mardi 7 octobre 2014

Trottoirs en trop




Bon en voilà une bien bonne. Ça a l’air que Montréal voudrait se doter en certains endroits de trottoirs chauffants, de sorte que, l’hiver, il n’y aurait plus besoin de les déblayer, la neige fondant toute seule.

Très beau projet qui s’en va au même endroit – dans ma tête tout au moins – que l’idée de la ville intelligente ou de celle du tramway, entre autres.

Certes, dans un monde idéal où l’argent – qui n’a déjà pas d’odeur – serait disponible à profusion, l’idée serait sans doute valable. Mais nous vivons dans un monde réel où les limitations physiques abondent. De telles limitations, en fait, qu’il est devenu impossible pour la ville de maintenir adéquatement ses infrastructures de voirie actuelles. Imaginez maintenant ajouter à ça des infrastructures technologiquement avancées. On n’aura plus le temps ni les ressources pour s’occuper du reste…

Bref, qu’on commence donc par entretenir ce qu’on a avant de chercher à se doter d’autres bidules. Ce sera déjà un pas dans la bonne direction.

Sans jeu de mots.

lundi 6 octobre 2014

À coups de marteau

Photo : © Michael Jastremski, Wikimédia

Il ne s’agit plus de bâtir, d’édifier, de s’élever au meilleur de nous-mêmes, mais de tout rabaisser, ratatiner et concasser jusqu’à la poussière. Voici l’ère venue des coups de marteau déguisés en politique publique.

Érigée en colonne vertébrale de toute pensée gouvernementale, l’économie est laissée telle quelle, tandis que tout le reste est volontiers démoli. Nous assistons à une contre-révolution où l’austérité est devenue un nouvel étalon de la perfection.

Après avoir passé l’éducation sous le tapis lors de la dernière campagne électorale, voici qu’on la dépèce au rasoir au nom d’une glorification de l’argent et de l’irrationalité qui lui donne une légitimité. Même quand on songe à s’attaquer aux traitements de faveur dont bénéficient les écoles privées, ce n’est pas pour corriger enfin la ségrégation sociale qu’encourage un tel système, mais au nom des seuls bénéfices comptables.

Du plomb
Jean-François Nadeau, Le Devoir, 6 octobre 2014

Bonjour octobre


dimanche 5 octobre 2014

samedi 4 octobre 2014

Révulsion


Oui, effectivement, les exécutions sommaires d’Occidentaux par l’État islamique (EI), aussi connu sous le nom de Daech, représentent un autre degré dans la descente au cœur de la barbarie.

Ce qui m’interpelle le plus dans cette affaire, c’est que les gouvernements de chez nous – c’est-à-dire en Amérique et en Europe (eh oui, c’est pratiquement la même chose quand on les écoute) – et les médias – c’est pratiquement pareil, ça aussi – trouvent insupportables les scènes de décapitation.

J’avoue que c’est assez immonde à regarder et je me surprends à songer que cette forme de châtiment capital a été pratiqué si longtemps dans un pays soi-disant civilisé comme la France. Mais passons. 

Contentons-nous d'admettre que les sensibilités occidentales ne sont certainement pas les mêmes que leurs contreparties proche-orientales.

Un autre exemple de ce qui précède. Dans ces pays du Proche-Orient, quantité de gens sont outrés et révulsés de voir des civils innocents consumés vivants à grand renfort de phosphore blanc, comme ce fut le cas à de nombreuses reprises, entre autres dans la bande de Gaza. Nos gouvernements et leurs médias, ça ne les a pas tellement dérangés, par contre. Si peu, en fait, qu’on n’en entend pratiquement jamais parler quand ça arrive, de sorte que nous avons l’impression que ça ne se produit presque jamais.

Que voulez-vous, ces Levantins sont de grands sensibles.

vendredi 3 octobre 2014

Montréal vue du sol



Bel automne.

jeudi 2 octobre 2014

Y rockent



Grandement inquiété par l’imminente menace que représente l’État islamique (EI), le gouvernement du bon et démocratique – comme tous les premiers ministres cAnadiens, sans exception – Stephen J. Harper a décidé d’envoyer une force militaire en Irak.

La décision, à l’origine, consistait à envoyer sur place, afin de former les combattants de ce pays – lesquels, depuis une douzaine d’années manquent cruellement d’expérience dans le domaine des conflits armés, n’est-ce pas? –, 25 soldats. Cependant, ayant pris conscience de l’ampleur du danger, M. Harper a décidé de hausser le contingent à 26.

Qui veut la fin veut les moyens!

S’il y a des champs de pavot à défendre là-bas aussi, ils ne seront pas de trop.

Pis, s’il n’y en a pas; ça en fera déjà plus de deux douzaines de moins sur notre dos.

mercredi 1 octobre 2014

Élaine Jacob




La députée Élaine Zakaïb, ex-ministre déléguée à la Politique industrielle, au sein de l’auguste gouvernement Marois, et jusqu’à tout récemment députée de Richelieu, a remis sa démission.

En effet, Mme Zakaïb a pris le monde politique par suprise en faisant l’annonce de sa décision. Par contre, et fort heureusement, peu de gens ont été bouleversés par la nouvelle, comme quoi Clémenceau avait raison de dire que «les cimetières sont remplis de gens indispensables».

Ce qui est plus intéressant que l’immense vacuité que ce départ va peut-être laisser à l’Assemblée nationale, ce sont les motifs qui ont poussé la principale intéressée à partir. En effet, une fois passée la laborieuse surprise de la plupart des observateurs, on a pris en compte les explications de la députée. Pendant 2 ans, en 1987 et 1988, elle avait travaillé comme avocate du groupe Jacob, le réseau de boutiques de vêtements. Aujourd’hui, Jacob connaît de sérieuses difficultés financières et c’est afin de lui venir en aide que Mme Zakaïb, faisant fi du choix de ses commettants, estime plus important de se lancer au secours des frusques.

Il n’y a pas à dire, voilà une autre preuve que notre personnel politique étale un sens des priorités des plus judicieux. 

mardi 30 septembre 2014

Y raquent




Selon un porte-parole de l’UNESCO, l’État islamique (EI) serait en train de piller les monuments historiques en Irak. Il semblerait même que ses militants s’en seraient aussi pris à des sanctuaires chrétiens, juifs et même musulmans, tous considérés par ces purs et durs fous de dieu comme des lieux d’idolâtrie.

Mais ce qui inquiète surtout l’UNESCO, ce sont les vestiges archéologiques présents dans la région, témoins des anciennes civilisations mésopotamiennes. C’est surtout là que ça dérape un peu, comme explication. En effet, des témoignages ont été rapportés à l’effet que les «terroristes» détruisent les sites à la dynamite et vendent sur le marché noir des objets d’art afin de financer leur guerre.

Je suppose que plus c’est cassé, plus ça fait ancien. Parce qu’une fois passé au trinitrotoluène, au C-4 ou à la dynamite, les objets en terre cuite ne doivent pas autrement prendre beaucoup de valeur. Personnellement, si c’était pour faire un coup d’argent facile, j’aurais plutôt tendance à prendre soin du patrimoine de l’Antiquité, plutôt que de le faire voler en éclats.

À propos, je suis tout de même content d’apprendre que, côté artéfacts mésopotamiens, les Yankees n’avaient pas tout laissé partir, en 2003.



dimanche 28 septembre 2014

À vendre


Situé sur la prestigieuse artère The Boulevard, à Westmount, ce cottage construit en 1923 est offert avec tous les meubles et électroménagers. Avec 10 % de comptant, un amortissement de 25 ans et un taux de 4 %, ce petit bijou abritant un garage pouvant recevoir 10 voitures et comprenant une salle de massothérapie ne vous coûtera que 65 937 $ par mois.

Diaporama: les 10 maisons les plus chères du Québec
Les Affaires, 24 septembre 2014

samedi 27 septembre 2014

Danke für die deutsche kultur!



Comme par le passé, les chefs d'État allemands démontrent toujours le même profond respect envers le  droit des peuples à l'autodétermination.

Deutschland über alles!


Sans commentaire

Chez les francophones, la CAQ domine avec 33 % des intentions de vote, devant le PQ (26 %) et le Parti libéral du Québec (PLQ) à 25 %.

SONDAGE LÉGER
Péladeau éclipse ses adversaires au PQ
Marco Fortier, Le Devoir, 27 septembre 2014

vendredi 26 septembre 2014

J’aime



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C’est un truisme: la socialisation en réseau est en train de déplacer, retracer même, les contours des médias et le rapport des humains à la nouvelle et à l’information. Mais la mutation en cours est-elle vraiment profitable au journalisme et la circulation des idées? Pas toujours, si l’on se fie à cette analyse du Pew Research Center aux États-Unis qui constate que les transformations du paysage médiatique, induites par les réseaux sociaux, servent surtout les intérêts de la superficialité et d’une information versée dans le divertissement. Sale temps pour la profondeur, quoi.

Mutations, journalisme, superficialité et culte du divertissement
Fabien Deglise, Le Devoir, 25 septembre 2014

jeudi 25 septembre 2014

Les fourberies de ces rupins




Le pdg du Conseil du patronat (CPQ) – le boss des boss –, M. Yves-Thomas Dorval, nous a révélé sa grande sensibilité, dernièrement.

En effet, il a déploré un constat qui l’a profondément chagriné, à savoir que le lien de confiance entre les Québécois et les milieux d’affaires est présentement dégradé. En d’autres termes, la population se méfie des boss. Tout au moins est-ce ce qui est ressorti d’un récent sondage commandé par le CPQ.

Ce triste état de fait, M. Dorval l’attribue en partie au manque d’anticipation des gens d’affaires qui n’ont pas utilisé les réseaux sociaux afin d’entretenir un dialogue constructif avec la population. Il en est résulté cette idée répandue que les sociétés privées ne profitent pas vraiment à la province.

M. Dorval omet – peut-être involontairement – de mentionner une autre raison expliquant l’attitude générale envers les patrons. On les aimerait sans doute davantage s’ils n’étaient pas tous des crosseurs.

mercredi 24 septembre 2014

Montréal vue du sol


mardi 23 septembre 2014

Hey! Eille! EI!



Si ça ne vous suffit pas pour vouloir être indépendant...

lundi 22 septembre 2014

Facebook vous protège de vos amis ennuyants

Photo: Mimicki, Wikimédia

Depuis des années, [Facebook] utilise des algorithmes sophistiqués pour n’afficher que les posts jugés les plus intéressants pour un utilisateur donné. Vous pouvez faire défiler votre page autant que vous voulez –Tim Herrera, du Washington Post, l’a récemment fait durant six heures d’affilée– la majorité des posts de vos amis et des sites que vous suivez n’apparaîtront jamais.

Le raisonnement de Facebook est que si vous voyiez tous les posts de tous vos amis, la grande majorité d’entre eux vous ennuieraient. Et, au final, Facebook lui-même vous ennuierait.

Twitter ne sera jamais comme Facebook
Slate.fr