samedi 16 janvier 2010

Rencontre

Lhasa de Sela et Patrick Watson, à Montréal, en avril dernier.

Mariannes

La fosse des Mariannes est le point le plus profond sur la planète Terre, soit presque 11 000 mètres. Par comparaison, l'Everest s'élève, lui, à un peu plus de 8 000 mètres.

Eh bien, ce que j'ai vu vendredi à la télévision était tombé plus bas que la fosse des Mariannes. Le journaliste Richard Latendresse, micro en main et sous l'œil de la caméra, arpentant les rues de Port-au-Prince en tentant d'interviewer les sinistrés "à chaud": "Et vous, madame, que ressentez-vous, maintenant que vous avez tout perdu et que votre famille est décimée?" J'exagère, mais à peine.

Quand on pense que les organismes humanitaires peinent à acheminer les secours et que de tels vautours ont réussi à se rendre sur place pour jouer les voyeurs au nom des cotes d'écoute...

Je n'en dis pas plus sur le métier des journalistes. À côté de ce navrant exemple, il y en a de très bons.

Attention: une crise peut en cacher une autre,
puis une autre, puis une autre...

Pour plusieurs, 2009 restera l’année de la crise économique. Le site de Médecins Sans Frontières présente un reportage photo couvrant les dix plus importantes crises humanitaires de 2009.

En regardant les photos, on se pose la question: pourquoi la misère est-elle aussi photogénique? Mis à part l’aspect commercial évident. C’est peut-être pour en supporter la vision, pour ne pas simplement l’ignorer? Ou c’est peut-être comme Foglia qui lit Pays sans chapeau pour ajouter la poésie au drame?

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Dans Le Devoir

Le 12 janvier 2010 nous démontrera-t-il enfin la nécessité urgente et permanente de soutenir plus que jamais les pays les plus pauvres de la Terre, et Haïti en particulier, si proche de nous, si présent au Québec? Quand la poussière de ce tragique événement retombera, serons-nous encore sensibles à sa misère, comme nous le sommes aujourd’hui?

Nous dépensons des sommes astronomiques pour lutter et nous protéger contre les terroristes. Aurons-nous, un jour et une fois pour toutes, le courage d’en investir tout autant (et nettement plus) pour lutter contre la terreur de la faim, de la soif, de l’analphabétisme, contre la misère permanente qui afflige nos voisins?

Le 12 janvier 2010 marquera-t-il nos consciences comme le 11.septembre 2001? Je me le demande...

Lettres – Les catastrophes nous interpellent
Gérald Séguin, Le Devoir, 16 janvier 2010

Table de jour, table de nuit.

Parce qu'un désir ne peut naître que de la présence d'un objet de désir.

Fricassée de légumes du printemps au jus d'ail rôti au safran, parsemée de fleurs et de jeunes pousses. (Page 109)

Apollo, RECETTES INTERDITES.




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Un écrivain n'oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accepté un peu d'argent ou quelques éloges en échange d'une histoire. Il n'oublie jamais la première fois où il a senti dans ses veines le doux poison de la vanité et cru que si personne ne découvrait son absence de talent, son rêve de littérature pourrait lui procurer un toit sur la tête, un vrai repas chaque soir et ce qu'il désirait le plus au monde : son nom imprimé sur un misérable bout de papier qui, il en est sûr, vivra plus longtemps que lui. Un écrivain est condamné à se souvenir de ce moment, parce que, dès lors, il est perdu : son âme a un prix.
(Page 11)

Carlos Ruiz Zafon, LE JEU DE L'ANGE
Robert Laffont 2008

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Les régimes fascistes imposaient silence aux individus - opposants, critiques, sceptiques, non-enthousiastes, «différents» et « indifférent» - par terreur, torture, assassinat : dans le même temps. ils sommaient les foules de dégoiser slogans et rengaines et chanter acclamer vociférer gesticuler : foules en délire fusionnel. Aujourd'hui, à la télévision., les rires qui follement fusent font fusionner fans et foules. (Page 41)


Roger Dadoun, LA TÉLÉ ENCHAÎNÉE,


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---... Mon histoire est très longue et j'ai l'impression que vous êtes fatigué. Je vous prie de m'excuser mais je ne vois pas d'autre moyen que de vous demander de continuer à m'écouter. (Page 208)

Murakami Ryû, ECSTASY,








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Il vous est venu une superbe idée dont vous rêveriez de faire un livre ? Ne vous empressez pas de passer à l'exécution : ce n'est pas nécessaire, car vous pouvez être sûr que, tôt ou tard, quelqu'un d'autres aura la même idée... et en fera un usage parfait. (Page 11).

Simon Leys, LES NAUFRAGÉS DU BATAVIA, suivi de PROSPER
Arléa mai 2003




Montréal vue du sol


L'hiver en ville.

Le spécial de minuit six | Jay-Z & Alicia Keys

Empire State of Mind | Jay-Z avec Alicia Keys (2009)

vendredi 15 janvier 2010

Cinémaboule: Michel Drucker présente Star Ouarze

DERNIÈRE HEURE

Les Stazunis, n'écoutant que leur proverbial courage et leur totale abnégation, n'ont pas hésité une seconde, en dépit des risques démesurés posés pour la sécurité de leur pays.

En effet, Cuba, menace terroriste de premier plan bien connue dans tout l'hémisphère occidental – et probable lieu d'entraînement de l'aile communaziste d'Al-Quaïda –, a accordé la permission aux avions yankees de survoler son territoire afin d'envoyer des secours à Haïti.

Dès cet instant, et en dépit du terrible danger que cela représente, les vols stazuniens ont commencé à parcourir l'espace aérien cubain.

L'élan humanitaire fut si spontané que les responsables n'ont pas eu le temps de faire retirer les appareils photo du fuselage des avions.


Ratés sympathiques


La Los Angeles Film Critics Association a élu le long métrage de David Lynch Mulholland Drive film de la décennie. Faut dire qu'il n'y a rien qui "pogne" à Los Angeles comme de se regarder le nombril...

Pas de veine, moi qui ne vais presque plus au cinéma, j'étais allé voir celui-là. C'est pourquoi je me fends d'un commentaire aujourd'hui.

La LACFA a souligné que l'œuvre avait reçu un très bon accueil de la part de ses membres, "en dépit des multiples grilles de lecture qu'elle proposait". Ce qu'il y a de bien avec les critiques, c'est que, quand il n'y a rien à comprendre, ils disent n'importe quoi et font semblant d'aimer ça.

Moi, je pose la question suivante. Vous qui avez aimé Mulholland Drive, savez-vous seulement ce que le film racontait? Et surtout ne venez pas me répondre qu'il faut savoir l'apprécier sans nécessairement comprendre.

À ce compte-là, on restera tous idiots.

Le spécial de minuit six | Luck Mervil

Ti Péyi A | Luck Mervil (2004)

Vidéo réalisée à la suite du passage de l’ouragan Jeanne en 2004.

jeudi 14 janvier 2010

Ça frappe

Peter Schuyff sculpte le bois, et encore plus si ce bois est rond. Du.crayon à mine jusqu’au tronc d’arbre en passant par le bâton de baseball. Heureusement qu’avec sa gouge, il a le coup sûr.
(Via Neatorama)

Pays sans chapeau

Au moment où Port-au-Prince commence à compter ses morts et à déblayer ses ruines, je me tourne vers Laferrière, vers la littérature, vers la fiction. Pas pour qu’elle me cache la réalité, au contraire. Pour qu’elle me la rende dans son essence. Vous allez me trouver obscène: pour qu’elle me la rende dans sa poésie. Cinquante mille morts? Cent mille morts? La poésie ne s’enfuit pas, elle est là, intimement mêlée à l’horreur, elle est là avec l’aube qui se lève...

La couleur un peu violette de l’aube donne une teinte assez étrange aux choses, mais c’est tout. Les mêmes crevasses vous obligent à faire attention en marchant pour ne pas tomber dans un trou d’eau verte. Le même chien jaune doit s’appuyer contre un mur pour japper à cause de son extrême maigreur. La même petite fille est en train de balayer la galerie de l’épicerie du coin.

Le soleil va taper dur, tout à l’heure, vous verrez.

Pays sans chapeau
Pierre Foglia, La Presse, 14 janvier 2010

Billets doux



Un blogue consacré au papier à lettres. Adolf Hitler et Albert Einstein, Winston Churchill et Frank Zappa, Mickey Mouse, Superman et autres.

Sisyphe en Haïti


Le fond toujours plus bas, la destruction toujours recommencée, dans cette terre hantée par les superstitions, les malédictions et la pensée magique.

Les damnés de la Terre
François Brousseau, Le Devoir, jeudi 14 janvier 2010

Éternelle histoire sans paroles

Le spécial de minuit six | Tom Waits

Tom Traubert’s Blues (Four Sheets to the Wind in Copenhagen)
Tom Waits (1976)

Enregistré en mai 1977 à l’émission britannique Old Grey Whistle Test, diffusée sur les ondes de BBC2 de 1971 à 1987.

mercredi 13 janvier 2010

À surveiller l’été prochain?

Voici le YikeBike – Urban Freedom, un mini vélo électrique pliable. Depuis le temps que vous l’attendiez. Il y a même une vidéo où on comprend pourquoi l’engin diabolique s’appelle Yike. On n’a qu’à s’imaginer dans le gros trafic de l’heure de pointe assis là-dessus, Yike! Et en plus, ça coûte 5 000$, Yike! (Via BoingBoing)