mardi 22 janvier 2019
dimanche 20 janvier 2019
Le grand méchant chou
Hier, la feuille de chou* publiait un dossier intitulé «Faut-il avoir peur de la Chine?». Est-il besoin de préciser que la teneur de l’article répond par l’affirmative à cette question ? L’auteur, dont nous tairons le nom afin de ne pas entacher inutilement sa réputation, aime s’y lancer dans des analyses superficielles en s’appuyant sur des faussetés historiques, tout en omettant de mentionner des faits incontournables qui viendraient certes atténuer la portée de son propos.
Il n’incombe pas ici de critiquer point par point le contenu de l’article. Mentionnons simplement que l’auteur indique avec un aplomb affecté que le plus grand danger en provenance de la Chine est sa puissance économique. Mais que le plus grand danger qu’elle représente est avant tout militaire. Sans compter que le plus grand danger qu’elle présente est surtout politique.
Bref, la Chine est un pays qu’il faut craindre absolument.
Sauf qu’il importe de se demander combien de guerres la Chine a provoquées au cours des deux derniers siècles. À ma connaissance, aucune; sinon quelques accrochages à sa frontière du temps de l’Union soviétique; et quelques autres avec le Vietnam par la suite. Pour ce qui est du reste, c’est la Chine qui a subi des invasions; les Occidentaux dès le XIXe siècle d’abord, puis les Japonais ensuite au XXe.
À l’inverse, voyons du côté des Stazunis, lesquels ont été, depuis leur création en 1776, en guerre 93% du temps (voir ci-dessous). Contre les Amérindiens; contre des pays du continent américain; contre certains pays européens; contre des pays arabes, asiatiques, africains, alouette!
J’attends le jour où la feuille de chou* publiera – cette fois avec raison – un dossier intitulé «Faut-il avoir peur des Stazunis?»…
Moi, j’ai déjà commencé.
Il serait temps de vous y mettre.
* Le journal de Morial
![]() |
| L'article ici (en anglais) |
samedi 19 janvier 2019
Restez chez vous?
![]() |
| L'article ici |
L’ennui avec tout ça, c’est que, contrairement à la coutume, les autorités ne savent pas où frapper. Autrefois, on mettait les organisateurs gauchistes en prison et les meneurs de droite au pouvoir. Aujourd’hui, comme il n’y a justement pas de meneurs clairement identifiés, le gouvernement, les patrons et les flics ne savent plus où porter leurs coups.
Alors, ils improvisent; et ils improvisent mal. Dernière dérive en date, ils ont fait condamner un travailleur qui a convié, sur Facebook, les gens à participer à une manifestation devant une raffinerie. Crime de lèse-majesté s’il en est, on lui a donné 6 mois de prison sans libération conditionnelle.
Évidemment, ce n’est pas en jetant dans une geôle ce type que les manifestations vont cesser. Mais si cela peut intimider les autres, ce sera autant de gagné, a sans doute pensé le pouvoir.
En tout cas, ça marche pour moi. Alors, comme je veux éviter les ennuis, la prochaine fois qu’il y aura une manifestation près de chez vous, restez-y!
vendredi 18 janvier 2019
Erratum
Il arrive parfois qu’un auteur de blogue qui se penche sur l’actualité ait à admettre que ses opinions sont erronées. Toute erreur ayant pu être imputée à de la bonne foi n’en reste pas moins une erreur.
Ainsi, nous sommes dans l’obligation d’admettre dans ce blogue que nous nous sommes lourdement trompés et il nous faut présenter nos excuses à la mémoire de M. Rob Ford, maire de Toronto jusqu’à ce que la maladie le ravisse à ses commettants. En effet, nous avions pris la liberté de brocarder hardiment M. Ford pour ses excès, qu’ils soient liés à la dive bouteille, à des substances illicites ou à des comportements pouvant prêter le flanc à la critique.
De même avions-nous eu l’audace de dénigrer non seulement son comportement dans la sphère privée, mais également nous avions osé lui reprocher certaines de ses prises de position dans le domaine public.
À la suite de ces critiques de notre part, il nous faut bien admettre que nous avons gravement erré sur le compte de cette figure politique typiquement ontarienne, de telle sorte que, à notre grande honte, nous nous sommes totalement trompés en laissant entendre à nos lecteurs que M. Rob Ford était le plus trou de cul des deux.
Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous en excuser.
jeudi 17 janvier 2019
mercredi 16 janvier 2019
Theresa, mais…
Cela devait avoir lieu le 29 mars prochain: la sortie des Royaux-Munis («UK», en anglais; comme l’onomatopée de quelque chose qu’on digère mal) de l’Union européenne (UE). On se souviendra que, en 2016, l’UK avait voté par référendum en faveur de ce projet surnommé Brexit (contraction de «British exit»).
Comme d’hab’ des tas de gens avaient voté de manière impulsive – bref, sans réfléchir –, ce qui avait donné des résultats que plusieurs avaient regrettés par la suite. C’est comme voter libéral et, deux jours plus tard, descendre dans la rue manifester contre le gouvernement. Quand je dis «de manière impulsive», c’est pour rester poli.
Bref, depuis, c’est la constante magouille afin de trouver une manière de sortir de l’UE avec le moins de casse possible. Or le Brexit s’est avéré beaucoup plus complexe que prévu. La finance britannique s’opposait à une sortie unilatérale, ce qui aurait été désastreux pour elle. L’Irlande du Nord, qui fait partie de l’UK, ne voulait pas d’une nouvelle frontière avec la république d’Irlande. Tout cela sans compter ceux qui, à gauche comme à droite, trouvent que les propositions du gouvernement vont trop ou pas assez loin, respectivement.
Bref, c’est le foutoir dans l’UK.
D’autant plus que, hier, les députés là-bas ont voté très majoritairement contre le plan de sortie de l’UE présenté par Mme Theresa May. Alors, que va-t-il se passer? Retrait unilatéral? Abandon ou report du projet? Développement de manière urgente d’un Plan B par Mme May? Son gouvernement pourra-t-il seulement se maintenir après une telle défaite?
Évidemment, si c’était un autre pays, je me ferais du mauvais sang. Mais là…
Et puis, c’est pas les Teresa May qui manquent.
![]() |
| Teresa May (sans «h») |
mardi 15 janvier 2019
lundi 14 janvier 2019
Moutarde de mots
![]() |
| L'article ici |
Il y a une idée préconçue qui perdure depuis fort longtemps insistant sur le principe que les démocraties ne se font pas la guerre entre elles et que, en outre, elles ne commettent pas d’actes d’agression envers d’autres pays.
On n’a jamais entendu d’exagération plus monumentale. À l’époque où ces outrances ont été proférées, on aurait déjà pu se récrier. Mais aujourd’hui, alors que tant d’exemples ont été donnés de l’ingérence agressive de démocraties pourtant bien établies, elles prennent des airs de bouffonneries dépouillées de toute crédibilité.
Il semble que cette légende a commencé après la Grande Guerre, celle de 1914-1918, où – c’est bien connu – les démocraties occidentales se sont portées à la défense de la civilisation. Pourtant, parmi les grandes puissances ayant participé au conflit, seuls la France et les Stazunis étaient des républiques. Toutes les autres étaient des monarchies, il est vrai, mais la plupart étaient constitutionnelles et disposaient d’une assemblée législative dûment élue. Alors, étaient-ce des démocraties ou pas? Par voie de conséquence, il semble bien que, à des degrés divers, la réponse soit oui.
Le préjugé favorable au principe de la démocratie pacifiste est particulièrement tenace aux Stazunis, lesquels oublient – comme c’est fâcheux – que leur propre guerre de Sécession a opposé deux régimes républicains, très scrupuleux quant aux principes démocratiques. Et je n’aborderai pas ici leur propension à jeter à bas des gouvernements élus, en Amérique latine et ailleurs, pour mettre à leur place des dictatures militaires.
Qu’on considère seulement toutes les interventions occidentales (Stazunis, France, Royaux-Munis) au Proche-Orient ou ailleurs, depuis la prétendue décolonisation post-1945, et l’étiquette de «démocratie» a pris du plomb dans l’aile sur le plan du prestige et de la crédibilité.
À moins, bien entendu, que tout tienne au principe voulant qu’on nous donne le mot, mais pas la chose.
jeudi 10 janvier 2019
mercredi 9 janvier 2019
Chassé, la naturelle
C’est avec une déception sans borne que nous avons appris le remplacement de la ministre de l’Environnement du Québec, Mme MarieChantal Chassé. En effet, le premier ministre, le gars Legault de ma CAQ, a décidé de donner son portefeuille à un certain Benoît Charette.
Nous tenons à a souligner à quel point ce départ attriste la rédaction de notre blogue. En effet, égale en ceci à tous les ministres de l’Environnement, qu’ils soient québécois, cAnadiens ou autres, Mme Chassé avait fait preuve dans ce domaine de la plus totale incompétence, de sorte qu’elle s’était hissée au sommet de sa discipline, répondant en cela aux attentes qu’on avait à son endroit.
Mais ce qui nous manquera le plus, dans ce profond vide qu’elle laissera derrière elle, c’est que, véritable figure de proue se situant dans la droite ligne de la politique de légalisation du cannabis, Mme Chassé était de toute évidence gelée comme une balle 24 heures sur 24, ce en quoi elle constituait à elle seule une vitrine de première importance favorisant le lancement de ce nouveau monopole provincial.
On espère la retrouver bientôt responsable à l’accueil dans une succursale de la SQDC.
mardi 8 janvier 2019
N’a que bas étage
Comme on sait, en 1948, l’État d’Israël voyait le jour. Dès qu’il se fut emparé de territoires qui ne lui appartenaient pas au cours de la guerre qui suivit, il expulsa de ses nouvelles frontières 750 000 des 900 000 Palestiniens qui y vivaient. C’est ce que ces derniers – leurs descendants, en fait – appellent encore aujourd’hui la «Nakba», c’est-à-dire la catastrophe. Depuis, ces Palestiniens déracinés vivent en exil, bien souvent dans des conditions difficiles, et nombre d’entre eux sont désargentés de telle sorte que les États qui les ont accueillis ont dû faire face à quantité de frais afférents à leur arrivée, bien souvent à contrecœur.
On a appris dernièrement qu’Israël a décidé de présenter une demande de compensation à 9 pays arabes et à l’Iran afin de rembourser les pertes qu’avaient subies les Juifs que ces pays avaient expulsés en représailles des exactions imposées aux Palestiniens au moment de l’invasion israélienne. Le plus sérieusement du monde, le gouvernement hébreu avait fait appel à un cabinet d’experts comptables internationaux afin d’évaluer le montant de cette réclamation. Le chiffre est tombé récemment: 250 milliards de dollars (US, peut-on imaginer).
On se demande, dans l’éventualité – fort improbable par ailleurs – que les pays concernés accepteraient de payer la facture, à quoi ce montant astronomique serait consacré.
Peut-être financer la construction d’autres colonies juives illégales en Cisjordanie?
lundi 7 janvier 2019
dimanche 6 janvier 2019
jeudi 3 janvier 2019
La galerie et la galère
L’heure était grave et la nôtre tout autant. C’était le match de quarts de finale contre une demi-puissance au hockey junior et l’équipe du CAnada s’imaginait probablement qu’elle ne ferait qu’une bouchée de sa contrepartie finlandaise.
Or les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu. Les CAnadiens ont maintenu une maigre avance d’un but jusqu’à la pénultième minute de jeu en temps réglementaire, avant de voir leurs adversaires créer l’égalité. Puis, au début de la période de prolongation, le CAnada a eu droit à un tir de pénalité pour une quelconque infraction commise par ses vis-à-vis. Malheureusement pour lui, Maxime Comtois n’a pas réussi à déjouer le gardien finlandais, de sorte que, quelques minutes plus tard, un but inopiné a éliminé son équipe du tournoi de hockey junior.
Depuis, la connosphère* s’est déchaînée au CAnada anglais. La galerie des réseaux sociaux l’a vilipendé – c’est le moins que l’on puisse dire – allant même jusqu’à le menacer de mort, sans oublier d’insulter ses origines françaises. Il appert clairement que le CAnada n’a pas forcément hérité des qualités de ses origines anglo-saxonnes, lesquelles font une large place, en théorie tout au moins, à l’esprit sportif.
Personnellement, je ne puis m’empêcher de morigéner M. Comtois: la leçon devrait lui apprendre ce qu’il en coûte de pratiquer un sport au sein de l’équipe d’un pays étranger.
«Que diable allait-il faire dans cette galère**?»
*Contraction de «connerie» et «sphère internet».
** Les fourberies de Scapin, II, 7.
mardi 1 janvier 2019
samedi 29 décembre 2018
Populiss!
Comme on sait, le conservateur Maxime Bernier, qui a si bien servi Stephen Harper pendant des années, a rompu les amarres avec son ancienne formation politique. Il a jeté les bases d’un nouveau parti de droite (Parti populaire du CAnada [Papoc?]) et entend présenter des députés à l’échelle du pays – ainsi qu’au Québec – d’ici les prochaines élections.
On a remarqué ces derniers temps que M. Bernier, qui traîne malencontreusement une réputation de naïveté – dans l’acception la plus négative du terme –, a reçu, tant de la part des observateurs que des acteurs de la politique, une étiquette de «populiste».
Certains leaders considèrent cela comme un dénigrement et se récrient chaque fois que ce qualificatif est utilisé à leur endroit; et on sait qu’il est utilisé à tort et à travers pour brocarder des politiciens, quelle que soit leur tendance. Cependant, le populisme est généralement attribué à la droite; il instrumentalise la démagogie la plus brute; il s’inspire constamment d’analogies et de solutions simplistes; et il encourage la plupart du temps des actions à la fois brusques, sans appel et irréfléchies.
Or, au cours d’une entrevue radiophonique, M. Bernier n’a pas hésité à répondre à ses détracteurs sur ce chapitre, avec toute la verve fleurie qu’on lui connaît. Il a répliqué du tac au tac qu’il ne voyait rien de mal à être populiste, à condition d’être un populiste intelligent. On reconnaît bien là un style qui s’apparente à celui de Jean Perron, ce grand apôtre de l’aphorisme lourd de sens, et qui témoigne peut-être de l’innocence de M. Bernier face à de telles accusations de populisme.
Je suppose que ce dernier ne verrait pas d’un mauvais œil que d’aucuns le qualifient justement d’innocent, à condition que ce soit un innocent intelligent.
Inscription à :
Articles (Atom)




















