mardi 14 août 2018

MacDo



La ville de Victoria, quelque part dans l’ouest du CAnada, a décidé dernièrement de retirer la statue de John A. Macdonald figurant dans son espace public. La raison invoquée est le rôle joué par celui qu’on surnomme à tort le «père de la Confédération» dans la création des pensionnats autochtones, là où les enfants ont été si maltraités au cours des générations.

Je dis «à tort», car il ne s’agit toujours pas d’une «confédération» à laquelle les participants se joignent volontairement. En outre, John A. s’est contenté de faire ce que les financiers du rail lui ont ordonné. Ivrogne, mais pas au point de mordre la main qui lui versait à boire.

Bref, le geste a soulevé un tollé au CAnada, surtout dans les milieux conservateurs, mais pas seulement. On note en particulier l’intervention de M. Yan Plante, un ancien chef de cabinet ministériel qui a ainsi posé le problème: «Au Québec, retirerions-nous le nom de Pierre Elliott Trudeau en raison de la Loi des mesures de guerre?»

Qui sait quelle serait la réponse, s’il avait aussi emprisonné au passage quelques anglophones.

lundi 13 août 2018

Veille au gaz



L’année dernière, à Charlottesville en Virginie, une manifestation de tenants de l’extrême droite avait sérieusement dérapé. L’un d’eux avait lancé sa voiture dans une foule de contre-manifestants, tuant une personne et en blessant plusieurs autres. Ravivant la mémoire des rassemblements de Nuremberg, les fascistes à la sauce yankee défilèrent ensuite derrière des bannières nazies, torche à la main, en scandant des slogans racistes.

L’événement avait d’ailleurs donné l’occasion au président stazunien, ce cher, bon, gros, vieux Donald J. Trompe, l’occasion de se faire aller le clapet à tort et à travers – comme d’habitude – en déclarant devant la presse qu’il «y avait de bonnes personnes des deux côtés».

Cette année, l’extrême droite yankee voulait souligner ce triste anniversaire, mais à Washington, cette fois. Aucun responsable à la municipalité ou à la Maison-Blanche n’a eu l’idée de refuser le permis de manifester à cette occasion et l’autorisation fut délivrée pour un cortège de 400 personnes, rubis sur l’ongle.

Tout le monde s’attendait au pire, de sorte que la police était sortie en grand appareil, ainsi que les manifestants antifascistes. Fausse alerte, car, en fin de compte, il ne s’est présenté qu’une vingtaine de néonazis qui n’ont vadrouillé sur place qu’une petite demi-heure avant de disparaître précipitamment.

La journée s’est close lorsque la police yankee, un peu marrie d’en être pour ses frais, a gazé quelques manifestants «antifa» qui ne se dispersaient pas assez vite à son goût.

Oui, car qu’est-ce qu’une journée nazie s’il n’y a pas de gaz?

vendredi 10 août 2018

Venez-y, là



La situation est plus tendue que jamais au Venezuela. Samedi dernier, une tentative de meurtre sur la personne du président, par drones interposés, a été déjouée. Pas entièrement, cependant, car 7 personnes ont été blessées lors de l’explosion de l’un des engins.

La chose la plus remarquable dans cette affaire, ce fut l’empressement des médias – et les nôtres n’ont pas fait exception, loin de là – à mettre en doute la thèse de l’attentat. Non seulement a-t-on réfuté d’entrée de jeu que des gens de l’opposition vénézuélienne aient pu s’en prendre à Nicolas Maduro, mais en plus a-t-on prétendu que, en fait, il n’y avait pas eu d’attentat du tout et que toute l’affaire n’avait été qu’une mise en scène.

Dans quel but se serait-on livré à une comédie aussi sinistre? Mais afin d’avoir un prétexte pour museler l’opposition et de pouvoir jeter en prison d’éventuels adversaires du régime. C’est là la version officielle présentée par nos fils de presse et qui a tourné en boucle dimanche ainsi que les jours qui ont suivi. Tout au moins jusqu’à ce que Caracas apporte des preuves qu’un attentat avait bel et bien eu lieu. Le gouvernement a même accusé nommément 19 personnes d’être liées directement à l’attaque, laquelle aurait reçu un soutien logistique de la part de la Colombie et un financement yankee.

Évidemment, Bogota, Washington et l’opposition vénézuélienne ont tout nié en bloc, affirmant que le régime ment effrontément et agit de manière dictatoriale. Julio Borges, le principal opposant politique de Nicolas Maduro a même demandé l’appui de toute la communauté internationale.

Apparemment, le soutien des Stazunis et de la Colombie n’aura pas été suffisant.

jeudi 9 août 2018

Force XL5


mercredi 8 août 2018

Le tort laid


mardi 7 août 2018

Convaincu de responsabilité



L’Arabie saoudite a expulsé l’ambassadeur du CAnada, ces derniers jours, sous prétexte que ce dernier pays avait commis une faute en «intervenant» dans ses affaires intérieures. Certes, la chose, si elle s’avérait vraie, manque de panache, car ne dit-on pas toujours que les décisions intérieures en politique ne relèvent pas des relations internationales?

Là où le bât blesse sérieusement, c’est que l’Arabie saoudite en se gêne pas pour donner son avis – quand ce n’est pas d’intervenir militairement – relativement aux affaires intérieures de ses voisins. Qu’on pense seulement au Qatar, à la Syrie et au Yémen; et je ne parle pas de l’éternelle rivalité avec l’Iran. Mais bon, c’est la paille et la poutre, comme toujours.

Or, comme le CAnada a reproché à Riyad sa manière de traiter les opposants – en particulier la famille Badawi – l’Arabie, excédée, a décidé de rompre tout lien diplomatique. Non contente de rappeler également son ambassadeur, elle a mentionné qu’elle ne souffrirait aucune ingérence dans ses affaires intérieures.

Qu’on se le tienne pour dit! D’ailleurs, elle est persuadée avoir d’excellents blindés pour se défendre, en cas d’attaque.

C’est le CAnada qui est responsable de cette conviction.

samedi 4 août 2018

vendredi 3 août 2018

Tout vient à point à qui sait attendre



Hier, journée de commémoration du génocide des Romanichels, le gouvernement du CAnada, proactif comme c’est pas permis, a reconnu, par la bouche de Pablo Rodriguez, ministre du Patrimoine et du Multiculturalisme, ce génocide perpétré «par les nazis et leurs collaborateurs» au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

Il faut dire que, côté génocide, la scène est accaparée, depuis 1945, et que bien des exterminations ont été, sinon ignorées, tout au moins laissées dans l’ombre, la majeure partie du temps. C’est le cas des Roms, comme celui des homosexuels et des handicapés intellectuels, entre autres.

Certains génocides se sont imposés chiffres à l’appui. Cependant, le génocide le plus meurtrier imputable aux nazis – et à ces collaborateurs qu'il ne faut jamais oublier – a tout de même fait, selon les estimations plus conservatrices, 16,5 millions de victimes parmi les civils de l’URSS; sans compter les 8,6 millions de pertes militaires. Et pourtant, de ce génocide-là, on entend également peu parler.

Le musée de l’Holocauste, situé sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, à Montréal, a signalé la journée du génocide des Roms.

jeudi 2 août 2018

mercredi 1 août 2018

Balle du Nouvel An



Le 31 décembre 2016, des policiers ont été appelés «dans un bâtiment» du centre-ville de Morial où «une bagarre aurait été signalée». Sur place des témoins auraient dit que «des coups de feu auraient été tirés». Dans le même temps, les policiers auraient remarqué, «sur un individu se dirigeant vers la sortie du bâtiment», la crosse d’une arme. Au cours de la poursuite qui s’en est suivie, l’individu en question «se serait retourné avec un objet noir dans la main», ce qui aurait provoqué le tir des policiers, l’individu étant atteint de 4 projectiles.

Sur la base de ce récit d’une limpidité cristalline et dont la crédibilité est au-dessus de toute suspicion, le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a conclu que le suspect était effectivement armé et que, en conséquence, la réaction des policiers était tout à fait légitime. Ainsi, aucune accusation n’a été retenue contre ces derniers.

Pour ma part, je suis des plus satisfaits par cette enquête. En effet, ces conclusions du BEI, qu’elles soient correctes ou non, ont à tout le moins le mérite d’épargner au contribuable les frais de procédures subséquentes, dans le cas hypothétique où les policiers eussent encouru un blâme. De toute façon, quelle que soit leur responsabilité dans une telle affaire, ils ne sont d'ordinaire jamais sanctionnés, sinon par une mise à pied avec salaire. Bref, un congé semblable à celui du temps des fêtes, quoi.

Et encore, il faut qu’on les ait filmés pendant leur recours à une force abusive.



mardi 31 juillet 2018

lundi 30 juillet 2018

Le médium, c’est le message

En mars 2016, Allah est entré en communication avec Ayanle Hassan Ali, un jeune homme d’origine somalienne habitant Toronto. Le message était tout simple, ce cher Allah voulait que M. Ali aille dans un centre de recrutement de l’armée cAnadienne et qu’il y tue des gens. Le résultat fut que, le 14 mars de cette année-là, le jeune homme blessa ainsi deux militaires à coups de couteau avant d’être maîtrisé.

Déclaré «non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux» en mai 2018, il est maintenant question de le réintégrer en société, sous supervision bien entendu. Comme vous voyez, Allah n’est pas un ingrat. Vous faites ce qu’il demande, et il se charge de vous dédouaner auprès de la pâle justice humaine.

Par ailleurs, nous savons tous que les voies de l’au-delà sont impénétrables. Mais, tout de même, on est en droit de se demander ce qu’Allah peut bien avoir contre l’armée cAnadienne.

Après tout, il n’est pas québécois, que je sache…



vendredi 27 juillet 2018

Le palais des cons gras



Notre correspondante aux Stazunis, Elvire Aucoin, nous a rapporté hier un fait qui est passé relativement inaperçu dans les médias yankees et cAnadiens.

Sacha Baron Cohen, mieux connu sous le nom de Borat, l’un de ses personnages, anime Who is America?, une toute nouvelle série télévisuelle. Déjà, on se doute que la chose ne doit pas voler bien haut. Ne m’en voulez pas; au départ, le tableau combine trois notions qui couvrent, en elles-mêmes, autant de médiocrité: Sacha Baron Cohen, Stazunis et télévision.

Toujours est-il que le père de Borat s’amuse dans cette série à prendre au piège des personnalités, tout en incarnant différents personnages sous le couvert d’un épais maquillage. Est-il besoin de mentionner que les personnalités ne le sont pas moins.

Déjà, l'émission avait suscité quelques remous quand Sarah Palin était tombée dans le panneau, alors qu’elle croyait être interviewée par un ancien combattant en fauteuil roulant. Mais voici que Baron Cohen a maintenant un autre politicien à son tableau de chasse.

Jason Spencer est un élu républicain à la Chambre des représentants. Exemple typique du personnel politique yankee du sud des Stazunis, M. Spencer fait étalage de son fond raciste, sexiste et homophobe au cours de l’«entrevue», avec une bonne volonté assez gênante. Tellement gênante qu’il a dû démissionner de ses fonctions législatives lorsque sa prestation a été connue.

Puisqu’il est question de gêne, il devient de plus en plus difficile pour les âmes charitables ou bien-pensantes de reprocher à qui que ce soit d’employer l’expression «gros cons de Yankees».

Fort heureusement pour moi, ce travers est une faiblesse à laquelle je ne succombe jamais.

jeudi 26 juillet 2018

Le porc tique


Commerce quittable


mercredi 25 juillet 2018

Câlin de colline