samedi 26 décembre 2015

L'usure du pouvoir



Est-il besoin pour moi de dire à quel point je suis dévasté par cette terrible découverte; et à quel degré je ressens comme une perte le fait de voir ainsi succomber prématurément les personnes qui nous auront si bien dirigés?

Ah non, vraiment, mon cœur saigne...

Snif!

vendredi 25 décembre 2015

Cadeau de Noël



À tous ceux* qui mordent encore à l'hameçon du «leader du monde libre» lorsqu'il est question des Stazunis, je voudrais offrir cette mappemonde un peu particulière. Elle présente toutes les interventions yankees sur la planète depuis 1945. Comme vous pouvez le constater facilement, il aurait été beaucoup plus simple de colorer seulement les pays où les Stazunis n'ont pas tué plein de monde.

Alors, la prochaine fois que le résident de la Maison Blanche s'ouvrira le four pour se gargariser des mots de justice, de droit, de paix et de liberté, vous pourrez lui rire en pleine face.

Il ne vous entendra pas, c'est sûr. Ça vaut mieux, d'ailleurs; on ne sait jamais ce qu'il pourrait vous faire.

Par pur respect de la personne, bien entendu.



* Dans ce billet, le masculin englobe également le féminin afin d'alléger le texte, et aussi de tenir compte du résultat éventuel des prochaines élections présidentielles yankees.

jeudi 24 décembre 2015

L'esprit des fêtes

Phil 250 000


Lors de la dernière campagne électorale provinciale, le premier ministre actuel, M. Philippe Couillard (le nom est marrant), avait axé son discours sur les «vraies affaires». Non, non, il ne s'agissait pas de tout concéder aux affairistes parasitaires – quoique…–, mais de consacrer toute son attention à l'emploi et à l'économie, dans cet ordre.

Ainsi, Phil avait promis, entre autres réalisations libérales, de créer 250 000 emplois; bien sûr, sans jamais préciser de quelle nature. Mais n'aurait-il pas été déplacé alors de poser ce genre de question? Surtout lorsqu'on sait à quel point les libéraux sont prompts à monter en épingle leur grande connaissance des questions économiques qu'ils opposent systématiquement à tout le reste.

Fait-on mention d'équité sociale? De constitution? De réciprocité? D'environnement? De partage des pouvoirs? De justice? Leur réponse est toute trouvée: l'économie. Ils la connaissent à fond, la maîtrisent parfaitement et, à les entendre, pourraient – s'ils le désiraient – lui faire exécuter des pirouettes dorsales à loisir.

Alors comment se fait-il qu'ils sont au pouvoir chaque fois qu'une crise économique nous frappe de plein fouet? Comment se fait-il que le chômage augmente toujours lorsqu'il n'y a pas de crise, mais que, eux, sont encore aux postes de commande?

Et d'ailleurs, que veulent-ils dire lorsqu'ils mentionnent le mot «économie»? Parce que si, pour eux, l'économie ne consiste qu'à enrichir les privilégiés aux dépens des moins fortunés, ils ne connaissent pas grand-chose à la «vraie affaire» de l'économie, finalement.

mardi 22 décembre 2015

L'esprit des fêtes


Comme disait si bien le ministre des Finances, M. Carlos Listao (celui qui donne le thon): «Nous n'avons pas l'air de faux jetons.»

lundi 21 décembre 2015

L'esprit des fêtes


samedi 19 décembre 2015

vendredi 18 décembre 2015

jeudi 17 décembre 2015

Serrement d'hypocrite



Il est intéressant de noter que, entre les années 2008 et 2014 inclusivement, le salaire des médecins a augmenté en moyenne de 44 %. Cela a été rendu possible par le gouvernement de mon bon ami John James Charest, lequel voulait à tout rompre que nos médecins soient payés au même niveau que leurs collègues du CAnada. Lorsqu'on en arrive à ce degré d'arnaque, peut-être que le terme de «complices» serait plus de mise que «collègues».

Enfin, passons...

Là où le bât blesse encore plus, c'est lorsqu'on constate, toujours en moyenne et pour la même période, que nos médecins posent un nombre d'actes moins grand. Sur ce plan, on remarque une baisse de 10 %. On commence à comprendre pourquoi il devient si difficile de trouver un médecin de famille.

Bref, mises bout à bout, l'augmentation de l'un et la baisse de l'autre, on en arrive essentiellement à une majoration de l'activité médicale de plus de 50 % en une demi-douzaine d'années.

Quand on ajoute à cela le coût prohibitif des médicaments vendus par des pharmaceutiques avides et les dépenses somptuaires relatives à la construction d'hôpitaux universitaires à coups de milliards de dollars, la conclusion s'impose d'elle-même: si les services de santé coûtent si cher, c'est la faute aux maudits syndicats!

mercredi 16 décembre 2015

Le réfugié sait rien

En 2011, éclatait la guerre civile en Syrie. Comme on sait, ce type de conflit ne fait jamais dans la dentelle et les horreurs se sont abattues sur cet infortuné pays, entraînant d'infinies souffrances pour le peuple.

Pendant quatre ans, les Occidentaux, et en particulier le CAnada et les Stazunis, se sont totalement désintéressés du sort des malheureux Syriens pris entre l'arbre et l'écorce. Les terroristes de Daech, entre autres, gagnaient du terrain sans cesse dans l'indifférence générale et personne, nulle part, n'aurait eu la saugrenue idée de suggérer une aide massive et extraordinaire afin d'accueillir plus de réfugiés syriens. Ni au CAnada, ni aux Stazunis, ni ailleurs.

En septembre 2014, les Stazunis commencent, en théorie, à mener des frappes aériennes contre les terroristes mais – curieusement –, au cours des mois suivants, ces derniers en profitent pour se renforcer et accroître leur zone d'occupation. Et puis, tout à coup, patatras!, en septembre 2015, les Russes débaroulent dans le paysage avec leurs avions, leurs missiles et leur flotte de guerre. Il ne leur faut, à eux, que quelques semaines pour inverser la tendance. L'effet est presque immédiat et a deux conséquences. Premièrement, les terroristes de Daech et d'Al-Nosra, entre autres, cèdent du terrain. Ensuite, comme par enchantement, la situation des réfugiés devient une priorité absolue des gouvernements occidentaux, en particulier en Amérique du Nord.

C'est drôle, on dirait que c'est comme si, tant que c'étaient des réfugiés causés par les ennemis du régime de Bachar al-Assad, leur sort n'avait pas d'importance. Mais maintenant que ce sont les ennemis du gouvernement syrien qui dégustent, il faut absolument, et ce de toute urgence, voler au secours des personnes déplacées.

Ce ne sont plus les mêmes réfugiés?


Justin Trudeau accueillant
les premiers réfugiés syriens.

mardi 15 décembre 2015

Carson juste


Renaud, pas de chance

Renaud Lachance siégeait sur la Commission Charbonneau enquêtant sur les allégations de corruption dans l'industrie de la construction. De telles allégations avaient empoisonné les derniers temps au pouvoir du Parti libéral du Québec (PLiQ). Au point que le premier ministre d'alors – un certain John James Charest, s'il m'en souvient correctement – avait dû, à son corps défendant (et quel corps!), mettre sur pied ladite Commission.

On sait que, depuis, le rapport qui fut déposé avait démontré le désaccord des commissaires, l'un d'eux n'ayant vu, lors du défilé des témoins, aucune admission de culpabilité. Curieux enquêteur qui s'attend à ce que d'éventuels coupables passent spontanément aux aveux. Cela faisait effectivement de lui un vérificateur général tout trouvé pour le PLiQ…

Sauf que, avec son arrivée au pouvoir, Philippe Couillard (le nom est marrant), le nouveau premier ministre, toujours aussi libéral, croyait bien que la Commission Charbonneau allait être de l'histoire ancienne. À plus forte raison maintenant que l'un des commissaires se qualifiant lui-même d'«apolitique», surtout quand il vole au secours du parti au pouvoir, n'avait remarqué aucune collusion entre les entrepreneurs et les politiques. Or, les conclusions du commissaire dissident sont tellement tirées par les cheveux que toute l'affaire menace de déraper à nouveau pour le PLiQ.

Comme d'habitude, à ce stade-ci, on parle de chasse aux sorcières aux dépens du principal intéressé qu'on cherche à faire passer pour une victime dont la réputation est menacée par des insinuations mensongères.

C'est drôle, quand même, c'est exactement comme ça que les libéraux avaient réagi lorsque les premières voix ont fusé afin qu'ils nommassent une commission d'enquête.



lundi 14 décembre 2015

COP21: tout va bien



Le fameux sommet sur les changements climatiques, le 21e succès ininterrompu dans ce domaine, s'est enfin clos à Paris. L'événement a été encensé comme étant une grande réussite, et ce fut effectivement le cas. Un accomplissement dans l'organisation d'occasions festives, en même temps qu'un couronnement diplomatique. Dans ce dernier cas, il faut reconnaître que, étant donné qu'il n'y avait dans l'accord aucune contrainte, et que les pays y ont obtenu la possibilité de se retirer de l'entente sur simple notification, il eût été étonnant qu'un échec vienne sanctionner le tout.

En gros, les participants – c'est-à-dire les pays riches – ont décidé de réduire leur consommation de sources d'énergie fossiles. Bref, moins de pétrole, de gaz et de charbon. Bien joli, mais afin de ne pas effaroucher les nations en développement qui en dépendent – et tel qu'il a été mentionné ci-dessus –, on s'est bien abstenu de fixer des cibles contraignantes afin d'empêcher le réchauffement planétaire de défoncer le plafond des 2 °C. Or s'il y a une chose à réduire, d'abord et avant tout, ce n'est pas tant la consommation d'énergie, c'est la consommation tout court. Eh oui, il faut consentir à se serrer la ceinture, en tant que collectivité, et à se priver un peu, afin de donner une chance de se refaire à un environnement bien mal en point. Or, de cela, nulle trace dans l'accord. Pas un mot. Rien.

Alors quoi? Où notre société d'hyper-consommation – et celles qui sont en train de se développer un peu partout – va-t-elle trouver les sources énergétiques pour produire les prochaines tablettes électroniques pliables, plus petites et – bien entendu – plus performantes que celles qui obnubilent tant le contemporain? Pas de problème. Il n'y aura qu'à se rabattre sur la seule source d'énergie renouvelable et naturelle existante: l'énergie nucléaire.

Fukushima, mon amour, quoi.

Pis toute va ben aller!

vendredi 11 décembre 2015

Monsieur 18 000 $


jeudi 10 décembre 2015

mercredi 9 décembre 2015

Trompe et l'éléphant



Donald Trompe, le candidat de l'extrême droite redneck à la présidence des Stazunis continue d'agiter le clapet du tout-à-l'égout lui servant de bouche.

Sa plus récente provocation a consisté à proposer, le plus sérieusement du monde, d'interdire aux musulmans d'entrer dans son pays. Évidemment, l'idée jetée en l'air sans réfléchir a tout de suite été attaquée. Il faut dire que beaucoup de ses critiques se sont bornés à remarquer que la chose était infaisable sur le plan technique, plus qu'elle n'était répréhensible sur le plan moral. Quand même, il s'est trouvé des gens là-bas pour dire que ce genre d'affirmation n'avait pas sa place; surtout pas dans une course à la présidence.

On comprend que les habitants des Stazunis sont obsédés par la sécurité. C'est à ce point où ils sont entièrement disposés à sacrifier  leurs droits civiques – sauf celui de posséder des armes – afin de l'assurer.

Eh bien, au risque d'avoir raison, j'ai une suggestion à leur soumettre. Ils en feront bien ce qu'ils veulent, comme d'habitude, mais elle a tout le moins le mérite d'être parfaitement faisable.

Il suffit aux Stazunis de rapatrier les troupes qui occupent présentement des pays étrangers. Cela aura deux effets positifs. D'abord, augmenter le nombre de défenseurs sur le territoire national, permettant ainsi de mieux protéger les frontières. Ensuite, cela ôtera toute velléité de vouloir s'en prendre à eux.

C'est d'une telle évidence, qu'on se demande comment il se fait que personne n'en parle. Comme on dit en anglais, lorsqu'on tourne autour du pot: «C'est l'éléphant dans la pièce.»

lundi 7 décembre 2015

La COP déborde



Sans doute en avez-vous entendu parler. En ce moment, à Paris, se déroule une conférence internationale sur le climat. En fait, sur les changements climatiques, dans l'espoir de trouver une solution au réchauffement planétaire.

Nommée COP21, la conférence est la plus récente mouture des Conférences des Parties tenues annuellement par les signataires de l'accord de Rio de Janeiro. Pour vous replacer dans le temps, soulignons que le fameux accord de Kyoto – qui a permis de démontrer que pas un seul gouvernement de la planète n'avait de couilles sur la question environnementale – est le produit de la COP3.

Pour une fois, le CAnada a fait une petite place au Québec dans le cadre d'un événement international. Il n'avait pas le choix. Il fallait bien qu'il eût quelque chose de bon à montrer – comme l'hydroélectricité verte – pour faire contrepoids aux sables bitumineux.

L'honnête et irréprochable premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard (le nom est marrant) en a profité pour se faire aller la glotte en gonflant du jabot. Il en même rajouté une couche, ce qui nous permet aujourd'hui de le traiter de maudit menteur.

Lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre de la COP21, un journaliste lui a posé une question concernant l'exploitation des hydrocarbures dans l'île d'Anticosti. Son rouge sang libéral ne fit qu'un tour. L'intègre menteur en a profité pour se dissocier totalement de ce projet qu'il n'aurait jamais parrainé tant est inexistant son enthousiasme envers les hydrocarbures, grands producteurs de gaz à effet de serre (GES).

Il a même eu le culot d'affirmer que le projet Anticosti était dû au gouvernement péquiste, oubliant sans doute que c'était John James Charest qui, au début de 2008, a bradé les droits sur les permis d'exploration détenus par la division pétrole et gaz d'Hydro-Québec, en échange d'une «redevance prioritaire» qui n'a jamais été rendue publique.

Bref, le premier ministre a doublement menti. D'abord en affirmant que le projet a été initié par le Parti québécois. Ensuite en se désolidarisant de toute l'affaire, puisqu'il était membre du gouvernement jusqu'en juin 2008, date à laquelle il a prudemment – autant que provisoirement – abandonné le navire libéral.

Il n'empêche. Des personnes généralement mal informées l'ont félicité de sa prise de position, dont Albert Arnold Gore junior – dit «Al» –, un autre qui a l'environnement à cœur alors qu'il n'a plus les moyens de l'aider. Que n'eût-il eu cet élan alors qu'il était encore vice-président des Stazunis! Sans doute avait-il des choses plus importantes à faire alors.

Mais puisque les GES sont au centre de la conférence, avant d'encenser M. Couillard (le nom est marrant), les participants devraient peut-être se pencher sur la question du pipeline Énergie Est ou de la cimenterie de Port-Daniel, laquelle, une fois complétée, émettra 1,7 million de tonnes de GES par année.

C'est drôle, le gros Al a fermé sa gueule là-dessus. Et Philippe ne s'est pas désolidarisé de ça, non plus.

Deux autres gouttes qui font déborder le vase. Il faut dire que la COP est pleine.

Mais de quoi?