vendredi 10 février 2023
jeudi 9 février 2023
Forte patate
Vous souvenez-vous des dernières élections provinciales au Québec? Elles avaient lieu le 3 octobre 2022 et c'est à ce moment que M. François le Gault*, actuel premier ministre, avait réclamé de son bon peuple un solide mandat. Son motif? Pouvoir parler d'une voix forte à Ottawa de manière à rapatrier des pouvoirs en immigration et sans doute défendre les intérêts des Québécois au passage.
Toute la force de M. le Gault* s'est donc rapetissée lors des dernières négociations au sujet des transferts en santé. Le premier ministre si fier de sa force s'en remet désormais à ses électeurs afin de convaincre Ottawa. Pour paraphraser un analyste politique particulièrement érudit et disert dans de telles circonstances: «Eille, le cave! C'est justement ce qu'ils ont fait en votant pour toé!»
Quant au rapatriement de pouvoirs en matière d'immigration, le chemin Roxham est toujours une passoire qui a tous les aspects de la proverbiale patate chaude que l'on se passe l'un à l'autre risquant fort de se brûler.
Parlant de brûlé, cela nous ramène au gouvernement autrefois si fort de M. le Gault.
* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)
mercredi 8 février 2023
Catalogue (fin)
Cheval écoutant des histoires à dormir debout
– Alice Decca – 154 p. – 1990 – Poèmes récités par un cheval et inspirés des contes de fées.
Choses sûres
– Anne Masseur – 64 p. – 1996 – Magistrale interprétation du cheminement intérieur de l’être confronté à sa propre déchéance.
Cygne d’étang
– Alice Decca – 158 p. – 1992 – Compte rendu poétique de la vie du Vilain petit canard.
Le frère a ri
– Che Boudrias – 82 p. – 1993 – Violente remise en question de la morale judéo-chrétienne.
Le fût fuit
– Cécile Trollon – 84 p. – 1991 – Puissante évocation des travers et des faiblesses de l’âme humaine.
L’Inuit des temps
– Anne Masseur – 116 p. – 1991 – Méditation mélancolique sur le temps et les espaces enfuis.
J’ai senti le moût choir
– Otto Sansür – 130 p. – 1996 – Poésie de la rue percutante et crue qui attaque autant qu’elle cajole.
Jeu drôle
– Che Boudrias – 90 p. – 1996 – Méditation philosophique sur la destinée humaine au sein de la société.
Liberté de paresse
– Che Boudrias – 84 p. – 1995 – Éloge de la douceur de vivre.
Lutphinal
– Eddie Vendre – 102 p. – 1992 – Évocation désarçonnante d’un univers onirique traversé par les tourmentes cauchemardesques.
Neuf rages
– Eddie Vendre – 70 p. – 1990 – Recueil tourmenté exsudant une douleur profonde au contact de la matrice Terre.
On va s’y faire
– Pauli Valen – 140 p. – 1992 – Joyeuse remise en question des valeurs acceptées et des normes de comportement.
Le palais des cons gras
– Cécile Trollon – 68 p. – 1994 – Manifeste poétique contre la bêtise humaine.
La peau lisse des vies d’anges
– Pauli Valen – 128 p. – 1995 – Dérision picaresque des bien-pensants.
Peu ou Proust
– Otto Sansür – 76 p. – 1991 – Anthologie poétique de la littérature française depuis les origines jusqu’à nos jours.
Rente de gavage
– Cécile Trollon – 70 p. – 1995 – Suite du Palais des cons gras.
Qu’on s’en suce !
– Anne Masseur – 96 p. – 1990 – Plongée angoissante au sein de l’indifférence humaine devant les maux du siècle.
Sacha sèche Saussure
– Alice Decca – 162 p. – 1994 – Recueil thématique s’inspirant des grands courants philosophiques contemporains.
Le Serbe erre
– Pauli Valen – 108 p. – 1993 – Recueil de mélopées portant sur l’espoir.
Si ceci passe ici
– Otto Sansür – 126 p. – 1993 – Pamphlet poétique attaquant la complaisance sous toutes ses formes.
Tchador de boue
– Eddie Vendre – 82 p. – 1994 – Prenante exploration des identités sexuées.
mardi 7 février 2023
Le coup de patin à la cAnadienne*
Qui l'eût cru? Il existe à Tawa, un Comité permanent des langues officielles (CoPLO)! Vous me direz qu'il se trouve au CAnada quantité d'institutions qui s'avèrent inefficaces, voire contre-productives. Sans doute avez-vous raison. Prenez seulement son gouverneur général.
La discrétion étant l'apanage des organismes redondants, il me serait fort ardu de nommer les personnes qui siègent sur le CoPLO. Cependant, l'actualité a mis en exergue la présence sur ledit Comité de Mme Emmanuella Lambropoulos, représentante du Parti libéral du CAnada (PLiC) dans la circonscription de Saint-Laurent.
Étant donné que Mme Lambropoulos n'en a rien à cirer du français, de sa culture et, surtout, du Québec, elle s'est permis de mentir effrontément devant le CoPLO. En effet, elle a raconté de manière cavalière une vague anecdote non documentée voulant que la grand-mère d'une de ses électrices n'ait pu être soignée en anglais, et ce, depuis l'adoption de la loi 96. Comme si la loi 96 avait changé quoi que ce soit dans le rapport de force entre le français et l'anglais au Québec.
Bref, de l'ignorance crasse; ou de la mauvaise foi qui ne l'est pas moins.
Cependant, dans un souci d'équité et à sa décharge, je tiens à rétablir les faits. Il est vrai que, dans sa circonscription, il m'est arrivé, pour des raisons linguistiques, de ne pouvoir me faire comprendre afin d'acheter un paquet de gomme à mâcher.
Mais rassurez-vous: c'était seulement en français…
* Généralement asséné entre le bas de la jambière et le haut de la tige du patin de l'adversaire.
lundi 6 février 2023
Catalogue
Tocard à Dakar
Une autre aventure de Pat Britt (no 206)
À cause de sa conduite jugée inqualifiable où il aurait été amené à une « collusion avec une puissance étrangère »*, Pat Britt est durement sanctionné. Rétrogradé au rang de superagent de deuxième classe, ses supérieurs lui annoncent qu’il doit renoncer, pour quelques années encore, à tout espoir d’une retraite anticipée. Secrètement heureux de la tournure des événements, Pat Britt envisage avec plaisir les prochaines années de service actif qui vont l’amener aux quatre coins du monde. Sa nouvelle affectation est au Sénégal où le président du pays a reçu des menaces de mort, lesquelles sont prises très au sérieux par la CEE. En effet, les soupçons pèsent sur les forces armées. En conséquence, Pat Britt est assigné comme conseiller militaire au grand quartier général de l’armée sénégalaise où il est placé sous les ordres d’un colonel considéré comme étant non seulement l’homme fort du corps des officiers, mais aussi le choix logique pour la prochaine présidence. En outre, il est la tête dirigeante du mouvement d’opposition. Gagnant peu à peu la confiance de certains de ses collègues, Pat Britt réussit à remonter la filière jusqu’au coeur de la conspiration. C’est alors qu’il découvre que la méfiance règne entre les futurs rebelles. Décidant de mettre cette faiblesse à profit, il organise une « fuite » au sein de la hiérarchie militaire à l’effet que le colonel envisage d’instaurer un régime autoritaire au moment de sa prise du pouvoir. Les conjurés, outrés par une telle duplicité, craignant de voir leurs espoirs démocratiques s’envoler en fumée, décident de prendre les devants et, avec l’aide de la garde présidentielle, se soulèvent contre le colonel. Politiquement isolé, et immédiatement assiégé dans son quartier général, ce dernier, en compagnie de ses ultimes partisans, tente de résister. Secouru in extremis par le mystérieux Monsieur Li, Pat Britt est reçu quelques jours après par le président qui, ayant à ses côtés la redoutable Natacha Bolshoï, l’accueille en héros.
– Edwin Sayles – Traduit de l’anglais par Neddie Dedke – 172 p. – 1998 – C’était couru d’avance. Quelle sorte de relation trouble peut-il bien avoir entre Britt et Bolshoï ? Tout cela n’annonce rien de bon pour l’avenir. Les prochaines aventures de Pat Britt nous permettront certainement d’y voir plus clair. Qui sait ce que la superbe Natacha peut bien avoir en tête ?
– Les aventures de Pat Britt est une marque déposée de Pat Britt Productions Incorporated, droits de traduction et de production réservés pour tous les pays sauf la Chine et la Communauté Économique Européenne.
* Voir, dans la série Les aventures de Pat Britt, le roman On cogne à Hong-kong.
Du même auteur
Maureen Townsend : Je ne suis pas Edwin Sayles ; Éditions Nouvelle Belgique, Bruxelles, 1993.
Première publication : 1991 sous le titre I am not Edwin Sayles – traduit de l’anglais par Basil Leek.
dimanche 5 février 2023
Ballon et chasseur
Imaginez-vous que les Stazunis ont connu une très grave crise sécuritaire, ces derniers jours.
En effet, un ballon-espion – paraît-il – chinois est entré au-dessus du territoire de ce pays, jeudi dernier. Depuis, il s'est lentement promené du Montana jusqu'en Caroline du Sud où l'engin a finalement été héroïquement abattu par un chasseur à réaction de l'armée de l'air US. L'affaire a fait grand bruit, accroissant la tension entre Washington et Pékin.
Évidemment, la paranoïa yankee s'est déchaînée comme si la chose avait pris par surprise les hauts responsables militaires. Mais, selon les informations diffusées, ledit ballon aurait d'abord traversé l'Alaska et tout le CAnada en suivant les Rocheuses avant que sa présence soit finalement révélée au public.
Doit-on comprendre que les satellites, radars et autres bidules de détection qui émaillent le périmètre défensif du NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord) n'ont rien détecté avant des jours?
Ou alors doit-on comprendre que les autorités yankees ont patiemment attendu que l'objet finisse par survoler leur territoire avant d'en faire tout un plat?
Dans les deux cas, cela n'est pas reposant.
samedi 4 février 2023
vendredi 3 février 2023
Catalogue
On cogne à Hong-kong
Une autre aventure de Pat Britt (no 205)
Muté à la délégation commerciale de Hong-kong, Pat Britt coule des jours malheureux. En effet, sa nouvelle affectation, ennuyeuse au possible, lui semble un signe avant-coureur de sa retraite prématurée du service actif. C’est donc avec une inquiétude non dissimulée qu’il entrevoit l’avenir. Que ses craintes soient fondées ou non, le destin se charge de l’arracher à ses sombres pensées. En effet, la communauté commerciale de la ville est secouée par un scandale financier sans précédent. Des banques menacent de faire faillite, entraînant dans la ruine quantité de petits épargnants. Les grands financiers, pour leur part, craignant un tarissement des capitaux en provenance de l’étranger, supplient les autorités de les sauver de la ruine. Cependant, sur cette toile de fond d’intrigues de haut vol, les choses se corsent. En effet, la colère populaire tient responsable de la situation la communauté d’affaires étrangère. Les gouvernements décident d’évacuer les familles de leurs ressortissants, tandis que les financiers eux-mêmes, suivant en cela l’ancienne tradition commerciale internationale, décident de rester sur place. Reconnaissant ses compétences dans des situations d’urgence analogues*, la CEE donne le mandat à Pat Britt d’organiser la protection des délégations commerciales étrangères. N’ayant d’autre choix, Pat Britt réquisitionne le plus grand hôtel de Hong-kong et l’organise en camp retranché. Il est à peine étonné d’y retrouver la redoutable Natacha Bolshoï, laquelle a visiblement eu de la difficulté à se frayer un passage jusqu’à ce havre de paix. Au cours des jours suivants, la foule entreprend le siège de l’hôtel. Entassés dans leurs chambres, les assiégés s’attendent au pire. C’est au cours d’une surveillance nocturne que, laissés seuls à leur poste, Pat Britt et la redoutable Natacha Bolshoï, en évoquant leur passé commun, se rapprochent au point où ils s’abandonnent dans les bras l’un de l’autre jusqu’au matin, alors que les forces de l’ordre, coordonnées par le mystérieux Monsieur Li parviennent à dégager l’hôtel.
– Edwin Sayles – Traduit de l’anglais par Neddie Dedke – 192 p. – 1998 – Est-ce véritablement une surprise ? Les fans qui ont suivi les dernières aventures doivent reconnaître que tous les signes pointaient dans cette direction. Mais vraiment, Pat, séducteur impénitent par ailleurs, ne devrait-il pas être plus prudent ?
– Les aventures de Pat Britt est une marque déposée de Pat Britt Productions Incorporated, droits de traduction et de production réservés pour tous les pays sauf la Chine et la Communauté Économique Européenne.
* Voir, dans la série Les aventures de Pat Britt, le roman Pas de pal au Népal.
jeudi 2 février 2023
50 % islamophobe
On se souviendra que, en 2019, Mme Amira Elghawaby, la nouvelle représentante spéciale pour la lutte contre l'islamophobie, avait écrit que les Québécois étaient en majorité «influencés […] par un sentiment antimusulman». Son opinion ne semblait pas concerner les vrais et honnêtes CAnadiens français, notez bien; ni, encore moins, la minorité des Québécois qui ne sont ni racistes ni francophones.
Étant elle-même musulmane, Mme Elghawaby se mettait ainsi de facto à l'abri de toute critique en provenance de cette petite province qu'elle ne semblait pas apprécier tellement.
Devant le tollé que ses avis ont pu générer, et les appels à son départ de ce poste prestigieux, le premier ministre cAnadien a déclaré récemment qu'il appuyait Mme Elghawaby à 100%, rien de moins. Autrement dit, il approuve implicitement ses dires.
Or, il ne faut pas oublier que le fils de Pierre Elliott Trudeau, s'il est cAnadien par sa mère, est aussi québécois par son père. En d'autres termes, il est québécois francophone à 50% – ça s'entend, d'ailleurs – et donc, s'il faut en croire Mme Elghawaby, également à moitié islamophobe.
Il faut dire qu'il a bien caché son jeu au fil du temps, le sacripant!
mercredi 1 février 2023
Catalogue
Pas de pal au Népal
Une autre aventure de Pat Britt (no 191)
Le gouvernement népalais, déchiré entre réformateurs et traditionalistes, tente désespérément de recréer un consensus national. C’est ainsi que, afin de se concilier la frange plus conservatrice de la population, il est question d’utiliser un nouveau supplice de mise à mort : le pal. Or, les réformateurs, et les centristes surtout, s’opposent avec rigueur à une telle modification du système judiciaire. Les choses dégénèrent rapidement, dès que le président népalais est l’objet d’un attentat qui vient bien près de réussir. Cet événement plonge le pays dans l’anarchie, alors que les différentes factions prennent les armes et que la méfiance généralisée s’installe dans un climat de guerre civile larvée. C’est à ce moment que Pat Britt arrive dans la capitale avec la mission urgente d’organiser et de mener l’évacuation des ressortissants de la CEE. Rapidement, grâce à son énergie et à son efficacité coutumières, il réussit à obtenir les véhicules dont les ressortissants auront besoin afin de se rendre à l’aéroport, et à coordonner le tout avec l’arrivée et le décollage d’avions de transport. Quoiqu’à peu de distance du quartier des ambassades, l’aéroport ne peut être atteint qu’à la suite d’un lent périple dans les rues bloquées par les contrôles des diverses factions. Le voyage semble bien se dérouler jusqu’à ce que Pat Britt se retrouve coupé de ses compagnons par un groupe de fanatiques sociodémocrates qu’il doit contenir afin de permettre au convoi d’atteindre son but en toute sécurité. Capturé et en danger d’être torturé, il est sauvé in extremis par le chef de la bande qui rentre de mission à l’improviste et qui n’est autre que la redoutable Natacha Bolshoï dont le rôle dans toute cette affaire semble assez trouble. Incapable de rejoindre l’aéroport à temps pour être évacué à son tour, Pat Britt n’a d’autre choix que de faire le coup de feu au coude-à-coude avec les fanatiques jusqu’à ce qu’une étrange milice, commandée par le mystérieux Monsieur Li, ne vienne rétablir l’ordre avec l’aide de quelques éléments de l’armée encore fidèles au gouvernement. C’est d’ailleurs avec l’aide de Li que Pat Britt et la redoutable Natacha Bolshoï quitteront le pays, et ce, d’une manière pouvant être interprétée de manière quelque peu scabreuse.
– Edwin Sayles – Traduit de l’anglais par Neddie Dedke – 166 p. – 1998 – Britt, Bolshoï et Li, tous les trois nus dans le même lit ? Le lecteur incrédule devra sans doute parcourir plusieurs fois le dernier chapitre de cette aventure pour se convaincre qu’il n’a pas rêvé !
– Les aventures de Pat Britt est une marque déposée de Pat Britt Productions Incorporated, droits de traduction et de production réservés pour tous les pays sauf la Chine et la Communauté Économique Européenne.
mardi 31 janvier 2023
La routine au CAnada
Lorsque, en juillet 2019, Mme Elghawaby a dénoncé les tendances «islamophobes» des Québécois dans les pages du Ottawa Citizen, quelque chose me dit qu'elle ne l'a fait que dans une seule langue officielle.
Certainement pas les deux…
lundi 30 janvier 2023
Catalogue
Piaule à Pyongyang
Une autre aventure de Pat Britt (no 190)
Attaché à l’ambassade de Pyongyang pour quelques semaines, Pat Britt doit se trouver un pied-à-terre en ville. Malgré tous ses efforts, et ceux d’une décoratrice de l’ambassade, il ne parvient pas à se sentir confortable dans cette nouvelle maison. Cet inconfort n’est pas atténué par la présence envahissante de ses voisins qui, à toute heure du jour ou de la nuit, peuvent s’avérer exceptionnellement bruyants. En outre, ces bacchanales nocturnes semblent leur servir de prétexte afin de rendre visite à leurs voisins, de leur présenter des excuses et de tenter de s’incruster chez eux pendant des heures. Intrigué par ce comportement, Pat Britt n’a d’autre choix, comme il est de mise en pareil cas, que de rapporter ces faits troublants aux responsables de la sécurité de l’ambassade. Devant l’indifférence de ces derniers, qui n’hésitent pas à laisser sous-entendre que Pat Britt s’inquiète probablement à tort, celui-ci décide de prendre les choses en main. Il organise, en achetant de manière clandestine l’équipement nécessaire, la surveillance de ses voisins. Subrepticement, il réussit à installer des micros chez eux. Enfin, il mène une filature discrète à leurs dépens. C’est alors qu’il remarque qu’il est suivi à son tour. Son expérience lui permet de déjouer son poursuivant, qui n’est autre que la redoutable Natacha Bolshoï. Celle-ci a beau nier que les inquiétants voisins travaillent pour son compte, elle ne parvient pas à convaincre Pat Britt qui la ramène chez lui afin de les confronter. Mais, en franchissant le seuil de la porte d’entrée, il n’a que le temps d’apercevoir la silhouette du mystérieux Monsieur Li qui, profitant de l’effet de surprise, l’assomme. À son réveil, Pat Britt court alerter ses supérieurs où il tombe nez à nez avec ses fameux voisins qui travaillent pour le service de sécurité de l’ambassade. Ayant sa cote de sécurité confirmée, Pat Britt reçoit une nouvelle affectation et, dans l’avion qui le mène au Népal, il relit pour une énième fois le billet que lui avait laissé la redoutable Natacha Bolshoï lors de son aventure au Canada*.
– Edwin Sayles – Traduit de l’anglais par Neddie Dedke – 320 p. – 1998 – De moins en moins sympathique, le mystérieux Monsieur Li. Qui sait, d’ailleurs, s’il n’agit pas désormais exclusivement sur les ordres de Bolshoï. Décidément, coeur de femme est comme feuille au vent...
– Les aventures de Pat Britt est une marque déposée de Pat Britt Productions Incorporated, droits de traduction et de production réservés pour tous les pays sauf la Chine et la Communauté Économique Européenne.
* Voir, dans la série Les aventures de Pat Britt, le roman Banff ? Bof !

















