mercredi 14 mars 2018

La plus grande démocrasserie du monde



Nul pays n’est sans doute mieux placé – sur le plan de l’hypocrisie – que les Stazunis quand vient le temps de critiquer les autres sur la question des droits de la personne.

J’en veux pour preuve le dernier remue-ménage à la Maison-Blanche, alors que l’ancien chef de la diplomatie, Rex Tillerson, a été viré sans ménagement, sinon pour un captieux mot de remerciement sur Twitter. On savait que Tillerson Rex s’entendait assez mal avec son patron, ce cher et estimé à sa juste valeur Donald Trompe. Mais de là à le jeter juste avant une éventuelle rencontre au sommet avec la vaillante République démocratique populaire de Corée, sans compter cette inutile et surréaliste renégociation de l’ALENA et l’instauration de barrières douanières avec l’Europe, il y a odeur de maladroite incompétence.

Comme il ne faut jamais s’arrêter en si bon chemin, mon pote Donald a décidé de nommer à la place celui qui était chef de la CIA jusque-là, l’inénarrable Mike Pompeo, espion en chef, tenant de l’extrême droite yankee et ancien militaire – ça n’en fera qu’un de plus (John Kelly, H.R. McMaster, James Mattis, etc.) dans l’entourage présidentiel.

Tandis qu’on y était, il a bien fallu remplacer M. Pompeo à la tête de la CIA. Alors, on aurait pu choisir quelqu’un au passé irréprochable, mais c’eut été gauche dans ce pays au bord du fascisme. Donc, on a jeté son dévolu sur Mme Gina Haspel. Le nom ne vous dit rien? C’est parce que vous n’êtes ni Thaïlandais ni un militant vaguement soupçonné d’activités terroristes. En effet, cette chère et pimpante Mme Haspel était, en 2002, directrice d’une prison secrète de la CIA en Thaïlande où on a pratiqué la torture sans retenue. À tel point que, en juin 2017, le Centre européen pour les droits constitutionnels et les droits de l’homme a demandé au gouvernement allemand de lancer un mandat d’arrêt contre elle.

Dommage pour Gina, il lui faudra attendre l’annulation du mandat avant de pouvoir aller torturer à Berlin.

Une douche froide, en quelque sorte.






mardi 13 mars 2018

Chose vous promet une place



Ça va vraiment mal, en politique cAnadienne!

Le parti au pouvoir est en apparence – mais en apparence seulement – dirigé par un clown situé quelque part à mi-chemin de Guignol et Fregoli. Le Bloc québécois est en pleine dissolution à cause d’un conflit entre la chef et une majorité de ses députés. Le Nouveau Démocratic Party perd du terrain partout depuis qu’il est tombé sous la coupe d'obsédés de religion. Le Parti conservateur, quant à lui, s’est donné comme chef un inconnu dont l’histoire aura sans doute grand-peine à retenir le nom.

C’est probablement dans l’espoir de se servir de cet anonymat pour faire oublier les multiples trahisons des conservateurs, depuis Louis Riel jusqu’à Charlottetown, que ce parti s’est lancé dans une opération de racolage assez putrescente promettant aux Québécois de leur faire une place.

On la connaît, la place; et les accessoires qui vont avec.

lundi 12 mars 2018

Les libertés de Freeland



Comme tout bon CAnadien aime l’affirmer, sa ministre des Affaires étrangères s’appelle Christine Alexandra «Christia» Freeland. Il ne faut surtout pas se laisser abuser par son nom de famille. Certes, son père était d’origine albertaine – donc doté d'une ouverture d'esprit légendaire –, mais son grand-père maternel, lui, était ukrainien d’origine et fut, au cours de la Deuxième Guerre mondiale, un collaborateur de l’occupant nazi, en Pologne d’abord et en Ukraine ensuite.

Évidemment, les fautes des ascendants ne sont pas forcément celles des enfants, aussi ne faut-il pas accuser Mme Freeland à la légère. Il n’empêche que, lorsque cette histoire de collabo est apparue dans la presse en 2017, Christia n’a pas hésité à réfuter l’accusation au prétexte qu’il s’agissait de désinformation colportée par la Russie. Il semble que la petite a gardé les réflexes de son aïeul, lesquels consistaient à toujours blâmer l’Union soviétique. La ministre des Affaires étrangères cAnadienne, faisant preuve de courte vue en histoire, n’a toujours pas compris que l’Union soviétique n’existe plus. Mais qu’importe, pour elle, tout est la faute des Russes.

Évidemment, dans cette optique, sa politique est axée sur celle de Washington. En fait, elle est probablement plus axée sur Washington qu’elle n’est axée sur Ottawa. Or, v’là-t’y pas que, en ce moment, la Maison-Blanche a décidé de secouer les puces économiques de ses partenaires avec sa renégociation serrée de l’ALENA, l’accord de libre-échange, et l’imposition de tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium.

Cette chère et sexy Christia a affirmé haut et fort que son pays provisoire – n'a-t-elle pas un joli pied-à-terre à Kiev? –, le CAnada, «ne se laissera pas bousculer» par les Yankees.

Pour ça – et pour ça seulement –, je la crois sans hésitation. En effet, il est impossible de se faire bousculer quand on est déjà à plat ventre par terre.

vendredi 9 mars 2018

Fat Man et Little Boy II



Les bombes atomiques qui éradiquèrent les villes de Hiroshima et de Nagasaki, en 1945, avaient été nommées respectivement «Fat Man» (gros homme) et «Little Boy» (petit garçon). Était-ce le produit d’un humour morbide ou simplement d’un manque de goût? Toujours est-il que les Yankees accouchent trop souvent de noms de code un peu biscornus.

Aujourd’hui, alors que le péril atomique fait un retour en force dans notre quotidien, voici qu’on apprend que, après des mois de tensions accrues, le président des Stazunis et mon pote Kim Jong-un, secrétaire général du Parti du travail de Corée, ont annoncé qu’ils allaient se rencontrer dans le but de dénouer la crise.

Est-ce un retour du balancier? Peut-être que le gros homme et le petit garçon vont, cette fois-ci, éviter la conflagration nucléaire, plutôt que de la provoquer.

On peut toujours rêver.

mercredi 7 mars 2018

Tout fric, tout flemme



Une étude du Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE), dont les résultats sont publiés ce matin, a causé toute une surprise*.

Elle a révélé que, compte tenu des importantes augmentations d’honoraires reçues par les médecins au cours des 10 dernières années, ceux-ci ont progressivement réduit leur production de soins. Il n’y a pourtant rien là pour surprendre. Quiconque a pris la peine d’étudier un peu le capitalisme a pu constater que, en règle générale, plus on travaille fort et moins on est payé. La corollaire de ce qui précède est donc, en toute logique, que moins on travaille et meilleurs sont les émoluments.

Ce qu’on ignorait, par contre, c’est qu’il suffisait d’augmenter le revenu pour pousser à la baisse l’efficacité au travail. Enfin, quand je dis qu’on ne le savait pas, il est vrai que certains ont dû s’en rendre compte, depuis le temps.

Ce qui explique que le fait est si mal connu, c’est qu’ils ne font pas partie de la majorité.


* La véritable surprise, ce fut d’apprendre qu’il existait un Commissaire à la santé et au bien-être. Ce qui a nettement moins étonné, ce fut de reconnaître que son existence n’a en rien aidé la prestation des services de santé. Peut-être que la présence d’un Commissaire contribue également à pousser à la baisse l’efficacité.

 

mardi 6 mars 2018

Navrant naufrage



Les joyeux naufragés (Gilligan’s Island) était paraît-il un succès télévisuel des années 1960, populaire depuis les Stazunis jusqu’en Europe. En gros, la comédie de situation mettait en scène un groupe de 7 naufragés incapables de quitter leur île du Pacifique. Parmi eux, on retrouvait deux millionnaires, une actrice vedette et un savant. Les trois autres n’étant que du vulgum pecus, dont le fameux Gilligan du titre.

Or, lors des négociations entre l’Université de Montréal (UdeM) – la fontaine aux sentences, la montagne aux lumières, l’éternel geyser de la connaissance – et le syndicat des étudiants salariés, ces derniers ont eu l’outrecuidance de négocier serré et de comparer la direction de l’UdeM à la fameuse bande de naufragés. Vous savez, dans le genre: «Qui mène le bateau? Y a-t-il un capitaine à bord? À quand la négociation? Sont-ils cachés sur l’île de Gilligan?»

Aujourd’hui, ces négociations sont terminées depuis belle lurette et la convention collective a été signée. Mais les terribles séquelles de cette épouvantable diffamation ne se sont pas dissipées*. De la sorte, des poursuites sont encore en train, et ce, depuis presque 2 ans, afin de faire payer les meneurs de cette immonde campagne de dénigrement. «Payer» est le bon terme, puisque la partie lésée réclame justement 3000$ de chaque étudiant ayant pris part à cet outrage.

Sachant à quel point les étudiants sont rupins, il va de soi qu’une institution aussi noble et sublime que ce refuge du haut savoir – pour ne pas dire du savoir-vivre – ait décidé de les frapper au seul endroit où la leçon portera avec toute la rigueur que l’inqualifiable attitude requiert.

Il est en effet grand temps qu’on mette un terme aux comparaisons entre un recteur d’université et un petit matelot gaffeur!



* Il est à noter qu’on reproche également aux étudiants d’avoir fait circuler un faux diplôme dit de «certification antisyndicale» arborant les armoiries de l’établissement d’enseignement. On a reproché à ce geste de «créer une confusion», selon les termes de la requête présentée par les avocats. Apparemment, le faux document était dangereusement conforme à la réalité.

lundi 5 mars 2018

Michaëlle Jean vertement semoncée


Le premier ministre du Québec Philippe Couillard (le nom est marrant) a critiqué les dépenses somptuaires auxquelles s'est adonnée Michaëlle Jean à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie.

Côté abus budgétaires, si Mme Jean a pu envoyer paître tout le CAnada à l'époque où elle était gouverneure générale, pense-t-il vraiment que, aujourd'hui, elle en a quoi que ce soit à cirer de ce que pense le chef de gouvernement d'une seule province?

Pauvre Philippe. Il n'y a pas que son nom qui soit marrant...



Couillard (le nom est marrant) en France


Si vous êtes pour parler anglais, au moins fermez vos gueules!

Justin Macron au Québec!


Lui va nous dire quoi faire!

Et, comme par hasard, ce sera exactement ce que nos vendus coutumiers nous répètent depuis des années!

dimanche 4 mars 2018

Femen fait peine



Ce qui m’interpelle toujours à propos des Femen, c’est que, quel que soit le lieu où elles sévissent, Russie, France ou, comme dans ce cas-ci, Italie, il y a toujours une partie de leur message qui est en anglais.

À preuve, voyez le biceps gauche de la beauté qui se dénude les seins pour protester contre l’objectification du corps de la femme et le sexisme latent des sociétés, ce qui – nous l’admettons tous – est placé sous le signe d’une rigoureuse logique et est impeccablement conséquent.

Ayant eu le grand plaisir de voyager en Italie; je sais d’expérience que les gens là-bas parlent souvent l’anglais. Mais, tout de même, ce n’est pas leur langue de prédilection. Alors, pourquoi s'y tatouer, fût-ce temporairement, avec des slogans en langue anglaise?

Peut-être parce que le véritable public des Femen est ailleurs?

vendredi 2 mars 2018

Fissa, papa!



Inutile de revenir sur l’inepte voyage du non moins inepte fils de Pierre Elliott Trudeau en Inde. Revenons-y donc, puisque l’ineptie, une fois commencée, n’a plus de limites.

Tout d’abord, le premier ministre cAnadien a fait rire de lui avec ce défilé de mode en costumes traditionnels poussé à un tel excès que les Indiens eux-mêmes ont dû se demander s’il se payait leur tête.

Ensuite, les commentateurs sont restés interdits devant le coût dudit voyage et de sa relative absence de retombées tangibles. Pour eux, l’exercice ne fut rien d’autre que l’équivalent de jeter une fortune dans un trou sans fond.

Puis, il y a eu cette inextricable histoire de terroriste sikh gravitant dans l’entourage du fils de Pierre Elliott Trudeau. Un sinistre individu – je parle du terroriste – que l’on a maladroitement placé sous les feux de la rampe, avant de l’en soustraire encore plus maladroitement.

Comme si ça ne suffisait pas, et sans doute afin de jeter de l’huile sur le feu, le premier ministre aux deux pieds dans la même bottine – quelle économie de godasses, tout de même! – n’a rien trouvé de mieux que de blâmer le gouvernement indien quant à ce qui précède. Lors d’un discours qu’il livrait mercredi dernier à Pointe-Saint-Charles, il a laissé entendre que lui-même avait été victime d’un complot ourdi par la Nouvelle-Delhi.

En outre, le discours en question n’a pas oublié la part schizophrénique où le fils de Pierre Elliott Trudeau a souligné à quel point le voyage en question avait «célébré les liens entre les deux pays». Si j’ai bien suivi, il faisait ici allusion à l’Inde et cette contrée imaginaire qui flotte entre ses deux ravissantes oreilles si soigneusement épilées.

Enfin, ce matin, ce sont les maigres retombées de ce voyage en matière de création d’emplois qui sont carrément remises en question par les entreprises indiennes elles-mêmes.

Bref, le fils de Pierre Elliott Trudeau, après avoir eu l’air d’un clown, d’un dissipateur, d’un crétin, d’un incompétent, d’un hébéphrénique, a maintenant l’air d’un menteur.

Va donc, fils à papa!

jeudi 1 mars 2018

30 984



Il y a environ 30 000 ans, une personne préhistorique a sculpté dans un morceau de calcaire une figurine représentant une femme nue aux courbes plantureuses. Quelques années plus tard, en 1908 pour être exact, la figurine a été découverte sur le site d’une ancienne briqueterie à Willendorf, en Autriche.

Depuis, l’objet d’art, qui fait l’admiration à la fois des esthètes, des anthropologues et des paléontologues, est exposé – et jalousement conservé – au Musée d’histoire naturelle de Vienne.

Il s’agit d’une œuvre iconographique qui a été montrée partout et qui représente le mieux le génie humain dans ses premiers balbutiements. Personne, depuis 1908, n’a même songé que cette œuvre présentait quelque caractéristique répréhensible. Personne avant aujourd’hui.

Voici qu’on apprend que Facebook a censuré – c’est-à-dire supprimé – la photo de la Vénus de Willendorf d’un message posté par une activiste des arts à la fin décembre 2017. Trop osé pour Facebook la pure? Représentation artistique insuffisamment nivelée par le bas? Crime par la pensée? Je vous laisse décider.

Je vous laisse également imaginer qui sera la prochaine «victime».



mercredi 28 février 2018

Fric assez!

Vous connaissez le principe. Une administration quelconque reçoit son allocation budgétaire en début d’année. Puisque les administrations cherchent toujours à croître en importance et, surtout, en moyens, l’idée est de toujours dépenser la totalité de l’argent. Ainsi, en fin d’année, il devient possible d’en réclamer davantage pour l’exercice financier suivant, prétextant que l’allocation a été jusque-là insuffisante. N’importe quel administrateur à trois sous vous le confirmera.

Mais pas aux Stazunis. Oh! non!

Enfin, si. Aux Stazunis également, mais pas chez les militaires. En effet, le Pentagone a demandé aux législateurs de lui accorder plus de temps afin qu’il puisse dépenser tout l’argent qu’on lui a accordé pour son budget «Operations and Maintenance». En quoi cela consiste importe peu. Le fait demeure que les militaires dans ce pays sont tellement arrosés de fric qu’ils en viennent à ne plus savoir comment le dépenser dans les délais prévus. Et, à côté de ça, ils ne savent toujours pas comment protéger leurs écoles contre les tireurs fous.

Quand je pense qu’il y a des gens qui cherchent à émigrer là-bas…

mardi 27 février 2018

Guenillegate



Déjà que le voyage en Inde du fils de Pierre Elliott Trudeau n’avait pas volé bien haut, mais les choses ont carrément dérapé, mercredi dernier. Et cela n’avait rien à voir avec le piètre choix de garde-robe.

Commençons par parler de M. Jaspal Atwal, un sikh du Khalistan, qui a milité pour l’indépendance de son pays, allant même jusqu’à comploter pour assassiner, en Colombie-Britannique – un endroit mal famé s’il en est –, un homme politique indien, Malkiat Singh Sidhu. Il a en conséquence été condamné à 20 ans de prison. Jusque-là, les choses sont assez claires, mais c’est ici qu’elles se voilent considérablement.

Apparemment, M. Atwal avait élu domicile au CAnada où, selon lui, il avait noué des liens d’amitié avec le fils de Pierre Elliott Trudeau; peut-être à l’époque où ce dernier a acquis son expérience dans le domaine politique en donnant des cours de théâtre, on ne sait. Toujours est-il que M. Atwal était resté persona non grata en Inde, comme on peut facilement l’imaginer. Or, lors de la visite de la semaine dernière, dans le cadre d’un dîner que le premier ministre du CAnada devait présider à la Nouvelle-Delhi, il avait reçu une invitation.

Tout d’abord, on peut se demander comment il avait pu obtenir un visa pour entrer sur le territoire indien. A-t-il bénéficié d’un appui du gouvernement cAnadien? Mystère.

Ensuite, on n’arrive toujours pas à déterminer dans quelles circonstances a été transmise l’invitation. Techniquement, elle n’a pu être envoyée que par le Bureau du premier ministre (BPM). Cependant, dans le brouillon d’excuses diplomatiques qui a suivi, on a expliqué que ladite invitation avait été envoyée à l’insistance de M. Randeep Sarai, un député libéral accompagnant le fils de Pierre Elliott Trudeau, geste pour lequel M. Sarai s’est platement excusé. Le fait demeure, le nom de M. Atwal est connu et le BPM aurait dû agir en conséquence, plutôt que d’attendre la veille de l’événement avant de «désinviter» M. Atwal.

Enfin, tout a été nié en bloc: M. Atwal n’est pas et n’a jamais été un ami personnel du premier ministre cAnadien; le CAnada n’a rien eu à voir avec la présence de M. Atwal en Inde au cours de la visite; le BPM n’a pas volontairement invité M. Atwal; et – surtout – le gouvernement du fils de Pierre Elliott Trudeau n’a pas été noyauté par des activistes sikhs.

Fort heureusement, il n’y a pas d’autre parti d’envergure nationale au CAnada, qui est à risque de se faire infiltrer par des activistes, fussent-ils sikhs.



lundi 26 février 2018

La Ghouta qui fait déborder le vase

L'article ici


Maintenant qu’il est avéré que les groupes terroristes ayant combattu le régime de Bachar el-Assad en Syrie furent appuyés, encadrés et équipés par les Occidentaux, Yankees en tête, il est devenu de plus en plus difficile de condamner le régime au nom des droits de la personne. En effet, comment l’Occident pourrait-il se draper dans une bonne conscience quelconque après avoir été complice de tortionnaires et d’assassins fanatisés?

Puisqu’il est devenu pratiquement impossible de faire l’apologie des opposants au régime de Damas, il ne reste plus qu’à condamner l’inhumanité dudit régime dans sa conduite des opérations militaires. En ce moment, ce qui occupe les manchettes, c’est le sort de la Ghouta orientale, une région limitrophe de la capitale qui est bombardée par l’armée syrienne. Alors, les médias s’en donnent à cœur joie pour dénoncer le sort épouvantable qui échoit à la malheureuse population civile, laquelle est menacée par l’aviation et l’artillerie. Bien évidemment, il est hors de question de préciser que les tirs vont dans les deux sens. Dans les faits, qui sont soigneusement tus, Al-Quaïda occupe la Ghouta orientale et, depuis 6 ans, l’organisation terroriste bombarde la ville de Damas depuis ses bases dans la région.

On sait que les fanatiques religieux ne sont pas des enfants de chœur. Depuis 6 ans, on ne compte plus les exactions que les terroristes ont fait subir à la population civile qu’elle tient en otage et dont elle s’est servie à intervalle comme boucliers humains.

Oui, c’est terrible que des civils innocents se trouvent écrasés par des bombes, et il y a de quoi le dénoncer dans les journaux. Curieusement, les mêmes journaux n’ont guère mentionné les 9000 victimes des bombardements qui ont mené à la libération de Mossoul, en Irak. Mais il est vrai que ce n’étaient pas des victimes, puisqu’elles avaient été ainsi «sauvées» par la Coalition occidentale.

Ces tentatives de manipulation, c’est un peu la goutte qui fait déborder le vase. Maintenant, il ne faut plus rien croire de ce que racontent nos dirigeants.

vendredi 23 février 2018

Trudeau maniaque


Panthère noire et Maison-Blanche



Outre la totale ineptie de ses militaires, la sidérante incapacité de ses législateurs à limiter les tueries et les bourdes infantiles de sa présidence, le grand buzz aux Stazunis, présentement, est le film Panthère noire. En effet, ce dernier fracasse des records d’assistance. Rien qu’en Amérique du Nord, il a rapporté plus de 242 millions de dollars, probablement US.

Si ça rapporte autant de fric, ça ne peut être qu’un chef-d’œuvre.

C’est le film qui fait courir les foules et qui est sur toutes les lèvres. Non seulement est-il en passe de devenir un phénomène social, mais en plus il est chargé sur le plan politique. Il représente une forme d’émancipation pour les Noirs aux Stazunis, prouvant qu’il existe un marché, auprès d’un public de Blancs, pour un cinéma mettant en vedette principalement des comédiens de race noire. C’est effectivement une chose rarement vue.

Ne ménageons pas nos éloges pour le pays des Yankees, là où un film grand public peut devenir un événement politique, tandis qu’un film politique ne peut jamais y rejoindre un grand public.

Sauf si c’est un documentaire se déroulant à la Maison-Blanche.