Il n’est pas exceptionnel qu’un nouveau premier ministre du Québec rencontre son homologue fédéral. Déjà que l’homologue en question n’est pas au pouvoir depuis si longtemps, lui non plus.
Quoique le désir de se rencontrer formellement est bien vivace de part et d’autre, il semble que la volonté manque quelque peu. Jugez-en plutôt. M. Mark Carney, depuis son élection, a beaucoup voyagé: Strasbourg, Davos, Paris, Londres, St. John’s (Antigua-et-Barbuda), Winnipeg, Québec – quand il était venu nous raconter que la Conquête n’était rien de plus qu’une marque de l’éminente coopération entre francophones et anglophones telle que le CAnada la pratique depuis – et même, exceptionnellement, Ottawa…
Or, ladite rencontre à venir semble difficile à coordonner. D’une part, le premier ministre du Québec exige qu’elle se tienne à Québec, dont M. Carney a sûrement gardé un souvenir impérissable. De l’autre, le premier ministre cAnadien insiste sur le fait que son horaire chargé ne lui permettra pas d’être de retour dans la Capitale nationale avant… la semaine des quat’ jeudis, au plus tôt.
À bien y penser, c’est exactement ça, la coopération à la sauce cAnadienne
