chevaliers d'industrie s'emparent du capital – c'est-à-dire le fruit du travail d'autrui – tandis que les miséreux croupissent en bas de l'échelle. La seule mobilité sociale véritable n'est pas vers le haut, mais uniquement vers le bas. Si vous êtes honnête…

Quant au volet réel, croyez-moi, le rêve états-unien est bien en selle et perdure comme jamais. N'oublions pas ce sur quoi ce rêve s'est bâti: la spoliation et l'accaparement. Spoliation des peuples, au premier rang desquels on retrouve bien sûr les Amérindiens. Mais aussi, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, ceux de l'Amérique tout entière, puis du reste de la planète; en particulier dans ce dernier cas depuis 1945.

Parcourez les pages d'un journal un tant soit peu sérieux et vous constaterez que les Stazunis rêvent toujours autant de ce faux rêve qui est un véritable cauchemar.

Mais le réveille-matin va immanquablement sonner.

mercredi 3 juillet 2024

Le visiteur d'un soir


 

mardi 2 juillet 2024

Zèle en skis

 


lundi 1 juillet 2024

Ghazal agace

 



Levée de boucliers envers Ruba Ghazal, députée de Québec solidaire, qui, récemment, a décidé d'intervenir auprès de la communauté française du Québec afin de l'inciter à ne pas voter pour l'extrême droite lors du scrutin pour les législatives.

En effet, des voix se sont élevées – toutes de la droite, bien entendu – pour lui reprocher de se livrer à de «l'ingérence étrangère». Vous savez, ce truc que les Chinois ont fait lors des dernières élections au CAnada.

Mis à part ses interventions devant les médias Mme Ghazal a même poussé l'égarement jusqu'à distribuer, paraît-il, des tracts dans le métro. De quoi, à n'en pas douter, renverser la tendance lors des élections.

Alors, s'il n'en faut pas plus pour être accusé d'ingérence étrangère, il faudrait peut-être aussi s'interroger sur la nature de l'ingérence chinoise, plutôt que de demander si ingérence il y a eu.

Parce que simplement discuter de la pertinence de voter pour tel ou tel parti n'est pas de l'ingérence, c'est de la liberté de parole. Et on sait à quel point les dirigeants occidentaux ne se gênent pas pour faire connaître leurs opinions au sujet de gouvernements qui ne leur plaisent que relativement.

Il est vrai que la liberté, la démocratie et la justice sont trop souvent considérées de par chez nous comme des chinoiseries.

 

* Fuck


samedi 29 juin 2024

Nase est NASA

 

* Roscosmos

Jagmeet sings

 


jeudi 27 juin 2024

Le grand déménagement

 



Imaginez un instant mon incrédulité lorsque j'ai appris que le glorieux défilé de la fierté cAnadienne n'aurait pas lieu à Montréal en 2024. En effet, l'organisateur a expliqué qu'il lui était rendu extrêmement difficile de respecter les directives gouvernementales en vue de la tenue d'un tel événement.

Il faut dire que ses raisons convainquent mal. S'il s'agit d'exigences pointilleuses des autorités, comment se fait-il qu'il y a eu un défilé, le 24 juin? Certes, il n'a duré qu'un bref quart d'heure, mais il a tout de même eu lieu, et ce, en dépit d'une température rébarbative, comme lors de toutes les Saint-Jean-Baptistes.

Entre-temps, remercions tout de même les responsables de ce non-événement. L'absence de défilé désengorgera un peu les rues de Montréal. Les déménageurs leur en sauront gré*.

 

*Tout de même, doit-on organiser un référendum chaque fois qu'on veut voir une orgie de chiffons rouges dans les rues de Montréal? Que le CAnada se méfie! Avec un peu de chance, un de ces 1er juillet, c'est tout le Québec qui déménagera.

mercredi 26 juin 2024

e-détresse au e-travail

 


mardi 25 juin 2024

Rien n'est plus pratique qu'une bonne théorie

 



C'est avec plaisir que le monde a appris que Julian Assange allait être libéré par les forces de l'Empire. Cependant, pour cela, il a fallu que le principal intéressé se résolve à plaider coupable aux fausses accusations d'espionnage. En contrepartie, le système légal yankee renoncera à le faire emprisonner, compte tenu des années qu'il a passées derrière les barreaux au Royaume-Uni. En d'autres termes, Washington considère qu'il a «fait son temps».

On chercherait en vain là-dedans quelque forme de commisération ou d'équité. Il n'y a ici qu'un désir de vengeance assouvi aux dépens de quelqu'un qui n'a fait que publier la vérité. Une simple publication sur Wikileaks qui a valu au total 14 ans de saga judiciaire. Pas mal de la part d'un pays promouvant en théorie la liberté de la presse.

Mais en théorie seulement.

L'article ici

 





Quand pose-t-elle?


 

lundi 24 juin 2024

24 juin: Vive le Québec libre!