jeudi 19 septembre 2024
Pabeau Rodriguez
Comme on a pu le constater, autant à Québec qu'à Ottawa, ça sent la fin de régime. Des ministres – et pas des moindres –, entre autres, ont commencé à annoncer leur départ ou leur réaffectation. Comme ce sont des bêtes de la politique, c'est évidemment dans ce domaine qu'ils chercheront à se faire une place. Quoique certains trouveront le moyen de se recycler dans la haute direction d'entreprises ayant besoin de personnes au carnet d'adresses bien garni.
Parmi ceux qui décident de rester en politique, il faut mentionner le ministre des Transports fédéral, M. Pablo Rodriguez, qui briguera la chefferie du Parti libéral du Québec (PLiQ). Ainsi il serait le successeur des plus brillants hommes politiques que le Québec a produits au service du CAnada, à l'instar des Bob-la-Job, John James Charest, Philippe Couillard (le nom est marrant) et autres larbins collaborationnistes.
Ainsi, M. Rodriguez se trouvera une petite sinécure en attendant mieux, puisqu'il ne sera pas à la veille d'occuper la tête d'un (autre) éventuel gouvernement libéral. À l'abri des responsabilités et des soucis, il pourra se refaire une santé à la fois physique, mentale et politique.
Ce n'est pas particulièrement reluisant, mais ce sera peut-être mieux que d'être le petit lieutenant d'un grand incompétent.
mercredi 18 septembre 2024
La survolte de Northvolt
Northvolt, ça vous dit quelque chose? C'est le nom d'une entreprise suédoise qui devait s'installer au Québec afin de lancer la fameuse «filière électrique». Vous savez, le truc qui devait produire des batteries pour voitures respectueuses de l'environnement.
Bien entendu, l'annonce de cette implantation avait été faite en grande pompe par le gouvernement de ma CAQ, avec à sa tête ce cher, bon, gros, vieux François le Gault*. À cette époque, le premier ministre semblait tout fier et pimpant de nous apprendre que, pour protéger l'environnement, on allait, dans un premier temps, en saccager une bonne partie dans le but, éventuellement, d'y répandre ensuite nombre de produits toxiques. Hourra pour la planète!
Mais qu'importaient les ennuis environnementaux si cela pouvait générer des dollars qui seraient peut-être yankees grâce à l'exportation.
Ce que M. le Gaut s'était bien gardé de révéler à l'époque – et qu'il ne pouvait ignorer –, c'était que Northvolt, qui était présentée comme une entreprise de pointe particulièrement prospère, faisait face à de sérieuses difficultés financières. Mais qu'importait, puisqu'on allait lui dérouler le tapis rouge sous forme de subventions, dégrèvements, prébendes, incitatifs, subsides, allocations et aides diverses, directes, indirectes et en travers.
Or, on apprend maintenant que non seulement la situation financière de Northvolt s'est encore dégradée, mais que, en plus, le gouvernement suédois a indiqué qu'il refusait de venir à son secours.
Que la haute direction de la compagnie se rassure: le gouvernement du Québec a amplement les moyens. Il lui suffit de piger dans les budgets de l'éducation, de la santé, de l'hébergement et de tous les autres services publics.
Je dis ça uniquement pour démasquer ses batteries...
* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)
mardi 17 septembre 2024
Chassin croisé
M. Youri Chassin, aspirant ministre déçu de ma CAQ, avec sa petite gueule de rongeur, a décidé de quitter le navire gouvernemental avant que ce dernier s'écrase sur l'écueil du scrutin général.
On se souvient que la CAQ avait fait le plein de partisans d'autres formations politiques lors de sa création, depuis des indépendantistes mous jusqu'aux fédéralistes mollets, tous bien campés à droite. On ne sait trop si M. Chassin se considérait comme indépendantiste ou non, mais il ne nourrissait certes pas d'idées très progressistes.
Il ne faut donc pas s'étonner si, aujourd'hui, il commence à draguer du côté conservateur, arborant un prétendu courage politique afin de mousser sa candidature. Ainsi, il se présente en tant que croisé désintéressé, tandis qu'il n'aspire probablement qu'à se trouver une place parmi les ministrables. Encore faudra-t-il que les conservateurs soient portés au pouvoir un jour.
Du vivant de M. Chassin, tout au moins.
lundi 16 septembre 2024
dimanche 15 septembre 2024
La religion est l'oppidum des dirigeants
Tandis que son allié intolérant écrase les Palestiniens, Ottawa se targue d'avoir mis sur pied une représentation devant lutter contre l'islamophobie. À sa tête, le gouvernement a nommé Mme Amira Elghawaby.
Cette dernière déborde d'idées judicieuses afin de défendre – et même promouvoir – sa religion. Ainsi, elle a suggéré, il y a peu, d'accroître le nombre de professeurs musulmans sur les campus universitaires. Probablement qu'elle ne serait pas hostile à une telle surreprésentation à tous les niveaux académiques.
Premièrement, il n'est pas dit – et de loin – qu'un intellectuel, si musulman soit-il, puisse être particulièrement enclin à promouvoir quelque religion que ce soit. Après tout, il doit savoir fort bien que les religions reposent sur de vagues superstitions générées par l'inconscient humain depuis les tréfonds de la préhistoire; avant d'être organisées en dogmes inflexibles au fil des siècles, bien entendu.
Ensuite, étant donné que tout ce qui s'élève converge – comme dirait Pierre Teilhard de Chardin –, il va sans dire que toutes les religions ont pour but de contrôler les consciences, et ce, au profit exclusif des possédants. Chaque fois que des croyants ont pris fait et cause pour les démunis, ils ont été sévèrement réprimés. Au diable, la miséricorde. On comprend dès lors beaucoup mieux pourquoi Mme Elghawaby, elle-même d'origine bourgeoise, tient à instrumentaliser la religion.
Enfin, notre société se prétend laïque, ce qui devrait interdire la promotion d'une foi en particulier. Hélas, cela ne veut pas dire qu'elle est débarrassée du voile de l'irrationnel pour autant, bien au contraire.
Il appert, de nos jours, que le mot «laïque» s'applique aux sociétés qui protègent toutes les superstitions.
vendredi 13 septembre 2024
jeudi 12 septembre 2024
Précision
Il appert que, malheureusement, la publication d'hier dans le présent blogue a fait l'objet d'un quiproquo. En effet, le phylactère de l'image évoque le brun, ce qui a été mal interprété. Il s'agit tout simplement d'une allusion à la propension du régime parlementaire d'origine britannique à agir trop souvent de manière autoritaire; la couleur, ici, renvoyant aux chemises brunes de sinistre mémoire.
De quoi croyez-vous que je parlais, merde?
mercredi 11 septembre 2024
L'infirmerie
Traditionnellement, dans le parlementarisme britannique, les chambres sont de couleurs différentes. Il y a bien entendu la chambre basse où sont votées les lois, en d'autres termes la législature. Puis il existe en parallèle la chambre haute où lesdites lois sont entérinées. Au CAnada, digne héritier britannique, cela est représenté, respectivement, par la Chambre des communes et le Sénat.
Au Québec, il existe toujours la chambre basse appelée l'Assemblée nationale. Jusqu'en 1968, il existait le Conseil législatif, lequel était composé de 24 membres nommés – et non pas élus – par le lieutenant-gouverneur. Ce dernier étant une survivance symbolique de l'époque impériale où les vrais pouvoirs étaient détenus par un gouverneur militaire pour tenir ces «damnés Français» à leur place.
En 1968, le Conseil législatif est finalement aboli, peut-être dû au fait qu'il avait de tout temps – c'est-à-dire depuis le moment de sa création en 1867 – été totalement inutile. À partir de ce moment, la salle où se déroulaient ses délibérations ne fut plus utilisée que pour tenir des commissions parlementaires. À cause de la couleur de ses murs, on la surnomma le «Salon rouge» par opposition au «Salon bleu» où se déroulent normalement les débats.
En ce moment – et pour les deux ans à venir –, le «Salon bleu» doit subir des rénovations, de sorte que les débats ont été transférés au «Salon rouge» pour la durée des travaux.
Il est à noter un fait amusant. Sur les vaisseaux de ligne britanniques, au XIXe siècle, les infirmeries étaient peintes en rouge afin que le sang soit moins apparent lors des combats navals.
Sans doute une coïncidence.
mardi 10 septembre 2024
Appelez-le Craig!
Oui, je sais: le Nouveau Democratic Party (NDP) a résilié son alliance avec le Parti libéral du CAnada (PLiC). Il n'y aurait donc plus lieu de les associer avec le logo ci-dessus.
Mais ce serait oublier que, sur le plan des politiques constitutionnelles, économiques et sociales, ils sont, pour l'essentiel, tous deux du pareil au même.
Le jour où le NDP ne sera plus un parti centralisateur fédéraliste coast-to-coast, qui n'en a rien à cirer du respect de la spécificité du Québec, il ne sera jamais que le larbin des libéraux sous de faux oripeaux vaguement gauchisants.
lundi 9 septembre 2024
vendredi 6 septembre 2024
Super-rire
Sans conteste, l'événement de la semaine, sur la scène politique québécoise, fut la démission de Pierre Fitz-gibbon, le ministre de l'Économie, de l'Énergie et de l'Immigration. Accessoirement, il avait été surnommé «superministre», ce qui lui convenait parfaitement.
Pourquoi, cela lui convenait-il? Parce qu'il avait multiplié les manquements à la déontologie depuis son arrivée en poste, allant même jusqu'à recevoir des blâmes de la part du commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale. C'est ce qui nous avait permis d'élaborer la hiérarchie parlementaire propre à ma CAQ: en bas de l'échelle, le député; au-dessus, le ministre; un cran plus haut, le premier ministre; au sommet, le «superministre» affranchi des règles.
Tout de même, un tel poids lourd politique ne peut présenter ainsi sa démission sans que l'on se demande pourquoi; et c'est justement là que l'histoire devient intéressante. D'un côté, M. Fitz-gibbon a expliqué qu'il avait perdu le feu sacré et ce manque de motivation l'avait incité à prévenir son sous-fifre qu'il voulait quitter son poste à la fin de l'année. Ce dernier – c'est-à-dire le premier ministre – lui a demandé en retour de partir tout de suite pour des raisons demeurées très vagues.
Ils auraient dû s'entendre pour expliquer tout simplement que le principal intéressé partait afin de passer plus de temps avec sa famille. Vous savez, l'excuse qu'on utilise souvent en politique.
À défaut d'être convaincante, celle-là fait toujours rire.
jeudi 5 septembre 2024
Dix topiez
Pablo brasse les dirigeants pendant dix secondes.
Les dirigeants brassent les employés pendant dix minutes.
Les employés brassent les usagers pendant dix heures.
















