vendredi 2 août 2024

L'amer qu'on voit danser...

L'article ici

 

Transe apparente

 



La sympathique et riante vice-première ministre du CAnada, Mme Chrystia Freeland, a déclaré que son gouvernement est préoccupé par le manque de transparence des récentes élections au Venezuela. Critiquer le manque de démocratie dans un autre pays est un peu fort de café quand on sait que le Parti libéral du CAnada a été porté au pouvoir par environ 20% de la population votante*.

Quant au «manque de transparence», c'est faire bien peu de cas du fait incontournable que lesdites élections se sont déroulées sous la surveillance de dizaines d'observateurs stazuniens**. Tous ont déclaré que les élections se sont déroulées «selon les protocoles en vigueur» (Wyatt Souers, Assemblée populaire internationale). D'ailleurs, même des opposants au gouvernement Maduro ont reconnu que les élections étaient «libres et équitables» (Roger D. Harris, Groupe de travail sur les Amériques).

Cela sans compter les estimations d'autres observateurs qui ont souligné le fait que le processus électoral vénézuélien était meilleur que celui existant aux Stazunis (Jodi Dean, politologue). Que dire de celui prévalant au CAnada…

Donc, quand l'Amérique du Nord critique la démocratie des autres et qu'elle encourage des oppositions putschistes, ce n'est pas par manque d'information. 

C'est par absence de bonne foi.





* https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_2021


** https://www.mondialisation.ca/venezuela-alors-que-les-dirigeants-americains-denoncent-la-fraude-les-observateurs-americains-approuvent-les-resultats/5691091?doing_wp_cron=1722600058.9143450260162353515625


jeudi 1 août 2024

Mais puisqu'on vous dit que c'est traditionnel!


 

Les dons à flu

 


Bonne gouver-rance

 


mercredi 31 juillet 2024

L'essence des priorités

 


Beau ti-cass

 


mardi 30 juillet 2024

Entre le marteau et l'enclume



Le plus récent développement de l'attaque israélienne contre Gaza a eu lieu sur les hauteurs du Golan, situées au nord-est de l'État hébreu.

Samedi dernier, des roquettes, vraisemblablement lancées depuis le Liban voisin par le Hezbollah – lequel a néanmoins nié sa responsabilité dans l'affaire –, sont tombées sur un terrain de foot où s'ébattaient des enfants et des adolescents. Douze d'entre eux ont été tués dans l'attaque.

Israël a aussitôt réagi en annonçant qu'il allait répondre à cette agression menée contre «ses enfants». Or les jeunes victimes sont toutes d'origine druze, une branche de l'Islam associée au chiisme.

On peut se demander depuis quand M. Benjamin Netanyahou considère ainsi des musulmans comme «ses enfants». Une chose est sûre: entre les bombardements du Hezbollah et l'affection que leur porte le gouvernement sioniste, je ne voudrais pas être à la place des Druzes.

 

lundi 29 juillet 2024

Honnête hypocrisie

 



C'est un principe démocratique incontournable. La victoire, lors d'une élection, d'un plébiscite ou d'un référendum, entre autres consultations, est décidée par un appui de la moitié des votants plus une voix.

C'est ce que déclarent tous les régimes de droite qui se prétendent de véritables démocraties. Quand les principes démocratiques portent au pouvoir un gouvernement ne faisant pas l'affaire des illibéraux de tout poil, alors la dynamique change du tout au tout.

Ainsi, la victoire de Nicolas Maduro au Venezuela – un peu à l'arraché, il est vrai (51,2% des voix) – a-t-elle entraîné une contestation par l'opposition de droite dans ce pays, mais également une remise en question de la part des Stazunis, de l'Union européenne, de l'Argentine et de la Colombie, entre autres. Bref ceux qui s'opposent fanatiquement à tous les gouvernements réellement de gauche et qui les combattent par n'importe quel moyen; y compris ceux qui ne sont pas du tout démocratiques.

Dès lors, il ne faut pas s'étonner si la droite finit par appliquer cette douteuse médecine à ses propres institutions. Cela a été le cas, par exemple, au lendemain des dernières élections à la présidence yankee, alors que la droite trumpiste a tout fait pour décrédibiliser la victoire du parti Démocrate.

Si la démocratie occidentale n'hésite pas à utiliser l'hypocrisie, au moins le fait-elle de manière universelle. Je suppose qu'il y a une forme d'honnêteté là-dedans; tout diffuse, il est vrai.


samedi 27 juillet 2024

Céline a la pêche

 


jeudi 25 juillet 2024

Traqué par un détraqué

 



Tofino est un village sis sur l'île de Vancouver. Il est renommé pour ses plages et la richesse de son environnement naturel. C'est là que le fils de Pierre Elliott Trudeau a emmené ses enfants pour y faire une pause familiale d'une dizaine de jours.

Il s'agit là de vacances un peu spéciales, car comment fait le premier ministre pour distinguer ce repos annuel des semaines et des mois qu'il passe à ne rien faire à Ottawa? Il n'y a pas à dire: c'est un talent.

Par ailleurs, le fait qu'il passe ces «vacances» au CAnada semble indiquer que, pour une fois, il n'a pas été invité à se goberger tous frais payés par un quelconque quémandeur. Serait-il devenu moins populaire?

En tous cas, il est toujours aussi sollicité par quelque cinglé de l'extrême droite. Pourquoi «cinglé», demanderez-vous? En effet, de n'est pas très politiquement correct. Mais comment décrire autrement quelqu'un qui s'imagine que le fils de Pierre Elliott Trudeau est de gauche?


mercredi 24 juillet 2024

Royôtée

 


mardi 23 juillet 2024

Assez Series!

 



Vous souvenez-vous de la «CSeries»? Ce célèbre avion que Bombardier avait voulu développer afin de révolutionner le trafic aérien? Non? Eh bien, vous avez de la chance!

Résumons la saga en quelques mots. Au cours du projet, le gouvernement du Québec – c'est-à-dire vous, cher contribuable – a déboursé des centaines de millions de dollars sous forme de subventions, sans compter les autres moyens indirects de laisser le privé libre des entraves étatiques. Le tout pour que Bombardier garde cette haute technologie au Québec.

Dans le même temps, les employés syndiqués ont accepté de revoir leurs acquis à la baisse afin de maintenir le développement de la CSeries sur les rails. Comme de coutume, ce sont les travailleurs qui ont fait des sacrifices, lesquels se sont retrouvés dans la poche – et les abris fiscaux – des dirigeants de l'entreprise.

Comme le projet était – et est resté – déficitaire, en 2017, Bombardier a fini par se défausser de la CSeries qui fut rachetée par Airbus sous le nom d'Airbus A220. Mais comme la facture était salée, le gouvernement a dû assumer une partie des frais en gardant 25% des actions avec la promesse de la part d'Airbus de lui racheter ces actions. Un jour…

Cependant, comme l'A220 demeure un puits sans fond, le gouvernement devra continuer à en fournir, mais au pluriel, des fonds.

Autrement dit, on paye pour ce qu'on ne possède pas. Comme on voit, le capitalisme, c'est de rendre impossible la perte d'argent, une fois qu'on a atteint un certain niveau.

Bien entendu, nous ne faisons pas partie de ce niveau-là.

 

lundi 22 juillet 2024

Fous alliés

 


Un nouveau ministre aîné

 


samedi 20 juillet 2024

Le cinéma de la projection

 



Les Rohingyas sont une minorité nationale du Myanmar. Ils y ont subi une sévère répression et l'une des difficultés qu'ils ont à affronter est de préserver leur langue et leur culture.

À plusieurs endroits dans le monde, un vent de sympathie leur apporte un appui moral dans leur lutte pour la survie culturelle. Cela est aussi vrai au CAnada où il est bien connu que le multiculturalisme est une valeur très importante aux yeux des héritiers de l'empire britannique.

Sauf, évidemment, quand le Québec essaie d'en faire autant que les Rohingyas. Dans ce cas, l'écrasante majorité anglophone du pays du fils de Pierre Elliott Trudeau n'hésite pas à faire tout un cinéma en traitant la province et, essentiellement, ses habitants francophones de fascistes. Bref, il appert que cette étiquette n'est utilisée par les intolérants que si on se défend contre eux.

En psychologie, cela se nomme «projection».

vendredi 19 juillet 2024

La peur rassurante

 



Chaque époque a son croque-mitaine. Au XIXᵉ siècle, les méchants étaient anarchistes. Au début du XXᵉ, surtout après la Révolution d'octobre, la bête noire – ou devrais-je dire rouge – était communiste.

Puis, il y eut un flottement lors de la dernière décennie de ce siècle, après la chute du mur de Berlin. On se demandait quel ennemi il pouvait bien rester. Les attentats de 2001 à New York allaient fournir la réponse. La menace allait subir une mutation pour prendre la forme du terroriste, le plus souvent islamiste.

Il semblerait maintenant que les gouvernements commencent à entamer un nouveau virage dans leur recherche de l'ennemi intérieur. Il appert que les écologistes sont de plus en plus dans le collimateur des forces de répression. Mais rassurez-vous. Au moins, les ennemis extérieurs, eux, restent les mêmes: la Russie et la Chine.

C'est bon de constater que, dans tout ce changement, il reste un peu de constance dans l'élaboration de la peur.