mercredi 9 janvier 2019

Chassé, la naturelle



C’est avec une déception sans borne que nous avons appris le remplacement de la ministre de l’Environnement du Québec, Mme MarieChantal Chassé. En effet, le premier ministre, le gars Legault de ma CAQ, a décidé de donner son portefeuille à un certain Benoît Charette.

Nous tenons à a souligner à quel point ce départ attriste la rédaction de notre blogue. En effet, égale en ceci à tous les ministres de l’Environnement, qu’ils soient québécois, cAnadiens ou autres, Mme Chassé avait fait preuve dans ce domaine de la plus totale incompétence, de sorte qu’elle s’était hissée au sommet de sa discipline, répondant en cela aux attentes qu’on avait à son endroit.

Mais ce qui nous manquera le plus, dans ce profond vide qu’elle laissera derrière elle, c’est que, véritable figure de proue se situant dans la droite ligne de la politique de légalisation du cannabis, Mme Chassé était de toute évidence gelée comme une balle 24 heures sur 24, ce en quoi elle constituait à elle seule une vitrine de première importance favorisant le lancement de ce nouveau monopole provincial.

On espère la retrouver bientôt responsable à l’accueil dans une succursale de la SQDC.

mardi 8 janvier 2019

N’a que bas étage



Comme on sait, en 1948, l’État d’Israël voyait le jour. Dès qu’il se fut emparé de territoires qui ne lui appartenaient pas au cours de la guerre qui suivit, il expulsa de ses nouvelles frontières 750 000 des 900 000 Palestiniens qui y vivaient. C’est ce que ces derniers – leurs descendants, en fait – appellent encore aujourd’hui la «Nakba», c’est-à-dire la catastrophe. Depuis, ces Palestiniens déracinés vivent en exil, bien souvent dans des conditions difficiles, et nombre d’entre eux sont désargentés de telle sorte que les États qui les ont accueillis ont dû faire face à quantité de frais afférents à leur arrivée, bien souvent à contrecœur.

On a appris dernièrement qu’Israël a décidé de présenter une demande de compensation à 9 pays arabes et à l’Iran afin de rembourser les pertes qu’avaient subies les Juifs que ces pays avaient expulsés en représailles des exactions imposées aux Palestiniens au moment de l’invasion israélienne. Le plus sérieusement du monde, le gouvernement hébreu avait fait appel à un cabinet d’experts comptables internationaux afin d’évaluer le montant de cette réclamation. Le chiffre est tombé récemment: 250 milliards de dollars (US, peut-on imaginer).

On se demande, dans l’éventualité – fort improbable par ailleurs – que les pays concernés accepteraient de payer la facture, à quoi ce montant astronomique serait consacré.

Peut-être financer la construction d’autres colonies juives illégales en Cisjordanie?



lundi 7 janvier 2019

jeudi 3 janvier 2019

La galerie et la galère



L’heure était grave et la nôtre tout autant. C’était le match de quarts de finale contre une demi-puissance au hockey junior et l’équipe du CAnada s’imaginait probablement qu’elle ne ferait qu’une bouchée de sa contrepartie finlandaise.

Or les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu. Les CAnadiens ont maintenu une maigre avance d’un but jusqu’à la pénultième minute de jeu en temps réglementaire, avant de voir leurs adversaires créer l’égalité. Puis, au début de la période de prolongation, le CAnada a eu droit à un tir de pénalité pour une quelconque infraction commise par ses vis-à-vis. Malheureusement pour lui, Maxime Comtois n’a pas réussi à déjouer le gardien finlandais, de sorte que, quelques minutes plus tard, un but inopiné a éliminé son équipe du tournoi de hockey junior.

Depuis, la connosphère* s’est déchaînée au CAnada anglais. La galerie des réseaux sociaux l’a vilipendé – c’est le moins que l’on puisse dire – allant même jusqu’à le menacer de mort, sans oublier d’insulter ses origines françaises. Il appert clairement que le CAnada n’a pas forcément hérité des qualités de ses origines anglo-saxonnes, lesquelles font une large place, en théorie tout au moins, à l’esprit sportif.

Personnellement, je ne puis m’empêcher de morigéner M. Comtois: la leçon devrait lui apprendre ce qu’il en coûte de pratiquer un sport au sein de l’équipe d’un pays étranger.

«Que diable allait-il faire dans cette galère**?»



*Contraction de «connerie» et «sphère internet».

** Les fourberies de Scapin, II, 7.


mardi 1 janvier 2019

Saute sacoche


samedi 29 décembre 2018

Populiss!



Comme on sait, le conservateur Maxime Bernier, qui a si bien servi Stephen Harper pendant des années, a rompu les amarres avec son ancienne formation politique. Il a jeté les bases d’un nouveau parti de droite (Parti populaire du CAnada [Papoc?]) et entend présenter des députés à l’échelle du pays – ainsi qu’au Québec – d’ici les prochaines élections.

On a remarqué ces derniers temps que M. Bernier, qui traîne malencontreusement une réputation de naïveté – dans l’acception la plus négative du terme –, a reçu, tant de la part des observateurs que des acteurs de la politique, une étiquette de «populiste».

Certains leaders considèrent cela comme un dénigrement et se récrient chaque fois que ce qualificatif est utilisé à leur endroit; et on sait qu’il est utilisé à tort et à travers pour brocarder des politiciens, quelle que soit leur tendance. Cependant, le populisme est généralement attribué à la droite; il instrumentalise la démagogie la plus brute; il s’inspire constamment d’analogies et de solutions simplistes; et il encourage la plupart du temps des actions à la fois brusques, sans appel et irréfléchies.

Or, au cours d’une entrevue radiophonique, M. Bernier n’a pas hésité à répondre à ses détracteurs sur ce chapitre, avec toute la verve fleurie qu’on lui connaît. Il a répliqué du tac au tac qu’il ne voyait rien de mal à être populiste, à condition d’être un populiste intelligent. On reconnaît bien là un style qui s’apparente à celui de Jean Perron, ce grand apôtre de l’aphorisme lourd de sens, et qui témoigne peut-être de l’innocence de M. Bernier face à de telles accusations de populisme.

Je suppose que ce dernier ne verrait pas d’un mauvais œil que d’aucuns le qualifient justement d’innocent, à condition que ce soit un innocent intelligent.

mardi 25 décembre 2018

lundi 24 décembre 2018

Message papal


dimanche 23 décembre 2018

Lou Skannen chante (encore) Noël!



Voici revenu le plus beau temps de l'année, celui où les commerçants en profitent pour fourguer toute leur camelote inutile d'un seul coup.

Eh bien, votre fidèle serviteur n'est pas en reste. C'est donc le moment où il remet sur le marché le volume V de son disque de Noël, lequel, dans la plus pure tradition des fêtes de fin d'année, n'a pas changé d'un iota, comme tous les autres disques de Noël.

Bientôt disponible en format vinyle, CD, RIFF, WAV, BWF, Ogg, AIFF, CAF, RAW, AC-3, MP3, VQF, WMA, AU, ASF, AA, ATRAC et en cylindre de cire (abeilles non incluses).

samedi 22 décembre 2018

Point de déshonneur



Lorsqu’Israël est devenu un pays, l’une des premières initiatives juridiques fut d’y abolir la peine de mort, sauf dans le cas de crimes contre l’humanité et de crimes contre le peuple juif. C’était tout à l’honneur du jeune État, en 1954.

Depuis, ce principe de droit fut rigoureusement appliqué. Tout au moins le fut-il jusqu’à maintenant. Désormais, l’extrême droite israélienne réclame le rétablissement de la peine de mort, expressément pour les Palestiniens qui mènent des opérations terroristes contre le pouvoir. Comme on sait, dans ce pays, il n’en faut pas des masses pour être catégorisé en tant que terroriste. On se doute que, dans le contexte, il risque fort d’y avoir une affluence au pied de l’échafaud.

Comme c’est l’extrême droite qui impulse le projet, le gouvernement Netanyahu – déjà très braqué à droite –, dans sa recherche d’alliés pour se maintenir au pouvoir, risque fort de céder sur ce point. Céder d’autant plus facilement que, au fond, il ne demande pas mieux.

Il reste à décider du type d’exécution auquel on recourra. Ce sera probablement la pendaison, mais il pourrait s’agir du peloton d’exécution.

Quoique, ça, c’est déjà fait.

vendredi 21 décembre 2018

Alberta-ta



Vous n’êtes pas sans savoir que, en Alberta, tout baigne dans l’huile. Là-bas, il y a du travail payant pour tout le monde et l’économie fonctionne à plein régime. Mais il y a un hic. À entendre le gouvernement albertain, si les autres provinces cAnadiennes ne se plient pas en quatre pour l’aider encore plus, son avenir est menacé.

Cette aide tant réclamée par les infortunés Albertains tient en fait à deux choses. D’abord, la construction de pipelines tous azimuts afin de faciliter l’exportation de leur pétrole. Deuxièmement, la fin des contestations à caractère environnemental qui ne font que discréditer le pétrole sale des sables bitumineux qui ne le sont pas moins.

Comme d’habitude, Calgary a recommencé à piocher du poing sur la table cAnadienne toute cabossée dans sa partie ouest. Afin de donner plus de poids à ses critiques et, surtout, de rallier à sa cause le reste du CAnada, Mme Rachel Notley, première ministre de la poche de pétrole, n’a rien de trouvé d’original. Elle s’est contentée de rendre le Québec seul responsable de ses malheurs et, comme d’habitude, dans ce beau-grand-plusse pays tolérant et ouvert aux multicultures, ça a marché.

Mais, cette fois, afin de donner encore plus de poids au chantage, il est question que l’Alberta se sépare du CAnada. Vite! allez chercher Stéphane Dion pour désamorcer la crise!

Entre tatas, ils devraient se comprendre.


jeudi 20 décembre 2018

CAn’ nul



Faut-il que le CAnada soit inféodé aux Stazunis pour avoir agi de la sorte!

Petite remise en contexte. Tout commence avec une guerre commerciale larvée que les géants de la téléphonie yankees mènent contre leur adversaire chinois, la société Huawei. Sous le couvert de protéger les informations personnelles (sic!), ils ont entrepris de mettre des bâtons dans les roues de la concurrente asiatique dont la croissance les menace à terme. Lors de son passage en territoire cAnadien, Mme Meng Wanzhou directrice financière de Huawei, a été arrêtée pour avoir, selon le mandat d’arrestation stazunien, mené des transactions illégales avec l’Iran.

Soumis, le CAnada a donc mis Mme Meng, laquelle a un lien de parenté avec le dirigeant de Huawei, sous les verrous. En guise de réplique, la Chine a arrêté des ressortissants cAnadiens et toute l’affaire a pris les dimensions d’une crise diplomatique importante entre Pékin et Tawa, crise à laquelle les Stazunis – pourtant à l’origine de toute l’affaire – ont eu soin de ne pas prendre part.

Bref, le fils de Pierre Elliott Trudeau est en train de se dépatouiller tout seul comme un grand dans une affaire internationale qui risque de coûter très cher à son pays, tant en termes commerciaux que diplomatiques.

Il aurait dû savoir ce cher petit, tout amateur qu’il soit, que, lorsqu’on fait le sale boulot des autres, on se retrouve toujours dans la merde.

mercredi 19 décembre 2018

Voie sacrée



Avec un nom prédestiné, le nouvel astronaute typiquement cAnadien – mais aussi très québécois dans son amour du CAnada – David Saint-Jacques est véritablement à deux doigts de la béatification.

Combien de fois l’a-t-on honoré avant même qu’il prenne le départ de son aventure spatiale – enfin, «orbitale» serait plus juste? Et encore maintenant, il ne se passe pas une semaine, alors qu’il n’en est qu’au début de ladite «odyssée», sans qu’on ne nous le mette à l’avant-scène de l’actualité. C’est surtout vrai quand il n’a rien à dire. On a tellement moussé sa renommée qu’il n’a besoin, pour sa célébrité, ni d’une moustache ni d’une guitare. Grâce à lui, les petits Québécois peuvent rêver du jour où ils auront eux aussi un beau drapeau du CAnada cousu sur leur poitrine.

Ainsi, éventuellement, au terme de son parcours sanctifié, David Saint-Jacques sera-t-il peut-être à son tour un ministre fédéral incompétent ou un gouverneur général au caractère atrabilaire.

Saint David, priez pour nous.

mardi 18 décembre 2018

La colle au volant


Pape mobile


dimanche 16 décembre 2018

Ça marche tout seul!



Vous souvenez-vous, à partir de 1990, quand, partout sur la planète, les commentateurs – généralement près du monde des affaires – répétaient à l’envi que «le socialisme ne marche pas»? C’était le leitmotiv pour expliquer une défaite d’envergure des pays de l’Europe de l’Est au terme de la guerre économique que l’Occident – si tolérant par ailleurs – leur avait livrée avec un acharnement débridé.

Depuis, il est devenu tellement évident que «le socialisme ne marche pas» qu’il faut, à intervalle régulier, encore aujourd’hui, ternir l’image de l’Union soviétique. On peut se demander pourquoi; probablement parce qu’il est des illuminés qui commencent à se demander si, après tout, ce projet de société était si mauvais dans ses principes.

Toujours est-il que, en janvier 2017, Oxfam (Oxford Committee for Famine Relief) publiait un rapport révélant que huit (deux fois quatre, et pas un de plus) multimilliardaires possédaient – et contrôlaient par le fait même – autant de richesse qu’une moitié de l’humanité (en gros 3,5 milliards de personnes).

Karl Marx, qui était toujours à côté de la plaque s’il faut en croire les mêmes épigones des années 1990 et au-delà, avait mentionné dans Le Capital, dès 1871, que le capitalisme favorisait l’accumulation et la concentration de la richesse. Il y a certes concentration quand à peine plus d’une demi-douzaine d’individus en accumulent autant.

Ce à quoi je veux en venir, c’est que le capitalisme, contrairement au socialisme, ça fonctionne! Sauf, évidemment, quand il foire misérablement, comme en 2008 quand il a fallu l’intervention des gouvernements – et de l’argent public – pour éviter une crise économique dépassant en envergure celle de 1929.

Pas besoin de lui faire la guerre pour que le capitalisme soit détruit. Il peut le faire par lui-même.

Bref, il marche tout seul.