lundi 21 octobre 2013

Les grandes citations du cinéma




« La nouveauté!... Mais c’est vieux comme le monde, la nouveauté! » 

dimanche 20 octobre 2013

99 pour sans


Le gouvernement cAnadien vient de décider de tomber à bras raccourcis sur la loi 99. La quoi?, répondrez-vous peut-être. En effet, tout le monde s’en fout un peu, présentement. Ladite législation avait été votée à Québec dans la foulée de la fameuse loi sur la clarté référendaire de Jean Chrétien qui, auparavant, avait été élu – et même réélu – premier ministre du CAnada, simplement parce qu’il avait juré de mettre le Québec au pas, et en dépit de ses autres déficiences.

Toujours est-il que la loi 99 avait été votée à l’époque pour affirmer que le peuple du Québec avait le droit de disposer de lui-même et qu’un vote référendaire était considéré majoritaire en faveur de l’indépendance selon la base du 50% plus un.

Le gouvernement de Stephen Harper a décidé d’intervenir auprès de la cour supérieure afin d’invalider cette loi et de retirer le droit au Québec de disposer de lui-même sous le principe que, étant une province cAnadienne, il n’a pas le pouvoir ni la juridiction d’agir en ce sens.

Ce bon M. Harper pèche cependant par courte vue. En effet, en fermant ainsi tous les recours légaux et juridiques pouvant mener à l’indépendance, il va obliger les Québécois – advenant qu’ils le veuillent un jour – à trouver d’autres moyens pour sortir du CAnada.

Par exemple – et ce n’est là qu’un exemple – des moyens semblables à ceux qui les y ont fait entrer, c’est-à-dire sans demander l’avis de quiconque et de force.

samedi 19 octobre 2013

Gentilly Daiichi





Tel que prévu, des postes disparaissent depuis que le gouvernement a annoncé la fermeture de Gentilly-2, notre fleuron québécois du nucléaire.

Certes, c’est ennuyeux pour les personnes qui ont ainsi perdu leur emploi. Mais, si ça les intéresse, je suis certain qu’il y a de belles ouvertures pour des spécialistes du nucléaire dans la région de Fukushima, au Japon.

Mais peut-être que ce nucléaire-là ne les intéresse pas.

Nous non plus, à bien y penser.

vendredi 18 octobre 2013

Chariabia


Je l’ai déjà écrit ici, tout ce battage artificiellement concocté autour d’une charte des valeurs québécoises  m’apparaît, encore et toujours, comme de la poudre aux yeux jetée par un gouvernement impuissant cherchant par n’importe quel moyen à se faire réélire avec une majorité en chambre.

Évidemment, comme il fallait s’y attendre, tout le projet achoppe sur la question de la supercherie et de la superstition; c’est-à-dire sur la religion. L’irrationnel a toujours été l’ennemi juré de la raison.

Remarquez, le chaudron déborde aussi sur la question des droits individuels. A-t-on ou pas le droit de braquer son prosélytisme sous le nez du contemporain, que ça plaise ou non à ce dernier? Le CAnada, au nom de sa propre charte des droits, tonne encore une fois que oui. Nul doute que, si le Québec voulait rendre le port des signes religieux catholiques libre et gratuit, le fédéral trouverait le moyen de s’y objecter.

C’est un mauvais réflexe chez lui; comme la religion.

Mais puisqu’il est question de nos chers voisins cAnadiens, posons la même question différemment. Serait-il acceptable que, plutôt que d'afficher ses opinions religieuses – car, dans ce domaine, il ne s’agit jamais que d’opinions – une personne affiche ses idées politiques en milieu de travail?

Partions que non, comme par hasard. 

Tiens, je vais vous montrer un vêtement que les officines du gouvernement fédéral n’accepteraient jamais dans leurs bureaux, droit religieux ou pas…



mercredi 16 octobre 2013

Jésus était-il chrétien?


Nombre de personnes n’ont pas hésité, après avoir lu les évangiles, demander quelle était l’orientation politique de Jésus de Nazareth.

En effet, compte tenu de son discours égalitaire, de la méfiance qu’il a toujours affichée – et avec raison – à l’égard de ses prêtres et de son aversion évidente à l’égard des possédants, en particulier les marchands du temple, la question se pose.

Puisqu’il est né avant Karl Marx, il lui manquait de toute évidence un cadre théorique suffisamment structuré pour pouvoir développer sa pensée socioéconomique. Il n’a donc pas pu bénéficier de l’extraordinaire érudition du philosophe et ses prises de positions ont visiblement achoppé en conséquence. Les idées qu’il a tenté d’élaborer sont donc demeurées à l’état embryonnaire, restant un peu éparpillées sous la forme de paraboles plus ou moins cohérentes et plus ou moins compréhensibles.

Mais à la base, après une étude un tant soit peu systématique de ses sermons, on réalise que Jésus était en fait un proto-marxiste de plein droit. Les proto-marxistes pourraient comparer leurs idées aux pièces d’un puzzle, avant qu’elles soient assemblées. Assemblées par qui? Mais par le grand penseur que fut Karl Marx, bien entendu.

Dommage que Jésus n’ait pas joui des mêmes capacités.


Je crois que je vais me laisser pousser la barbe.

lundi 14 octobre 2013

Les grandes citations du cinéma


« — Il va bien [...], il a épousé une femme très riche. » 
« — C’est une très belle carrière. » 

samedi 12 octobre 2013

R.I.P.

Début 1989, dans la plus importante transaction financière de l’histoire du Canada, Desmarais vend à des Américains pour plus de 2,6 milliards de dollars la Consolidated-Bathurst, joyau de l’industrie papetière québécoise qui avait profité depuis des dizaines d’années des largesses du gouvernement du Québec. Suit la vente de Montréal Trust pour 550 millions. Voilà un pactole de 3 milliards arrachés aux ressources naturelles et à la sueur des travailleurs et travailleuses du Québec.

État Desmarais

Même en jouant les fantômes, dont Paul Desmarais était le maître, il a été harcelé par les journalistes, syndicats et politiciens qui voulaient savoir où il allait investir. Ses réponses vagues se résumaient comme suit: l’incertitude politique du Québec effraie les investisseurs comme nous et nous voulons un taux de rendement d’au moins 15%. Alors que dans les années 1970 un conseiller insistait pour que René Lévesque rencontre Paul Desmarais car il faisait «vivre la moitié de la province de Québec». Ce ne serait plus jamais le cas. Hormis ses journaux, il n’investira rien au Québec après 1990, se satisfaisant d’un mécénat pour amadouer la basse-cour.

Paul Desmarais: un bilan s’impose
Robin Philpot – Auteur, entre autres, de Derrière l’État Desmarais: Power (Les Intouchables, 2009), Le Devoir, 12 octobre 2013

vendredi 11 octobre 2013

La devinette de la semaine


Pourquoi ne pas terminer la semaine en beauté, surtout que nous allons bientôt passer un long week-end (rien que pour ça, il faudrait poser un geste de remerciement)?

Comme vous savez peut-être – quoi que ce n’est pas le fait de tout le monde, comme j’ai pu en juger – il y aura des élections municipales, cet automne, dans toutes les villes du Québec, sauf une. Laquelle? Non, ce n’est pas la devinette, et la réponse est Lac-Mégantic pour les raisons que l’on sait de négligence yanko-cAnadienne.

À Montréal, quatre candidats principaux visent la mairie. Il y a bien sûr quelques joueurs mineurs, indépendants et autres Michel Brûlé, mais il n’y en a que quatre – peut-être même seulement trois – de véritablement dans la course. Les autres ne serviront qu’à diviser le vote, de sorte que Luc Ferrandez pourra sévir un autre quatre ans.

Et voici la devinette.

Lequel des candidats dont la photo apparaît ci-dessous n’a jamais travaillé officiellement, d’une manière ou d’une autre, pour les libéraux, qu’ils soient fédéraux (PLiC) ou provinciaux (PLiQ)?



En passant, je tiens à souligner que, bien que dépourvu de talent apparent, et seulement laborieux quand il s’agit de se faire valoir en public, on doit considérer, même si certains s’objecteront à l’emploi de ce verbe, que Denis Coderre a «travaillé» du seul fait qu’il a eu une carrière politique.

Je ne vous donne pas la réponse; elle se trouve facilement sur Wikipédia.

Bonne fin de semaine quand même.

jeudi 10 octobre 2013

Pierre et Paul


«  Redites
«  Vous vous souviendrez peut-être qu'il n'y a pas si longtemps, j'ai écrit une chronique qui commençait comme ceci: je suis indépendantiste. Je poursuivais un peu plus loin par: je suis de gauche aussi. Et plus loin encore: de gauche et désespéré par tous ces gens qui partagent l'assurance que nous vivons dans le meilleur des systèmes économiques.
«  J'ajoutais que cela faisait 45 ans que je travaillais à La Presse, qui appartient à M. Paul Desmarais, qu'en 45 ans, j'avais expliqué des dizaines de fois pourquoi j'étais indépendantiste et de gauche, et j'avais fini par vous poser cette question: selon vous, combien de fois en 45 ans M. Desmarais est-il intervenu, directement ou indirectement, pour me dire: Foglia, ferme donc ta gueule?
[…]
«  Je vous le répète parce que cela revêt une certaine pertinence aujourd'hui: zéro fois. Jamais. Un million de fois dans le journal de ce potentat si ardemment fédéraliste je me suis plu à écrire, en toute liberté, que le Québec n'est pas, ne sera jamais le Canada, et qu'il devrait s'en affranchir… » 









«  Il n’est pas de potentat qui n’eût entretenu un dissident ou quelque irrévérencieux en son giron. Ce son discordant dans un univers monolithique sert justement à rompre une monotonie qui finirait à la longue par lasser et surtout à devenir trop peu crédible. 


 «  Ainsi, on laisse à un chroniqueur – de préférence doté d’un indéniable talent – toute liberté de s’exprimer. Il remplit, auprès de ses collègues aux voix si bien accordées, le même rôle irrévérencieux que le caricaturiste dans la page éditoriale. À son corps défendant, sans doute, il sert de repoussoir et apporte de facto de l’eau au moulin d’une si belle unanimité.
«  Mais pour un seul chroniqueur à qui on laisse la bride sur le cou, il faut bien reconnaître que tous les autres suivent scrupuleusement la consigne. Ou alors, on les a engagés parce qu’ils pensaient tous pareil.
Finalement, ça revient au même. » 

Réponse envoyée au chroniqueur de La Presse Pierre Foglia, à la suite de son commentaire sur la mort de Paul Desmarais

Comme je lui ai fait suivre ce message sous mon vrai nom, nous sommes désormais deux au monde à savoir qui est vraiment Lou Skannen.

À condition qu’il lise ce blogue...

Donc, je dois encore être le seul.

mercredi 9 octobre 2013

Montréal vue du sol

Si, si, c’est bien à Montréal, même si ça n’en a pas l’air. Un indice: ce n’est pas sur le mont Royal...




mardi 8 octobre 2013

DERNIÈRE HEURE

Le chef du PLiQ, M. Philippe Couillard (le nom est marrant)




Consternation au Sénat cAnadien




Pénible souvenir, en effet, dont il a récemment pris connaissance en lisant le journal.

lundi 7 octobre 2013

DERNIÈRE HEURE



«Le premier ministre Stephen Harper a annoncé lundi qu’il ne participerait pas au prochain sommet du Commonwealth en novembre au Sri Lanka, invoquant l’inaction des autorités locales face aux violations des droits de l’homme.»


Dans ce cas, il ne doit pas être à la veille de mettre les pieds aux Stazunis…


Les grandes citations du cinéma

 


« I love the smell of napalm in the morning! » 

dimanche 6 octobre 2013

Alliance finance


Linda McQuaig, une de leurs chères grandes écrivaines cAnadiennes, et accessoirement députée du Nouveau Démocratic Party, a eu l’outrecuidance, dernièrement, de suggérer – sous toute réserve – qu’il serait de mise d’imposer les plus riches à hauteur de 70%. Il n’en fallut pas davantage pour que le sang de son chef, le bien nommé Thomas Mulcair, ex-avocaillon d’Alliance Québec, ne fasse qu’un tour et que ce dernier – le chef, pas le sang – monte au créneau.

Il n’est pas question, a-t-il affirmé, d’appuyer l’idée que les privilégiés fassent leur part pour venir en aide à l’ensemble de la société! Et c’est très bien ainsi. Sachant à quel point la question de la dette est une menace pour nous tous, il est impensable que ceux qui ont de l’argent contribuent afin de nous libérer de ce péril.

Que chus don’ fier – comme vous tous – d’avoir (pas pantoute) voté Nouveau Démocratic Party aux dernières élection fédérastes.

Le Québec s’en porte tellement mieux!


Il devrait se tailler la moustache.
Comme ça, ça ne fait pas très propre.

samedi 5 octobre 2013

Silence érable


Aujourd’hui marque l’anniversaire d’un épisode de notre histoire que beaucoup de gens cherchent à faire oublier, la Crise d’octobre. Vous savez, le moment où ce grand démocrate épris de libertés fondamentales Pierre Elliot Trudeau a fait jeter en prison des centaines de gens innocents? Qu’il a fait occuper le Québec par son armée? Qu’il a aboli tous les droits afin d’avoir les coudées franches pour se débarrasser de la lie du peuple, c’est-à-dire les souverainistes et les syndicats?

Vous comprenez mieux pourquoi certains milieux préfèrent qu’on ne s’en souvienne pas, mais des dinosaures comme moi n’arrivent pas à oublier. Et vous ne devriez pas non plus, car c’est appelé à revenir. Ce fut l’époque où les valeurs cAnadiennes ont été le plus véhiculées au Québec, généralement à bord de camions vert olive, et baïonnette au canon. Je n’invente rien; j’en ai été témoin personnellement. 

C’est alors que nous avons tous compris quelle était notre place dans l’optique de ce pays.

Depuis, il n’a pas manqué de témoignages de personnes injustement arrêtées qui ont décrit leur expérience. Michel Brault en a d’ailleurs tiré un film qui, bien que percutant, est resté bien en deçà de la vérité, telle qu’elle fut vécue par les victimes de l’État fédéral trudesque.

Par contre, on n’a jamais eu droit aux dires des autres principaux intéressés dans l’affaire. Les flics qui s’introduisaient brutalement chez les gens aux petites heures du matin; les soudards qui se sont abattus sur le Québec; les espions de la GRC qui ont orchestré la répression. Pas un seul d’entre eux, à ma connaissance, n’a apporté son témoignage devant les caméras ou les micros. Silence total. Probablement ont-ils reçu des consignes à cet effet et qu’ils craignaient par-dessus tout perdre leur permis de port d’arme, comme d’autres ont toujours aussi peur de perdre leur passeport cAnadien avec leurs Rocheuses pliées dedans.

Plus de 40 ans plus tard, en 2013, maintenant que tous ces fidèles serviteurs de la démocratie à la feuille d’érable sont arrivés au moment béni de la retraite, peut-être pourraient-ils nous faire partager leur expérience?

Il serait dommage que tant de bons souvenirs se perdent pour la postérité coast to coast.



vendredi 4 octobre 2013

1911-2013