lundi 7 novembre 2016

Chapeau, Mme David!



Les amusants petits personnages de Québec solidaire, la soi-disant gauche, n'en finissent pas de nous dérider avec leurs réparties tout aussi redondantes que récréatives.

Dans le sillage de l'«affaire Lagacé», en attendant qu'elle devienne l'agaçante, la députée Françoise David a exprimé le souhait que le directeur général de la Sûreté du Québec soit nommé désormais par l'Assemblée nationale et non par le gouvernement.

L'idée peut paraître sensée à première vue mais, même si on suivait son avis, qu'est-ce que cela changerait dans les faits? 

Cette politicienne chevronnée semble oublier que ce qui permet à un parti politique de former un gouvernement est le fait de détenir une majorité à l'Assemblée. Bref, peu importe qui cette dernière désigne, ce sera immanquablement le candidat voulu par le gouvernement.

Évidemment, personne n'est contre le fait que les députés travaillent un peu, mais pas du chapeau...

samedi 5 novembre 2016

La fin du FNQ



Dans une chronique précédente, j'annonçais sans tambour ni trompette la création du Front national du Québec, mieux connu sous le charmant sigle de FNQ.

Son fondateur, Daniel Boucher, un ancien de l'Alliance cAnadienne, du Parti québécois et qui sait de quoi d'autre encore, a reçu une vigoureuse mise en demeure de la part de Marine Le Pen – la sœur d'Aviation et d'Armédeterre –, chef du Front National, le seul et authentique. Il semblerait que le grand frère français n'apprécie guère que des mouvements racistes et cocardiers osent se réclamer de sa philosophie politique.

Bref, M. Boucher a préféré céder de bonne grâce, se rendant aux arguments de ses semblables politiques, c'est-à-dire des menaces. Bon, ça aurait été rigolo de voir la droite se déchirer sur la place publique pour faire changement, mais le spectacle n'aura pas lieu.

Finalement, le FNQ va disparaître. À la place, on verra émerger l'Alliance nationale réformiste du Québec. Personnellement, je trouve que, comme nom, ce n'est pas très réussi. Avec son orientation politique, M. Boucher aurait pu choisir quelque chose de plus conforme. Comme – je ne sais pas – le Parti national socialiste des travailleurs québécois, par exemple.

Ça, au moins, ça a de la gueule, mon Dan!

vendredi 4 novembre 2016

Laisse béton

Une citoyenne de Montréal a connu une mésaventure qui aurait pu avoir de graves conséquences, dernièrement. En effet, cette chère dame s'est enfoncée jusqu'aux genoux dans le ciment fraîchement coulé d'une portion de trottoir.

Il appert que la personne en question, obnubilée par son téléphone intelligent – heureusement qu'il était là –, n'a pas vu les cônes orange non plus que la passerelle installée afin de permettre la circulation des piétons, et qu'elle s'est littéralement engluée dans le béton.

Elle a affirmé après coup que la situation aurait pu être dangereuse pour un bambin, oubliant en cela qu'un enfant a, au moins une forte proportion de son temps, le soin de regarder où il va.

Faisant preuve de prudence a posteriori, la brave platopithèque a décliné de révéler son identité aux journalistes.

On apprend toujours de ses erreurs...

jeudi 3 novembre 2016

Noël s'en vient


mercredi 2 novembre 2016

À faire l'agacé

Il est désormais convenu d'appeler le dossier l'«affaire Lagacé». Il s'agit d'une rocambolesque histoire d'espionnage par téléphone interposé où la police de Morial a obtenu d'une juge de paix plus que complaisante la permission de surveiller les communications sans fil d'un journaliste de La Presse.

Je n'ai pu m'empêcher d'exprimer mon incrédulité de prime abord. Un journaliste de La Presse? La La Presse de Power Corporation qui est si pointilleuse quant aux opinions de son personnel? Qu'est-ce que ce journaliste avait bien pu faire de si répréhensible pour mériter ce traitement des plus cavaliers?

Ensuite, à mon plus grand désarroi, j'ai appris que le journaliste [sic] en question n'était nul autre que Patrick Lagacé, ce bien-pensant de l'équipe rédactionnelle – même pas un journaliste d'enquête, notez bien –, tout au plus un commentateur, déployant des efforts autant méritoires que démesurés afin de paraître éclairé.

Que diable la police allait-elle faire dans ce cellulaire?

En fait, apprend-on aujourd'hui, elle n'en voulait pas du tout à M. Lagacé, dont – j'en suis sûr – elle reconnaît les nombreux mérites épistolaires qui contribuent à garder les insoumis, les contestataires, les revendicateurs, les carrés rouges, les «gratteux de guitare» et autres «mangeux de marde» à leur place. Elle cherchait à connaître l'identité d'une source qui communiquait à M. Lagacé des renseignements liés aux activités policières.

Et justement, s'il n'y avait rien, dans ce téléphone? Ne serait-ce pas là la pire condamnation relative aux activités policières?

On aurait raison, alors, à faire l'agacé.

lundi 31 octobre 2016

Ânerie soit-il!



Un organisme a mené une enquête au sein de 8 cégeps québécois au sujet de la radicalisation et en a fait connaître les résultats, la semaine passée. Mentionnons que ladite recherche était coordonnée par la docteure Cécile Rousseau, une pédopsychiatre. Cette dernière a conclu que l'identification à une religion protégeait les jeunes contre le phénomène de la radicalisation.

Déjà, le «phénomène de la radicalisation» n'est un concept clair qu'en apparence. Mais s'il désigne le fanatisme sous-tendant une action violente à l'endroit de la société, mettons que les résultats auxquels en arrive la docteure Rousseau ont de quoi étonner. En effet, le principe même du «phénomène de la radicalisation» exige, comme point de départ, d'atteindre un niveau de fanatisme religieux exacerbé.

Alors si c'est la religion qui nous protège contre la religion, vous avouerez que la tentation est forte de demander à cette chère Cécile de remettre son ouvrage sur le métier encore 99 fois.

Fort heureusement, ce coup-ci, je n'ai pas à développer sur le sujet. Quelqu'un de mieux placé que moi s'en est chargé, aussi vais-je lui céder la parole. Vous n'avez qu'à suivre le lien.



 http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/jacqueslanctot/archives/2016/10/20161028-100009.html

samedi 29 octobre 2016

Du FLQ au FNQ

Boucher en compagnie de bouchée; nous restons bouche bée.


Au cours des années 1960, un mouvement a vu le jour au Québec. Il s'agissait du Front de libération du Québec,le FLQ, qui prônait la lutte armée pour réaliser l'indépendance et pour faire avancer ses idées progressistes, résolument à gauche. Farouchement anti-capitaliste et anti-impérialiste, comme la plupart des mouvements issus de la décolonisation, que ce soit en Asie, en Afrique ou en Amérique, il visait à renverser le gouvernement inféodé à Ottawa par le moyen de l'action directe. Après les événements d'octobre 1970, il a fini par disparaître.

Voici qu'on apprend qu'un ex-militant de l'Alliance cAnadienne – autrefois dirigée par ce cher et typiquement coast-to-coast Stockwell Day –, si opportunément nommé Daniel Boucher, veut fonder l'équivalent québécois du Front national, le FNQ. À l'heure actuelle, son programme consiste à faire l'indépendance du Québec, à mettre un terme à toute forme d'accommodements raisonnables ou de discrimination positive, à détruire les mosquées et à interdire l'islam. A-t-il un programme social? Apparemment non, bien qu'il envisage la nationalisation des banques et des ressources naturelles.

Pourtant, ce cher homme, se défend de vouloir lancer un parti raciste, un point sur lequel il cache bien son jeu, et il s'oppose à toute forme de violence, préférant la voie politique afin d'atteindre ses objectifs.

Le FNQ de Daniel Boucher envisagera ainsi de diviser la société entre «bons citoyens» et «musulmans». Ce que la création de son parti fera dans un premier temps, ce serait surtout de diviser le peu qui reste du vote indépendantiste. C'est un début…

Bonne chance, mon Dan!

jeudi 27 octobre 2016

À suivre…

http://www.investigaction.net/24974/


Avec tout ce qui se déroule au Proche et Moyen-Orient, on a tendance, ces temps-ci, à négliger ce qui se passe entre Israël et les Palestiniens. Grave erreur, car cela laisse le champ libre au gouvernement de Jérusalem, avec les résultats que l'on constate.

Ainsi, il n'apparaît nulle part dans les médias occidentaux que le blocus de la bande Gaza a été renforcé, depuis un an. Déjà que le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-Moon, considérait toute forme de blocus dans cette région comme une «politique illégale de punition collective» dont il encourageait l'abolition.

Comme d'habitude, Israël n'eut que faire des conseils ou décisions de l'ONU et, plutôt que de desserrer l'étau, il a donné un énième tour de vis. Moins de marchandises sont autorisées à entrer dans la bande de Gaza, y compris bien sûr des matériaux de construction afin de rebâtir les habitations détruites lors de l'offensive de 2014. En outre, moins de laissez-passer sont alloués afin de permettre le mouvement des personnes. Ainsi, entre autres, de moins en moins de malades sont autorisés à aller se faire soigner dans les hôpitaux israéliens.

La raison de ce durcissement est toute simple. Le gouvernement de Jérusalem considère que la bande de Gaza n'obéit pas suffisamment à ses ordres et envisage donc d'y retourner afin d'y pratiquer le carnage habituel par mesure de représailles. Évidemment, afin de ménager son image, il s'agit pour lui de laisser le Hamas et les Palestiniens tirer la première salve afin de se donner, encore une fois, le prétexte «d'attaquer pour se défendre» tant rabâché, ces dernières années.

Alors, évidemment, si on veut donner le change, il est essentiel de taire dans les médias bien de chez nous, et d'ailleurs, les exactions des uns jusqu'à ce qu'on puisse monter en épingle la riposte des autres.

Voilà 70 ans que ça marche. Pourquoi cela devrait-il échouer aujourd'hui?




mercredi 26 octobre 2016

Le pipeline à fiston

Le fils de Pierre Elliott Trudeau, qui porte si bien le point Play.


Mardi matin – c'est-y pas écœurant! –, des jeunes, et travailleurs de surcroît, ont eu l'inqualifiable culot de tourner le dos au premier ministre du CAnada, nul autre que le fils de Pierre Elliott Trudeau. Cette incroyable irrévérence s'est tenue lors d'une entrevue organisée par le Congrès du Travail du CAnada. L'indigne attitude, frisant un injustifiable mépris, était motivée, paraît-il, par une protestation à l'encontre, entre autres dossiers, du fameux pipeline.

Non, non, pas celui d'Energy East contre lequel se bat le Québec en faisant face, au mieux, à l'indifférence générale du CAnada, mais celui de Kinder Morgan qui doit acheminer le pétrole sale de l'Alberta vers la Colombie-Britannique. Ce pipeline-là est odieux pour nombre de jeunes CAnadiens, lesquels, en ce fatidique mardi, ont reproché au premier ministre d'avoir renié ses promesses électorales relativement à l'environnement.

Le fils de Pierre Elliott Trudeau a protesté de sa constance en matière de politique énergétique en affirmant que le recours aux pipelines était moins dangereux que le rail pour l'environnement. Vraiment? Voyons ce qui en est dans la réalité.

Jeudi passé, à 3:00 du matin, un pipeline géré par la société Sunoco s'est rompu en Pennsylvanie (c'est quelque part dans le nord-est des Stazunis). La baisse de pression fut rapidement détectée, mais il fallut un certain temps avant de trouver l'emplacement exact de la rupture. C'est alors qu'on a constaté que plus de 220 000 litres d'essence avaient été répandus dans un affluent de la rivière Susquehanna, laquelle fournit en eau potable 6 millions de personnes.

On ne saurait oublier le terrible événement qui a dévasté Lac-Mégantic lorsque, en 2013, un convoi ferroviaire emballé a détruit en bonne partie le centre-ville, causant la mort de près de 50 personnes, sans compter les blessés et les centaines qui durent être évacuées sur les 6000 habitants que comptait la municipalité.

Entre 6000 et 6 millions, on se demande si le pipeline est tant tellement mieux, fiston.



Le reste de l'article est ici (en anglais seulement).

mardi 25 octobre 2016

Protectionnisme 2.0



Nous savons tous à quel point le protectionnisme est décrié par les milieux d'affaires. Il s'agit, aux yeux des économistes, d'un concept suranné et contraire aux tellement bénéfiques lois du marché qui nous ont tous enrichis, du premier jusqu'au dernier – c'est bien connu.

En effet, la notion de libre-marché sous-entend qu'aucune barrière tarifaire ne devrait entraver la circulation des biens, des services et des capitaux. C'est ce qui se trouve à la base du raisonnement des différents traités dits de libre-échange qui ont été signés au fil des ans, et que le grand capital tente de multiplier à l'échelle planétaire. Il est vrai que les derniers avatars que l'on essaie de nous enfoncer au fond de la gorge concernent davantage les recours que pourront exercer les sociétés multinationales aux dépens des gouvernements, dont plusieurs sont démocratiquement élus; mais passons.

Donc, le dogme actuel consiste à éliminer tout obstacle ou réglementation pouvant nuire à la parfaite liberté des échanges commerciaux. Cependant, on remarque que cette belle pureté capitaliste sauvage est quelque peu écornée partout où cela est possible. Faisons l'impasse sur les décisions arbitraires prises dans certains dossiers par les Stazunis qui se réservent le droit de nuire à certaines importations afin de favoriser leurs propres producteurs. C'est un cas d'espèce et personne, à l'échelle planétaire, n'ose en faire autant.

Par contre, ce que même les plus petits joueurs tentent est de déséquilibrer le principe du libre-échange. En effet, une barrière douanière – le protectionnisme, donc – consiste à imposer des frais à l'importation pour un produit. Cette hausse du prix à l'importation devient de fait, une forme d'aide pour les producteurs locaux. Une aide à caractère négatif, en ce sens que leurs biens arrivent sur le marché intérieur à un prix moindre par rapport aux biens importés.

D'autre part, ce qui est parfaitement correct, c'est de subventionner les exportateurs, avec l'argent public bien évidemment, afin que leurs produits puissent arriver sur le marché extérieur à un prix égal ou moindre que celui des produits locaux. Ce qui est, en fait, une forme de protectionnisme positif venant fausser la libre concurrence et entrant en conflit avec les principes du sacro-saint marché mondialisé.

Alors, la prochaine fois que vous entendrez votre dirigeant national ou local vouer aux gémonies toute forme de protectionnisme, tandis qu'il subventionne l'exportation à tour de bras, vous saurez que vous avez affaire à un fallacieux fumiste.

Mais ça, si vous êtes un habitué de ce blogue, vous le saviez déjà.

lundi 24 octobre 2016

Le compte de deux cités



Non, il ne s'agit pas d'un roman de Charles Dickens, mais bien d'un événement tout à fait actuel. En ce moment, deux villes accaparent l'attention internationale, c'est-à-dire Alep et Mossoul, respectivement en Syrie et en Irak.

Comme vous savez sans doute, l'armée syrienne, appuyée par les forces russes, mène actuellement une offensive à Alep, dans le but de conquérir la ville et de porter aux forces rebelles dites «modérées» un coup décisif. L'opinion internationale est dans tous ses états et dénonce la situation humanitaire qui y prévaut, n'hésitant pas à accuser les assaillants de crimes de guerre, puisqu'ils bombardent de manière aveugle, allant même jusqu'à toucher – volontairement? – les hôpitaux.

Par contre, à Mossoul, la situation est toute différente. L'avance héroïque de l'armée irakienne, appuyée par des frappes aériennes à la fois ciblées et yankees, font reculer les terroristes de l'État islamique au Levant qui tiennent la population en otage. La libération de la ville permettra de porter secours à tous ces gens et de rétablir un semblant de normalité dans la ville trop longtemps opprimée par les extrémistes.

En d'autres termes, la bataille menace les civils à Alep; en revanche, elle les secourt à Mossoul.

Je suis même persuadé que, lorsqu'on fera le compte des morts, les victimes seront innombrables, dans un cas, et négligeables dans l'autre.

Je vous laisse le soin de deviner lequel.

mercredi 19 octobre 2016

Tonkin rouge

http://www.globalresearch.ca/the-story-changes-the-pentagon-is-no-longer-sure-yemen-fired-missiles-at-us-warship/5551716 

Peu de gens s'en souviennent – et pour cause –, mais le 4 août 1964 le gouvernement des Stazunis a affirmé qu'un de ses destroyers, en mission d'espionnage radio, avait été attaqué par des vedettes lance-torpilles dans le golfe du Tonkin.

Il n'y avait rien de vrai dans cette histoire que l'on a imputée à l'apparition de faux échos radar sur les écrans, ce qui avait laissé croire à la présence de l'ennemi à proximité, alors qu'il n'y avait rien. Sous cette commode feuille de vigne, le président d'alors, Lyndon Johnson, avait ordonné des bombardements en représailles et engagé son pays dans la catastrophique escalade que l'on sait.

La semaine passée, soit le 13 octobre, le gouvernement yankee a annoncé qu'un de ses destroyers, le Mason, avait été attaqué en mer Rouge avec des missiles tirées par les rebelles houthis depuis la côte du Yémen, missiles qui ont, fort opportunément, raté leur cible. Le navire a immédiatement répliqué en visant des installations radar du détroit de Bab el-Mandeb, un endroit hautement stratégique, puisqu'il contrôle la sortie méridionale de la mer Rouge.

Aujourd'hui, les porte-parole yankee ont entamé leur volte-face coutumière. Finalement, on n'est plus tout à fait certain quant à savoir qui a effectivement tiré ces fameux missiles. Une personne cynique – fort heureusement, je n'en suis pas – pourrait penser que, en réalité, ce que raconte le Pentagone est en fait qu'il n'y a tout simplement pas eu de missiles tirés en direction du Mason, mais que les Stazunis cherchaient une raison d'intervenir dans la région.
USS Mason

Mais il y a manifestement du progrès dans l'air. En effet, il a fallu attendre environ 4 décennies avant que l'«incident du Tonkin» soit reconnu comme étant à tout le moins une erreur d'appréciation de la part des radaristes et des services de sécurité. Il n'a fallu que 4 jours avant que le Pentagone jette un doute sur la version officielle relativement à l'«incident de Bab el-Mandeb».

C'est bien. On se rapproche peut-être du moment où les Yankees finiront par réfréner leur dévorante envie de tirer dans le tas.



mardi 18 octobre 2016

Économie de guerre

http://www.wikistrike.com/2016/10/les-sanctions-economiques-ou-la-guerre-en-col-blanc.html


Pour nombre d'entre nous, le recours aux sanctions économiques afin de faire fléchir un ennemi représentent une avancée pour l'humanité; surtout si on les compare à son pendant, l'intervention militaire.

Or, certaines voix discordantes – il y a toujours de mauvais esprits – affirment que de telles sanctions sont pratiquement inopérantes. Certes, elles frappent de plein fouet les populations civiles des pays sur lesquels on exerce des pressions. Les gens se retrouvent alors privés de nourriture, de fournitures médicales et de quantité de produits de première nécessité, entre autres, réduisant ainsi sensiblement leur qualité de vie. Évidemment, les conséquences sont assez faciles à prévoir, les restrictions finissant toujours par causer la mort de quantité d'innocents. Prenons l'exemple de l'Irak, entre 1990 et 2003, où 1 million de personnes ont perdu la vie à cause des sanctions.

Par contre, les militaires, qui représentent la cible visée, sont généralement assez peu touchés. Du moment qu'un État dit «voyou» puisse continuer, de manière plus ou moins avouée, à leur fournir des armes et munitions, ils demeurent capables de poursuivre leur résistance.

Le seul effet un tant soit peu valable sur le plan militaire des sanctions économiques est d'éventuellement dresser la population affectée contre son gouvernement et d'ainsi déstabiliser ce dernier, quitte à le pousser à une sanglante répression.

Autrefois, on passait sur le corps des militaires afin d'atteindre la population civile. De nos jours, grâce aux sanctions économiques, on passe sur le corps des civils afin d'atteindre les militaires.

Si c'est ça le progrès...

lundi 17 octobre 2016

jeudi 13 octobre 2016

Dylan en dit long


mercredi 12 octobre 2016

Ourm al coup bas


Ourm al-Koubra est ce village syrien sur la route vers Alep assiégé où un convoi humanitaire a été bombardé, le 19 septembre dernier. Dix-huit des 31 camions qui le composaient ont été détruits dans ce qui a été décrit comme un «crime de guerre» privant une population réduite à la pire extrémité de fournitures essentielles à sa survie.

Inutile de dire que les protagonistes ont rejeté la responsabilité les uns sur les autres. Le scénario qui a été le plus souvent évoqué en Occident faisait – bien évidemment – état d'une attaque russe. Les plus généreux commentateurs mentionnaient une «bavure», semblable aux innombrables commises par les Stazunis dans les pays qu'ils ont agressés, les autres – majoritaires – parlaient plutôt d'une atrocité.

Bien entendu, ces accusations ne reposaient sur aucune preuve, sinon des «témoignages» faisant état de «tirs venant d'en haut». Curieusement, les photos prises sur les lieux montraient bien que les camions avaient été incendiés, mais les tronçons de route à proximité ne révélaient aucune trace d'impact. Mais qu'importe, c'était le fait des Russes et personne n'avait le droit d'en douter. Même des commentateurs sérieux bêlèrent dans le registre; tout était dit.

Or voici qu'on apprend d'un journaliste cAnadien – alors on sait que c'est sûrement une information fiable –, M. Christian Borys, que les Yankees maquillent certains de leurs F-18 en Syrie afin qu'ils ressemblent à des appareils russes. Et je dois dire que le talent y est. Pour le néophyte que je suis, au premier coup d'œil, la ressemblance peut abuser avec grande efficacité. Remarquez, ce ne serait pas la première fois. Lors de l'attaque de la baie des Cochons, en 1961, les Yankees avaient peint leurs avions de manière à les faire passer pour des appareils cubains

Je ne prétends pas – bien au contraire – que les Stazuniens ont utilisé ces F-18 maquillés pour bombarder le convoi. Mais ils auraient très bien pu s'en servir afin de donner le change. Quant à savoir qui a fait brûler ces camions d'aide humanitaire, on ne le découvrira peut-être jamais. Mettons que ce n'est qu'un autre coup bas dans un conflit qui en compte déjà beaucoup trop.



Ceci est un F-18