samedi 10 octobre 2026

Art du «dill»

 



Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le président des Stazunis, Donul Trompe, a toujours tendance à se mettre les pieds dans le plat; et sur tous les sujets, encore.

Dernièrement, il s’agissait de l’exécution de Nidal Hasan, ce militaire yankee qui, à Fort Hood en 2009, a tué 12 militaires et un civil, ainsi que blessé une trentaine de personnes. Gravement blessé à son tour, l’agresseur fut jugé, puis condamné à mort; la sentence devant être exécutée prochainement.

Comme l’affaire s’est déroulée aux Stazunis, les autorités, en la personne de l’actuel secrétaire à la Défense Peter Hegseth, ont décidé de faire passer Hasan devant un peloton d’exécution. Les derniers déboires, lors de mises à mort judiciaires, étant connus, on a probablement pensé à s’en remettre à des solutions plus efficaces.

Indécrottables yankees, les responsables avaient laissé entendre que l’exécution serait diffusée en direct. Tout de suite, les critiques ont reproché que ce genre de spectacle relevait davantage de la barbarie que de la civilisation. La levée de boucliers fut telle que, aujourd’hui, le président Trompe a expliqué que, en fait, la décision de diffuser l’exécution n’avait pas encore été prise.

Lorsqu’il s’agit de se tirer d’un mauvais pas, l’auteur de The Art of the Deal a recours à l’une de trois échappatoires, démontrant ainsi son manque d’imagination et l’extrême étroitesse de son registre. Ou bien il affirme qu’il n’est pas au courant; ou bien que l’énormité qu’il a proférée était une blague que l’auditoire n’a pas saisie; ou bien que la décision n’est pas encore prise, ce qui laisse une marge de manœuvre pour faire marche arrière.

Au fond, être cornichon est un art…


Aucun commentaire: