jeudi 31 mai 2012

Question de raciste

Nous avons tous entendu parler de cette incroyable histoire de meurtre et de cadavre démembré dont le principal protagoniste, s’il faut en croire les avis de recherche lancés par la police, serait un certain Luka Rocco Magnotta. Une autre histoire qui nous fait descendre dans les tréfonds de l’âme humaine, en espérant, chaque fois en vain, qu’on a atteint la limite et qu’il est impossible d’aller encore plus bas.

Quant à ce dernier point, je me demande si quelqu’un aura le culot, encore une fois, de se servir de cette sordide histoire afin de se faire du capital politique, comme l’avait osé une certaine Jan Wong, columnist au Globe and Mail en 2006, dans le sillage de la tuerie de Dawson. Elle avait affirmé à l’époque que, si des immigrants disjonctaient de la sorte au Québec, c’était parce qu’ils ne se sentaient pas acceptés, vu que nous étions une société raciste.

La réaction à ces affirmations – surtout au Québec – avait eu raison de Mme Wong à titre de chroniqueuse du vénérable canard. Elle a d’ailleurs publié un livre là-dessus, imputant sa descente aux enfers, bien entendu, au racisme des Québécois, puisqu’elle est d’origine chinoise.

Ce que Mme Wong ne prend pas la peine d’expliquer dans son bouquin, c’est comment le racisme québécois peut-il agir à distance sur des non-québécois qui décapitent des passagers d’autobus quelque part dans les Prairies, par exemple?

Y a que des racistes pour se poser des questions pareilles.

Montréal vue du sol

mercredi 30 mai 2012

DERNIÈRE HEURE


Il faut dire que la nullité, ça le connaît.

L’homme d’acier


John James Charest, notre brillant premier ministre, a toutes les caractéristiques de l’homme d’acier.

À une autre époque, il avait été bleui par les conservateurs afin de lui permettre de résister un temps à la corruption. Puis, il avait été dépêché au Québec, en sautant la barrière des partis, toujours tellement perméable quand il s’agit de la droite, pour se retrouver chez les libéraux. Pas de problème, il avait suffi de le laisser à l’air pour que la rouille s’installe et le rougisse convenablement.

Une fois au pouvoir, comme l’acier, il s’est donné des airs d’inflexibilité et de dureté, vociférant ses blâmes envers les autres afin d’expliquer ses propres limites.

Et comme l’acier, lorsqu’on le chauffe assez longtemps, il finit toujours par plier.

mardi 29 mai 2012

Houla là!


Kofi Annan, le secrétaire générale des Nassonzuni s’est dit horrifié par le massacre perpétré à Houla en Syrie où 70, 90, 110 – on n’est pas trop sûr, mais ça ne change rien à la véracité de l’interprétation, et puis ça finit par «10» – civils ont été tués. Par qui? Personne ne le sait, mais tout le monde prétend le contraire.

Immédiatement, Damas a été sévèrement blâmé pour la cruauté des actes et en plus parce que ce geste compromet dangereusement le processus de paix qui a été enclenché de peine et de misère par l’influent M. Annan.

Évidemment, personne n’a soulevé le fait qu’une telle rupture de la trêve ne peut que nuire au gouvernement de Bachar al-Assad et qu’aucun bénéfice à court terme ne pouvait légitimer une telle action de la part d’un régime qui mène une difficile campagne de relations publiques à l’échelle planétaire.

Qu’importe, le seul responsable est le gouvernement syrien et les opposants islamistes financés et appuyés en sous-main par la CIA n’y sont pour rien, c’est bien connu. Méfiez-vous, d’ici à ce que Barack Obama prétende que la Syrie possède des armes de destruction massive, il n’y a qu’un pas…

En passant, j’ai l’impression que Kofi Annan est beaucoup moins horrifié quand les soudards yankees se livrent à des atrocités en Afghanistan.

Est-ce que je me trompe?

Négo malgré tout

Premier tour de négociations entre la plus que jamais crispée ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport (sic), Michelle Courchesne, et les leaders étudiants. Vous savez, ces négociations-là au sujet desquelles le gouvernement de John James Charest a dit et répété qu’elles n’auraient jamais lieu?

Ben, celles-là…

Pour l’instant, évidemment, il est beaucoup trop tôt pour se prononcer, mais il semblerait que les commentateurs font preuve d’un optimisme prudent. En fait, les négociateurs eux-mêmes ont laissé savoir en coulisse que les choses allaient bon train, dans les circonstances.

D’une certaine façon, ce n’est pas vraiment surprenant. Les discussions se déroulent sans la présence de John James Charest.

Lui, sa spécialité, ce n’est pas tellement la résolution de problème. Ce serait plutôt le contraire…

DERNIÈRE HEURE


C’est-tu pas écœurant faire des affaires de même à des pauvres œufs sans défense?

N’empêche, Rrrraymond Bachand a dû perdre son petit sourire fendant pendant quelques fractions de seconde.

J’aurais aimé voir le film…

lundi 28 mai 2012

Arafat et Jean Charest

Êtes-vous prêts?

Grand-messe de kermesse

L’ambiance n’était pas à la fête lors de la rencontre organisée par la Chambre de commerce du Morial métropolitain (CCMM) dans la journée de dimanche, à tel point que le champagne avait un goût presque fade. On y avait convié le gratin de monde de l’entertainment estival de festival et des kermesses qui se tamponnent au fil des semaines dans les rues de la métropôle. Michel Leblanc, pdg de l’institution avait réuni autour de lui les Alain Simard, Nicole Ménard, futée ministre du Tourisme, et Gilbert Rozon. En plus des personnalités, on comptait sur les rangs Gérald Tremblay, maire de la ville, et Raymond Bachand administrateur au sein de la CCMM et accessoirement ministre des Finances du Québec.

Les commentaires sont allés bon train devant les caméras de la télévision en se tordant les mains d’inquiétude. Gilbert Rozon, toujours aussi pondéré, a expliqué que Montréal avec ses manifestations «ressemblait à la troisième guerre mondiale», lui qui craint fort, cet été, de ne pas être multi-millionnaire encore une fois, mais seulement millionnaire tout court. Sans compter qu’il est plus amusant d’aller taper sur des casseroles dans la rue que d’assister à ses shows de pseudo-comiques. Bref, il craint une concurrence déloyale.

Nicole Ménard n’a pas hésité à agiter figurativement un doigt réprobateur à l’endroit des étudiants en laissant entendre que, après avoir perdu leur session, il ne fallait pas qu’ils mettent en péril leur job d’été sous-payée en nuisant au bon fonctionnement des kermesses à gogo.

Alain Simard, le sympathique président de Spectra, a apporté une dose d’optimisme dans ce tableau assez sombre en disant que les artistes qu’il produit aux FrancoFolies sont en général favorables aux étudiants et qu’il ne craint pas vraiment que des manifestations viennent perturber son beau programme.

Finalement, les seuls à qui les journaliste radiocAnadiens n’ont pas demandé de commenter furent messieurs Tremblay et Bachand.

Je crois qu’ils étaient occupés à rincer les flûtes.

dimanche 27 mai 2012

Communiqué d'Amnistie Internationale

« La loi 78 est un outrage aux libertés fondamentales qui dépasse largement les limites admissibles au regard du droit provincial, national ou international relatif aux droits humains », a affirmé Javier Zúñiga, conseiller spécial pour Amnistie internationale.

« Il est déraisonnable et inacceptable de demander aux citoyens de s’adresser à l’avance aux autorités chaque fois qu’ils souhaitent exercer un droit fondamental. L’Assemblée nationale du Québec doit abroger cette loi sans tarder. »

Le texte complet est ici.

Casseroles

Vidéo de Jérémie Battaglia, musique par Avec pas d’casque

samedi 26 mai 2012

Soutien


Vedette de M. Lazhar, le film québécois le plus primé de l'année, Fellag explique pourquoi il apporte son soutien au mouvement des étudiants…
— La Tribune de Lyon

Les bons conseils du prof Skannen


Cet été, profitez donc de vos vacances à l’étranger pour tomber malade.

Réalité et imagination


Je n’en suis pas si sûr. Depuis Abou Ghraïb, nous avons l’imagination plutôt étendue en la matière.

vendredi 25 mai 2012

LA 728 DANS LE COIN


Dans sa chronique d’aujourd’hui à La Presse, Patrick Lagacé, «frère valoir» de Richard Martineau, présente quelques mises en situation sous le titre L’air du temps est légèrement toxique. Évidemment, il a grand soin de ne pas prendre parti et de bien tourner la médaille pour que tout le monde voie qu’elle a un revers. J’ai bien aimé le revers qui suit intitulé «La 8 dans le coin» qui met en lumière l’effarant désarroi de nos héros en costume bleu.


Un journaliste, un flic. Ils jasent.

Journaliste: Ce que je vois sur YouTube, des fois, c'est de la brutalité policière...

Policier: Oui. C'est pas surprenant.

Journaliste: Pourquoi?

Policier: Ça fait trois mois que ça dure. Les gars sont épuisés. Font des quarts de 14, 15, 16 heures. Des fois plus. Mets les 50 livres d'équipement, toi; va sur la ligne. Fais-toi lancer des briques, des chaises, des boules de billard, soir après soir...

Journaliste: ...

Policier: Pis après, tu verras si t'as de la patience tout le temps. On verra si t'as pas envie, des fois, de fesser un peu plus fort que tu devrais.

En toute logique, il me semble que, s’ils sont fatigués à ce point après leurs 10 heures de temps double, ils devraient «fesser» moins fort, non?

Gérald


J’espère que Gérald Tremblay est reconnaissant à Dieu.

Car non seulement ce dernier en a-t-il fait un tarlais, mais fort heureusement lui a-t-il donné une face de tarlais.

Et personne ne veut s'abaisser à enguirlander un tarlais.