Flying | Sam Fuller (2008)
mercredi 18 mars 2009
mardi 17 mars 2009
Pochettes à gogo

Tony et Matthew collectionnent les pochettes de disques vinyle depuis trente ans. Ils recherchent les pochettes amusantes, folles, provocantes, sexy, bizarres, naïves ou désuètes.
LPcoverLover.com
Le Conseil du statut de la femme...
deux poids, deux mesures

Dans un article publié dans le journal Le Devoir, Robert Dutrisac rapporte que le Conseil du statut de la femme (CSF) dénonce les milliards qu'investit le gouvernement du Québec dans les projets d'infrastructures car ils favorisent indûment, selon l'organisme, la main-d'oeuvre masculine.
Le CSF souligne que ces projets ne tiennent pas compte des inégalités dont les femmes sont l'objet dans ce secteur, contrevenant ainsi à un engagement que le gouvernement Charest avait pris en 2007 de soumettre ses politiques à des analyses différenciées selon le sexes (ADS). Cette politique gouvernementale pour l'égalité entre les femmes et les hommes, Pour que l'égalité de droit devienne une égalité de fait, propose «une approche de gestion qui vise à discerner, (...), les effets distincts que pourrait avoir cette intervention sur les femmes (...).
La somme de 13,9 milliards prévus pour les infrastructures en 2009 «ne bénéfice pas aux 50% de la main-d'oeuvre active que sont les femmes», précise le Conseil. Le CSF demande au gouvernement d'investir aussi dans «les infrastructures sociales à fort capital humain.»
Il est tout à fait exact que les femmes représente actuellement moins de 2% de la main-d'oeuvre active dans l'industrie de la construction, cependant, je m'interroge de la pertinence d'opter pour une approche dite «d'analyse différenciée selon le sexe» pour l'adoption des projets d'investissements gouvernementaux.
Voici encore un beau cas de «political correctness» de notre époque formidable.
Pourtant, dans son communiqué de presse du 11 mars dernier, Le Conseil du statut de la femme fait part de ses attentes, l'organisme propose d'«investir dans le système public de santé, à la fois pour assurer la santé et la sécurité des personnes et parce qu'il s'agit d'un domaine créateur d'emplois, notamment pour les femmes. Rappelons que les femmes représentent 80 % de la main-d'oeuvre dans le domaine de la santé et des services sociaux et sont en majorité responsables de la santé de leurs proches.»
Deux poids, deux mesures, oserais-je dire.
Quiz: Mes amis les mascottes (5)
Chose promise, chômedu

Le néolibéralisme* nous avait promis mer et monde. Liberté et prospérité, avec le bonheur à la clé. La richesse allait ruisseler depuis le sommet de la pyramide sociale jusqu’à ses tréfonds et, en moins de dix ans, les mauvais jours n’auraient plus été qu’un vague souvenir.
Ça fait vingt ans et les mauvais souvenirs se sont transformés en cauchemar. À venir jusqu’à la fin de l’année passée, lorsque les possédants se sucraient au passage, il nous restait bien quelques miettes, mais maintenant c’est fini.
Les promesses ont changé depuis notre dernière bouchée de la dinde de Noël – qui est généralement avalée un peu après le jour de l’an. Maintenant, c’est la récession, l’inflation et la crise qui nous pendent au bout du nez; avec les pertes d’emploi et le chômage en prime.
Curieux que ce ne soient que ces promesses-là qui soient toujours tenues.
* Euphémisme pour « capitalisme sauvage ».
Mea culpum*
L’incident aura au moins le mérite de prouver que Numéro 6 et Lou Skannen, contrairement à une rumeur persistante, ne sont pas une seule et même personne.
À moins, bien entendu, qu’il s’agisse d’une ruse diabolique…
* Contraction de mea culpa et erratum.
Belles lettres 1/20
Charles Pierre Baudelaire, né à Paris le 9 avril 1821 et mort le 31 août 1867 dans la même ville, est un poète français.
En direct de la ville de Québec
Bonne fin de saison.
A.C.
Les menottes de minou
Elle y racontait la mésaventure d’un citoyen innocent, quadragénaire n’ayant pas du tout le profil du casseur, qui s’est retrouvé par mégarde entre les griffes des flics. Pas de chance, c’était la première fois qu’il se trouvait à proximité d’une manif. Menotté, arrêté, le pauvre n’a jamais compris ce qu’on lui voulait, même après qu’on l’eut relâché des heures plus tard.
Elle écrit, au pénultième paragraphe : «La police avait-elle raison d'agir ainsi? Avait-elle raison de menotter pendant des heures des innocents et de les traiter comme des criminels? Le porte-parole de la police, Ian Lafrenière, me répond qu'il n'est jamais agréable de se faire menotter. “Le but, c'est de contraindre les gens. (...) Non, on n'a pas de menottes avec du minou.”»
Ça ne serait pourtant pas une mauvaise idée, s’ils sont pour les passer à tout le monde sans restriction. Sûrement plus utile que le taser…
Con comme un Pape

À peine avait-il entamé son premier voyage en Afrique que Benoît XVI fournissait, mardi, une nouvelle preuve de la radicalisation du Vatican confronté aux questions relatives à la sexualité et à la maladie. S’exprimant dans l’avion qui le conduisait au Cameroun, le pape avait choisi de traiter d’emblée de la pandémie du sida, un sujet sanitaire majeur dans de nombreux pays du continent africain. Et Benoît XVI l’a fait en condamnant sans aucune nuance l’usage, qui pouvait être fait à des fins préventives, des préservatifs masculins. Cette initiative inattendue vient, en Afrique comme ailleurs, durablement compliquer la tâche des responsables de la lutte contre le sida et autres maladies sexuellement transmissibles.
Benoît XVI met le préservatif à l’index et radicalise
la position de l’Église
Kléber Ducé, Slate.fr, 17 mars 2009
Le MAUVAIS, le BON et le VRAI

J'ai lu avec intérêt «Comme un volcan irascible et insoupçonné». Cette lecture m'a porté à réfléchir sur un document brillamment illustré de la Banque du Canada. Ce matériel, à l'intention des écoles, est remis depuis peu aux lecteurs et auditeurs de ces irremplaçables bibliothèques publiques de la ville de Québec.
Voyez-vous, cette bande dessinée, Sac de malheur, raconte l'histoire de deux ados, Zoé et Dave découvrant un sac de faux billets en entrant à l'école. L'on peut suivre leurs aventures pendant qu'ils tentent de répondre à la question: que faut-il faire avec un sac de faux billets?
Et la banque écrit: TROUVER C'EST GARDER?...
Si vous trouvez de l'argent et que vous ne savez pas à qui il appartient, que l'argent soit vrai ou faux, agissez intelligemment, rapportez l'argent à la police ou à quelqu'un de fiable, comme un parent ou un enseignant!
En toute lucidité, numéro 6, je m'interroge. Est-ce que trouver c'est garder et que perdre c'est donner?
Et chez les caisses populaires Desjardins où l'on CONJUGUE AVOIRS ET ÊTRE . Est-ce que si l'on a rien, l'on n'est rien?
Hum?
La marche est dangereuse pour la santé
M. Tremblay, professionnel dans la quarantaine, s’est dit que cela lui ferait du bien d’aller se promener au centre-ville. Il marchait d’un pas léger quand il a eu envie d’aller au complexe Desjardins pour prendre une bouchée. Mal lui en prit.Au moment où il a voulu traverser la rue, M. Tremblay ne savait pas encore que le centre-ville avait été pris d’assaut par une manifestation contre la brutalité policière qui avait dérapé. Les manifestations, ce n’est pas vraiment son genre, lui qui n’a jamais participé à une manif de sa vie.
Il ne se doutait pas qu’il allait être pris en souricière, arrêté, menotté pendant des heures, traité comme un moins que rien et renvoyé chez lui peu avant minuit un constat d’infraction en poche. Il ne se doutait pas qu’il allait y perdre sa dignité.
C’est un homme au bord des larmes, à la voix timide et brisée et aux poignets lacérés qui m’a raconté son histoire hier. Un homme en état de choc, qui n’avait pas dormi de la nuit, incapable de comprendre comment une simple promenade au soleil a pu se transformer en un tel supplice. Un homme qui a tout simplement eu le malheur de se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment.
Des menottes en minou
Rima Elkouri, La Presse, 17 mars 2009
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Tout ça pour une manifestation contre la brutalité policière dont on se demande bien pourquoi elle existe depuis 13 ans? Qui a dit que les policiers étaient brutaux? Mais où vont-ils chercher ça?
Toujours de circonstances
Et pan dans la gueule...

Côté de l’abus de pouvoir «scientifique», il en existe un (le «littérarisme») qui consiste à croire que ce dit la science ne devient intéressant et profond qu’une fois retranscrit dans un language littéraire et utilisé de façon «métaphorique», un terme qui semble autoriser et excuser presque tout. Au lieu d’un «droit à la métaphore», on devrait parler plutôt d’un droit d’exploiter sans précaution ni restriction les analogies les plus douteuses, qui semble être une des maladies de la culture littéraire et philosophique contemporaine.
Prends ça, Régis Debray...
Le spécial de minuit six | Jacques Tati
L’École des facteurs | Jacques Tati (1947)


