lundi 17 juin 2024

Capitaine captieux

 



On le sait, les enfants sont les premières victimes des guerres. Dans l'est de l'Ukraine, la majorité de la population est de culture russe et non ukrainienne. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, pendant des mois, l'armée ukrainienne a bombardé la région, avant que les troupes russes ne viennent changer la donne.

Les combats qui se sont déroulés ensuite dans les régions de Donetsk et de Lugansk ont donc principalement menacé ces civils russophones, en particulier les enfants. Les autorités russes ont donc eu le choix: ou bien laisser les enfants sous les bombes, leur faire traverser la ligne de feu pour les expédier en Ukraine qui ne voulait pas d'eux ou les envoyer en Russie. C'est cette dernière solution qui a été retenue.

Aujourd'hui, le fils de Pierre Elliott Trudeau est mis en scène pour accabler Moscou en faisant passer pour génocidaire un geste purement humanitaire.

Il est vrai que cet enfant de Trudeau n'est pas fute-fute. Par contre, ce qu'il est rime avec ce qu'il n'est pas.


dimanche 16 juin 2024

Détresse policière

 


L'OTAN d'une paix

 



En février 2022 commençait la guerre entre l'Ukraine et la Russie. On savait, depuis 2014 que les relations s'étaient envenimées entre les deux pays, en particulier à cause de politiques russophobes de la part de Kiev et du désir de son gouvernement de rejoindre l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Scandalisée devant ce qu'elle considère comme une agression, la communauté internationale – c'est-à-dire les pays qui suivent servilement les Stazunis et leur OTAN – a réagi avec une extrême rapidité. Ainsi, en ce mois de juin 2024, elle a convoqué une conférence afin de trouver une issue au conflit. Conférence à laquelle la Russie n'a pas été invitée, comme si cette guerre ne la concernait en rien.

Fort heureusement, le sommet a développé un cadre afin d'échafauder un projet devant ouvrir le chemin à un début de solution vers une ouverture pour la paix. Essentiellement, s'il faut en croire le président ukrainien, «lorsque le plan d'action sera sur la table, accepté par tous et transparent pour les peuples, alors il sera communiqué aux représentants de la Russie».

Notons tout de même que, si le projet est transparent et connu par tous, les Russes devraient déjà être au courant. Il ne serait, en de telles circonstances, pas utile de le présenter à la Russie, surtout si une telle présentation doit prendre des allures d'ultimatum.

Et quels sont «les peuples» qui doivent, en essence, approuver le plan d'action? Visiblement un groupe d'États agissant de concert et parlant d'une seule voix. Des États unis, en quelque sorte.


vendredi 14 juin 2024

jeudi 13 juin 2024

L'intérêt du capital

 



Notons dès le départ que le fils de Pierre Elliott Trudeau est toujours tellement large lorsqu'il s'agit de claquer du fric à l'extérieur de son pays. Remarquez que ce n'est peut-être pas lui qui décide. Les coups de fil en provenance de Washington sont fréquents à Ottawa, me dit-on.

Quoi qu'il en soit, hormis cette exemplaire générosité qui ne profite pratiquement jamais à la population du CAnada – et que dire de celle du Québec? –, il faut souligner une chose importante dans ce dossier.

Comme on sait, depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les sanctions ont plu sur ce pays. Entre autres, ses avoirs en Occident ont été gelés. C'est-à-dire que Moscou ne peut absolument pas s'en servir. Or, au dernier sommet du G7, quelqu'un a eu la brillante idée d'utiliser les revenus issus de cette saisie d'avoirs afin de les présenter comme garanties afin que des gouvernements offrent des prêts – assez conséquents: un total de 50 milliards de dollars – à l'Ukraine pour qu'elle continue à engloutir des fonds dans son effort de guerre, lequel s'essouffle dangereusement à l'heure actuelle.

Lorsque j'ai appris cette nouvelle, je me suis demandé pourquoi ne pas utiliser les avoirs russes et les donner directement à Kiev, plutôt que de passer par ce système de prêts que, du reste, l'Ukraine ne pourra jamais rembourser. C'est alors que j'ai compris que, même entre ennemis mortels, le capital est une chose sacrée et qu'on ne peut toucher à celui d'autrui sans encourir les flammes de l'enfer et l'incertitude des marchés; ce qui revient au même.

Décidément, les capitalistes s'entendent bien entre eux.


Échange et change


 

mercredi 12 juin 2024

mardi 11 juin 2024

L'écueil de l'accueil

 


dimanche 9 juin 2024

Le débarquement de nos romans dits

 

Troupes ayant assuré le succès du débarquement


Évidemment, cette semaine, vous vous êtes fait bassiner avec les célébrations du débarquement de Normandie dont c'était le 80ᵉ anniversaire.

L'événement est bien entendu souligné par tous les pays qui y ont participé; peut-être un peu moins les Allemands. Mais cela est très remarqué au CAnada – qui n'était qu'une vulgaire colonie à l'époque – alors qu'on y profite de l'occasion afin de ne pas paraître comme un simple second assistant aide-sous-fifre adjoint. Et surtout, cela permet de faire oublier à quel point la conscription et la guerre impériale britannique étaient impopulaires, en particulier au Québec.

L'une des nations qui n'a pas été invitée, c'est la Russie qui a le plus contribué à la défaite du nazisme. Plus, en fait, que tous les Alliés réunis, car 80 % des pertes allemandes au cours de toute la Deuxième Guerre mondiale ont été infligées sur le front Est; c'est-à-dire contre l'Union soviétique (URSS) dont la Russie faisait partie à l'époque. Et encore, la guerre a débuté en 1939, mais la Russie n'a commencé à combattre l'Allemagne que deux ans plus tard, en 1941.

Il est vrai que l'URSS a beaucoup souffert, surtout au cours des deux premières années du conflit. C'est pourquoi, dès 1942, mais surtout en 1943, le secrétaire général du Parti communiste d'URSS, Joseph Staline, supplie les Occidentaux d'ouvrir un second front en Europe afin de réduire la pression subie à l'Est. Effectivement, il y aura bien un débarquement en Italie, mais dans ce pays montagneux, l'armée allemande n'aura que peu de difficulté à juguler la menace. Ainsi, l'URSS en sera quitte pour attendre au cours d'une troisième année de guerre que les Alliés occidentaux interviennent efficacement.

C'est pourquoi, en 1944, le premier ministre britannique Winston Churchill, alors que les préparatifs vont bon train pour préparer le fameux débarquement de Normandie, fera preuve d'un culot inimaginable. Lui, qui a remis aux calendes le débarquement salvateur pendant si longtemps, aura l'aplomb de demander à Staline de déclencher une offensive à l'Est afin de réduire la pression sur les forces occidentales ayant pris pied en France.

Rassurez-vous, chers petits enfants, le camarade Staline, homme de parole s'il en est, lancera une gigantesque offensive deux semaines après le débarquement britanno-stazunien, laquelle détruisit un groupe d'armées complet.

Que les Occidentaux n'aiment pas les Russes, ça les regarde; mais tout de même, au cours des célébrations, un petit clin d'œil au descendant de l'ancien allié – sans lequel les choses auraient été infiniment pires – semblait de mise.


vendredi 7 juin 2024

À la Drouin et la crampe magique

 


jeudi 6 juin 2024

Électrique choque

 


La vérité sort de la bouche des affligeants


 

mardi 4 juin 2024

La vallée des céphalées




Vous souvenez-vous du doux temps où le Nouveau Démocratic Party (NDP) faisait alliance avec le Parti libéral du CAnada (PLiC)? À l'époque, cette collusion d'intérêts convergents avait été présentée comme une chance unique pour le NDP de faire passer en douce quelque élément de son programme dont, entre autres, une forme d'assurance-médicaments à l'échelle du pays.

Accessoirement, cette alliance visait surtout à maintenir en selle le gouvernement minoritaire du fils de Pierre Elliott Trudeau, lequel risquait fort d'être renversé. Compte tenu de l'ineptie dudit gouvernement, il est pratiquement sûr et certain qu'à l'un ou l'autre moment de ses pires gaffes, le CAnada eût été plongé dans des élections anticipées, ce que l'on cherchait à éviter à tout prix.

Il est d'ailleurs étonnant de constater à quel point des formations politiques soi-disant démocratiques peuvent éprouver une telle aversion devant l'éventualité d'un scrutin, mais passons.

Bref, depuis, l'alliance NDP-PLiC a fonctionné sans anicroche. Sinon que, après un long moment au cours duquel le gouvernement Trudeau, atteint d'amnésie sélective sans doute, a complètement oublié ses promesses faites au parti de M Jagmeet Singh. Conséquemment, ce dernier a mis son poing sur la table. Évidemment, il ne voulait pas passer pour le dindon de la triste farce.

Alors le fils de Pierre Elliott Trudeau, contraint par son aversion envers des élections a fini pas mettre sur pied son projet de loi visant la création de cette assurance-médicaments. Je dis «contraint», mais au fond le PLiC se rend certainement compte de l'opportunité de ce projet de loi. En effet, si l'on se fie à ce que les sondages indiquent, les ministres et députés libéraux doivent avoir présentement de lancinantes céphalées.

 

Achille Talon, Viva Papa!, Greg

 

lundi 3 juin 2024

Leçon contemporaine

 


dimanche 2 juin 2024

Les cent tours de Centcom




Le Commandement militaire yankee pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé qu'un de ses destroyers a abattu en mer Rouge deux missiles et un drone lancés par les Houtis.

La nouvelle a été accueillie avec satisfaction par les forces occidentales qui patrouillent actuellement dans la région afin de protéger le trafic maritime menacé par les rebelles qui se sont solidarisés avec le peuple palestinien opprimé par l'entité raciste.

Là où la victoire est d'autant plus éclatante, c'est que les deux missiles de fabrication locale et le drone ont dû coûter à eux trois une infime fraction de ce qu'ont coûté les munitions utilisées pour les abattre. Cela démontre l'évidente efficacité de la technologie occidentale.

Son efficience, quant à elle…

Petite altesse