mercredi 27 novembre 2013

Grattage de marde




Voilà qu’un petit profiteur a songé à flanquer un copyright sur un symbole sociétal. Un geste aussi décadent que lorsque Monsanto décide de faire la même chose avec un gène humain. Puisqu’il y a une piasse à faire avec, on va obliger tout le monde à cracher son fric.

Dans le cas du carré rouge, cela force la réflexion. En effet, la meilleure façon de fermer la gueule aux gens, c’est de les obliger à payer pour l’ouvrir. La loi est la même pour tous, mais lorsqu’un avocat facture 150 $ l’heure pour ses services, mettons que certains égaux sont plus légaux que d’autres.

Les fameux «gratteux de guitare, carrés rouges et mangeux de marde», dixit cette chère 728-Trudeau qui nous manque tant, vont devoir payer à l’avenir s’ils veulent arborer le symbole de la contestation étudiante. Sinon, la police aura une raison de plus de leur mettre la main au collet. Comme on dit dans cette belle langue des affaires: «copyright infringement».

Et ça, ça ne pardonne pas, quand on prend de l’argent aux bourgeois «gratteux».

Mais rassurez-vous, belle jeunesse. Ce ne sont pas les figures géométriques qui manquent et, quelle que soit la forme du carré, tout le monde comprendra ce qu’il signifie.

mardi 26 novembre 2013

Phoque!


La sensibilité des Européens force l’admiration. On sait à quel point la question de la chasse au phoque a bouleversé les dirigeants, là-bas, à tel point qu’ils ont pris, il y a longtemps, des mesures de rétorsion à l’endroit du CAnada. La plus récente a consisté à décréter un embargo sur tous les produits du phoque en Europe. Quoi que la décision aille à l’encontre des sacro-saints principes du libre-échange, l’Organisation mondiale du commerce l’a approuvée.

Aucun des arguments tout à fait sensés utilisés pour expliquer les raisons qui sous-tendent la poursuite de cette chasse (méthodes d’abattage plus «humaines», contrôle des population de phoque en pleine explosion, création d’emploi et aide à l’économie locale) n’a ébranlé la détermination des Européens qui n’arrivent pas à chasser de leur mémoire les animaux tués à coups de bâton sur le crâne.

Dans le même temps, qu’Israël passe la population palestinienne au phosphore blanc ou que les Yankees s’amusent à jeter des missiles de croisière sur les noces afghanes, cela leur chaut peu.

Tout ce que j’en comprends, c’est que l’ampleur de l’indignation est inversement proportionnelle à celle de l’arme employée. 



lundi 25 novembre 2013

Cours, Hamid!




Pour faire suite à mon intervention sur le sujet ci-dessous, les choses ont franchi un pas de plus en Afghanistan. En effet, l’assemblée traditionnelle de ce pays a accepté les grandes lignes du traité bilatéral de sécurité, dont l‘utilité est d’assurer la mainmise yankee en Asie centrale.

Le président fantoche Hamid Karzaï tente de faire figure de grand défenseur de la souveraineté nationale en affirmant, au sortir de cette adoption, qu’il acceptera de ratifier ledit traité sous certaines conditions. Il n’a pas encore mentionné lesquelles, mais nos sources en ont pris connaissance.

Le traité bilatéral ne prendra effet qu’à condition que le président Karzaï puisse fermer sa gueule de manière permanente. En outre, il n’acceptera rien de moins que de pouvoir se coucher devant chaque demande en provenance des Stazunis. Enfin, il exigera chaque fois de prendre son trou et de ne jamais poser la moindre question ou exigence.

Si ces conditions ne sont pas remplies, il refusera toute ratification et le processus de négociation devra se poursuivre.

La fermeté de sa position semble avoir vivement impressionné Washington.

samedi 23 novembre 2013

Afghanistan 2014




C’est en 2014 que l’OTAN va quitter l’Afghanistan. En d’autres termes, elles va laisser sur place un contingent de 15000 hommes pour surveiller à la fois ses intérêts et le gouvernement de Kaboul.

En ce moment, les négociations traînent en longueur, car la méfiance s’est installée entre les Stazunis et le fantoche Hamid Karzaï – selon une de mes amies, la marionnette la plus élégante parmi les chefs d'État. En effet, M. Karzaï tient en ce moment à se distancer de ceux qui l’ont mis en place, parce qu’il sait que, 15000 hommes, ça ne lui permettra peut-être même pas de survivre 15000 secondes s’il ne gagne pas la confiance des chefs de guerre, des Talibans et d’Al-Quaïda au moment du «départ» des envahisseurs.

Principal point d’achoppement, l’immunité des soldats yankees face à la justice afghane. Hamid Karzaï, et l’ensemble de la population, sait que s’il accepte la chose, cela ouvrira la porte aux pires exactions de la part des occupants. Et ça va déjà bien assez mal comme ça.

Quoi qu’il en soit, les Afghans n’ont pas à s’inquiéter. Avec une moyenne annuelle d’au moins 333 morts parmi les troupes de l’OTAN – sans compter les mercenaires de Blackwater, entre autres firmes – plus les blessés qui sont en moyenne 10 fois plus nombreux, le contingent devrait être éliminé au bout d’environ 4 ans.

«Cours, Hamid! Cours!»



vendredi 22 novembre 2013

On voit tous les niqabs




Une garderie de Verdun a fait la manchette, hier. Deux des éducatrices de cet établissement non subventionné portent le niqab à la maison comme à la ville. S’il faut en croire le mari de l’une d’elles, qui est aussi le propriétaire de la garderie, son épouse, une femme éclairée et éduquée s’il en est, porte ce vêtement par choix. Lui-même, apparemment, n’ayant jamais été très religieux avant d’arriver au saint CAnada.

Les parents, dont plusieurs sont Québécois de souche, ne trouvent rien à redire à ce propos. Une des mères a même vanté l’excellent service prodigué par la garderie en question, la propreté et la vastitude des lieux et la patience des éducatrices. Elle a souligné avec insistance que tous les clients de l’endroit ne sont pas musulmans et qu’il n’y avait aucune religion dans les activités des enfants.

Visiblement, pas de religion du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout, du tout!

Dieu merci!

jeudi 21 novembre 2013

Notre futur premier ministre


C’est qui, ce gars-là, en arrière?



Pour la deuxième fois en autant de semaines, le cheuf du Parti libéral du Québec (PLiQ), le renommé Philippe Couillard (le nom est marrant), a été rappelé à l’ordre par ses députés.

En effet, après Fatima Houda-Pepin au sujet de la laïcité, cette fois c’est le mesuré Jean-Marc Fournier qui l’a contredit au sujet de l’équilibre budgétaire que M. Couillard voulait reporter de plusieurs mois, advenant son élection comme premier ministre. C’est fort malheureux de constater que le PLiQ ait attendu de se trouver dans l’opposition avant de se soucier d’équilibre budgétaire. Que ne s’en est-il occupé, à un moment ou un autre, pendant tout ce temps qu’il a passé au pouvoir…

Je trouve cependant encourageant de voir ainsi corrigé le cheuf du PLiQ. À force de se faire dire quoi faire, quoi dire et quoi penser par ses subalternes, il va nous faire un maudit bon premier ministre!

Matières dangereuses à bord


L’effroyable tragédie de Lac-Mégantic aura eu au moins le mérite de mettre à l’ordre du jour la question du transport des matières dangereuses.

Toujours aussi efficace, le dévoué gouvernement cAnadien dirigé de main de maître – pour ne pas dire de fer – par l’honorable Stephen Joseph Harper a annoncé une nouvelle mesure régissant le transport ferroviaire. Désormais, les compagnies de chemin de fer devront aviser les municipalités relativement aux matières dangereuses qu’elles transportent sur leur territoire.

Le hic – car comment peut-il ne pas y en avoir un dès que le CAnada fait partie de l’équation? –, c’est que les compagnies ne seront tenues à faire part de ces avis que sur une base trimestrielle, voire annuelle, de sorte que les villes et villages ne seraient au courant qu’à posteriori de la menace qui a plané au-dessus de leur tête.

Dans la saynète suivante, nous résumons un transport ferroviaire désormais conforme à la nouvelle mesure.

Le train entrant en ville: «Tchou! Tchou!»

Les matières dangereuses dont le train est rempli: «BOUM!»

Le représentant de la compagnie ferroviaire, trois mois plus tard: «Ah oui, il fallait que je vous dise…»

Il n’y a pas à tataouiner là-dessus, le CAnada, c’est tout un pays. Il faudrait bien que j’aille le visiter, un de ces jours.

Mais seulement là où il n’y a pas de chemin de fer.


Matière dangereuse tombant sous le coup
de la nouvelle mesure cAnadienne.

mercredi 20 novembre 2013

Ave Maria


Maria Mourani, anciennement députée du Bloc québécois qui a été expulsée du caucus à cause de son opposition à la saoudite Charte, a déclaré qu’il serait «immoral» (sic) que cette dernière soit adoptée à la simple majorité des députés. Il ne lui faut rien de moins que l’unanimité de l’Assemblée nationale!

Un peu plus, et elle serait sur le point de dire qu’il faudrait que ledit projet soit adopté par 130 députés sur 125.

Remarquez, je n’appuie pas cette idée de Charte, même si je considère que toute religion est un cancer sociétal. Je l’ai déjà écrit dans ce blogue: ce débat ne sert qu’à des fins bassement électoralistes et l’accent devrait être mis, actuellement, bien davantage sur la défense de la langue.

Passons.

Ce qui m’amuse dans la sortie de Mme Mourani, c’est cette facilité que les députés fédéraux ont de toujours placer la barre à une hauteur impossible pour le Québec. Une Charte qu’il faut voter à l’unanimité. Un référendum qu’il faut gagner avec 60% des voix; euh non, 75%; finalement, peut-être 80% ou même plus. Des concessions du fédéral où il faut obtenir l’accord de quasiment plus de provinces et de territoires que n’en compte le CAnada, à condition qu’ils représentent au moins 110% de la population, et que cette dernière se tienne sur la tête le mercredi soir, mais pas passé 18 h 42.

Après tout ça, on en vient immanquablement à se poser des questions à propos du processus démocratique.

Pas pour le remettre en question en soi, bien entendu. Au contraire! Mais il existe une tendance au Québec visant à devenir plus démocratique que le pape. Surtout, ne jamais mettre nos intérêts de l'avant. De sorte que, tandis que nos adversaires foulent au pied les principes les plus élémentaires de la démocratie, nous élevons ces principes au rang d’absolu. J’en dégage même l’impression, avec le temps, que cette fameuse démocratie n’est plus un moyen de faire avancer la société, mais une fin en soi.

Ainsi, après chacune de nos défaites, nous pouvons trouver un réconfort à l’idée que nous avons été plus démocratiques que nos adversaires.

Avec ce type de démocratie, nous ne serons pas libres de sitôt.



mardi 19 novembre 2013

DERNIÈRE HEURE



Aurait-il connu un pépin? Où ça, pépin?

samedi 16 novembre 2013

DERNIÈRE HEURE


On vient d’apprendre que l’ex-ministre libérale Nathalie Normandeau quitte son poste de vice-présidente développement stratégique chez Raymond Chabot Grant Thornton, l’importante firme comptable cAnadienne.

Mme Normandeau avait vu son nom faire la manchette ces derniers temps alors que le Directeur général des élections a émis des constats d’infraction concernant le financement de son parti d’alors. Sans entrer dans les détails, il est important de savoir que trois infractions au Code criminel ont été commises le 9 octobre 2008 au restaurant Louis-Hébert à Québec, lors d’une activité à laquelle la principale intéressée aurait pris part.

Un communiqué émis par la firme comptable a expliqué: «Cette décision [le départ de Mme Normandeau] fut convenue d’un commun accord. […] La firme la remercie et lui souhaite le meilleur succès dans la poursuite de sa carrière.» Une fois la langue de bois rabotée, cela se traduit par: «On lui a dit qu’il fallait qu’elle parte avant de nous attirer des ennuis et de ne plus remettre les pieds ici.»

Dans le même communiqué, l’ex-vice-présidente affirme: «Je profiterai de ce moment d’arrêt pour me permettre un temps de réflexion afin de me donner le recul nécessaire pour faire le point sur ma carrière professionnelle [NDLR: avait-elle aussi une carrière amateur?]. Mes objectifs: explorer de nouveaux secteurs d’activité et acquérir des compétences supplémentaires.» Une fois la langue de bois varlopée vigoureusement, ce galimatias se traduit par: «Quessé j’vas faire?»

En terminant, il appert qu’un cadenas sera désormais posé en permanence sur la boîte en métal où on garde la petite caisse chez Raymond Chabot Grant Thornton.


vendredi 15 novembre 2013

Bob le cône




À Glasgow, un des chefs-lieux de la riante Écosse, on a affligé la ville, en 1844, d’une statue équestre d’Arthur Wellesley, fait sur le tard duc de Wellington, d’après la ville du même nom dans le Somerset, une municipalité totalement dépourvue de quelque marque de distinction quelle qu’elle fût.

Tout un honneur!

Or, le caractère gaulois – si j’ose dire – des Glaswégiens a choisi de rendre la monnaie de sa pièce à cette érection qui a sans doute été considérée comme une gifle additionnelle de la part d’un empire britannique plus ou moins prisé.

Ainsi, il y a une trentaine d’années, un irrévérencieux a coiffé la tête dudit duc d’un cône orange. Chaque fois qu’un vent impérieux – à défaut d’être impérial –, ou qu’un employé de la voirie passant par là, retirait la coiffe dérogatoire, un autre – ou est-ce toujours le même? – irrévérencieux rendait à ce César d’opérette ce qui revenait à son auguste sinciput de bronze.

Cela m’a donné l’idée que la même chose serait de mise ici. On pourrait orner de façon analogue, par exemple, la statue de Bob la Job à Québec. D’ailleurs, comme chacun sait, l’état de nos routes, lesquelles sont tombées en déshérence sous son mandat, rend la coiffure particulièrement lourde de sens.

Elle serait sans doute encore plus à sa place sur une statue de John James Charest, mais quelque chose me dit que, là, côté statue, on risque d’attendre un bout de temps.


jeudi 14 novembre 2013

DERNIÈRE HEURE



Sun News Network a annoncé aujourd’hui que le populaire maire de Toronto aura désormais une tribune télévisée hebdomadaire. Rob Ford, puisque c’est de lui dont il est question, avait perdu son émission de radio à la suite de ses aveux concernant sa consommation de crack.

Il est rassurant de constater que n’importe quel gros cave à deux sous peut avoir son émission de télé.

Évidemment, je ne parle pas ici de M. Rob Ford lui-même.

Je veux dire n’importe quel autre gros cave à deux sous.

Les grandes citations du cinéma



mercredi 13 novembre 2013

Les 129 jours de Mylène Paquette

Mylène Paquette, cette navigatrice de 35 ans, a été la première Nord-Américaine à traverser l’Atlantique à la rame. Un périple de 129 jours, seule en mer face aux éléments déchaînés. Inutile de dire combien cet exploit servira d’exemple et à quel point il sera utile dans les années à venir.


Mylène Paquette, deuxième à partir de la gauche, après sa traversée de 129 jours.

mardi 12 novembre 2013

DERNIÈRE HEURE


Au fait, c’est qui lui?

lundi 11 novembre 2013

11 novembre à 11 heures



En souvenir de ceux qui ont remporté la victoire.

dimanche 10 novembre 2013

Cocarde et coq hardi


Saviez-vous qu’il existe maintenant un autre coquelicot, ce symbole de l’esprit cocardier dont le bon et intègre premier ministre Stephen Harper est si fier au CAnada?

C’est vrai! Jusqu’à maintenant, on avait emprunté la petite fleur rouge qui a si bien poussé sur les innombrables tombes creusées par l’impérialisme, déjà néolibéral. On en avait fait un symbole afin de rendre hommage aux soldats ayant sacrifié leur vie lors des conflits armés depuis la Première Guerre mondiale, inclusivement. Bien sûr, cela faisait l’impasse sur toutes les victimes civiles qui, curieux hasard, sont toujours plus nombreuses que les victimes militaires; fâcheux oubli.

De nos jours, le Collectif échec à la guerre a eu l’idée du coquelicot blanc afin de lancer un message en faveur de la paix. Je me demande si, chez nos voisins, il se trouvera quelque coq hardi mirliton de la Légion cAnadienne qui se sentira à nouveau profondément indigné, insulté et bouleversé (sic) de voir ainsi altéré un symbole qui promeut toutes les outrances guerrières et le militarisme débridé grevant immanquablement les programmes sociaux. Mais qui reste, bien sûr, «apolitique et rassembleur», dixit la CAQ.

On se souviendra que la première ministre du Québec s’était fait vertement rabrouer pour avoir – ô sacrilège! – modifié le sien, l’an passé.

Je suppose que tant que le Collectif ne mettra pas une fleur de lis à sa cocarde blanche, ça devrait passer comme une balle.