lundi 4 mai 2009

Buildings bizarres


Des maisons croches, des immeubles impossibles, des gratte-ciels cornichons. Une compilation de cinquante étranges édifices, dont trois sont à Montréal: Habitat 67, la Biosphère et le Stade Olympique.

Strange Buildings

Dort et déjà...


La question harcèle bien des experts et une large frange du public : comment combattre le réchauffement climatique?

Fort heureusement, il existe une solution facile et déjà éprouvée pour en venir à bout. Il s’agit de la même méthode qui a été employée avec un succès indéniable pour se débarrasser des pluies acides, de la déforestation amazonienne et du trou dans la couche d’ozone. Il suffit tout bonnement de cesser d’en parler.

Après tout, le silence est d’or.

Il est vrai aussi que c’est pendant qu’on dort que les cauchemars arrivent…

Trombe et Dion

Toute son énergie a été consacrée à la lutte contre les « moudits séparatiss ». Stéphane Dion, grand penseur politique et universitaire de talent a donc passé une part importante de sa carrière dans les arcanes du pouvoir fédéral.

M. Dion est-il sur le point de mettre un terme à sa fulgurante vie politique afin de revêtir la modeste bure de l’enseignant?

En effet, la fin de semaine dernière, Michael Ignatieff a pris officiellement sa succession à la tête du Parti libéral du CAnada. La formation politique avait été très patiente avec M. Dion jusqu’à tout récemment. Sa totale absence de charisme, son penchant de gaffeur, ses initiatives politiques discutables, son incapacité à « passer le message » n’ont jamais ébranlé la confiance de ses troupes.

Non, ce qui l’a définitivement coulé, auprès des libéraux bien sûr, mais aussi de tous les CAnadiens, ce fut quand il a accepté de s’allier avec le Bloc québécois pour former un gouvernement de coalition. Ça, le CAnada ne pouvait pas lui pardonner.

Toute une vie à manger du « séparatiss » et, au final, ce sont les souverainistes québécois qui auront précipité sa chute.

J’espère qu’il aura au moins réussi à passer ce message-là…

Éphémérides: 4 mai
St-Jean Vianney


Le 4 mai 1971, le sol se liquifie et une partie du village de St-Jean Vianney s’engouffre dans un cratère, une chute de trente mètres. Trente-un morts.

Dans les archives de Radio-Canada, ce survol étonné, sans commentaires, de la zone sinistrée: http://tinyurl.com/ccu2wf

Le spécial de minuit six | Rhapsodie bohémienne

Bohemian Rhapsody | Queen (1975)

Vu sur Technaute.ca – La chanson Bohemian Rhapsody jouée avec un Atari 800XL, un Texas Instruments TI-99/4a, un disque dur et un HP ScanJet 3C. Ceux qui trouveront ça insupportable pourront se rabattre sur la version originale interprétée par Queen, un groupe d’humains.

dimanche 3 mai 2009

Jouez à la roulette russe sans effet secondaire

Russian Roulette 2 | 21 600 wons sud-coréens (environ 20$ CAN)

Plus sécuritaire, sans aucun doute, mais est-ce aussi amusant?
(Vu sur BoingBoing)

La croissance pour tous est une illusion

Photo: Mike Gonzalez, Wikimedia Commons

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«Avec la crise, l’égalité sociale a fait un grand bond, car tout le monde devient plus pauvre!»

À nos yeux, le progrès universel, mesuré par la croissance des richesses et le transfert des connaissances et des technologies, est le primum movens du bien-être des sociétés. Ainsi avons-nous converti les pays sous-développés en pays en voie de développement (PVD) grâce à un simple coup de baguette idéologique. La vision néolibérale, qui ne voit pas de tiers-monde dès lors que tout le monde serait soumis aux mêmes règles, a contribué à masquer cette tiers-mondisation.

Les pays du Tiers Monde vont continuer à se tiers-mondiser en raison de la dégradation de la solidarité traditionnelle, de l’urbanisation et son corollaire la désagrégation du tissu rural, la concurrence entre PVD, l’exacerbation des tensions ethniques et religieuses, et la surpollution de l’environnement.

La croissance pour tous est une illusion
Ferdinand Thiry, Slate.fr, 1er mai 2009

Perdre les pédales pour Montréal

Les cyclistes londoniens s’impatientent.

En campagne électorale, le maire Boris Johnson a promis de multiplier les pistes cyclables. Un an plus tard, les pédaleux attendent toujours. Ils aimeraient bien que la capitale anglaise ressemble un peu à Montréal.

L’édition en ligne du Guardian titrait, ce week-end, “J’aime Montréal”, ce “coeur français du Canada”. Un bel article signé Anne Kostalas fait état de nos succès et l’inventaire des meilleurs trajets cyclables, avec arrêts fréquents pour bouffer, Fairmount Bagel oblige.

Tiens… On pourrait peut-être échanger Gérald Tremblay pour Boris Johnson?

La scène anglo-montréalaise

Patrick Watson

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Vous pourrez me traiter de colonisé et/ou de vendu, mais en tant que Montréalais (514) d’origine, je suis plutôt fier de voir la vigueur de la scène musicale anglo-montréalaise.

J’ai beau savoir que c’est dû en partie au coût de la vie plus modeste de ma métropole adorée – une aubaine, comparé à Toronto ou Vancouver – il reste que Montréal, c’est aussi un état d’esprit particulier auquel ces artistes contribuent. De plus, je pense que Montréal mérite d’être mieux connue et que tous ces nouveaux talents sont autant d’ambassadeurs pour le joyau du Saint-Laurent. Non, désolé, je n’ai toujours pas l’intention de me présenter à la mairie.

Pour paraphraser M. Ignatieff, l’espoir canadien, je dirais qu’on peut être fier d’être Montréalais et Québécois en même temps. Mais, contrairement à Iggy, c’est là que se terminent mes allégeances.

J’ajouterais qu’on peut même être séparatiste à l’os et triper sur Patrick Watson et Arcade Fire. Eh oui. Je vous le dis. C’est que Montréal et les anglos, c’est une vieille histoire. Une histoire d’amour-haine, comme le veut le cliché, mais quant à moi, la phase «haine» date un peu.

Car le mélange anglo-franco a fini par prendre, autour de la génération X, je dirais, à l’œil. Les anglos purs et durs sont partis en Ontario, les autres ont appris le français, ou sinon ils ne s’éloignent pas trop du West Island. Et tout ça on le doit au mouvement d’émancipation des Québécois et à la lutte pour l’indépendance, bien entendu. Mais ce n’est pas une raison pour s’arrêter. Surtout que si on devenait indépendant, je suis pas mal certain qu’aucun de ces artistes ne déménagerait. Sauf peut-être si les loyers se mettaient à monter...

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Et qu’est-ce qui vous a valu ce cri du cœur?

Ce sont ces deux papiers d’Alain Brunet, dans La Presse, soulignant le spectacle et le nouveau disque de Patrick Watson, Wooden Arms. Je dois l’avouer, j’ai été surpris par la qualité des interventions des lecteurs du blogue d’Alain Brunet. On comprendra pourquoi en le lisant...

Patrick Watson, deux générations après Cohen
Patrick Watson: avant de devenir géant
Alain Brunet, La Presse, 1er Mai 2009

La fin du Web (Épisode 1)

Le Web fut une plaie. Les temps changent, et bientôt l’influence du navigateur, du site web auront décliné de la surface du réseau. Voilà l’histoire presque contemporaine que nous allons essayer de relater dans ce feuilleton journalistique. Pour tenter d’en comprendre un peu en avance les implications économiques.

La fin du Web (Episode 1)
Emmanuel Torregano, ElectronLibre.info, 30 avril 2009

Boyle over


Susan Boyle, vous connaissez? Si, si, ça va vous revenir. C’est cette Écossaise qui est passée à la télé britannique et qui a soufflé tout le monde par son interprétation de la chanson I Dreamed a Dream.

Elle est automatiquement devenue l’incarnation de l’espoir pour tous ceux qui, comme elle, rêvent d’atteindre le pinacle de la célébrité et qui, largement passé la fleur de l’âge, attendent encore leur tour.

Et ça fait du monde…

C’était d’autant plus inspirant qu’elle n’est pas vraiment jolie, pas vraiment mince et, à 47 ans, plus vraiment jeune. Bref, c’est comme si, au Québec, on n’avait pas découvert Ginette Reno avant 1993.

Pas fort, les rosbifs!...

Le commerce vert en temps de crise

Je passe à la caisse. La fille ne me regarde même pas:
– Votre téléphone?
– Vous voulez mon téléphone? (Je n'ai pas envie qu'elle m'appelle celle-là.)
– C'est pour la garanti.
– Vous n'êtes pas certain de la qualité de la marchandise?
Peut-être parce qu'elle constate qu'elle a alors affaire avec un client à problèmes; elle passe à une autre question. En fait, elle ne pose plus de question.
– Ça fait 129 dollars 98.
– Euh, je crois que vous n'avez pas calculé le rabais annoncé dans le journal pour ces chaussures.
– Chu 'pas au courant qu'il y a un rabais. (Elle appelle sa supérieure au téléphone.)
Elle raccroche l'appareil.
– Il n'y pas de rabais ce sont des chaussures de vélo, le rabais ne concerne que les chaussures de marche de l'année dernière. (Pour vous situer nous sommes au supermarché de plein-air La Corde [nom fictif].)
– Ce n'est pas ce qui est écrit sur la publicité.
– Je n'ai pas la publicité sous les yeux.
– Allez la chercher.
– C'est pas mon problème.
Le client s'impatiente, retourne à la section chaussures, demande au commis (qui a la publicité) et constate que... et oui le client a raison: un rabais de 20% sur TOUTES les chaussures et fort de son argument fatal retourne à la caisse.
– Je ne m'occupe pas de publicité, dit la décérébrée (Il n'y a donc que de décérébrés qui s'occupent de percevoir le fric... A-t-elle donc le même bagage génétique des gestionnaires qui dilapident les fonds de placement?, me demande-je). Elle rappelle sa supérieure qui s'amène à la caisse et tranche solennellement en me fixant du regard.
– On va lui accorder son rabais, dit-elle.
– Ouf! Mais pourquoi n'avez-vous pas cette publicité à la portée de la main aux caisses?
– On n'imprime pas pour rien.
– C'est quand même imprimé à des milliers d'exemplaires dans les journaux;
– C'est pas écologique des journaux. Nous, à La Corde, on est écologique.
– Et j'imagine que vous ne donnez pas de sac pour mes souliers...
– Non.
– Pouvez-vous reprendre cette grosse boite alors afin de la recycler?
– Certainement.
– Re-ouf!
– Le client qui me suit me chuchote: il y a juste un problème: si vos chaussures sont défectueuses, ils ne les remplaceront pas sans la boite.
– Merde! Morale écolo de cette histoire: l'argent passe avant la planète, malgré ce qu'ils disent, les marchands verts. Ce qui leur permet de continuer à essayer de nous rouler.

Google, la marque qui vaut 100 milliards $

La marque Google détient la plus importante valeur au monde, selon la nouvelle étude BrandZ publiée par Millward Brown.

La valeur de Google est estimée à 100 milliards de dollars américains, soit une hausse de 16% par rapport à l’an dernier où la marque valait 86.milliards $.

L’entreprise de Mountain View est suivie de près par Microsoft et Coca Cola. Millward Brown estime que Microsoft vaut 76.2 milliards $, gagnant une place par rapport à l’année dernière et dépassant General Electric.

Google, la marque qui vaut 100 milliards $
Nadielle Kutlu, Technaute.ca, 1er mai 2009

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Pourtant, les fondateurs de Google ne gagnent qu’un dollar par année en salaire...

Yahoo! a offert une compensation financière de 1$ à son cofondateur Jerry Yang, pour l’année 2008, sa dernière année à titre de PDG du portail.

Il s’agit d’un salaire symbolique puisque les dirigeants misent sur la valeur de leurs actions en bourse pour s’enrichir. Un procédé assez courant dans les grandes entreprises. Steve Jobs, le chef de la direction d’Apple et les fondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page, ont aussi touché le même montant symbolique.

L’ex pdg de Yahoo! reçoit un salaire de 1$ pour 2008
Technaute.ca, 2 mai 2009

Michael Ignatieff couronné chef du Parti libéral

Jos dit

Éphémérides: 3 mai
Le Parrain du Soul

Si c’était pas de James Brown (né un 3 mai quelque part entre 1928 et 1933), Mick Jagger et Michael Jackson, pour ne nommer que ceux-là, se tiendraient droit debout sur scène et chanteraient les bras croisés.

Si vous n’avez jamais vu James Brown à son meilleur, en 1964, vous n’avez pas d’idée.

Le spécial de minuit six | Cat Power

Lived In Bars | Cat Power (2006)