vendredi 21 novembre 2025
jeudi 20 novembre 2025
Mots dits
par le prof Skannen
Les Stazunis aiment la guerre. C'est, comme le veut l'expression contemporaine, dans leur ADN. Grâce à elle, ils ont assuré leur domination, d'abord à l'interne contre les Autochtones et les Séces-sionnistes, ensuite à l'externe contre tous ceux qui tentaient de leur tenir tête.
À la chute de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), du jour au lendemain, ils se sont retrouvés seuls au sommet de la pyramide du pouvoir, à tel point qu'on les a surnommés l'«hyperpuissance» planétaire.
Fort heureusement – si j'ose dire –, le 11 septembre 2001, soit une dizaine d'années après leur acces-sion au pinacle, les attentats contre les tours jumelles à New York leur ont donné le prétexte de se lancer dans une autre guerre salutaire; la guerre contre le terrorisme.
Et l'aubaine était de taille. Le terrorisme représentait l'hydre aux mille têtes qu'on pouvait frapper encore et encore partout sur la planète sans jamais s'approcher de la victoire, mais sans jamais réduire les dépenses militaires non plus.
Sauf que la politique internationale, dans son évolution entêtée, a progressivement changé la donne. Ce n'est pas un hasard si, pratiquement en même temps que les Stazunis reprennent à leur compte le vieux scénario de Ronald Reagan de la guerre contre le «narcotrafic», ils accueillent avec tous les honneurs dans le bureau ovale de la Maison-Blanche un personnage qui, jusqu'à récemment, figurait toujours sur leur liste noire de terroristes.
Or, quand on est Yankee, si on n'est plus en guerre contre les terroristes, il faut obligatoirement partir en guerre contre quelqu'un d'autre.
mercredi 19 novembre 2025
Fort de café
Les ténors du gouvernement minoritaire de M. Mark Carney partent en guerre contre les souverainistes québécois. Ainsi, la ministre de l'Industrie, Mme Mélanie Joly, a tonné haut et fort, sans étonner, que le Parti québécois voulait «donner le Québec à Donald Trump».
Sans doute pousse-t-elle le bouchon un peu loin. Mais il faut la comprendre, aussi. Après tout, son nouveau patron ne passe-t-il pas son temps à faire le paillasson devant le président yankee?
Dans de telles conditions, il faut bien inventer quelqu'un de pire.
Mots dits
par le prof Skannen
Dans le sillage de la crise qui secoue actuellement le Parti libéral du Québec (PLiQ), je me suis amusé à lire le texte pondu par l'un des chroniqueurs de La Presse, l’organisme à but non lucratif (OSBL) qui se mêle de vouloir contrôler nos opinions.
En effet, le chroniqueur en question s'interroge sur la pertinence du renvoi de sa chef de cabinet par Mme Marwah Rizqy, la chef parlementaire du PLiQ. Le texte ne laisse guère de place à l'inter-prétation. Tout d'abord, il s'interroge sur le bien-fondé dudit renvoi arguant que le geste de Mme Rizqy était à la fois prématuré, inattendu et inexpliqué.
Si la chronique déplore que la chef parlementaire ait négligé de donner quelque explication que ce soit quant aux mobiles qui l'ont poussée à agir unilatéralement, ladite chronique laisse entendre – mais sans vraiment s'y attarder – que, peut-être, il y aurait eu malversation de la part de la personne chassée de son poste. Du bout des lèvres, le chroniqueur indique que Mme Rizqy avait peut-être obéi à sa conscience au détriment d'une obéissance aveugle aux mandements de l'appareil du parti.
Mais la chronique n'exonère pas la chef parle-mentaire pour autant. Il semblerait que les manquements à l'éthique froisseraient les contri-buteurs de l'OSBL moins que le manque de fidélité au PLiQ et aux objectifs pécuniaires qui le sous-tendent.
mardi 18 novembre 2025
Les Rizqy du métier
Tout a commencé quand Mme Marwah Rizqy, députée de Saint-Laurent et chef parlementaire du Parti libéral du Québec (PLiQ), a décidé de remplacer sa directrice de cabinet, Mme Geneviève Hinse.
Des sources généralement bien informées au sein du PLiQ, qui ont demandé à rester anonymes – ce qui explique pourquoi elles vont continuer à être bien informées –, ont expliqué que Mme Hinse aurait utilisé des fonds publics pour financer des activités de nature partisane, ce qui est strictement interdit selon la loi.
Il va sans dire que ce geste intègre consistant à sanctionner une forfaiture, si cette dernière devait s'avérer véridique, a été très mal vu par les hautes instances du PLiQ. Aussi le nouveau chef de la formation politique, un certain Pablo Rodriguez, a-t-il décidé de chasser Mme Rizqy. Désormais, elle devra siéger à titre d'indépendante.
Quelle entreprise risquée, aussi, d'avoir des comportements honnêtes dans le parti des Bob-la-job, Claude Ryan, John James Charest et Philippe Couillard (le nom est marrant)!
lundi 17 novembre 2025
Voir rouge
On l'oublie trop souvent, mais l'armée israélienne (Tsahal) possède le don d'ubiquité. En effet, elle est partout à la fois: dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Syrie et même au Liban.
Or, au Liban, il existe une force de l'ONU dont le mandat consiste à faire respecter le cessez-le-feu fragile établi avec le Hezbollah.
Comme il n'est pas possible d'affirmer quoi que ce soit de répréhensible à l'égard de l'armée israélienne, il convient de souligner qu'un incident se serait peut-être déroulé, alors que des Casques bleus auraient possiblement essuyé un tir de mitrailleuse éventuellement lourde quelque part dans le sud du Liban ou probablement pas.
Évidemment, si la chose reste à confirmer – et seule une confirmation venant de Tel-Aviv serait crédible – et s'il devait s'avérer que le fait s'est effectivement produit, ce serait sans aucun doute à cause de raisons hors de contrôle pour Tsahal: mauvaise visibilité, erreur d'identification ou apparition inopinée des Casques bleus.
Une chose est sûre: l'armée «la plus morale du monde» n'aurait certes pas vu rouge.
dimanche 16 novembre 2025
Monnaie propre
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| Histoire de la piastre |
Nous qui baignons depuis si longtemps dans l'argent sale, aurons-nous un jour notre propre monnaie?
vendredi 14 novembre 2025
Échecs et plates
Il n'y a pas à dire, les Montréalais ont visé juste aux dernières élections municipales en choisissant comme nouvelle magistrate nulle autre que Mme Soraya Martinez Ferrada.
À peine assermentée, elle a pris le taureau de l'itinérance par les cornes. En effet, elle a déclaré qu'elle allait faire «un effort de guerre» pour régler ce problème qui inquiète de plus en plus les citoyens.
Du même souffle, elle a souligné que «tout le monde devra participer», sans préciser qui serait ce monde, en mentionnant que la ville n'était «pas équipée» pour faire face au problème.
Bref, un effort de guerre fourni par tout le monde dans une ville qui n'a pas les ressources nécessaires…
On peut dire que Mme Ferrada prépare déjà ses plates excuses pour ses échecs futurs.
jeudi 13 novembre 2025
Carney dans la cour des petits
Vous souvenez-vous du doux temps où Mark Carney était présenté – pour ne pas dire «vendu» – comme le résistant dont le CAnada avait besoin pour se défendre contre les Stazunis, en lieu et place de la chiffe molle qu'était le fils de Pierre Elliott Trudeau?
Je me demande maintenant ce que les CAnadiens pensent de leur champion irréductible. Sans doute pour atténuer leur dissonance cognitive vont-ils se persuader que la souplesse dans les rapports avec le géant yankee est plus féconde que la confrontation. Libre à eux de se le faire croire.
Au vrai, ils sont bien chanceux. En effet, cette perception démontre qu'ils n'ont jamais eu affaire à un intimidateur de cour d'école. Ils auraient alors appris à la dure que la soumission est pire que la résistance, ne serait-ce que parce que cette dernière est source de fierté.
mercredi 12 novembre 2025
mardi 11 novembre 2025
Je me souviens
Aujourd'hui, 11 novembre 2025, gardons à la mémoire le souvenir de tous ces héros québécois qui ont si bien servi l'empire britannique et ses successeurs, depuis la guerre des Boers jusqu'à aujourd'hui.
lundi 10 novembre 2025
Fourrage
Eh oui, le pont Samuel-De Champlain qu'on a dû construire afin de remplacer l'ancienne structure littéralement dévorée par la rouille, et qui devait durer des années, commence déjà à être dévoré par la rouille.
Bref, au prix que cela a coûté aux contribuables, ces derniers se sont visiblement fait fourrer*.
Mais qu'on se rassure tout de suite: les responsables nous assurent que la structure de l'ensemble n'est pas du tout – mais pas du tout! – menacée. Car enfin, rien n'est plus salutaire pour un ouvrage d'art que la corrosion.
C'est bien connu.
* Au bénéfice de notre considérable lectorat à l'international, l'expression québécoise «se faire fourrer» n'a rien à voir avec le domaine de la pâtisserie ou celui de la pelleterie. Il s'agit d'une formule imagée signifiant que l'on s'est fait royalement entuber, généralement par les usuels prévaricateurs..
















