mardi 1 octobre 2019

Inique sens unique




Montréal, la belle grande cité francophone d’Amérique du Nord, n’a rien à envier à ses semblables du continent. Avec ses infrastructures qui se dégradent et qu’on ne parvient plus à retaper convenablement, son économie qui pique du nez même en période de relative prospérité, sa population qui se paupérise comme en fait foi sa problématique d’itinérance, son accessibilité au logement qui se restreint et tout le reste des problèmes qui assaillent les grandes métropoles, on ne peut nier qu’on y garde un sens des priorités très lucide.

En effet, il ne passe pas un mois avant que l’un ou l’autre des traditionnels profiteurs vienne faire l’éloge de l’arrivée d’une équipe professionnelle de baseball. C’est à croire que plus un sport est ennuyant, plus il est attrayant. 

Ce qui est certainement attrayant, c’est l’assiette au beurre dans laquelle ces brillants représentants de l’ultralibéralisme – c’est-à-dire le capitalisme sauvage – rêvent de puiser aussi longtemps que possible. Et puis, lorsqu’elle sera vide et qu’il faudra allonger le fric pour desservir, curieusement, ils seront tous occupés à des choses plus importantes, car ils auront encore une fois le sens des priorités

Un sens unique, bien entendu.


lundi 30 septembre 2019

Le grand secret




S’il en est un qui doit être présentement hautement interloqué par ce qui se passe aux Stazunis, ce doit être le président ukrainien, M. Volodymyr Zelensky. N’oublions pas que l’Ukraine, depuis la révolution de la place Maïdan, est en fait dirigée par un gouvernement noyauté par les néonazis. Alors, pour autant que M. Zelensky soit concerné, un président digne de ce nom peut faire chanter qui il veut pour nuire à qui il veut; et il lui appartient pleinement de fouler aux pieds le droit constitutionnel, en attendant que ce dernier soit aboli.

Le scandale qui secoue en profondeur les Stazunis présentement doit effectivement le laisser perplexe, ce qui est visible sur la photo ci-dessus.

Ce n’est un secret pour personne que les fascistes n’exigent le respect des droits que lorsqu’ils n’occupent pas le haut du pavé.


dimanche 29 septembre 2019

Le fils et la fille




Montréal vue du sol


samedi 28 septembre 2019

Le chemin abrégé




Une étude récente de Jeremy Koyei Yamashiro, de l’université Princeton, indique que les Stazuniens dans leur ensemble considèrent que leur pays est présentement en déclin. Nombre d’entre nous en avaient déjà conscience depuis le début des années 2000. Même le facétieux Denys Arcand s’était amusé dans le temps avec son film Le déclin de l’empire américain (1986). À l’époque, ce titre était un coup de pub; aujourd’hui, c’est devenu une réalité. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que les principaux intéressés commencent à s’en rendre compte eux-mêmes.

Comme pour tout empire en déclin, l’économie yankee surnage difficilement de crise en crise, les infrastructures se dégradent gravement, le peuple est laissé à lui-même sur le plan social et, bien entendu, côté militaire, l’agression est constamment de rigueur, mais le pays est incapable de sortir victorieux des conflits armés qu'il provoque.

De là à ce que les Yankees en viennent à douter même de leur «exceptionnalisme», il n’y a qu’un pas. Or, là-dessus, ils auraient grand tort. Ne disait-on pas, chez les mauvais esprits tels que le mien, que le chemin le plus court pour aller de la barbarie à la décadence passait par la civilisation?

Eh bien, voilà en quoi les Stazunis sont incontestablement exceptionnels. 


vendredi 27 septembre 2019

Esprit de chagrin




Aujourd’hui, 27 septembre 2019, le mot à l’ordre du jour est, bien entendu, l’environnement.

Partout au CAnada et aussi au Québec, ainsi que dans d’autres endroits dans le monde, les gens vont marcher dans de grandes manifestations afin de se porter à la défense du climat et de l’environnement, lesquels en sont plutôt rendus à la 25e heure.

Et c’est là une excellente chose, car il faut bien constater à quel point ce genre d’initiative est efficace. Tenez, par exemple, en 2003, lorsque tant de gens ont marché afin de protester contre l’intervention yankee en Irak. Eh bien, comme vous savez, cela a évité la guerre et cette région du monde connaît depuis la paix, la prospérité, la justice, la démocratie et la liberté.

Mais bon, je sais que mon esprit à la fois caustique et chagrin en désoblige plusieurs – c’est voulu – et qu’il y a bien entendu un avantage manifeste à aller marcher pour le climat: ça fera autant de bagnoles de moins à cracher leur poison dans l’air.

Pendant tout un après-midi…


jeudi 26 septembre 2019

mercredi 25 septembre 2019

La misère des triches




C’est parti pour un autre chapitre de la grand-guignolesque saga politique yankee. Cette fois, ce sont les démocrates qui ont l’initiative sur le président républicain. En effet, ils ont lancé une mise en accusation relativement à une procédure de destitution à l’endroit de M. Donald Trompe. Notons en passant qu’une telle procédure exige beaucoup de temps avant d’être complétée, de sorte que, dans le meilleur des cas, les prochaines élections présidentielles seront terminées bien avant qu’elle aboutisse.

Pour l’instant, le président Trompe n’a pas trouvé de meilleure défense que de dénoncer l’acharnement des démocrates contre sa pauvre petite personne injustement maltraitée.

Il faut dire que l’acharnement n’est pas ici à sens unique. Si M. Trompe avait été un peu moins opiniâtre à faire fi des lois et de la constitution de son pays, on lui aurait probablement laissé la bride sur le cou, comme on l’a fait ces trois dernières années.

C’est la grande misère d'être riche: on ne sait jamais jusqu’où aller trop loin.



mardi 24 septembre 2019

Trudeaumanie 2.0




Après la semaine catastrophique qu'il vient de passer, le fils de Pierre Elliott Trudeau reprend le collier de sa campagne électorale pour aller tapiner dans le sud de la Colombie-Britannique. Là, il aura l’occasion de présenter d'autres excuses, lesquelles n’auront rien à voir avec ses frasques d’adolescent de 29 ans.

À cette occasion, il pourra demander pardon d’avoir trompé la population de cette province, et de tout le CAnada, avec sa fausse image de sympathisant environnementaliste. 

Et aussi de l’avoir entubée avec un pipeline.


dimanche 22 septembre 2019

Montréal vue du sol

L'arbre à deux couleurs



samedi 21 septembre 2019

Le temps des bouffons



Volodymyr Zelensky, l'actuel président de l'Ukraine, est un ancien comédien dont les seuls antécédents en politique furent d'incarner un président ukrainien dans une série à succès. Avec le prof de théâtre au secondaire qui a fini premier ministre du CAnada, le gros polichinelle à la Maison-Blanche, Beppe Grillo, le clown italien, le bouffi Doug Ford en Ontario et la marionnette Emmanuel Macron en France – pour ne citer que ceux-là –, on vit vraiment au temps des bouffons.







En 2001, j’avais 29 ans



C’est assez particulier, cette histoire avec le fils de Pierre Elliott Trudeau. Après tout son battage au sujet de l’absolu respect des minorités, le voir déguisé pour une sorte de minstrel show colombo-britannique, c’est plus que savoureux. Et avec sa jolie petite gueule fendue de son beau sourire pincé, en plus... Sans compter que, par-dessus le marché, il ne l’a pas fait une fois ni deux, mais bien trois!

Remarquez, il aurait été plus facile d’expliquer – sinon de pardonner – si la même chose avait été le fait d’un adolescent au début des années 1960. Les mentalités étaient assez peu évoluées, à cette époque. Mais tout cela s’est produit en 2001 et fut le fait d’un adulte ayant dépassé le quadruple de l’âge de raison. Désolé, mais l’explication du principal intéressé à l’effet «[qu’il] aurait dû le comprendre» ne tient pas la route. Il le savait, le comprenait et l’a fait quand même pour se donner en spectacle. Irrésistible lubie, dans son cas.

Ce qui est certain, c’est que la prochaine fois qu’il voudra traiter les Québécois de racistes, il aura intérêt à mettre des gants blancs…





vendredi 20 septembre 2019

Trompe rit




Le président yankee, M. Donald Trompe, a affirmé aujourd’hui que son administration avait durci les sanctions économiques à l’endroit de l’Iran. Il s’agissait pour lui de punir ce dernier pays de l’attaque contre les installations pétrolières saoudiennes. Mentionnons tout de même en passant qu’il n’existe toujours aucune preuve – loin de là – que l’Iran en était l’auteur ni même que ce pays avait quoi que ce soit à voir dans cette histoire. Mais les Stazunis, grande démocratie fondée sur le droit, évitent généralement de s’empêtrer dans des notions de jurisprudence, de justice ou d’équité.

Dans le sillage de cette annonce, la planète pousse un soupir de soulagement, car il semble que l’hypothèse d’une intervention militaire yankee, et de la guerre qui s’en serait suivie, ne se concrétisera pas. C’est tout de même une bonne chose. 

Par ailleurs, «durcir les sanctions économiques» contre l’Iran relève du tour de force, si on tient compte du fait que Washington, depuis la répudiation unilatérale du traité sur le nucléaire, avait multiplié les restrictions et que, au final, rien de ce que la Maison-Blanche puisse décider dans ce domaine ne fera une bien grande différence pour le gouvernement de Téhéran. Mettons que, là-dessus, M. Trompe rit jaune.

Bref – et c’est tant mieux –, la puissance yankee s’écrase une nouvelle fois après avoir encore donné dans le bluff matamore auquel, en vérité, plus personne ne croit vraiment.

Il est vrai que les Stazunis en ont déjà plein les mains avec les guerres dont ils ne parviennent même plus à s’extraire.


Singh maugrée




jeudi 19 septembre 2019

Fissa, papa!


mercredi 18 septembre 2019