lundi 16 mars 2009

Avenir...

Selon les chiffres cités par la ministre des aînés Marguerite Blais, un baby-boomer sur cinq sera atteint de la maladie d’Alzheimer d’ici l’année 2020.


La phalange

Oui, bien sûr, il faut préserver la propriété privée à tout prix, même s’il on doit, pour ce faire, gazer, électrocuter et matraquer quelques mécontents.

Évidemment que la liberté de faire des affaires n’a pas de prix, même pas celui de la décence et du respect de l’individu.

Il va sans dire que manifester contre les abus du pouvoir policier est un non-sens, quand on sait que des incidents regrettables, comme on en a vus à Montréal-Nord, sont en fait surtout imputables à une mauvaise coopération de la part du public.

Hier, j’ai vu les policiers recourir à des fouilles arbitraires, en particulier ce grand gusse dégingandé qui, avec son petit fedora noir, avait l’air autant d’un redoutable casseur que moi (j’étais incognito à visage découvert). J’ai entendu la police donner ses ordres aux manifestants avant même que commence le défilé. Contrairement aux autres manifestations où l’anti-émeute est gardée en réserve à l’abri des regards, on avait déployé la phalange dès les premiers instants.

Il était clair que la police cherchait à provoquer. Après tout, quelques vitrines fracassées suffisent pour la rendre encore plus indispensable. Bref, c’était un bel événement de relations publiques pour la flicaille.

Vous croyez vivre dans un État de droit? Non, non. Vous vivez dans un État de droite!

L’effet papillon

L’assureur américain AIG va verser cette année 450 millions de dollars de primes aux responsables de ses activités financières, ceux-là mêmes qui furent à l’origine de ses pertes historiques de 99,3 milliards de dollars l’an dernier, affirmait hier le Wall Street Journal, amplifiant les informations de plusieurs autres médias.

Les pouvoirs publics ont dû mobiliser plus de 170 milliards de dollars pour éviter une faillite du groupe, qui aurait pu avoir des répercussions en cascade sur l’ensemble de la finance mondiale.

Les responsables de la chute d’AIG recevront 450 millions en primes
AFP, Le Devoir, 16 mars 2009

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Les Américains ne décolèrent pas devant les révélations sur l’utilisation, par AIG, des plus de 173 milliards US en fonds d’urgence versés par Washington.

Les deux tiers de cette somme, soit 120 milliards de dollars, ont abouti dans les mains de clients ou de partenaires américains et étrangers, a révélé AIG hier.

Une tempête appelée AIG
Sophie Cousineau, LaPresseAffaires,16 Mars 2009

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Ils n’ont rien à voir avec la crise économique mondiale en cours, mais ils en seront quand même les principales victimes. Même si, dans certains cas, il est question pour eux de vie ou de mort, ils n’auront vraisemblablement droit qu’à une infime proportion de l’aide offerte aux banques et risquent même de voir réduire l’aide qui leur avait été promise.

Née dans les pays riches, la crise s’est d’abord étendue aux économies émergentes, et déferle maintenant, dans une «troisième vague», sur les pays les plus pauvres de la planète. Ces derniers sont notamment victimes de l’augmentation de la dette des pays riches qui accaparent l’épargne mondiale, du recul du commerce, de la chute du prix des ressources naturelles, de la fuite des investisseurs privés et de la baisse marquée des transferts d’argent en provenance des ressortissants à l’étranger.

La 3e vague
Éric Desrosiers, Le Devoir, 16 mars 2009

C.Q.F.D.

«Notre boulot, à la police, c’est la répression. Nous n’avons pas besoin d’un agent sociocommunautaire comme directeur, mais d’un général. Après tout, la police est un organisme paramilitaire, ne l’oublions pas.»

Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers
et policières de Montréal (Source: COBP)

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On ne peut pas dire que la manifestation qui a eu lieu dimanche pour dénoncer la brutalité policière ait fait avancer le dialogue ou la réflexion.

Malheureusement, des démonstrations de violence comme celle d’hier ne suscitent pas une discussion constructive.

Manifestation stérile
Nathalie Collard, La Presse, 16 mars 2009

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Il se peut très bien que je sois un agent du grand Capital, un outil de la répression policière, un allié des puissants qui nous gouvernent en disant ceci: à quoi ça rime, cette manif contre la brutalité policière?

Petits rots révolutionnaires
Patrick Lagacé, La Presse, 16 mars 2009

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Quand je suis descendue du taxi hier, vers 17h, au coin des rues Bleury et Sainte-Catherine, j’ai vu des manifestants courir vers l’ouest. Ils fuyaient la police, qui fonçait sur eux.

Un policier s’est rué sur moi et m’a brutalement jetée par terre en hurlant. Il avait un casque, un bouclier, une matraque et une veste pare-balles. Moi, j’avais mon calepin de notes.

Montréal n’est pas Beyrouth
Michèle Ouimet, La Presse, 16 mars 2009

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Le concert pour enfants de l’Orchestre symphonique de Montréal s’est terminé sur une mauvaise note pour Tatyana Satanodski. À sa sortie de la Place des Arts, avec sa fille et quatre copines, elle a découvert que des manifestants avaient fracassé le pare-brise de sa fourgonnette.

Des citoyens outrés par la casse
Martin Croteau, La Presse, 16 mars 2009

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Bref, 1-0 pour la police. Le message est bien reçu par la population. L’honnête citoyen doit se tenir loin des manifestations. Les manifestants sont des délinquants violents et irrationnels.

C.Q.F.D.

Les bons conseils du professeur Skannen

Les dollars

L’argent, ça vous tient par le sang, par les os. Ça vous suce la chair et ça vous fout en l’air. Du papier, du métal, ça n’a pas l’air méchant et pourtant ça’s nourrit de vot’sang; de vot’vie.

Tobias Hill, Le Cryptographe, Éd. Rivages

Le spécial de minuit six | Hannes Coetzee

Hannes Coetzee | Spoon guitar

Extrait du documentaire de David Kramer, Karoo Kitaar Blues (2003).

Ce clip a été vu plus d’un demi-million de fois sur YouTube. Vous croyez l’avoir déjà vu? C’est fort possible. Mais comme c’est de la vraie vitamine en clip, on serait fou de s’en priver.

Hannes Coetzee, musicien de la région de Karoo en Afrique du Sud, est reconnu pour sa technique de slide guitar à la petite cuiller. Il est devenu mondialement célèbre grâce au clip que vous venez de voir, ou de revoir. Mais son véritable tour de force aura été de devenir célèbre tout en restant parfaitement anonyme, grâce à une page YouTube bêtement muette.

dimanche 15 mars 2009

Je hais les clounes


Voici Glurpo, le clown sous-marin, amuseur d’aquarium. Si les clowns vous foutent la trouille, ce cauchemardesque bouffon détrempé vous glacera avec son masque blafard qui gonfle et contracte avec chaque respiration.

Brrr. J’hais les clounes.

Rebonds

Vous connaissez peut-être BoingBoing? Ayant débuté comme un zine en 1988, BoingBoing est devenu un site Web en 1995, puis un blogue en 2000. Leur slogan promet «Un répertoire de choses merveilleuses». En effet, il est peu de choses qui leur échappent, merveilleuses ou autres. D’autant plus qu’ils peuvent compter sur des milliers de fidèles pour leur relayer l’information. Leur seul défaut, c’est d’être en anglais...
Voici les sujets de quelques-uns de leurs posts récents.

Un Hollandais construit une arche de Noé

Cercueils à fabriquer soi-même

À gauche: le véhicule du futur, encore. À droite: Lockheed Martin a mis au point un exosquelette hydraulique qui permet de transporter 200 livres sur tous les types de terrain. L’appareil se contrôle tout seul, en suivant les mouvements de son occupant.

Les tables tournantes Audiowood

Et pour finir, BoingBoing présente Roadsworth, l’artiste urbain montréalais.

Économie, démocratie et tutti quanti


«C’est bon pour l’économie.»

Avez-vous déjà remarqué que cette phrase est une des plus belles ambiguïtés de notre époque? En effet, quand c’est «bon pour l’économie», cela ne profite qu’à 10 % de la population. Paradoxalement, lorsqu’une chose n’est pas «viable économiquement», elle est généralement socialement bénéfique pour une majorité des gens.
En d’autres termes, l’économie n’est pas – et surtout ne cherche nullement à être – démocratique.

Puisque voilà le gros mot lâché, qu’est-ce que la démocratie? Étymologiquement parlant, au sens strict, cela veut dire la «force du peuple».

De fait, ceux qui profitent des choses lorsque l’économie va bien ont une idée très particulière de la démocratie. Elle devient alors quelque chose qui n’a lieu que tous les quatre ans en moyenne et qui implique une débauche de papiers qui eussent été mieux utilisés en tant que confettis, quand on contemple le résultat final.

Le reste du temps, les avis du peuple sont souverainement – sans jeu de mots – ignorés. Au temps pour sa force, donc.

Tout de même, Winston Churchill, ce séduisant alcoolique bipolaire, aimait à répéter que la démocratie était «le pire des régimes à l’exception de tous les autres». Bref, il valait mieux une démocratie défaillante qu’une vigoureuse dictature.

Évidemment, vu sous cet angle…

À propos, vous savez, vous, la différence entre dictature et démocratie?

La dictature, c’est : «Ferme ta gueule!» La démocratie, c’est : «Cause toujours…»

Quiz: Mes amis les mascottes (3)


Qui suis-je? J’ai été remplacé par un premier ministre provincial comme mascotte officielle de cette ville depuis ma retraite?


a) Badaboum
b) Bonhomme Carnaval
c) Patapouf
d) Youppi
* Voir la réponse dans la section Commentaires

Mots pour maux

The Day After Tomorrow | Roland Emmerich (2004)

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Il est des circonstances où les euphémismes ne manifestent plus la nécessaire prudence et la suspension du jugement que requièrent l’examen des faits et l’exercice de la raison, mais sont tout simplement l’indice d’un aveuglement, voire d’un refoulement, tant nos catégories paraissent inaptes à décrire le réel. Continuer à utiliser le terme très neutre de «changement climatique» pour nommer ce qui s’annonce chaque jour un peu plus, au fil des nouvelles communications scientifiques, comme la plus grande catastrophe à laquelle l’humanité ait jamais eu à faire face, ne relèverait plus de la prudence, mais bien de l’inconscience.

Climat: il est temps de cesser de parler de «changement»
pour décrire une catastrophe

George Monbiot,
The Guardian, 12 mars 2009
Traduction: Contre Info

C’est le fun, c’est fou

Photo: Reuters

Le Red Bull Crashed Ice devrait transformer Lausanne en nombril «fun» de l’univers de la glisse extrême.

Le toboggan à glace de la discorde
Lausanne, Marco Danesi, Le Temps, 11 mars 2009

Le maire de Québec, Régis Labeaume, était évidemment présent à l’événement et a avoué au réseau TSN que «c'est complétement fou!».

Red Bull Crashed Ice: un franc succès malgré le froid
Québec, Karine Chateauneuf, Branchez-vousMatin.qc.ca, 24 janvier 2009

Sarko-Arsenault: même combat

«Je ne vis pas dans une secte. La FTQ n’est pas une secte. J’ai le droit de prendre les vacances avec qui je veux. J’ai le droit d’avoir des amis entrepreneurs», a martelé jeudi à RueFrontenac.com le président de la FTQ et président du conseil d’administration du Fonds de solidarité FTQ, Michel Arsenault.

Au lendemain de la diffusion d’un reportage (à Radio-Canada) sur ses vacances aux îles Vierges, en décembre dernier, sur le luxueux yacht de l’entrepreneur Tony Accurso, le leader du plus important syndicat au Québec (550 000 membres) ne décolère pas.

«Ça fait 20 ans que je connais M. Accurso (propriétaire de Simard-Beaudry). J’ai passé des vacances avec lui. J’ai des amis autant chez les syndiqués que dans le patronat et je ne me priverai pas de maintenir ces liens d’amitié».

Michel Arsenault: «La FTQ n’est pas une secte»
Yvon Laprade, Rue Frontenac, 12 mars 2009

Valeur sure (c’est voulu)

Miserere d’Allegri (1630)

Ce qui est triste, conclut Bokobka, ce n’est pas seulement que le nazisme ait existé, qu’il ait contaminé un peuple entier et provoqué le massacre de millions de personnes. Ni que cette monstruosité persiste encore aujourd’hui, partout sur la planète.

Le plus triste, vraiment, c’est qu’il y ait une telle haine au fond de chacun de nous.

Jean-Christophe Grange, Miserere, Albin Michel

Le voici chanté (9:52 min.) par le choeur des enfants du King’s College Choir of Cambridge... Les images spatiales viennent du site www.spacetelescope.org; photos de Julien Roumagnac.
CLIC

Bon dimanche

Le spécial de minuit six | Steve McQueen

Au nom de la loi | Scène d’intro de l’épisode Estralita (1959)

On l’a d’abord connu au volant d’un cheval, puis en selle sur toute la gamme des engins motorisés, sauf la tondeuse à gazon, malgré les rumeurs du contraire. Un homme parmi les hommes. Le sourire entendu et l’œil bleu d’acier, de la même trempe que son caractère. Le cool incarné. Un comme il ne s’en fait plus, s’il s’en est déjà fait.

Extraits vidéo

Les deux premiers épisodes de la série «Au nom de la loi»
(Wanted: Dead or Alive), diffusée en 1958-1959:
Les deux sinon rien | Partie 1 de 3
Faux et usage de faux | Partie 1 de 3

The Magnificent Seven | John Sturges (1960)

Love with the Proper Stranger | Robert Mulligan (1963)
avec Natalie Wood

The Great Escape | John Sturges (1963) Partie 1 de 16
La fameuse scène de la moto

Bullitt | Peter Yates (1968)
La mythique Mustang 1968 GT 390 Fastback dans les côtes de San Francisco

The Thomas Crown Affair | Norman Jewison (1968)
avec Faye Dunaway

La scène du dune buggy

Le Mans | Lee H. Katzin (1971) Partie 1 de 12
Vous remarquerez que les cinq premières minutes du film sont sans paroles. Le reste du film n’est pas très bavard non plus. Malheureusement, cette copie est comprimée horizontalement, ce qui donne des airs de coccinelle à la Porsche du héros.

Papillon | Franklin J. Schaffner (1973)
Extrait en français

Même mort, Steve McQueen a continué de tourner dans des publicités. Bonne idée. Je ne serais pas surpris que Martin Matte fasse pareil.
Ford Puma Commercial (1997)
Mustang Commercial (2005)
Steve McQueen and Lewis Hamilton: The Duel (2009)