samedi 30 avril 2022

L'avenir au passé

 

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Autrefois, avant que l'OTAN ne devienne le bras armé de l'hégémonie yankee, la Pologne et l'Ukraine étaient à couteaux tirés. Pendant l'entre-deux-guerres, ces deux pays arrachés à l'empire russe se sont livrés à une lutte acharnée afin de contrôler la Galicie, soit l'ouest de l'Ukraine.


Plus tard, après 1945, cette région fut divisée entre les deux pays et le partage a donné lieu à un échange de populations particulièrement acrimonieux, qui a entraîné nombre de morts.


Aujourd'hui, en souvenir du bon vieux temps, la Pologne commence à évoquer l'occupation militaire de l'ouest de l'Ukraine actuelle; sans doute pour la protéger.


Le régime de Kiev devrait se méfier. En effet, avec des amis pareils, on n'a plus guère besoin d'ennemis. Mais que l'Ukraine se rassure par ailleurs. Si les forces polonaises envahissent son territoire, l'Occident ne fera rien pour la défendre, lui évitant ainsi une autre guerre.


Ah! cet Occident pacifiste! Quand ça l'arrange...





vendredi 29 avril 2022

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Le mythe de la femme noire


Sur une planète lointaine, à une époque indéfinie de l’avenir ou du passé, tous les hommes sont de race noire et toutes les femmes sont de race blanche. Dans cet univers quasi idyllique dont le niveau technologique est similaire à celui de la Terre à l’aube du second millénaire, les femmes occupent une position prédominante au plan à la fois culturel et social. L’une d’elles, une scientifique renommée, travaille dans un centre de recherche dont l’objectif est de développer de nouvelles sources d’énergie. Malheureusement, au cours d’une expérience qui tourne mal, elle est exposée à des radiations d’un type nouveau qui, sur le moment, semblent l’avoir laissée indemne. Quelques années plus tard, elle donne naissance à un enfant affligé d’une terrible anomalie : la petite fille est de race noire. Malgré tous les examens, rien ne permet de penser que la race du bébé puisse venir à changer, au grand désespoir de sa mère, et, en effet, à mesure que l’enfant grandit, ses caractères négroïdes s’accentuent plutôt que de se résorber. Très tôt ostracisée par les autres enfants, les filles en particuliers qui n’hésitent pas à la traiter de « future femme à barbe », la petite Ednak se réfugie dans une solitude farouche où, contrairement aux enfants de son âge, elle se consacre exclusivement à des travaux intellectuels. Elle développe ses connaissances à une cadence extraordinaire et ses professeurs ont de la difficulté à lui fournir la matière plus rapidement qu’elle ne l’assimile. Même arrivée à l’âge adulte, elle continue d’étonner son entourage par la supériorité de son esprit et ses extraordinaires facultés mentales. Cependant, en dépit de l’admiration dont elle est l’objet par la communauté scientifique, elle n’en reste pas moins une paria aux yeux du reste de la société et, en conséquence, elle préfère sa solitude rassurante à la présence de ses semblables quelles que soient les circonstances. Le jour de ses quarante ans, le gouvernement planétaire l’appelle pour une réunion extraordinaire dans un lieu tenu secret. Le périple en avion dure près de douze heures et elle se retrouve au sommet d’une montagne inconnue dans une région dont on refuse de lui donner le nom. Elle apprend qu’elle est mandatée par le gouvernement afin d’accueillir en son nom un vaisseau spatial venu d’un monde éloigné. Ignorant pourquoi elle a été choisie parmi tous les responsables scientifiques et politiques, elle reste seule attendant le moment de la prise de contact, méditant sur ce que sera l’avenir de son monde après une telle rencontre. À la fin, le vaisseau étranger atterrit et Ednak se présente seule pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs. À son grand étonnement, elle constate que les passagers du vaisseau sont des hommes de race blanche.


 – Elke Skélter – 462 p. – 1994 – Splendide travail d’écriture où tous les paramètres d’un monde nouveau sont soigneusement mis en valeur, tout en les intercalant avec quantité de détails de la vie quotidienne. Les questions d’éthique et les interrogations philosophiques sont ici franchement abordées avec une exceptionnelle sensibilité.

jeudi 28 avril 2022

Il ne faut pas tergiverser avec le palet!*


* Faut pas niaiser avec la puck!
 

Ukraine rien






Si les Yankees dirigent les opérations en Ukraine, on peut désormais escompter un succès total.


Comme, par exemple, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Yémen, en Libye, au Sahel, dans la corne de l'Afrique, dans les régions tribales du Pakistan, en Somalie, entre autres.


Oui, maintenant, les Ukrainiens n'ont plus rien à craindre.

mercredi 27 avril 2022

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Le mystère de la perle nacrée


Marcel, un bijoutier montréalais, acquiert d’un exportateur un lot de perles d’une grande finesse. Habitué à traiter avec une clientèle relativement restreinte, il voit apparaître dans sa bijouterie des inconnus qui s’intéressent exclusivement à des perles. Si la perspective d’élargir sa clientèle n’est pas pour lui déplaire, il constate rapidement que, après avoir réservé l’une de ses acquisitions pour un de ces nouveaux clients, certains autres clients deviennent carrément agressifs lorsqu’il leur explique que cette perle-là est déjà vendue. Quelle n’est pas sa surprise, en lisant le journal quelque temps après, de constater que le client, qui devait incessamment venir chercher la perle en question, a disparu de son hôtel sans laisser de trace. Craignant désormais pour sa sécurité, mais fortement intrigué par toute l’affaire, il décide de mener une enquête discrète dans le milieu et se rend en Europe où son exportateur tient boutique. Il désire non seulement en apprendre davantage sur la provenance de la perle, mais également il veut la faire expertiser et analyser, au cas où elle recèlerait un quelconque secret. Peu de temps après son arrivée à Amsterdam, et sa prise de contact avec l’exportateur, une séduisante jeune femme d’origine asiatique l’aborde et s’ingénie à multiplier les occasions de rencontre. Suspicieux, Marcel commence à craindre que les meurtriers de Montréal aient retrouvé sa trace. Désormais un fugitif dans un pays étranger, il part d’Amsterdam, avec une voiture de location, mais il retrouve sur son chemin la jeune femme, qui se fait appeler Manotte. Après avoir passé quelques jours dans le même hôtel à épier Marcel, Manotte, fatiguée de cet exercice stérile, décide, à l’occasion d’un somptueux dîner, de mettre cartes sur table. Elle offre d’acheter la perle pour une somme faramineuse. Devant l’hésitation de Marcel, qui ne sait quel parti prendre, car il craint toujours pour sa vie, elle s’offre en prime, prête à coucher avec lui le soir même. Cette fois conquis, Marcel accepte le marché et passe la nuit avec la jeune femme. Au matin, il trouve sur la table de nuit une liasse de billets et, dans le fauteuil faisant face au lit, un homme qui le tient en joue avec un pistolet et qui n’est autre que le disparu de Montréal. Il explique à Marcel qu’un collier confectionné de perles toutes rigoureusement de même forme et de même taille, provenant de l’île natale de la jeune femme, était le prix qu’exigeait Manotte pour accepter sa demande en mariage. Ayant trouvé la perle chez Marcel, il avait averti Manotte de sa découverte et s’était résolu à lui laisser le champ libre afin d’éprouver la jeune femme. Sachant qu’elle ferait tout pour s’emparer de la perle, il lui reste à découvrir si ses actions ont pour but de compléter le collier ou d’échapper au mariage.


 – Pierre Amaud-Laurier – 224 p. – 1996 – Amusante satire où sont opposés avec une très grande finesse les fantasmes propres de milieux très différents. L’érotisme explosif que dégage le personnage de la jeune femme vaut à lui seul le légitime succès qu’a connu l’oeuvre.

La maison tolérance

 


mardi 26 avril 2022

Colin-maillard

 



Avale l'anche

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Comme on sait, les pays occidentaux, c'est-à-dire tous ceux qui obéissent au doigt et à l'œil yankee, ont imposé une avalanche de sanctions contre la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine. En fait, il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que de nouvelles restrictions frappent le pays, son économie ou certains de ses citoyens.


Il y a pourtant un domaine qui a échappé aux sanctions à cette date et – chose amusante – c'est le plus important de tous: les exportations de gaz et de pétrole russe n'ont pas encore été affectées par la moindre interdiction. On comprend un peu les Européens de ne pas vouloir passer la fin de l'hiver et tout le printemps à grelotter dans le noir.


Il n'empêche, lorsque cela ne les affecte pas les Occidentaux sont prêts à toutes les postures de bien-pensance. Dès que cela risque fort de les léser, ils préfèrent de loin avaler leur clarinette, de l'anche au pavillon.



Rupin des Bois



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Combien de nos politiciens sont des gens d'affaires repus et rupins qui prétendent vouloir faire de la politique par esprit de sacrifice? Les journaux – je ne veux pas dire seulement La Presse – font alors flèche de tout bois afin de les encenser pour avoir accepté de sabrer ainsi – en apparence – leurs revenus.


Il semble qu'il n'y a que les riches qui perdent au change. Les comédiens, même célèbres par chez eux, semblent au contraire bénéficier de la transition.




lundi 25 avril 2022

Mac rond






 

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Le monde est un cauchemar par épisode


Un homme jugé schizophrène est interné dans un hôpital psychiatrique. Sa seule activité en dehors de ses traitements, et encouragé en cela par son thérapeute, consiste à rédiger un journal où il consigne avec soin tous les détails de sa vie quotidienne avec une minutie incroyable, qu’il s’agisse de ses traitements, des événements qui ponctuent la vie de l’hôpital ou des visites de sa soeur, la seule personne prenant encore la peine de le visiter. Mais, plus important encore, il y rapporte les rêves qu’il fait la nuit. Dans le tiroir de sa table de chevet, il cache les objets qu’il trouve dans ses mains à son réveil et qu’il a rapportés de ses songes. À contrecoeur, il doit détruire chacun de ces souvenirs avant qu’ils ne soient découverts par une éventuelle fouille impromptue auxquelles se livrent les autorités de l’hôpital afin de saisir les articles interdits par le règlement. Comme ses rêves constituent son seul et unique moyen d’évasion, il craint que, s’il venait à être su qu’il vit réellement ces moments étranges, les médecins trouvent le moyen de le priver de sommeil. Sa vie, pourtant très régulière, commence à être modifiée par la récurrence d’un rêve en particulier. Au début, il se retrouve dans un pré, à l’ombre d’un saule près d’un ruisseau. Une femme qu’il ne connaît pas lui tend un verre de vin blanc et l’invite à s’asseoir près d’elle tandis qu’elle dispose les victuailles d’un pique-nique. Si, au début, le rêve se déroule toujours de la même façon, il commence très tôt à se modifier et les conversations qu’il a avec la femme suivent de nuit en nuit des fils très différents. Les infirmiers et les médecins s’aperçoivent bientôt des changements qui marquent leur patient : perte d’appétit le matin, gain de poids et, en une instance particulière, présence d’un taux relativement élevé d’alcool dans le sang. Cependant, à partir du moment où les autorités se posent de plus en plus de questions à son sujet, son rêve se transforme progressivement en cauchemar. La femme devient de plus en plus cassante, voire même agressive. Une nuit, elle le menace avec un couteau. À chaque occasion, elle semble de plus en plus dangereuse, à tel point que l’homme commence à craindre pour sa vie. Un matin, il se réveille avec une coupure au visage, ce qui déclenche l’inquiétude des médecins. Ils font alors appel à une spécialiste qui suit le dossier déjà depuis quelque temps. Lorsqu’on la met en présence du patient, celui-là reconnaît la femme de son rêve. Devant son désarroi, la femme demande à ce qu’ils soient laissés seuls. Il s’engage alors un huis clos entre la psychiatre et le patient où chacun tente de découvrir le secret de l’autre. À la fin de cet échange où la tension monte constamment, le patient attaque sa tourmenteuse qui n’a d’autre choix que de le poignarder pour sauver sa vie.


 – Ève Adam – 282 p. – 1988 – Apologie du rêve éveillé, ou du sommeil trouble, ce roman aux prémisses improbables évite de verser dans le fantastique pour demeurer, grâce à l’incontestable talent de l’auteure, éminemment cohérent et rationnel. De ce fait, il parvient à susciter chez le lecteur une ambivalence vis-à-vis la réalité des choses.

samedi 23 avril 2022

Est'd 1763



 

vendredi 22 avril 2022

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Le moi de Marie


Marie est une jeune femme fantasque que son entourage connaît extrêmement mal. Elle travaille dans un magasin de musique, et son attitude envers ses collègues, rogue et cassante pour le moins, n’est guère pire que sa façon de traiter avec la clientèle. Malgré cela, son patron, qui est un être timoré et inquiet, préfère encore laisser aller les choses plutôt que de déclencher un véritable conflit avec la jeune femme. Aussi Marie peut-elle se défouler des frustrations qu’elle connaît à la maison. Car, à l’autre extrême, sa vie familiale ne lui donne guère l’occasion de s’exprimer et de connaître une vie autonome. Sa mère et son père, incapables de la voir autrement que comme une enfant, la dominent outrageusement. Il est vrai que Marie ne leur donne guère d’occasions d’inquiétude, étant par ailleurs une personne entretenant peu de relations amicales et n’ayant encore connu aucun prétendant sérieux. C’est donc dans cette vie faite de saisissants contrastes que la personnalité de Marie se forge. Mais un jour, un jeune homme, un vague ami d’enfance que sa mère lui a présenté quelque temps auparavant, la relance à son magasin. Frappé, puis intrigué par l’attitude de la jeune femme, il se prend d’un intérêt tout particulier pour elle, cherchant toujours de nouveaux prétextes afin de pouvoir l’approcher soit à son travail ou chez elle, mais de préférence dans la rue où ils peuvent échanger plus librement au hasard d’un café ou d’une glace. D’abord étonnée, puis flattée, Marie n’a d’autre choix que de s’ouvrir à propos de ces soudaines attentions de la part du jeune étudiant en psychiatrie. Tandis que l’attitude de ses parents oscille entre la complaisance et l’inquiétude, Marie commence à trouver la présence de ce prétendant un peu encombrante. Mais comme il surgit généralement à l’improviste là où elle ne peut l’apostropher, car il ne se montre plus à son travail, et où elle n’a pas à accepter sa présence avec soumission, puisqu’il ne se montre plus guère chez elle, Marie en vient à ne plus savoir comment agir envers lui. Rapidement, cette hésitation suscite en elle un état voisin du déchirement. Graduellement, à chaque nouvelle rencontre, elle élabore des scénarios de plus en plus farfelus, voire saugrenus, afin de se donner une contenance devant une situation qui lui échappe totalement. De guerre lasse, elle se résout à s’offrir à lui, mais, bien qu’il réponde à ses caresses et ses baisers, il refuse de faire l’amour avec elle. À court de ressources, Marie cesse de s’inventer des personnages afin de faire face à la réalité. Elle devient plus tolérante envers ses collègues ainsi que les clients et, un soir, elle apprend à sa famille qu’elle s’est trouvé une chambre où elle entend vivre désormais par elle-même. Mais ses parents n’ont pas dit leur dernier mot.


 – Lisette Sauret – 326 p. – 1994 – En une occasion au moins, ce roman a été utilisé par des professeurs en psychologie afin d’illustrer des cas types dans le cadre de leurs cours. Au-delà de ses applications pédagogiques, cette oeuvre exceptionnelle demeure une véritable descente dans les recoins obscurs de l’âme humaine.

Le message, c'est moyen

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 Donc, le message sous-jacent, c'est que, si vous devez être réfugié quelque part, assurez-vous d'abord d'être chrétien, blanc et européen.


Ou, à tout le moins, d'avoir été instrumentalisé par les Yankees. Quoique, ça, c'est pas toujours le meilleur moyen.



jeudi 21 avril 2022

175

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L'affaire Julian Assange vient de prendre un tournant décisif. Une cour de justice britannique  a autorisé l'extradition du principal intéressé vers les Stazunis où il risque une condamnation de 175 ans de prison.


Qu'a-t-il bien pu faire de si terrible pour mériter une telle punition? Il a publié des informations confidentielles concernant les atrocités yankees commises en Irak et en Afghanistan sur le site Wikileaks. Notons au passage qu'il n'était dans toute l'affaire qu'une courroie de transmission. En effet, les documents avaient été subtilisés par d'autres, nommément Chelsea Manning et Edward Snowden, lesquels sont actuellement en liberté.


Pour sa part, mentionnons que M. Assange est privé de la sienne depuis 2012, alors que, devant la menace d'une arrestation arbitraire, il s'était réfugié à l'ambassade péruvienne à Londres où il est resté enfermé jusqu'à son arrestation en 2019. Depuis, il croupit dans les geôles britanniques, en attendant de croupir dans les geôles yankees.


Que voulez-vous? Nous vivons en démocratie, comme les Brits et les Yankees. Ça doit être ça le respect des droits de la personne, de la justice, de la démocratie et de la liberté. Vous savez, tous ces trucs au nom desquels on vole, persécute, asservit et avilit des nations entières.



 


mercredi 20 avril 2022

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Mes cheveux gris ont rendez-vous avec la vie


Max est un ex-détenu. Quinquagénaire, il a été libéré pour bonne conduite. Enfermé pour vol de banque, il n’a pas su bénéficier des services d’un bon avocat. Cependant, sa longue réclusion lui a donné l’occasion de faire le point sur sa vie. Il a pris le temps, en prison, d’apprendre un nouveau métier, celui de mécanicien, et de tenter de faire ses preuves. D’abord auprès des autorités carcérales, puis ensuite devant les responsables des libertés conditionnelles, il réussit à démontrer sa bonne volonté et sa ferme intention de se réhabiliter. Lorsque les portes de la prison s’ouvrent devant lui, alors qu’il vient tout juste de célébrer son cinquante-deuxième anniversaire de naissance, il a en poche un peu d’argent gagné à l’atelier de la prison, et une promesse d’embauche dans un petit garage. Max y est accueilli avec gentillesse, quoique les employés plus jeunes manifestent à son intention une méfiance palpable. Ses premières semaines de liberté représentent un moment troublant pour Max. Il éprouve énormément de difficulté à rompre la routine que les circonstances lui ont imposée. Après son quart de travail, il regagne sa chambre où il s’enferme sitôt son repas pris dans la salle commune de la pension où il a élu domicile. Là, il s’installe devant le téléviseur, et c’est par son truchement qu’il réapprend la société qu’il a laissée plusieurs années auparavant. Tout l’interloque : la hausse phénoménale des prix ; l’attitude des jeunes ; les préoccupations de ceux qui, malgré tout, sont ses contemporains. Seule la mode ne semble pas avoir changé, aussi commence-t-il par là son réapprentissage. Aussitôt qu’il en a les moyens, il se fait confectionner un complet et, une fois qu’il l’a sur le dos, il n’a de cesse de le montrer. Il finit par errer dans le quartier où il faisait « affaire » tant d’années auparavant. Dans un bar qu’il fréquentait jadis, aujourd’hui méconnaissable, il retrouve avec joie un de ses anciens amis, Carl, maintenant handicapé par l’abus d’alcool et par une ancienne blessure : une balle qu’un règlement de compte lui avait logée dans la hanche. Ces retrouvailles entraînent une série de rencontres où la nostalgie prend la meilleure place. À force d’évoquer leur passé, ils s’amusent à tenter de retracer leurs anciens complices. Mais c’est à grand-peine qu’ils parviennent à retrouver l’un des leurs, Joseph, qui, pratiquement abandonné, est très diminué par une surdose de drogue. Joseph, dont la conversation est très limitée, n’articule plus que son désir de revoir Las Vegas avant de mourir et de claquer, une dernière fois, sa fortune sur le tapis vert. Les trois compères laisseront-ils tout derrière eux pour se lancer dans leur ultime aventure ?


 – Oscar Cayer – 230 p. – 1997 – Désir, aspiration et espoir sont les trois composantes principales de ce récit qui les détaille et les définit avec une application consommée. 

mardi 19 avril 2022

Monsieur Rius


Après les autos électriques, les vols spatiaux et tout le reste, Elon Musk cherche toujours des moyens de dépenser son argent. Dernière lubie en date: acheter Twitter afin, et je cite, d'en faire «la plateforme de la liberté d'expression dans le monde». Liberté, faut-il le préciser, qui sera alors contrôlée entièrement par une seule personne.


Rendons grâce à Elon qui ne perd pas son temps en trivialités comme combattre l'analphabétisme, les épidémies ou la faim dans le monde. Il demeure un authentique philanthrope; c'est-à-dire qu'il pense d'abord et avant tout à lui-même.


Cher monsieur Musk, avec votre permission, si vous recherchez des projets personnels dans lesquels engloutir vos montagnes de fric, permettez-moi une toute petite suggestion. Pourquoi ne pas changer de nom? Je propose à cet effet Sarto Rius; vous savez, le long muscle.