lundi 15 décembre 2014
Le risque coupable
Selon des sources généralement bien informées, le rapport que doit déposer la Commission Charbonneau – vous savez, le cirque qui devait se pencher sur l'univers de la corruption au Québec – risque peut-être de blâmer le Parti libéral du Québec (PLiQ). Personnellement, j'estime que ledit risque est faible, mais je pourrais me tromper. Pour une fois...
Inutile de préciser que la perspective inquiète au plus haut point les dirigeants de cette formation politique. En ce moment où, en plus, la grogne monte de manière tangible contre le gouvernement de M. Philippe Couillard (le nom est marrant), est-il utile de préciser les conséquences de la publication d'un tel rapport?
En fait, puisque l'histoire est un éternel recommencement, on peut facilement le prévoir. Les prochaines élections devraient mener à la formation d'un gouvernement majoritaire dirigé par... le Parti libéral (PLiQ), comme d'habitude.
Mais à votre décharge, je dirais ceci: ce n'est pas tant que vous aimez voter pour les libéraux; je crois que vous aimez surtout protester contre eux.
Tout de même, c'est un plaisir un peu coupable. Et puis, ça vous coûte terriblement cher…
vendredi 12 décembre 2014
Justice sera faite!
Il était temps que le système judiciaire «mette ses culottes», comme on dit, et que le dossier de l'agente Stéphanie Trudeau soit enfin traité avec toute l'objectivité qu'il mérite.
Désormais, les accusations portées contre cette digne représentante des forces de l'ordre seront atténuées, pavant la voie à une exonération presque entière.
Quant à ceux qui songeraient à protester contre ce que de méchantes langues qualifieraient de «traitement de faveur», puis-je me permettre de souligner que la matricule 728 n'a jamais laissé que des survivants dans son sillage.
jeudi 11 décembre 2014
Qu'à jamais, il patine
Beaucoup a été dit ou fait à l'occasion du trépas inopiné du «Gros Bill», comme on surnommait avec affection Jean Béliveau.
Aucun hommage n'a été ménagé ni tempéré afin d'honorer la mémoire de celui qui nous a quittés. En effet, qui ne connaît les nombreuses contributions de Jean Béliveau à la société québécoise? Et qui pourrait dire qu'elles n'ont pas eu un impact énorme sur nos vies, ayant ainsi durablement eu part à notre mieux-être collectif?
Énumérons-les ici, si vous le voulez bien.
D'abord, Jean Béliveau patinait. Il le faisait admirablement sur la glace, tout en poussant un imposant morceau de caoutchouc.
Ensuite, il patinait aussi en tant que relationniste, ce qu'il fit après qu'il eut pris sa retraite du hockey; sans bout de caoutchouc, désormais, pour autant que je me souvienne.
En conclusion, Jean Béliveau présentait tous les traits d'un héros national de légende, tel qu'on les aime. Il n'était jamais intervenu sur le plan social, politique, national ou économique. Il n'avait jamais embarrassé le moindre gouvernement; jamais contesté quoi que ce soit; jamais remis la moindre injustice en question.
Bon séjour au paradis, Gros Bill, et donne une belle patine aux nuages.
Aucun hommage n'a été ménagé ni tempéré afin d'honorer la mémoire de celui qui nous a quittés. En effet, qui ne connaît les nombreuses contributions de Jean Béliveau à la société québécoise? Et qui pourrait dire qu'elles n'ont pas eu un impact énorme sur nos vies, ayant ainsi durablement eu part à notre mieux-être collectif?
Énumérons-les ici, si vous le voulez bien.
D'abord, Jean Béliveau patinait. Il le faisait admirablement sur la glace, tout en poussant un imposant morceau de caoutchouc.
Ensuite, il patinait aussi en tant que relationniste, ce qu'il fit après qu'il eut pris sa retraite du hockey; sans bout de caoutchouc, désormais, pour autant que je me souvienne.
En conclusion, Jean Béliveau présentait tous les traits d'un héros national de légende, tel qu'on les aime. Il n'était jamais intervenu sur le plan social, politique, national ou économique. Il n'avait jamais embarrassé le moindre gouvernement; jamais contesté quoi que ce soit; jamais remis la moindre injustice en question.
Bon séjour au paradis, Gros Bill, et donne une belle patine aux nuages.
mercredi 10 décembre 2014
Tort dur
Les Stazunis ont publié un rapport portant sur les méthodes de torture utilisées par la nébuleuse du renseignement yankee.
Comme ce pays ne fait rien comme tout le monde, il a mis en alerte ses installations un peu partout dans le monde, car le gouvernement craint des réactions violentes à la publication dudit rapport. On ne peut être davantage décalé par rapport à la réalité.
Voilà des années que la planète tout entière a été mise au courant des méthodes fascistes de cet État prétendument de droit et démocratique. Le pire qui pouvait se produire en réaction à la barbarie yankee est déjà arrivé.
On n'a pas fini d'en voir, des Al-Quaïda et des Daesch...
mardi 9 décembre 2014
La s****e!
Après nous avoir pompé plus de 800 000 $ pour se gaver, elle et son garde du corps, et sa famille, et alouette, elle nous aura coûté en plus une beurrée en procédures judiciaires pendant des mois et des mois. Bref, son passage à la tête de l'État (sic: les lieutenants-gouverneurs, à titre de sous-représentants de la reine, sont en fait les chefs de l'État) québécois a sûrement dépassé largement le million. Pas à dire, le fédéralisme parlementaire à la britannique est des plus rentables!
Hier, Mme Lise Thibault, ex-lieutenant-gouverneur du Québec, et actuelle convaincue de fraude, concussion et fausse représentation, a fini par reconnaître sa culpabilité en cour. Fallait-il que ladite culpabilité soit évidente pour que cette personne se trouve finalement acculée, au bout de ses manœuvres légales dilatoires, aux aveux.
Bon, je ne m'étendrai pas sur le terme censuré en titre. Si vous voulez en imaginer un, je vous laisse libre; un seul indice, ce n'est ni «silphe» ni «sylphe».
lundi 8 décembre 2014
Re-vu
En fait, je ne vois pas ce que la nouvelle a de si extraordinaire. Voilà plusieurs années que M. el-Assad est abonné.
dimanche 7 décembre 2014
C'est le temps
Un classique du cinéma qu'un esprit généreux a bien voulu mettre en ligne récemment. Ni un drame (arrgh!) ni un film d'action (bang!), il s'agit d'une comédie.
Pas de celles où on affecte de rire de gags télégraphiés, comme on en voit tellement de nos jours à l'écran comme à la scène, mais quelque chose qui a vieilli comme le bon vin et qui fait encore sourire.
Avec un peu de chance, le même esprit généreux nous gratifiera un de ces jours prochains des Pique-assiette. Enfin, on verra.
Pour l'heure, voici Le temps des œufs durs, avec mon plaisir coupable de toujours, Darry Cowl.
vendredi 5 décembre 2014
Amni-stie!
Jusqu'à hier, on s'est traîné les pieds afin de ne pas punir les coupables de malversation.
Aujourd'hui, on s'empresse de les amnistier.
jeudi 4 décembre 2014
0019-2
Une autre personne de race noire tuée par un policier blanc; mais à New York, cette fois, pas à Ferguson. Le lieu n'y fait pour rien; c'est toujours le même scénario. C'est comme si, une fois qu'on a le droit de porter l'étoile de shérif, on reçoit du même coup un permis de tuer.
La prochaine fois que l'un de nos vaillants représentants de l'ordre vous interceptera, un conseil: n'allez pas lui tenir tête.
Ce serait une grave erreur de croire que le permis de tuer s'arrête à la frontière.
Faire de l'argent comme de l'eau
Bien entendu, Gérald Tremblay, l'ex-maire de Montréal n'était au courant de rien, car la chose n'était pas venue à ses oreilles du fait que cela n'avait pas été porté à son attention par ailleurs totalement accaparée par ses responsabilités de maire. Quelles qu'elles fussent...
Mais, il semblerait qu'il y ait des présomptions de malversations pesant sur son bras droit de l'époque, le scintillant et éminemment sympathique Frank Zampino. En effet, certains documents porteraient des esprits chagrins à croire que M. Zampino serait intervenu de manière manifeste dans le trucage de ce qui devait être le «contrat du siècle» à Morial, soit ce qui est finalement devenu le tristement fameux scandale des compteurs d'eau.
Les manquements à l'éthique dans ce dossier impliquaient quantité de firmes d'ingénieurs, lesquelles auront sans doute eu une mauvaise influence sur le principal intéressé, dont la probité a constamment brillé du temps où il était président du comité exécutif.
Cependant, si les soupçons devaient s'avérer justes, on ne peut que se demander comment il conviendrait de sanctionner M. Zampino. Je suis sûr que le charismatique maire actuel, M. Denis Coderre, trouverait alors ce qu'il conviendrait de faire.
mercredi 3 décembre 2014
Vent du mont Schärr*
Je sais que Numéro 6 aime bien les voitures de collection. Je lui recommande un voyage à Dubaï. Pourquoi? Voyez ici (en anglais seulement, of course).
Petite recommandation au passage: il lui faut arriver là-bas avec un large porte-conteneur.
*https://www.youtube.com/watch?v=6_D_GOD9LRE
Petite recommandation au passage: il lui faut arriver là-bas avec un large porte-conteneur.
*https://www.youtube.com/watch?v=6_D_GOD9LRE
Libellés :
Bouchées fines,
L’organe de Corti,
Lou Skannen
Avant que ça commence
Oui, parce que si vous vous imaginez que la guerre est terminée entre l'Ukraine et le Donbass, vous vous trompez lourdement. Il y aura peut-être une trêve cet hiver, le temps que le pognon ouest-européen permette au gouvernement de Kiev de remplumer ses forces armées durement étrillées, l'été passé. Un peu de temps aussi afin de recruter et d'entraîner d'autres néo-nazis afin d'exercer la même répression sanglante à laquelle il s'est livré jusqu'ici.
Mais vive le nazisme ukrainien! Après tout, le CAnada n'a-t-il pas voté contre une résolution de l'ONU condamnant la glorification du nazisme? Alors vive le nazisme chez vous aussi, chers petits CAnadiens!
Donc, avant que ça commence, parlons un peu du fameux vol MH17. Pas de nouvelles dernièrement? Pas en provenance des Occidentaux, en effet. Les Russes, quant à eux, n'ont pas lâché le morceau que les autres, Stazunis en tête, voudraient bien laisser sous le boisseau. Parce que les Russes savent bien que, eux, ne sont pour rien dans la destruction du Boeing de la Malaysia Airlines. Et qu'ils savent aussi que les méchants-séparatiss du Donbass n'y sont pour rien, eux non plus. Alors, ils tirent sur la ficelle en se disant que, tôt ou tard, elle finira bien par faire sortir le chat du sac.
À ce moment, le régime d'extrême droite de Kiev risquera un terrible discrédit sur la scène internationale et avec lui toute la politique de Washington. On aura ainsi une autre preuve que les Stazunis n'hésitent pas, depuis au moins le début du XXIe siècle, à détruire des avions civils pour imposer leur programme répressif.
Kiev, Ottawa, Washington, même combat: vive le nazisme!
mardi 2 décembre 2014
Paf!
C'est pas pour me péter les bretelles [paf!], et ce n'est certainement pas pour vous dire que je l'avais dit – mais c'est un fait que je l'avais dit – [paf!], mais le bon et éclairé docteur Barrette fait volte-face [paf!].
Bien entendu, «volte-face», en politique, ça ne se nomme pas comme ça. Ça se nomme «amendement» ou encore, lorsqu'on est vraiment pris les culottes à terre au pied du mur, «conciliation».
M'étonnerait pas que, avant que sa réforme soit adoptée, le bon et avisé docteur Barrette soit contraint de prendre un ton plus conciliant.
dimanche 30 novembre 2014
Miam! Miam!
La prochaine étape: secrétaire générale des Nations unies. Comme ça, on pourra dire qu'elle aura bel et bien bouffé à tous les râteliers.
Rendez-vous en 2019!
vendredi 28 novembre 2014
jeudi 27 novembre 2014
George Carlin 1937-2008
C'était un humoriste, mais drôle celui-là, aux Stazunis. Aujourd'hui décédé, il avait à l'époque gardé toute sa verdeur de langage afin de critiquer la société et les gouvernements de son pays. Il nous livre ici une partie de sa pensée. Ça dure un peu plus de 4 minutes; mais quand c'est intéressant, ça ne paraît pas si long.
Des extraits de ses spectacles sont disponibles sur YouTube. Allez-y voir et entendre, même si c'est uniquement en anglais.
Sugar Sammy a de quoi être jaloux...
mercredi 26 novembre 2014
Coiteux coûteux
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| «Réingénierie de l'État», prise II |
Le gouvernement de Philippe Couillard (le nom est marrant) a décidé de redresser les finances publiques coûte que coûte, même s'il faut que tout le monde se retrouve à la rue.
Compressions budgétaires, réduction des services, augmentation des coûts; on a tout vu, dernièrement. La dernière en date est venue du président du Conseil du trésor Martin Coiteux. Il a annoncé que l'État envisageait la coupure de 1150 postes au sein de la fonction publique, soit 2 % de l'effectif.
Comme ça, les libéraux (PLiQ) pourront augmenter de 3 % les subsides à leurs petits copains du privé.
Ces finances-là n'ont pas fini d'être croches.
On ne retient pas des voisins….
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