dimanche 2 juillet 2017
Un autre grand succès cAnadien!
La chaîne de restauration rapide Tim Hortons possède des franchises jusqu'aux Stazunis. Comme c'était – paraît-il – la fête du CAnada, dernièrement, ladite chaîne a décidé de souligner la chose en offrant dans ses succursales yankees un «mets» se voulant représentatif de l'identité cAnadienne.
En effet, pour qui avait l'estomac assez solide – et ça ne manque pas là-bas –, il était possible d'y commander un beigne au miel recouvert de sauce avec des pommes de terre frites et du fromage en grains. Notons au passage que les beignes au miel ne sont pas plus cAnadiens que moi, que les frites ont été inventées en Belgique, que la sauce brune est d'une origine suspecte et que le fromage en grains arrive probablement d'une autre galaxie, mais passons.
Les internautes s'en sont donné à cœur joie avec cette initiative si peu gastronomique, exprimant à la fois leur amusement et leur dégoût.
Bref, en autant qu'il s'agissait de donner une idée juste du CAnada à l'étranger, Tim Hortons a atteint son objectif.
Le CAnada en musique ici.
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samedi 1 juillet 2017
De deux maux, il faut choisir le moindre
L'étranger reste parfois interloqué, le 1er juillet dans les rues de Montréal, lorsqu'il assiste à la transhumance des déménagements. Et il y a effectivement de quoi. Pourtant, la chose est aisément compréhensible.
Voyez-vous, la nature humaine recherche toujours à éviter ce qu'il y a de plus désagréable. Lorsqu'un être humain est placé devant un choix entre deux choses, il aura fortement tendance à choisir celle qui lui plaît le plus; ou à tout le moins celle qui lui déplaît le moins.
Or quel est le choix auquel sont confrontés les Montréalais, le 1er juillet? Ils ont le choix entre fêter le CAnada ou déménager.
Dès lors, tout s'explique.
Le CAnada en musique ici.
Héros secs
La brave et invincible armée cAnadienne s'est retrouvée confrontée à un ennemi implacable, aujourd'hui. En effet, dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de la fondation de la ville de Montréal, on avait prévu un défilé militaire en ce 1er juillet.
Pourquoi précisément aujourd'hui? Le mystère plane encore. Il semble que cette date prenait un sens particulier pour les forces armées cAnadiennes. Pourtant, ce n'est pas la date à laquelle elles avaient fait feu sur des civils dans la ville de Québec, en 1917. Ce n'est pas non plus la date à laquelle elles s'étaient livrées, en compagnie de différents corps policiers, à des rafles de personnes innocentes en 1970. Mais bon, le 1er juillet doit avoir une signification quelconque pour un individu habitant au CAnada.
Malheureusement pour les Montréalais, le défilé n'aura pas lieu. En effet, les vaillants soldats, rompus à tous les sacrifices et aux pires épreuves, ont jugé que ce serait au-dessus de leurs forces (sans jeu de mots) de parader ainsi étant donné les risques d'averse. Douillets comme des joueurs de baseball, ils tiendront plutôt une cérémonie restreinte à l'intérieur.
Quels héros, tout de même!
vendredi 30 juin 2017
Vraie fausse nouvelle
Comme tous les visiteurs qui passent par les clubs de golf appartenant au président des Stazunis, M. Donald Trompe, j'avais remarqué sur les murs la une encadrée du Time, revue bien connue, et hautement respectée.
Or, l'œil avisé ne peut s'empêcher de noter la date de la pseudo publication – le 1er mars 2009 – et, après coup, la vérification confirme que, à cette date précise, il n'y a pas eu de publication de la part du Time. En d'autres termes, cette page couverture est en réalité un faux.
Voilà une anecdote savoureuse de la part d'un individu à la moralité douteuse, qui a constamment accusé les médias de produire des fake news («fausses nouvelles»). Comme on voit, il s'agit d'un cas patent d'arroseur arrosé. En fait, c'est Donald Trompe qui fabrique de fausses nouvelles.
Et cela en produit de vraies par ricochet.
Or, l'œil avisé ne peut s'empêcher de noter la date de la pseudo publication – le 1er mars 2009 – et, après coup, la vérification confirme que, à cette date précise, il n'y a pas eu de publication de la part du Time. En d'autres termes, cette page couverture est en réalité un faux.
Voilà une anecdote savoureuse de la part d'un individu à la moralité douteuse, qui a constamment accusé les médias de produire des fake news («fausses nouvelles»). Comme on voit, il s'agit d'un cas patent d'arroseur arrosé. En fait, c'est Donald Trompe qui fabrique de fausses nouvelles.
Et cela en produit de vraies par ricochet.
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jeudi 29 juin 2017
mercredi 28 juin 2017
Pauvres travailleurs pauvres!
Avec le 1 % de la société dont les rangs vont en diminuant, concentration du capital oblige, et la classe moyenne qui fait, dans le meilleur des cas, du sur-place, il est rassurant de savoir qu'au moins une classe sociale est en nette croissance, par les temps qui courent.
En effet, bien qu'on a remarqué son existence un peu plus au cours des dernières années – en particulier depuis le triomphe du néolibéralisme –, une couche de la société gagne du terrain en Occident. Aux Stazunis, on a baptisé ce groupe working poors, c'est-à-dire des «travailleurs pauvres». Il s'agit de cette frange croissante de la population occupant des emplois si mal rémunérés que, même avec deux salaires au sein d'un ménage, il n'est pas possible de faire face à toutes les dépenses qu'exige un niveau de vie décent.
Nombre de commentateurs ont tenté de trouver une traduction juste de ce terme de working poors, mais n'ont pas encore élaboré d'expression qui fasse consensus. C'est un peu curieux, d'ailleurs, qu'on se donne la peine de traduire un terme alors que, en français et dans à peu près toutes les autres langues, il existe un mot parfaitement juste pour décrire cette réalité socioéconomique qui s'impose de plus en plus.
Mais il est vrai que le mot en question a peut-être une portée qui dépasse de loin l'intention de ceux qui veulent évoquer une situation, en évitant toutefois de traiter le problème à sa source. Surtout, on hésite à déborder alors sur le terrain politique en ressuscitant de vieux débats que l'on préfère encore aujourd'hui laisser sous le boisseau, au prétexte qu'ils sont morts de leur belle mort. Évidemment, nier une dynamique ne la fait pas disparaître pour autant.
Mais quel est donc ce terme qui, en français, désigne les working poors? Mais le mot «prolétaires», bien entendu. Utilisez-le, la prochaine fois que l'occasion se présentera. Vous verrez des réactions intéressantes.
mardi 27 juin 2017
Politicologie 101
Theresa May, l'actuelle première ministre conservatrice des Royaux-Munis, avait déclenché des élections anticipées dans son pays afin de renforcer sa majorité parlementaire et de pouvoir mener à sa guise la sortie de son pays de l'Union européenne (le fameux Brexit), et tout le reste.
Sauf que – patatras! – plutôt que d'obtenir une Chambre à sa botte, le 8 juin dernier, elle s'est retrouvée avec un gouvernement minoritaire. Que faire alors? Quand on est un chef conservateur, la solution est toute trouvée: il faut pêcher des appuis à l'extrême droite. Mme May s'est donc tout naturellement tournée vers le Democratic Union Party (DUP, sans «e» à la fin) d'Irlande du Nord afin de glaner les quelques sièges qui lui assureraient une très mince majorité.
Les négociations ont un peu traîné, sans doute parce que Mme Arlene Foster, chef du DUP, a su, comme tout le monde, que la cabale a commencé au sein du Parti conservateur pour se débarrasser de Mme May, figure gênante et bouc émissaire incontournable de l'échec.
Néanmoins, les choses sont rentrées dans l'ordre, Mme May ayant fait preuve d'un sens politique sans égal en achetant littéralement l'appui du parti facho. Combien? Pas cher, à peine un petit milliard de rien du tout. Des livres sterling, attention; pas de ces vulgaires dollars. Quand même, pour s'assurer l'appui de 10 députés, ça revient cher le siège. Bah! puisque ce n'est pas son argent!
Vous me direz que le fric ira au développement économique de l'Irlande du Nord et non pas au DUP. Parions qu'il y en aura bien une partie qui, d'une manière ou de l'autre, finira par s'égarer dans les coffres des fascistes, comme d'habitude.
La politique, quel beau métier!
lundi 26 juin 2017
samedi 24 juin 2017
vendredi 23 juin 2017
La laque du laquais
On dirait que, avec le voile du recul, le temps a fait que même les indépendantistes québécois ont fini par trouver des vertus à Bob-la-Job. À tel point qu'il est devenu la référence à partir de laquelle il est de bon ton de mesurer les accomplissements de ses successeurs, John James Charest et Philippe Couillard (le nom est marrant) en tête.
C'est oublier – un peu vite à mon humble avis – que, dans le sillage de l'échec de Meach – l'entente de la dernière chance –, Bob-la-Job a résisté avec une exemplaire inertie libérale au constat qui s'imposait et, surtout, aux pressions qui s'exerçaient sur lui – surtout à l'extérieur de son parti, il est vrai – pour entreprendre une démarche, sinon vers l'indépendance, tout au moins vers une autonomie accrue. À ce moment de l'histoire du Québec, l'opinion publique était braquée comme jamais contre la sempiternelle intolérance cAnadienne.
C'est sans compter aussi toutes les reculades que son gouvernement a exécutées avec empressement et componction devant le grand frère libéral fédéral d'antan, c'est-à-dire nul autre que le père du fils de Pierre Elliott Trudeau. Reculades non seulement sur le plan constitutionnel, mais également économique, ce qui ne plaidait guère en faveur de celui qu'on présentait comme un économiste de talent.
Bref, Bob-la-Job a œuvré pendant toute sa carrière politique comme un laquais des intérêts cAnadiens, sans jamais faillir à cette mission sacrée. En faire aujourd'hui, même à doses infimes, une sorte d'exemple à suivre, c'est enduire sa réputation d'un vernis trompeur.
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jeudi 22 juin 2017
Inintelligence artificielle
Vous n'êtes pas sans savoir que, en ce moment, les Stazunis sont plongés dans la paranoïa. Oui, oui, je sais: les Yankees sont paranoïaques de nature; cela fait partie de leur caractère profond. Cependant, depuis les dernières élections présidentielles, une couche de peur s'est ajoutée à toutes les autres. Il s'agit, bien entendu, des cyberattaques russes.
En effet, s'il faut en croire les médias yankees, et tous leurs semblables bêlant dans le même registre, des hackers russes ont réussi à pénétrer dans des bases de données sensibles aux Stazunis, soit à des fins d'espionnage, soit dans le but de manipuler indirectement le résultat des élections. Bref, c'est toute la démocratie stazunienne qui est désormais menacée et, à partir de là, la démocratie planétaire. Évidemment, puisque les Yankees veulent partout imposer par la force la démocratie; la leur, en tout cas.
La belle affaire! C'est d'autant moins crédible quand on regarde le rapport de force en la matière. N'oublions pas que la Russie s'est mise au développement de l'informatique avec une génération de retard sur la fameuse Silicon Valley. On trouve aux Stazunis 3,6 millions de programmeurs (20 % du total mondial), alors que la Russie n'en compte qu'environ 500 000. Mentionnons pour finir que la Russie ne compte aucune de ses entreprises parmi les 100 plus importantes compagnies de logiciels.
En d'autres termes, les capacités de défense en matière informatique des Yankees sont immenses. Vouloir prétendre aujourd'hui que les Stazunis se trouvent démunis face à la puissance des Russes dans le domaine, ce n'est vraiment pas faire appel à notre intelligence naturelle...
mercredi 21 juin 2017
Les tigres de l'Euphrate
Il y a 3 jours, les forces yankees en Syrie ont abattu un avion gouvernemental près de la ville de Raqqa où des combats font rage, présentement.
Évidemment, pas moyen de savoir le fond de l'affaire. Selon Damas, il s'agirait d'un geste délibéré, d'une agression inqualifiable. Selon l'armée US, il s'agirait d'une mesure défensive, puisque l'appareil en question aurait lâché des bombes à proximité de combattants qu'elle soutenait.
Quoi qu'il en soit, la réaction ne s'est pas fait attendre. Les Russes, qui sont également présents dans le pays comme on sait, ont décidé de sortir leurs griffes. Ainsi, ils ont prévenu que, désormais, tout appareil survolant le territoire compris dans «les zones d'intervention de la flotte aérienne russe» serait abattu, fût-il, comme le précise le communiqué, un avion de la coalition. En d'autres termes, tout objet volant à l'ouest de l'Euphrate sera considéré de facto comme une cible.
Bref, désormais, la tension vient de monter d'un cran, ou même de deux. Une bavure sera-t-elle suffisante pour déclencher un conflit majeur entre Russes et Yankees? La menace russe n'est-elle qu'un bluff émanant d'un tigre de papier? C'est ce que nous saurons bientôt.
Si nous sommes encore là…
lundi 19 juin 2017
Austérité, quand tu nous tues
Beaucoup de gens encensent les programmes d'austérité gouvernementaux qui doivent parvenir, dans un avenir mal défini, à assainir les finances publiques et – comme tout le reste qui se fait à nos dépens – nous assurer éventuellement une vie bien meilleure. À cet effet, peu d'exemples sont plus éloquents que la catastrophe de la tour Grenfell dans un quartier londonien.
Le 14 juin dernier, la tour en question a pris feu, causant ainsi près de 80 morts, et ce bilan est encore provisoire puisque, depuis, le chiffre est sans cesse revu à la hausse. Mentionnons que la majorité des résidants de Grenfell étaient des gens de couleur et que l'édifice était en fait une habitation pour personnes avec des revenus modestes. L'ironie, c'est qu'il avait été bâti dans un quartier de Londres plutôt fortuné.
Les reproches ont fusé, car on a jugé, avec raison, que le gouvernement avait été lent à réagir. Il fallut 3 jours à la première ministre avant qu'elle consente à visiter le site; il en fallu 4 avant qu'un centre soit mis sur pied afin de répondre aux questions des parents et amis à la recherche des leurs, tout au moins ceux qui avaient survécu au drame.
Mais là où le bât a surtout blessé, ce fut avant le désastre. Au cours des années qui ont précédé, les politiques d'austérité, telles que pratiquées partout, avaient eu raison de ce qui aurait pu prévenir la conflagration. Les compressions budgétaires avaient réduit les capacités d'intervention du service des incendies. De même, la privatisation de l'entretien des espaces locatifs avaient sans doute généré de juteux profits pour les entreprises, mais laissé les locaux dans un état lamentable.
À preuve, dès le mois de mai 2013, les locataires avaient été inquiétés de voir de la fumée produite par leurs appareils électriques; ils avaient alerté les responsables, mais pratiquement rien n'avait été fait. Il faut dire que la privatisation avait également restreint l'accès à ces responsables, lesquels, le plus souvent, retraitaient derrière des répondeurs téléphoniques et de la messagerie électronique plutôt que de résoudre ce genre de problèmes.
Combien y a-t-il encore de «tours Grenfell» dans le monde? Où se trouvent-elles? Sans doute, prochainement, les manchettes vont nous l'apprendre.
Trois semaines avant la catastrophe de Grenfell, un attentat à la bombe faisait 22 morts à Manchester. Le tollé fut unanime pour dénoncer, avec raison, le terrorisme qui avait commis cet inqualifiable forfait.
Mais s'il fallait juger à l'aune du nombre de victimes, on pourrait certes se demander ce qui est pire, du terrorisme ou de l'austérité.
Le 14 juin dernier, la tour en question a pris feu, causant ainsi près de 80 morts, et ce bilan est encore provisoire puisque, depuis, le chiffre est sans cesse revu à la hausse. Mentionnons que la majorité des résidants de Grenfell étaient des gens de couleur et que l'édifice était en fait une habitation pour personnes avec des revenus modestes. L'ironie, c'est qu'il avait été bâti dans un quartier de Londres plutôt fortuné.
Les reproches ont fusé, car on a jugé, avec raison, que le gouvernement avait été lent à réagir. Il fallut 3 jours à la première ministre avant qu'elle consente à visiter le site; il en fallu 4 avant qu'un centre soit mis sur pied afin de répondre aux questions des parents et amis à la recherche des leurs, tout au moins ceux qui avaient survécu au drame.
Mais là où le bât a surtout blessé, ce fut avant le désastre. Au cours des années qui ont précédé, les politiques d'austérité, telles que pratiquées partout, avaient eu raison de ce qui aurait pu prévenir la conflagration. Les compressions budgétaires avaient réduit les capacités d'intervention du service des incendies. De même, la privatisation de l'entretien des espaces locatifs avaient sans doute généré de juteux profits pour les entreprises, mais laissé les locaux dans un état lamentable.
À preuve, dès le mois de mai 2013, les locataires avaient été inquiétés de voir de la fumée produite par leurs appareils électriques; ils avaient alerté les responsables, mais pratiquement rien n'avait été fait. Il faut dire que la privatisation avait également restreint l'accès à ces responsables, lesquels, le plus souvent, retraitaient derrière des répondeurs téléphoniques et de la messagerie électronique plutôt que de résoudre ce genre de problèmes.
Combien y a-t-il encore de «tours Grenfell» dans le monde? Où se trouvent-elles? Sans doute, prochainement, les manchettes vont nous l'apprendre.
Trois semaines avant la catastrophe de Grenfell, un attentat à la bombe faisait 22 morts à Manchester. Le tollé fut unanime pour dénoncer, avec raison, le terrorisme qui avait commis cet inqualifiable forfait.
Mais s'il fallait juger à l'aune du nombre de victimes, on pourrait certes se demander ce qui est pire, du terrorisme ou de l'austérité.
samedi 17 juin 2017
vendredi 16 juin 2017
Propagande haineuse
Dans un article récent, publié sous la plume de Mme Hélène Buzetti, Le Devoir a révélé l'étendue des crimes à caractère haineux au CAnada. Par «crime haineux», on entend des délits commis aux dépens des personnes en fonction de l'appartenance de ces dernières à une race, une culture ou une religion. Il est à noter que les crimes haineux imputables à l'orientation sexuelle sont en baisse, mais que les autres sont en nette augmentation partout au CAnada.
Là où les révélations intéressent particulièrement, c'est par rapport au classement des villes et régions dans ce palmarès assez peu reluisant. Par exemple, il est notable que 7 des 10 villes où des crimes de ce type ont été déclarés se situent en Ontario-la-pure. Par ailleurs, en gardant le chiffre 10 à l'esprit, on remarque qu'aucune des 10 villes où sont commis le plus de crimes haineux ne se trouvent au Québec, Montréal tombant au 11e rang.
Plus fort encore, Ottawa, cette ville symbolisant la diversité et le multiculturalisme tolérants cAnadiens occupe de 5e rang, tandis que sa vis-à-vis de l'autre côté de la rivière des Outaouais, Gatineau, arrive au 19e rang.
Désormais, vous saurez quoi répondre lorsqu'un pharisien de passage décriera le Québec au sujet de sa prétendue xénophobie. C'est au CAnada qu'on observe le plus de d'intolérance.
Et l'étude dont parle Le Devoir n'aborde même pas la question de l'intolérance aux dépens des francophones. Curieusement, il appert que cela ne concerne pas la criminologie.
Cela relève davantage de l'ethnologie, dirait-on.
jeudi 15 juin 2017
Échec et Mattis
Le chef du Pentagone s'appelle James Mattis. Autre fait méconnu, dernièrement celui-ci a fait une sortie à propos de l'état d'impréparation de l'armée yankee. Devant la Commission des forces armées de la Chambre des représentants, il s'est fendu d'une diatribe où il a souligné la faible aptitude au combat de l'armée US.
Notons en passant que, après les prestations assez peu convaincantes de cette immense machine de guerre, depuis le Vietnam jusqu'à la Syrie, en passant – est-il besoin de le rappeler? – par l'Afghanistan et l'Irak, il était temps que quelque quidam s'en rende compte.
Là où il a commencé à déraper, c'est lorsqu'il a évoqué les causes de cette évidente impuissance. Selon lui, il s'agirait de la limitation des budgets qui aurait amené la baisse d'efficacité des forces armées de son pays. Or, ce bon M. Mattis semble perdre de courte vue que les budgets des Stazunis à eux seuls représentent plus du tiers des dépenses militaires de la planète tout entière! Si on additionne celles de la Chine, de l'Arabie saoudite, de la Russie, du Royaume-Uni, de l'Inde, de la France et du Japon (par ordre décroissant d'importance), on arrive à l'équivalent de ce que les Stazunis dépensent. Alors – et sans vouloir contredire le bon M. Mattis –, il est difficile de croire que l'inefficacité de l'armée US est due à un manque de moyens.
Prenons par exemple les Talibans, qui tiennent tête aux Yankees et à leurs alliés, afghans et autres, depuis 16 ans. Je me demande à combien se chiffre leur budget militaire, eux.
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