mercredi 30 juillet 2025

De trous et de balles

 



Avis aux amateurs: il semblerait que la saison de golf 2025 est une des meilleures jamais enregistrées au Québec. Les propriétaires de terrain, qui déploraient il y a peu le printemps exécrable, sont maintenant ravis par l'affluence qui regarnit leurs caisses.

Quoique classé parmi les sports, le golf ressemble davantage à une activité de plein air. Du fait du peu d'exigences qu'il présente sur le plan physique, on pourrait dès lors le classer dans la même catégorie que le jeu de poches ou la pétanque.

D'aucuns objecteront que le golf exige tout de même de marcher pendant une assez longue période, quoique de plus en plus souvent les amateurs se déplacent en voiturette – électrique, question de rester écologique sur cette étendue gazonnée gorgée de produits chimiques – et ne se livrent ainsi pas vraiment à un exercice quelconque.

Alors, qu'est-ce que le golf? Un sport, une activité de plein air, un passe-temps onéreux, une interaction sociale ritualisée? Il semblerait que, sur cette question, la bonne réponse est due à l'écrivain Oscar Wilde quand ce dernier a ironisé: «Le golf est une bonne promenade gâchée.»

Évidemment, à son époque, la voiturette électrique n'était pas encore inventée…

lundi 28 juillet 2025

Magnanimité

 


Libéralités

 


dimanche 27 juillet 2025

Ça fait ciste

 


samedi 26 juillet 2025

Problème de traduction

 


Ça marche!



Pour qui en avait encore besoin, voici la preuve que le capitalisme fonctionne à fond la caisse.

Une nouvelle mesure autoritaire a été décidée aux Stazunis – havre de toutes les libertés s'il en est – à l'effet que les personnes sans domicile fixe peuvent désormais être envoyées dans des centres de soins psychiatriques ou de toxicomanie, sans leur consentement. On se demande à quoi pourront ressembler de telles installations, alors que les budgets consacrés à la santé se rétrécissent comme peau de chagrin, dans ce pays encore plus rapidement qu'ailleurs.

À une autre époque, c'était l'orientation sexuelle, la race ou les opinions politiques qui pouvaient expédier une personne dans un camp. Maintenant, c'est juste le fait de ne rien posséder.

C'est bien la preuve que le capitalisme fonctionne: si on ne peut pas tirer du pognon de quelqu'un, il faut que cette personne cède sa place aux exploitables.


 

vendredi 25 juillet 2025

La notoire générosité des riches III

 


Mais dis comment!

 


jeudi 24 juillet 2025

Montréal vue du sol

 

«Mangeux» de «puck», 2025

Collection privée de l'auteur



Générosité maladive

 


mardi 22 juillet 2025

Gros méchant

 


samedi 19 juillet 2025

La Caisse que c'est

 




Imaginez-vous que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) – surnommée «le bas de laine des Québécois» – a changé de nom. Désormais, il faut l'appeler tout simplement «La Caisse». Gare à la confusion: on ne parle pas ici des Caisses populaires Desjardins. Pas du tout; aucun d'entre vous n'est membre de «La Caisse», bien au contraire.

À preuve, que je sache, personne n'a été consulté pour procéder à ce changement mineur. En effet, la seule chose que l'on modifie – et pas par beaucoup –, c'est la raison sociale. Et encore: on a gardé les deux premiers mots de l'ancienne appellation. En d'autres termes, c'est pratiquement la même chose qu'avant.

Malgré tout, cette modification, si légère qu'elle soit, aura coûté 368 000 $. Oui, vous comprenez, il fallait payer pour la recherche afin de garder essentiellement le même nom; pour l'élaboration de l'architecture de marque afin de continuer à faire les choses exactement comme avant; pour la stratégie de déploiement de ladite marque qui sera présente toujours aux mêmes endroits.

Ah oui, j'oubliais. Ce montant n'inclut pas les mesures qui devront être apportées pour assurer concrètement le changement. C'est-à-dire – probablement – commander un nouveau panneau à installer au-dessus de la porte d'entrée. Alors, là, ça ira probablement autour du demi-million.

Ne nous plaignons surtout pas. Si «La Caisse» est toujours la même, alors nous aurions pu perdre une autre quarantaine de milliards, comme dans le bon vieux temps.

Un bas de laine, c'est souvent troué…



vendredi 18 juillet 2025

Qu'est-ce que c'est gentil, quand même!



Ah! oui! C'est vraiment gentil de sa part.

La Fonderie Horne – vous savez, celle qui empoisonne la population de Rouyn-Noranda depuis des générations – a demandé au gouvernement de ne pas l'obliger à réduire ses rejets d'arsenic. En effet, l'entreprise estime que les normes exigées (3 nanogrammes par mètre cube) sont trop basses et que des concentrations de poison 5 fois plus élevées (15 ng/m³) sont amplement suffisantes pour assurer la santé et la sécurité de la population.

Qu'importe d'ailleurs, puisque les concentrations actuelles sont officiellement de 39 ng/m³, ce que Fonderie Horne considère déjà comme étant très sécuritaire. Bref, l'entreprise estime pour sa part qu'elle est déjà bien bonne de pourvoir ainsi à la santé de la population et que, en conséquence, il faudrait voir tout de même à ne pas pousser le bouchon trop loin.

Mais ce n'est pas à cause de ça que la Fonderie fait preuve d'une extrême gentillesse. Si elle est gentille, c'est parce qu'elle se donne la peine de demander la permission pour une chose qu'elle va faire de toute façon.

 

jeudi 17 juillet 2025

Les leçons de mon oncle Benjamin

 





 
Extrait du film
Mon oncle Benjamin (1969)
 

mardi 15 juillet 2025

Appelez-le Serge

 


lundi 14 juillet 2025

Diplomatie trumpienne

 


dimanche 13 juillet 2025

Adon de soi