lundi 28 janvier 2019

Bonne année, gros nez!

M. John McCallum est de la paix.


Rappelons brièvement les faits. Il y a peu, Mme Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, le géant chinois des télécommunications, avait été arrêtée à son arrivée au CAnada. Sous le prétexte fallacieux de malversations financières, il s’agissait de contrer la montée en puissance de la multinationale dans un domaine où les Stazunis entendaient maintenir leur hégémonie. De toute évidence, il s’agissait d’une de ces nombreuses situations où le roquet outaouais se mettait à la disposition pleine et entière de son maître washingtonien.

À cette époque, l’ambassadeur cAnadien en Chine s’appelait John McCallum. Il avait commencé par expliquer, jeudi dernier, que le dossier de Mme Meng était suffisamment solide pour lui éviter une éventuelle extradition aux Stazunis où elle risquerait fort d’être condamnée.

De quoi se mêlait-il? Immédiatement, les commentaires avaient surgi pour critiquer vertement cette intervention déplacée et pour réclamer la démission du diplomate. Si le gouvernement du fils de Pierre Elliott Trudeau avait fait front, quoique faiblement, afin de défendre M. McCallum, ce dernier en a rajouté une couche vendredi en expliquant à une journaliste que si les Stazunis abandonnaient les poursuites envers la femme d'affaires chinoise, ce serait une bonne chose pour le CAnada.

De quel droit se permettait-il de prendre la défense des intérêts de son pays aux dépens de ceux de l’empire yankee?

Les choses n’ont fait ni une ni deux. Sanctionné pour avoir mis son gros nez – par deux fois – entre les Stazunis et leurs intérêts commerciaux, John McCallum s’est fait montrer la porte par le fils de Pierre Elliott Trudeau.

Bref, le meilleur langage diplomatique c’est: ferme ta gueule!

Pape oraison


samedi 26 janvier 2019

La Presse soir


Ce message est notre contribution en nature à la campagne de financement du quotidien La Presse qui a si vaillamment défendu les intérêts du Québec en diffusant, année après année, une information objective et non partisane.

Compte tenu de l'étendue de notre lectorat, nous anticipons que l'organisme recueillant les dons pour cette campagne de levée de fonds nous fera suivre un reçu de charité pour fins d'impôts de plusieurs milliers de dollars.


P.-S.: «Pierre-Elliott», quel beau prénom bien de chez nous!

vendredi 25 janvier 2019

Rudy menteur?


En passant, cette photo, quoique n'étant pas celle de l'article original, n'est pas pour autant un trucage.

Apparemment, Rudy aime bien cuisiner.

Everybody must get Stone


En passant, cette photo, quoique n'étant pas celle de l'article original, n'est pas pour autant un trucage.

Est-ce un hasard si M. Stone aime bien se déguiser en méchant?

 

jeudi 24 janvier 2019

La guinguette de laquais



Le coup d’envoi a été donné hier par les Stazunis. Aussitôt, comme s’ils attendaient impatiemment leur tour d’entrer en scène dans leur rôle de laquais, CAnada et Brésil sont surgis des coulisses afin de braire dans le registre et l’Union européenne a, aujourd’hui, emboîté le pas. Essentiellement, il s’agissait de blâmer le gouvernement Maduro du Venezuela et de lui refuser la reconnaissance au bénéfice de Juan Guaido, le président de l’Assemblé législative.

Le pays traverse actuellement une crise. Jusqu’à il y a quelques années, le prix élevé du pétrole permettait à l’État de bénéficier de la rente énergétique. Dès que les prix se sont effondrés, le pays s’est enfoncé dans la crise. Les rentrées d’argent ne permettaient plus de financer les programmes sociaux ambitieux mis de l’avant par la révolution bolivarienne. Dans le même temps, l’opposition de droite, soutenue par les Stazunis via la Colombie, en ont profité pour créer nombre de pénuries qui ont effectivement réussi à irriter la population.

Après des tentatives d’assassinat et des putschs avortés, l’élection présidentielle de 2018 a maintenu au pouvoir Nicolas Maduro. Mais l’opposition de droite, incarnée par Juan Guaido, a refusé de reconnaître les résultats d’un scrutin pourtant légitime; certainement plus légitime que celui des Yankees. En conséquence, le lendemain de l’intronisation de M. Maduro pour son second mandat, M. Guaido s’est autoproclamé président.

Immédiatement les prétendus défenseurs de la démocratie se sont empressés de le reconnaître comme légitime. L’occasion était trop belle d’enfin pouvoir espérer renverser le régime de gauche qui met des bâtons dans les roues depuis si longtemps aux prétentions yankees en Amérique latine.

Il n’empêche que si certains gouvernements aiment bien se draper dans de beaux principes, leurs réelles motivations le sont nettement moins, comme on peut le lire ici.

L’article est un peu long, mais il a le mérite d’être clair.

Et certainement plus objectif que ne le sont d’ordinaire les laquais.

mercredi 23 janvier 2019

Le taux de change ment



Personnellement, j’estime le «taux de change» à environ 2% par année.

Ainsi, en ce moment, qu’il s’agisse de l’ancien premier magistrat ou de la présente potiche à l’hôtel de ville, la question de ramener une équipe de sport typiquement yankee à Montréal est encore et toujours au feuilleton. De même, lorsqu’on pose la question aux gens, la plupart souhaitent ardemment le retour du baseball professionnel.

Mais voilà: pas question de jouer dans l’une ou l’autre installation sportive de la métropole déjà existante. Pas question non plus de jouer ailleurs qu’au centre-ville. Bref, il faudra casquer pour la construction d’un nouveau stade là où les terrains se vendent le plus cher. Pas de problème pour les éventuels propriétaires qui réussiront, d’une manière ou d’une autre, à nous refiler la facture.

À ce propos, les magouilleurs ont déjà commencé à estimer en gros la faisabilité du projet du point de vue des coûts-bénéfices. Or si ces derniers semblent à peu près favorables, certains économistes tendent à penser le contraire lorsqu’on fait jouer toutes les variables pertinentes.

Quant au public, si les débats de ce type le laissent plutôt indifférent, il n’en reste pas moins que le taux de change véritable – 2%, comme je mentionnais un peu plus haut – risque d’être le facteur déterminant.

Quel taux de change? Mais celui du sentiment général à l’égard du baseball. Je l’estime, de manière assez optimiste, à environ 2% par année. En d’autres termes, au bout de 10 ans, il y aura déjà au moins 20% des «amateurs» qui ne s’intéresseront plus à «leur» équipe.

J’exagère, dites-vous? Du tout!

Ce sera pour la prochaine équipe comme pour la précédente.

mardi 22 janvier 2019

Guide cAnadien


dimanche 20 janvier 2019

Le grand méchant chou



Hier, la feuille de chou* publiait un dossier intitulé «Faut-il avoir peur de la Chine?». Est-il besoin de préciser que la teneur de l’article répond par l’affirmative à cette question ? L’auteur, dont nous tairons le nom afin de ne pas entacher inutilement sa réputation, aime s’y lancer dans des analyses superficielles en s’appuyant sur des faussetés historiques, tout en omettant de mentionner des faits incontournables qui viendraient certes atténuer la portée de son propos.

Il n’incombe pas ici de critiquer point par point le contenu de l’article. Mentionnons simplement que l’auteur indique avec un aplomb affecté que le plus grand danger en provenance de la Chine est sa puissance économique. Mais que le plus grand danger qu’elle représente est avant tout militaire. Sans compter que le plus grand danger qu’elle présente est surtout politique.

Bref, la Chine est un pays qu’il faut craindre absolument.

Sauf qu’il importe de se demander combien de guerres la Chine a provoquées au cours des deux derniers siècles. À ma connaissance, aucune; sinon quelques accrochages à sa frontière du temps de l’Union soviétique; et quelques autres avec le Vietnam par la suite. Pour ce qui est du reste, c’est la Chine qui a subi des invasions; les Occidentaux dès le XIXe siècle d’abord, puis les Japonais ensuite au XXe.

À l’inverse, voyons du côté des Stazunis, lesquels ont été, depuis leur création en 1776, en guerre 93% du temps (voir ci-dessous). Contre les Amérindiens; contre des pays du continent américain; contre certains pays européens; contre des pays arabes, asiatiques, africains, alouette!

J’attends le jour où la feuille de chou* publiera – cette fois avec raison – un dossier intitulé «Faut-il avoir peur des Stazunis?»…

Moi, j’ai déjà commencé.

Il serait temps de vous y mettre.


* Le journal de Morial

L'article ici (en anglais)

samedi 19 janvier 2019

Restez chez vous?

L'article ici
Comme on sait, ça «brasse» en France depuis au moins 2 mois, avec les manifestations des gilets jaunes. C’est le peuple qui remue, parce qu’il en a ras le pompon d’engraisser les exploiteurs. Ce peuple, il comprend à peu près de tout; c’est-à-dire la gauche et la droite excédées du festin qui se déroule sur leur dos sans même qu’on leur en laisse quelques miettes.

L’ennui avec tout ça, c’est que, contrairement à la coutume, les autorités ne savent pas où frapper. Autrefois, on mettait les organisateurs gauchistes en prison et les meneurs de droite au pouvoir. Aujourd’hui, comme il n’y a justement pas de meneurs clairement identifiés, le gouvernement, les patrons et les flics ne savent plus où porter leurs coups.

Alors, ils improvisent; et ils improvisent mal. Dernière dérive en date, ils ont fait condamner un travailleur qui a convié, sur Facebook, les gens à participer à une manifestation devant une raffinerie. Crime de lèse-majesté s’il en est, on lui a donné 6 mois de prison sans libération conditionnelle.

Évidemment, ce n’est pas en jetant dans une geôle ce type que les manifestations vont cesser. Mais si cela peut intimider les autres, ce sera autant de gagné, a sans doute pensé le pouvoir.

En tout cas, ça marche pour moi. Alors, comme je veux éviter les ennuis, la prochaine fois qu’il y aura une manifestation près de chez vous, restez-y!



vendredi 18 janvier 2019

Erratum



Il arrive parfois qu’un auteur de blogue qui se penche sur l’actualité ait à admettre que ses opinions sont erronées. Toute erreur ayant pu être imputée à de la bonne foi n’en reste pas moins une erreur.

Ainsi, nous sommes dans l’obligation d’admettre dans ce blogue que nous nous sommes lourdement trompés et il nous faut présenter nos excuses à la mémoire de M. Rob Ford, maire de Toronto jusqu’à ce que la maladie le ravisse à ses commettants. En effet, nous avions pris la liberté de brocarder hardiment M. Ford pour ses excès, qu’ils soient liés à la dive bouteille, à des substances illicites ou à des comportements pouvant prêter le flanc à la critique.

De même avions-nous eu l’audace de dénigrer non seulement son comportement dans la sphère privée, mais également nous avions osé lui reprocher certaines de ses prises de position dans le domaine public.

À la suite de ces critiques de notre part, il nous faut bien admettre que nous avons gravement erré sur le compte de cette figure politique typiquement ontarienne, de telle sorte que, à notre grande honte, nous nous sommes totalement trompés en laissant entendre à nos lecteurs que M. Rob Ford était le plus trou de cul des deux.

Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous en excuser.

jeudi 17 janvier 2019

mercredi 16 janvier 2019

Theresa, mais…



Cela devait avoir lieu le 29 mars prochain: la sortie des Royaux-Munis («UK», en anglais; comme l’onomatopée de quelque chose qu’on digère mal) de l’Union européenne (UE). On se souviendra que, en 2016, l’UK avait voté par référendum en faveur de ce projet surnommé Brexit (contraction de «British exit»).

Comme d’hab’ des tas de gens avaient voté de manière impulsive – bref, sans réfléchir –, ce qui avait donné des résultats que plusieurs avaient regrettés par la suite. C’est comme voter libéral et, deux jours plus tard, descendre dans la rue manifester contre le gouvernement. Quand je dis «de manière impulsive», c’est pour rester poli.

Bref, depuis, c’est la constante magouille afin de trouver une manière de sortir de l’UE avec le moins de casse possible. Or le Brexit s’est avéré beaucoup plus complexe que prévu. La finance britannique s’opposait à une sortie unilatérale, ce qui aurait été désastreux pour elle. L’Irlande du Nord, qui fait partie de l’UK, ne voulait pas d’une nouvelle frontière avec la république d’Irlande. Tout cela sans compter ceux qui, à gauche comme à droite, trouvent que les propositions du gouvernement vont trop ou pas assez loin, respectivement.

Bref, c’est le foutoir dans l’UK.

D’autant plus que, hier, les députés là-bas ont voté très majoritairement contre le plan de sortie de l’UE présenté par Mme Theresa May. Alors, que va-t-il se passer? Retrait unilatéral? Abandon ou report du projet? Développement de manière urgente d’un Plan B par Mme May? Son gouvernement pourra-t-il seulement se maintenir après une telle défaite?

Évidemment, si c’était un autre pays, je me ferais du mauvais sang. Mais là…

Et puis, c’est pas les Teresa May qui manquent.


Teresa May (sans «h»)


mardi 15 janvier 2019

lundi 14 janvier 2019

Moutarde de mots

L'article ici


Il y a une idée préconçue qui perdure depuis fort longtemps insistant sur le principe que les démocraties ne se font pas la guerre entre elles et que, en outre, elles ne commettent pas d’actes d’agression envers d’autres pays.

On n’a jamais entendu d’exagération plus monumentale. À l’époque où ces outrances ont été proférées, on aurait déjà pu se récrier. Mais aujourd’hui, alors que tant d’exemples ont été donnés de l’ingérence agressive de démocraties pourtant bien établies, elles prennent des airs de bouffonneries dépouillées de toute crédibilité.

Il semble que cette légende a commencé après la Grande Guerre, celle de 1914-1918, où – c’est bien connu – les démocraties occidentales se sont portées à la défense de la civilisation. Pourtant, parmi les grandes puissances ayant participé au conflit, seuls la France et les Stazunis étaient des républiques. Toutes les autres étaient des monarchies, il est vrai, mais la plupart étaient constitutionnelles et disposaient d’une assemblée législative dûment élue. Alors, étaient-ce des démocraties ou pas? Par voie de conséquence, il semble bien que, à des degrés divers, la réponse soit oui.

Le préjugé favorable au principe de la démocratie pacifiste est particulièrement tenace aux Stazunis, lesquels oublient – comme c’est fâcheux – que leur propre guerre de Sécession a opposé deux régimes républicains, très scrupuleux quant aux principes démocratiques. Et je n’aborderai pas ici leur propension à jeter à bas des gouvernements élus, en Amérique latine et ailleurs, pour mettre à leur place des dictatures militaires.

Qu’on considère seulement toutes les interventions occidentales (Stazunis, France, Royaux-Munis) au Proche-Orient ou ailleurs, depuis la prétendue décolonisation post-1945, et l’étiquette de «démocratie» a pris du plomb dans l’aile sur le plan du prestige et de la crédibilité.

À moins, bien entendu, que tout tienne au principe voulant qu’on nous donne le mot, mais pas la chose.

jeudi 10 janvier 2019

Maxime mise les risques


Rat-6