lundi 26 janvier 2015

Non, mon colonel!



L'extrême gauche au pouvoir en Grèce? Qui aurait cru une telle chose éventuellement possible au cours des années 1960-1970? La dictature militaire qui s'était imposée à ce pays, pourtant berceau de la démocratie en Europe, avait cru faire en sorte que la gauche, ou même la simple contestation, ne puisse plus jamais relever la tête.

Il aura suffi de laisser le capitalisme faire selon sa sauvagerie habituelle afin que, non seulement le discours de gauche revienne en force, mais que, en plus, un parti idoine parvienne au pouvoir, et ce, de manière tout à fait démocratique. Bref, les colonels, à l'époque, ainsi que ceux qui les ont appuyés en Occident – vous imaginez facilement de qui je parle –  ont eu tout faux.

Que cela nous serve de leçon à nous aussi. Plutôt que de combattre les abus de la classe dominante, ferait-on mieux de la laisser faire? Voire de lui apporter toute l'aide imaginable?

Ce qu'il y a de bien avec la bourgeoisie, c'est qu'elle ne sait jamais jusqu'où aller trop loin.



vendredi 23 janvier 2015

Ab dallot



Ce matin, la communauté internationale, en Occident surtout, pleure la mort de l'illustre roi Abdallah d'Arabie Saoudite, ce grand démocrate qui a su insuffler au Proche-Orient des valeurs de liberté et de respect des droits de la personne.

Les éloges affluent de toutes les capitales européennes, ainsi que de Washington, afin de souligner l'apport majeur du règne du monarque dans l'établissement d'une paix durable dans la région et de son dévouement sincère et inlassable dans le soulagement de la pauvreté et du dénuement, non seulement auprès de ses sujets, mais également des communautés défavorisées du monde musulman.

Le roi Abdallah laisse dans une profonde tristesse son successeur et demi-frère, le prince Salmane, qui, sans l'ombre d'un doute, poursuivra l'œuvre philanthropique de son illustre prédécesseur.

Un deuil national a été instauré par Riyad, de sorte que les flagellations publiques seront reportées à la semaine prochaine.

jeudi 22 janvier 2015

Un jour, l’an 2000



 Quand je suis arrivé sur cette planète, j’ai été séduit par l’enthousiasme ambiant. 

À cette époque, l’an 2000 – chiffre magique s’il en était – brillait à l’horizon pas si lointain d’une humanité en plein essor. Entre autres merveilles qu’on nous promettait, il y avait ces extraordinaires voitures volantes que tout un chacun aurait dans sa cour arrière. Fini les problèmes de stationnement et, surtout, plus d’embouteillages.

Le réveil a-t-il été brutal pour vous? Quatorze ans ont passé depuis cette date magique et que constate-t-on? Oubliées, les voitures volantes. Plus que jamais, le stationnement est un problème dans les grandes agglomérations. Quant aux embouteillages, avec un parc automobile croissant plus rapidement que la population, ils sont devenus une plaie quotidienne et suppurante.

Vos espoirs en l’avenir sont-ils déçus? Imaginez l’écart, tout de même! On pensait autrefois voler dans le ciel, libres comme des oiseaux, et, maintenant, on n’arrive même plus à trouver un autobus…

mercredi 21 janvier 2015

Intersale

On vient d'apprendre que les Stazunis eux-mêmes admettent que, en 2010, ils s'étaient infiltrés, via Internet, dans le réseau informatique de la vaillante République démocratique populaire de Corée. Ainsi, grâce à cette attaque dont la nature est qualifiée de criminelle quand son équivalent se déroule chez les Yankees, ils ont été à même de découvrir et d'affirmer que c'était bien Pyongyang qui était derrière le piratage du site de Sony Pictures, en novembre dernier.

Remercions bien sincèrement nos voisins du sud pour leur candeur. Ce n'est pas tous les jours qu'une puissance impérialiste admet que, d'une part, elle a été la première à commettre des actes répréhensibles et, de l'autre, qu'elle n'aura finalement eu que ce qu'elle méritait.

Haut lieu du fondamentalisme chrétien, les Stazunis ont donc été punis par où ils ont péché.

Comme ils doivent être fiers!

mardi 20 janvier 2015

Les Câlinours

Ceci n'est pas un trucage.

Oublie ça, Charlie!

On commence à sombrer dans le ridicule!

Si, chaque fois qu'on publie une caricature avec un thème religieux, on provoque une nouvelle tuerie et que, chaque fois toujours et par principe, on recommence avec les publications incendiaires après le dernier massacre, on ne finira jamais avec la bêtise et la stupidité de cette spirale.

Quand j'étais petit et que je me querellais avec un de mes camarades, un adulte finissait toujours par intervenir en disant qu'il fallait bien que l'un de nous soit raisonnable en premier. De la sorte, on laissait sous-entendre qu'il en fallait un plus intelligent que l'autre qui parvienne ainsi à désamorcer la dispute, plutôt que s'entêter à l'attiser.

Je sais qu'il est de bon ton de dire que les fanatiques religieux sont obtus et fermés. Mais ne serait-il pas opportun de leur montrer ce à quoi une authentique ouverture d'esprit peut ressembler? Plutôt que de leur souffler dans les naseaux à propos de leur religion, pourquoi ne pas à la place tout simplement occuper leurs terres, voler leurs ressources naturelles et les bombarder à coups de drones en faisant preuve de respect?

Cela, il me semble, nourrirait la compréhension mutuelle et permettrait de donner au monde musulman une image plus positive de l'Occident.

Et puis, ce serait tellement plus chrétien.

lundi 19 janvier 2015

S.O.S. anglos



Le commissaire aux langues officielles du CAnada, Graham Fraser – qu'on reconnaît facilement à son petit air intelligent qui n'est pas sans évoquer celui de Gérard «Butch» Bouchard – exhorte le Québec à en faire plus afin de protéger la communauté anglophone qui y habite.

En effet, le commissaire Fraser – qui par ailleurs adopte un silence des plus respectueux lorsqu'il est question de l'avenir du français dans son pays – s'inquiète de ce que les préoccupations des anglophones au Québec, dont la langue et la culture sont partagées par 90 % des gens habitant l'Amérique du Nord, ne soient pas suffisamment prises en compte. Il semblerait que, bien que ce ne soit pas la première fois que M. Fraser ait présenté une telle requête, les gouvernements de la Belle Province ont jusqu'ici fait la sourde oreille. Il est à noter également que même certains députés libéraux anglophones, dont David Birnbaum lui-même, jugent que les demandes de M. Fraser ne sont pas pertinentes.

Apparemment, M. Fraser aurait dû se tourner sept fois ses deux langues dans sa bouche.

samedi 17 janvier 2015

DERNIÈRE HEURE



Le beau et le laid



Les médecins embellissent la réalité?

Visiblement, pas tous...

vendredi 16 janvier 2015

DERNIÈRE HEURE


Sauvés par la caisse


jeudi 15 janvier 2015

1947-2015

Francis Simard

JAM



Figurez-vous que le 11 janvier dernier, on fêtait le bicentenaire du plus grand cAnadien de l'histoire parce qu'il fut le premier, et premier ministre de surcroît, nul autre que John A. MacDonald, cette sympathique bouille que l'on retrouve sur les billets de 10 $. Ou est-ce sur ceux de 20 $? Ils en viennent à tous se ressembler avec le temps.

Si, comme moi, vous n'avez pu fêter l'événement, entre autres raisons parce que vous vous fichez des premiers ministres de pays totalement étrangers, je vous invite malgré tout à découvrir ce fascinant personnage afin de lui rendre l'hommage qui lui est dû.


La garde d'honneur entourant
les célébrations du bicentenaire
de la naissance de John A. MacDonald

mercredi 14 janvier 2015

L'État providence croupion



L'État providence, épouvantail de fin du siècle dernier en notre beau Québec sucré en or tendre... Que de choses n'ont-elles pas été dites – et jamais de manière flatteuse – à propos de ce concept archaïque, dépassé, désuet, obsolète, pour ne pas dire rétrograde. En effet, la plus élémentaire lucidité ne pouvait que s'élever en faux contre toute entrave au chacun pour soi et au «après-moi-le-délugisme». (Ce dernier terme est une pure invention de ma part et pourrait être rangé sur la même tablette que l'«auto-pelure-de-bananisme».)

Combien de fois des esprits supérieurs ont-ils expliqué, au bénéfice de nos têtes dures, que l'État providence n'était pas financièrement viable. Qu'une telle manière de gérer les deniers publics coûtait trop cher et qu'il fallait s'en remettre au secteur privé afin d'apporter à l'administration de nos affaires la réputée efficacité des gestionnaires contemporains.

Bref, secteur public et secteur privé se trouvaient respectivement à chacune des extrémités d'une balançoire à bascule. Il faut toujours qu'il y en ait un des deux qui monte, tandis que l'autre descend. De nos jours, et depuis cette glorieuse fin de siècle à laquelle je faisais allusion à l'instant, nous constatons lequel monte et lequel descend.

À preuve de l'efficacité du secteur privé: nous n'avons jamais été aussi pauvres. Évidemment, ce n'est pas l'efficacité promise, mais il n'en reste pas moins qu'il y a belle lurette que l'État n'a si peu dépensé au bénéfice de ses citoyens. Enfin, de la majorité de ses citoyens.

Car il y a une infime minorité à laquelle l'État pourvoit plus qu'abondamment. Curieusement, personne ne songe une seconde à réclamer l'abolition de cet État providence croupion.

Et pourtant, celui-là est encore moins efficace que l'autre.



mardi 13 janvier 2015

Interpol interpelle



Interpol a diffusé un avis de recherche international afin de retrouver Viktor Ianoukovitch, le dernier président ukrainien démocratiquement élu. Non, non, n'allez pas prétendre le contraire; c'est un fait. C'est ça, la démocratie…

Bref M. Ianoukovitch est recherché pour «soustraction, détournement ou conversion de biens par des manœuvres frauduleuses». Personnellement, j'ignorais qu'Interpol s'occupait des affaires de péculat.

Avoir su...

lundi 12 janvier 2015

Contre-intelligence


Des espions dans l'Arctique?

C'est probablement parce que, là-bas, il y a tant à voir et à faire.

Y en arrives-tu des affaires!