dimanche 24 mars 2019
La bulle Oger
Morgane Oger est une charmante dame de Colombrie-Bitannique (sic), qui a eu l’idée pas du tout originale de dresser un autre catalogue de la haine et de la discrimination. Par contre, là où elle innove un peu, c’est que ce catalogue serait en fait transposé géographiquement et que – ô surprise! – il couvrirait tout le CAnada, paraît-il.
C’est pratiquement la première fois que quelqu’un de là-bas reconnaît que, dans le plusse meilleur pays «postnational» (resic) et multiculturel du fils de Pierre Elliott Trudeau, on puisse rencontrer de la discrimination.
L’idée de cet étrange projet est de «faire la lumière» sur la manière selon laquelle la haine se propage, mais en étant extrêmement attentif à ce que les «allégations ne soient pas lancées à tout vent». Bref, tel qu’il convient à ce genre de mesures ni chair ni poisson, il ne faut surtout pas aller assez loin, assez vite. De là à laisser entendre qu’il y aura peut-être quelques trous «dans la map», il n’y a qu’un pas.
En plus, qu’on se rassure tout de suite, cela demeure flou au point où on peut se surprendre à penser que ça ne verra jamais le jour. Mais qu’importe, le principal est déjà sur les rails: Mme Oger a déjà créé une fondation en son nom, de sorte que le pognon devrait commencer à affluer.
J’ai déjà le slogan: «Osez avec Oger!» Ou, pour la rime, est-ce que ça devrait être: «Oger va-t-en-guerre»?
Je ne voudrais pas que le slogan soit discriminatoire, même s’il est en français.
samedi 23 mars 2019
vendredi 22 mars 2019
Les temps ont bien changé
Autrefois, quand on s’en prenait à la statuaire cAnadienne, il s’agissait de gestes imputables à des souverainistes. Fini, tout cela. Des souverainistes, ça n’existe pratiquement plus*.
De nos jours, il y a une nouvelle génération de vandales s’en prenant aux monuments de l’élite britannique ou de ses descendants directs. Ainsi en fait foi le dernier acte en date à l’encontre – encore – de la statue de John A. (pour alcoolique?) Macdonald. Un groupe qui se fait appeler #MacdonaldMustFall souhaite voir toutes les statues de ce triste sir retirées de l’espace public une bonne fois pour toutes, parce qu’il était raciste et hostile envers les groupes minoritaires non blancs au CAnada.
On voit tout de suite que #MacdonaldMustFall est composé de CAnadiens bien pensants de culture rigoureusement anglo-saxonne. Je puis leur garantir que, bien au contraire, John A. Macdo n’était pas uniquement raciste aux dépens des non-Blancs, mais qu’il pratiquait un racisme d’ouverture, en particulier à l’endroit des francophones.
Il n’empêche, ça fait du bien de voir que, pour une fois, je suis d’accord avec des CAnadiens sur un point.
Comme vous voyez, les temps ont bien changé.
* Je veux dire par là qu’il en existe, mais qu’ils n’ont plus aucune utilité pratique quant à la lutte nationale.
jeudi 21 mars 2019
Normandeauthon
Pauvre Nathalie Normandeau qui essaie de se faire prendre en pitié. Ah! mon cœur saigne! Si ça continue, il faudra lui manifester notre amour en mettant sur pied un téléthon pour lui ramasser du fric.
Et pourquoi pas lui présenter des excuses, tant qu'on y est? On pourrait le faire au moment où on lui remettrait l'Ordre national du Québec, pourquoi pas?
Et mon cul sur la commode en prime.
mercredi 20 mars 2019
Capital risque
Dans un article publié par AFP, et repris sur le site Vigile Québec, on lit que, à l’instar du capitalisme, «le socialisme mène toujours au désastre économique».
Passons outre au fait que ledit site verse de plus en plus dans un discours de droite, soumis en cela au vent dominant actuel, et abordons plutôt sa sous-jacente critique du socialisme qui a le mérite de ne pas pécher par excès de rigueur intellectuelle.
Si les régimes socialistes rencontrent historiquement tant de difficultés économiques, c’est parce qu’ils sont systématiquement mis à l’index des nations, lesquelles leur livrent une guerre larvée sans merci. On ne se gêne pas dans le monde dit «libre» pour constamment leur faire subir du sabotage, justement dans le but de provoquer un état de crise économique permanente.
Là-dessus, il est tout à fait vrai que le capitalisme est infiniment supérieur, comme ses cycles le prouvent depuis deux siècles. Le capitalisme, lui, n’a besoin de personne pour se saboter.
Passons outre au fait que ledit site verse de plus en plus dans un discours de droite, soumis en cela au vent dominant actuel, et abordons plutôt sa sous-jacente critique du socialisme qui a le mérite de ne pas pécher par excès de rigueur intellectuelle.
Si les régimes socialistes rencontrent historiquement tant de difficultés économiques, c’est parce qu’ils sont systématiquement mis à l’index des nations, lesquelles leur livrent une guerre larvée sans merci. On ne se gêne pas dans le monde dit «libre» pour constamment leur faire subir du sabotage, justement dans le but de provoquer un état de crise économique permanente.
Là-dessus, il est tout à fait vrai que le capitalisme est infiniment supérieur, comme ses cycles le prouvent depuis deux siècles. Le capitalisme, lui, n’a besoin de personne pour se saboter.
mardi 19 mars 2019
Tout le monde, il est libre
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| L'article est ici. |
On sait que la tradition est de parler du président des Stazunis comme étant le leader du «monde libre», car ce pays est considéré comme le phare de la liberté. C’est tellement vrai que la «nation exceptionnelle» – après le «peuple élu», la «race supérieure» et le «meilleur pays du monde» – s’arroge le droit, année après année, de juger les autres États, se permettant au passage de critiquer leur situation sur le plan des droits de la personne.
De nos jours, cependant, des indices apparaissent pour démontrer que la tendance est en train de changer. En effet, la Chine s’est mise de la partie et a commencé à mettre en doute la crédibilité yankee quand vient le temps d’estimer qui est respectueux des droits et qui ne l’est pas.
Ainsi, le gouvernement chinois, dans un rapport publié récemment, évalue le gouvernement stazunien en critiquant sa situation dans plusieurs domaines: l’intolérance, la violence civile, la surveillance omniprésente, la ploutocratie électorale, la discrimination et les inégalités sociales. Bref, les Yankees souffrent des mêmes travers que tout le monde.
Que faut-il en comprendre? Bin, que la liberté n’épargne personne…
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| Freedom or US |
lundi 18 mars 2019
Trésor au Conseil
Afin de remplacer Mme Jane Philpott à la présidence du Conseil du trésor, laquelle avait remis sa démission de manière spectaculaire, le fils de Pierre Elliott Trudeau a nommé à ce poste une personne de confiance qui a toujours fait preuve de cette droiture morale inflexible constituant la marque indélébile du Parti libéral du CAnada (PLiC).
En effet, Mme Joyce Murray a été pendant un temps ministre des Affaires environnementales de Colombrie-Bitannique (sic) avant de se lancer sur la scène fédérale. Oui, car, quand on s’intéresse à tout ce qui est vert, on remarque assez rapidement qu’il y a plus de gros billets à gagner au niveau cAnadien qu’à celui des provinces.
Mme Murray sera donc responsable de l’attribution des budgets pour les divers ministères. Nul doute qu’elle se fera un plaisir, en tant qu’environnementaliste et Britanno-Colombienne, d’allonger l’oseille pour le pipeline Trans Mountain qui va saloper ses beaux paysages de montagnes.
J’peux pas croire qu’y vont faire ça à mes Rocheuses…
* Traduit de l'anglais.
vendredi 15 mars 2019
Enflure
Le président yankee Donald Trompe s’était juré de venir à bout du déficit commercial des Stazunis. C’est-à-dire qu’il voulait que les exportations soient plus importantes relativement aux importations.
Accro aux solutions simplistes, il s’était mis en tête que des tarifs à l’importation représentaient la solution idéale; il en imposa donc aux dépens de la Chine. Mais voilà t’y pas que le déficit commercial US, plutôt que de se réduire, a en fait augmenté de manière substantielle, atteignant même un montant record de 891 milliards de dollars. Ironiquement, l’une des raisons de cet accroissement phénoménal est le manque de connaissances économiques de M. Trompe.
En effet, son initiative consistant à réduire la taxation de 1,5 trillion de dollars a permis aux Yankees les plus fortunés d’acquérir davantage de biens, ce qui a stimulé les importations. De même, l’imposition de tarifs douaniers aux produits en provenance de la Chine a nui à l’économie de ce pays, de sorte que les exportations yankees vers l’Asie ont conséquemment souffert.
Bref, plutôt que de faire le parano avec des concepts macroéconomiques qui le dépassent entièrement, le président stazunien, génie autoproclamé de la finance, gagnerait à ruminer cette leçon.
jeudi 14 mars 2019
mercredi 13 mars 2019
Saint Israël
Comme on sait, au moment de sa proclamation en 1948, l’État d’Israël se présentait comme un pays «juif et démocratique». Un mauvais esprit de l’époque aurait sans doute fait remarquer que si Israël était d’abord juif, il ne pouvait être vraiment démocratique; inversement, s’il était démocratique, on ne pouvait lui accoler une étiquette ethnique, quelle qu’elle soit.
Personne n’avait alors relevé la contradiction, mais on sent que l’inconscient collectif israélien se trouvait quelque peu déstabilisé par cette dichotomie. Fort heureusement, un esprit clairvoyant – bref, bon, celui-là – a finalement résolu ce petit problème. En effet, le premier ministre sortant – il y a des élections législatives le 9 avril –, M. Benjamin Nétanyahou, a tranché: désormais, Israël sera l’État «uniquement du peuple juif».
Il fallait bien en venir là. Ainsi, à l’avenir, chaque fois que l’on critiquera les agressions israéliennes, l’apartheid israélien ou les infractions israéliennes au droit international, ce sera une attitude s’en prenant directement au peuple juif, donc de l’antisémitisme.
Et les Palestiniens, là-dedans? Eh bien, eux, ils sont déjà en enfer.
mardi 12 mars 2019
Électricité contre pétrole
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| Caracas by night |
Non, il ne s’agit pas d’une initiative environnementale, mais plutôt d’une nouvelle marche dans l’escalade qui oppose à l’heure actuelle les Stazunis et le Venezuela.
Ce dernier pays est plongé, depuis maintenant 4 jours, dans une crise énergétique d’envergure. En effet, en grande partie, il a été privé d’électricité, ce qui a paralysé totalement son économie déjà fortement malmenée.
Depuis Caracas, les accusations ont fusé, lesquelles affirment que cette panne de courant est en fait due à une cyberattaque lancée depuis les Stazunis. Est-ce vrai? Il est sans doute trop tôt pour le confirmer, mais le fait que certains législateurs yankees aient tweeté à propos de la panne à peine 3 minutes après son début laisse entendre que certains avaient su très – trop? – tôt ce qui se passait là-bas.
Ce qu’on sait, par contre, c’est que les Stazunis ont mis sur pied des programmes afin de pouvoir mener de telles attaques aux dépens de régimes considérés comme indésirables. Le coup d’envoi avait été donné sous le mandat d’un autre président crétin à la tête de l’État yankee. Ensuite, sous Barack Obama, un plan dirigé contre l’Iran avait été élaboré sous le nom de code «Nitro Zeus». Les Yankees ont toujours de l’inspiration quand vient le temps de donner des noms, surtout à leurs exactions.
Bref, le Venezuela est maintenant plongé dans une grave crise humanitaire, et cette fois c’est vrai. Jusqu’ici, il ne s’agissait que d’une exagération des médias, mais, désormais, grâce à l’interventionnisme yankee – si ces soupçons sont fondés –, la crise est bien réelle.
Cependant, on peut penser qu’il y a malgré tout un bon côté à toute cette affaire. S’il y a bien eu sabotage, il aurait été infiniment plus efficace si on l’avait conjugué à une agression armée. Or, il semblerait que l’intervention – encore une fois, si elle est bien réelle – est menée en lieu et place d’une solution militaire. En d’autres termes, les Yankees ont, dans les faits, jeté l’éponge sur la question de l’invasion.
Mais, évidemment, s’ils jettent l’éponge, il faut que ça éclabousse partout.
dimanche 10 mars 2019
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