mardi 25 décembre 2018

lundi 24 décembre 2018

Message papal


dimanche 23 décembre 2018

Lou Skannen chante (encore) Noël!



Voici revenu le plus beau temps de l'année, celui où les commerçants en profitent pour fourguer toute leur camelote inutile d'un seul coup.

Eh bien, votre fidèle serviteur n'est pas en reste. C'est donc le moment où il remet sur le marché le volume V de son disque de Noël, lequel, dans la plus pure tradition des fêtes de fin d'année, n'a pas changé d'un iota, comme tous les autres disques de Noël.

Bientôt disponible en format vinyle, CD, RIFF, WAV, BWF, Ogg, AIFF, CAF, RAW, AC-3, MP3, VQF, WMA, AU, ASF, AA, ATRAC et en cylindre de cire (abeilles non incluses).

samedi 22 décembre 2018

Point de déshonneur



Lorsqu’Israël est devenu un pays, l’une des premières initiatives juridiques fut d’y abolir la peine de mort, sauf dans le cas de crimes contre l’humanité et de crimes contre le peuple juif. C’était tout à l’honneur du jeune État, en 1954.

Depuis, ce principe de droit fut rigoureusement appliqué. Tout au moins le fut-il jusqu’à maintenant. Désormais, l’extrême droite israélienne réclame le rétablissement de la peine de mort, expressément pour les Palestiniens qui mènent des opérations terroristes contre le pouvoir. Comme on sait, dans ce pays, il n’en faut pas des masses pour être catégorisé en tant que terroriste. On se doute que, dans le contexte, il risque fort d’y avoir une affluence au pied de l’échafaud.

Comme c’est l’extrême droite qui impulse le projet, le gouvernement Netanyahu – déjà très braqué à droite –, dans sa recherche d’alliés pour se maintenir au pouvoir, risque fort de céder sur ce point. Céder d’autant plus facilement que, au fond, il ne demande pas mieux.

Il reste à décider du type d’exécution auquel on recourra. Ce sera probablement la pendaison, mais il pourrait s’agir du peloton d’exécution.

Quoique, ça, c’est déjà fait.

vendredi 21 décembre 2018

Alberta-ta



Vous n’êtes pas sans savoir que, en Alberta, tout baigne dans l’huile. Là-bas, il y a du travail payant pour tout le monde et l’économie fonctionne à plein régime. Mais il y a un hic. À entendre le gouvernement albertain, si les autres provinces cAnadiennes ne se plient pas en quatre pour l’aider encore plus, son avenir est menacé.

Cette aide tant réclamée par les infortunés Albertains tient en fait à deux choses. D’abord, la construction de pipelines tous azimuts afin de faciliter l’exportation de leur pétrole. Deuxièmement, la fin des contestations à caractère environnemental qui ne font que discréditer le pétrole sale des sables bitumineux qui ne le sont pas moins.

Comme d’habitude, Calgary a recommencé à piocher du poing sur la table cAnadienne toute cabossée dans sa partie ouest. Afin de donner plus de poids à ses critiques et, surtout, de rallier à sa cause le reste du CAnada, Mme Rachel Notley, première ministre de la poche de pétrole, n’a rien de trouvé d’original. Elle s’est contentée de rendre le Québec seul responsable de ses malheurs et, comme d’habitude, dans ce beau-grand-plusse pays tolérant et ouvert aux multicultures, ça a marché.

Mais, cette fois, afin de donner encore plus de poids au chantage, il est question que l’Alberta se sépare du CAnada. Vite! allez chercher Stéphane Dion pour désamorcer la crise!

Entre tatas, ils devraient se comprendre.


jeudi 20 décembre 2018

CAn’ nul



Faut-il que le CAnada soit inféodé aux Stazunis pour avoir agi de la sorte!

Petite remise en contexte. Tout commence avec une guerre commerciale larvée que les géants de la téléphonie yankees mènent contre leur adversaire chinois, la société Huawei. Sous le couvert de protéger les informations personnelles (sic!), ils ont entrepris de mettre des bâtons dans les roues de la concurrente asiatique dont la croissance les menace à terme. Lors de son passage en territoire cAnadien, Mme Meng Wanzhou directrice financière de Huawei, a été arrêtée pour avoir, selon le mandat d’arrestation stazunien, mené des transactions illégales avec l’Iran.

Soumis, le CAnada a donc mis Mme Meng, laquelle a un lien de parenté avec le dirigeant de Huawei, sous les verrous. En guise de réplique, la Chine a arrêté des ressortissants cAnadiens et toute l’affaire a pris les dimensions d’une crise diplomatique importante entre Pékin et Tawa, crise à laquelle les Stazunis – pourtant à l’origine de toute l’affaire – ont eu soin de ne pas prendre part.

Bref, le fils de Pierre Elliott Trudeau est en train de se dépatouiller tout seul comme un grand dans une affaire internationale qui risque de coûter très cher à son pays, tant en termes commerciaux que diplomatiques.

Il aurait dû savoir ce cher petit, tout amateur qu’il soit, que, lorsqu’on fait le sale boulot des autres, on se retrouve toujours dans la merde.

mercredi 19 décembre 2018

Voie sacrée



Avec un nom prédestiné, le nouvel astronaute typiquement cAnadien – mais aussi très québécois dans son amour du CAnada – David Saint-Jacques est véritablement à deux doigts de la béatification.

Combien de fois l’a-t-on honoré avant même qu’il prenne le départ de son aventure spatiale – enfin, «orbitale» serait plus juste? Et encore maintenant, il ne se passe pas une semaine, alors qu’il n’en est qu’au début de ladite «odyssée», sans qu’on ne nous le mette à l’avant-scène de l’actualité. C’est surtout vrai quand il n’a rien à dire. On a tellement moussé sa renommée qu’il n’a besoin, pour sa célébrité, ni d’une moustache ni d’une guitare. Grâce à lui, les petits Québécois peuvent rêver du jour où ils auront eux aussi un beau drapeau du CAnada cousu sur leur poitrine.

Ainsi, éventuellement, au terme de son parcours sanctifié, David Saint-Jacques sera-t-il peut-être à son tour un ministre fédéral incompétent ou un gouverneur général au caractère atrabilaire.

Saint David, priez pour nous.

mardi 18 décembre 2018

La colle au volant


Pape mobile


dimanche 16 décembre 2018

Ça marche tout seul!



Vous souvenez-vous, à partir de 1990, quand, partout sur la planète, les commentateurs – généralement près du monde des affaires – répétaient à l’envi que «le socialisme ne marche pas»? C’était le leitmotiv pour expliquer une défaite d’envergure des pays de l’Europe de l’Est au terme de la guerre économique que l’Occident – si tolérant par ailleurs – leur avait livrée avec un acharnement débridé.

Depuis, il est devenu tellement évident que «le socialisme ne marche pas» qu’il faut, à intervalle régulier, encore aujourd’hui, ternir l’image de l’Union soviétique. On peut se demander pourquoi; probablement parce qu’il est des illuminés qui commencent à se demander si, après tout, ce projet de société était si mauvais dans ses principes.

Toujours est-il que, en janvier 2017, Oxfam (Oxford Committee for Famine Relief) publiait un rapport révélant que huit (deux fois quatre, et pas un de plus) multimilliardaires possédaient – et contrôlaient par le fait même – autant de richesse qu’une moitié de l’humanité (en gros 3,5 milliards de personnes).

Karl Marx, qui était toujours à côté de la plaque s’il faut en croire les mêmes épigones des années 1990 et au-delà, avait mentionné dans Le Capital, dès 1871, que le capitalisme favorisait l’accumulation et la concentration de la richesse. Il y a certes concentration quand à peine plus d’une demi-douzaine d’individus en accumulent autant.

Ce à quoi je veux en venir, c’est que le capitalisme, contrairement au socialisme, ça fonctionne! Sauf, évidemment, quand il foire misérablement, comme en 2008 quand il a fallu l’intervention des gouvernements – et de l’argent public – pour éviter une crise économique dépassant en envergure celle de 1929.

Pas besoin de lui faire la guerre pour que le capitalisme soit détruit. Il peut le faire par lui-même.

Bref, il marche tout seul.

vendredi 14 décembre 2018

jeudi 13 décembre 2018

Air connu



C’était en 2016. À cette époque lointaine, le peuple du Royaume-Uni, tout gonflé de son outrecuidance typiquement britannique, claquait la porte au nez de l’Europe. Le pays, par référendum, avait décidé de faire cavalier seul et le reste du continent pouvait aller se faire voir.

Depuis, les choses ont – c’est le moins qu’on puisse dire – grandement évolué. D’abord, la sortie de l’Union européenne n’a pas pu se faire aussi nettement qu’on l’avait cru. Il a fallu négocier avant d’y parvenir. Déjà, des négociations, on sait que ça traîne toujours et puis on n’y obtient jamais tout ce qu’on veut. Ensuite, la sortie de l’UE telle que négociée par Theresa May, la première ministre qui a remplacé le pusillanime ayant mené la campagne en faveur du Brexit, n’a pas fait l’unanimité. Non seulement le peuple est-il mécontent, mais les divisions sont également profondes au sein de son propre parti. Bref, rien ne va plus de ce côté.

Résultat? Eh bien, une situation typiquement britannique, encore une fois. D’abord, un grand coup de gueule qui envoie au diable tout le monde. Puis, une réalisation que des difficultés majeures se dressent sur le chemin. Et, finalement, la queue entre les jambes, aller quémander leur aide à ceux qu’on envoyait paître peu de temps auparavant.

En effet, Mme May n’a rien trouvé de mieux, devant la défaite attendue du projet de Brexit devant la Chambre des communes, que d’aller supplier les pays dont les Britanniques voulaient se séparer à tous crins afin que ceux-ci acceptent de modifier l’entente.

À l’avantage exclusif du Royaume-Uni, bien entendu.

Manquent pas d’air, ces British; c’est connu.

mercredi 12 décembre 2018

mardi 11 décembre 2018

Now is the winter of our discontent


L’assistant aide-sous-chef adjoint



Alors, c’est Geoffroy Roux de Bézieux, le dirigeant du Mouvement des entreprises de France, bref l’association des patrons, qui a convoqué le président de toute urgence.

D’abord, il ne lui a pas offert de s’asseoir, il l’a laissé poireauter debout au centre de son grand bureau le temps de finir de siroter son verre de Kildermorie. Quand le président a tenté de prendre la parole, il lui a tout de suite intimé de fermer sa gueule en l’appelant «Manu», comme il le faisait au temps où il rabrouait l’ancien premier ministre de François Hollande.

Ensuite, il lui a dit de faire son boulot correctement, pour changer, parce qu’il n’avait pas été mis là pour laisser la plèbe faire la loi à la place des patrons. Il lui a donné l’ordre de trouver la solution la moins chère, comme par exemple indexer le salaire minimum et ne pas hausser les impôts pour les petits retraités. «On se reprendra avec la taxe de vente», a-t-il dû expliquer quand il a senti que l’autre tentait d’apporter une objection.

Puis, il lui a commandé de baisser son froc à la télévision et de demander pardon pour toutes les inepties qu’il avait dites à propos des gilets jaunes. «Et pour une fois, démerde-toi pour ne pas avoir l’air d’un con à la télévision!» lui a crié M. Roux de Bézieux.

Enfin, ce dernier a éconduit sèchement son employé en le menaçant de dire à Brigitte de s’en mêler.

lundi 10 décembre 2018

ONU soit qui pacte y pense



Le débat est lancé, en ce moment, au sein de quantité de pays. Dans la plupart des cas, ce sont les opposants qui mènent le bal devant le nouveau pacte sur l’immigration que l’ONU entend faire entériner par ses membres. Bien que ledit pacte a été formellement approuvé dernièrement à Marrakech – d’où son nom de Pacte de Marrakech –, il faut souligner que plusieurs pays se sont retirés des négociations ayant mené à l’élaboration du texte ou ont tout simplement remis en question leur intention de le ratifier: Australie, Autriche, États-Unis, Hongrie, Israël, Italie, etc.

Certains groupes au sein des autres pays ont manifesté leur opposition quant à la teneur du Pacte et ont commencé à faire pression afin que leur gouvernement ne l’entérine pas. À ces gens, je tiens à expliquer à quel point leur prise de position est erronée. En effet, il est futile de s’opposer d’une manière ou de l’autre à cette entente qui donne ainsi l’occasion à nombre d’États de faire preuve de bonne volonté sur une question hautement sensible, de nos jours. En outre, cela permettrait à ces États de redorer leur blason qui a bien souvent été entaché au fil des mois – voire des années – passés.

Et puis, de moi à vous, quand il s’agit de droits de la personne, d’éducation, de travail, de santé ou d’économie, y a-t-il un seul pacte de l’ONU qui n’a pas été utilisé par les pays signataires, à un moment ou l’autre, comme torchon de papier?

Alors, faites avec celui-là comme pour tous les autres: signez-le et agissez ensuite comme s’il n’existait pas.

Et puis, surtout, arrêtez de nous casser les oreilles avec, puisqu’on sait déjà que tout le monde s’en fout.

dimanche 9 décembre 2018