dimanche 15 septembre 2019
samedi 14 septembre 2019
TIAR au flanc
En 1947 était signé le Traité interaméricain d’assistance réciproque (TIAR), en gros une OTAN continentale. Ce traité regroupait la plupart des pays des trois Amériques afin de se défendre contre la grosse méchante Union soviétique, laquelle, bien entendu, ne cherchait qu’à envahir la planète tout entière. Amusant bémol, l’un des seuls pays américains à ne pas faire partie du TIAR était le voisin polaire de l’URSS, c’est-à-dire le CAnada.
Évidemment, le TIAR n’était qu’une autre façon pour les Stazunis de maintenir un contrôle étroit sur son arrière-cour stratégique; quant au CAnada, il était tenu d’une autre façon, on n’avait pas besoin de l’inclure dans l'alliance.
Graduellement, cette dernière s’est effritée. D’abord, plusieurs pays s’en sont retirés (Bolivie, Cuba, Équateur, Mexique, Nicaragua, Venezuela). Ensuite, comme il s’agissait d’un traité d’assistance mutuelle en cas d’attaque de la part d’un État non signataire, l’appui que les Stazunis avaient accordé au Royaume-Uni lors de la guerre des Malouines, aux dépens de l’Argentine, avait été une infraction majeure aux termes de l’alliance.
Bref, le TIAR était de facto tombé en désuétude. Mais voici que, sous l’impulsion des Stazunis et de la Colombie – en d’autres termes, les trafiquants d’armes et de drogue –, ledit traité a été réactivé. Bien entendu, l’ennemi n’est plus l’URSS, mais bien le redoutable Venezuela qui, selon la diplomatie yanko-colombienne, risque de «déstabiliser la région».
En effet, imaginez que les populations d’Amérique du Sud prennent conscience de l’iniquité de leur situation et qu’elles décident d’agir en conséquence, qui achètera la dope et les guns?
vendredi 13 septembre 2019
jeudi 12 septembre 2019
L'avion point vu!
Ce qui est surtout amusant, ici, c'est que la nouvelle a été relayée par l'agence France-Presse.
La Presse cAnadienne, comme nous d'ailleurs, semble s'en foutre éperdument.
mercredi 11 septembre 2019
Le flambeau de la démocratie
Revoici le temps venu de faire plaisir aux capitalistes et de glisser soigneusement – et en silence – un petit bout de papier plié dans une boîte en carton.
Rien ne promeut si bien la démocratie que de la matière inflammable.
À vos rangs, Netflix!
Ce n’est pas d’hier que les Soviétiques furent diabolisés, et avant eux les bolcheviks. Encore aujourd’hui, il ne se passe pas une semaine sans qu’une allusion défavorable ne surgisse quelque part dans l’actualité pour rappeler au bon peuple, qui ne lit plus rien d’autre que son téléphone, que le régime de l’Union soviétique (URSS) était l’un des pires que la planète a jamais connus. Cela, malgré le fait que le régime tsariste qui l’avait précédé était de loin plus antidémocratique.
Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, alors que l’URSS avait payé le prix fort de la résistance au nazisme, la propagande occidentale – et ce, tout au long de la guerre froide – s’est fait un point d’honneur pour renvoyer dos à dos l’Allemagne hitlérienne et la Russie soviétique. Le discours était – et est resté – le même: il n’y avait aucune différence entre les deux.
Or, de nos jours, cela est en train de changer. Car si le régime soviétique reste proscrit par la propagande occidentale, on commence maintenant à réhabiliter le nazisme et l’extrême droite. Il n’est qu’à voir le film de l’italien Alessandro Pepe My Honor Was Loyalty qui est présenté sur Netflix. Le titre n’est rien d’autre que la devise de la division d’élite SS de l’armée nazie et le film lui-même n’est rien d’autre qu’un éloge visant à faire des brutes fascistes des poètes guerriers dotés d’un haut sens de l’honneur.
Or, comme le dit si bien Christopher Black, criminaliste de calibre international: «Les nazis furent des capitalistes sans leurs gants blancs.»
Rassurez-vous, cependant, il n’est pas question pour autant d’excuser les camps de concentration.
Pas encore.
mardi 10 septembre 2019
Mike pompe pas haut
Décidément, le personnel politique yankee sait donner toute sa mesure, quelles que soient les circonstances.
À preuve, prenez le chef de la diplomatie stazunienne, le perspicace Mike Pompeo. Il a vraiment été d’une transparence frôlant le translucide quand il a déclaré, dernièrement, que l’Iran s’était livré à de «possibles activités nucléaires non déclarées».
Et alors, mon Mike? Depuis que ton gouvernement a décidé de répudier sans raison – et unilatéralement – l’accord sur le nucléaire, les Iraniens ne sont plus tenus à déclarer quoi que ce soit. À l’époque, il aurait fallu y penser avant de l’ouvrir.
Et aujourd’hui plus que jamais.
lundi 9 septembre 2019
dimanche 8 septembre 2019
Trompe guerre
Hier samedi, le président des Stazunis, Donald Trompe, a décidé de rompre les pourparlers de paix avec les talibans. Ces mêmes pourparlers qui progressaient si bien jusqu’à tout récemment et dont on espérait qu’ils mettent fin à un conflit qui dure depuis 18 ans.
Apparemment, le grand humanisme du président a été froissé lorsqu’un attentat a causé la mort d’un soldat yankee, jeudi dernier. C’en était trop qu’une guerre cause un décès et il a alors décidé de rompre les discussions. Cependant, fins diplomates comme toujours, les Yankees ont fait entendre que les tractations pourraient reprendre, à condition que les talibans respectent les engagements qu’ils ont pris.
Qu’on ne s’y trompe pas et mettons-nous à la place de la diplomatie stazunienne. On la comprend de ne pas vouloir se retrouver dans la même situation qu’avec l’Iran, quand les engagements de l’accord historique sur le nucléaire n’ont pas été respectés par les… Stazunis.
samedi 7 septembre 2019
La Presse-citron
On sait que, dernièrement, il y a eu tout un bal concernant l’avenir dans les médias écrits. Les difficultés financières du Groupe Capitales Médias, ainsi que la lutte sourde que se sont livrés les empires de presse survivants pour sa prise de contrôle, ont laissé un goût amer.
On sait aujourd’hui que le gouvernement québécois va «prêter» 15 millions de dollars au Groupe, de l’argent qu’il ne s’attend pas à voir remboursé un jour. De même, la tendance semble maintenant irréversible, comme cela a été débattu en commission parlementaire: le gouvernement provincial sera de plus en plus appelé à contribuer afin de maintenir à flot les quotidiens.
Mais les choses sont un peu différentes pour l’un d’entre eux. En effet, La Presse publie aujourd’hui un excellent article sous l’auguste plume de son président qui remercie chaleureusement toutes les personnes ayant contribué à son journal à hauteur de 1,7 million de dollars. Tout heureux de ce qu’une part du public se soucie de cette manière à «soutenir le journalisme», le président susmentionné en profite pour lancer une campagne de financement dont l’objectif sera de 5 millions par an, rien de moins.
Bref, La Presse fait des pieds et des mains pour pomper le fric de gauche et de droite – de droite, surtout – au nom de la qualité de l’information. C’est assez cocasse venant d’une publication, qui n’est rien d’autre que le haut-parleur exclusif du libéralisme fédéraliste cAnadien, dont le parti-pris ne laisse aucun espace à l’objectivité. Parions que, dans son cas, il n’y aura pas qu’un seul palier de gouvernement à casquer.
Bref, vous n’avez pas fini de vous faire presser comme un citron pour un journal qui mérite parfaitement son nom.
vendredi 6 septembre 2019
Le tour infernal
Déjà que les caméras de surveillance n’avaient jamais pu prendre en photo l’avion qui avait soi-disant percuté le Pentagone, ce fameux 11 septembre 2001, voici qu’une étude sérieuse en rajoute une couche.
Cette fois, ce ne sont plus des complotistes déjantés qui l’affirment, mais des chercheurs de l’université de Fairbanks en Alaska. On se souviendra que, outre les tours jumelles, un troisième édifice avait été détruit au World Trade Center: l’édifice 7. Or, l’étude a découvert que l’effondrement de cette tour avait été causé «non pas par un incendie, mais plutôt par la défaillance quasi simultanée de chaque colonne de l’édifice». Bref, cette destruction a été planifiée.
Y a-t-il eu d’autres événements reliés au 11 septembre 2001 qui ont été ainsi préparés de longue date? Et vous, commencez-vous à douter de la version officielle?
Non, bien sûr, car qu’aurait à gagner le gouvernement yankee à faire une chose aussi infernale? Rien, sinon gonfler les budgets militaires dans le cadre de la guerre au terrorisme qui n’avance pas; justifier le Patriot Act qui restreint les libertés aux Stazunis; créer ou renforcer des organisation, dont la Transport Security Administration, qui permettent de surveiller plus étroitement les citoyens.
Toutes des choses qui répugnent au plus haut point à un État viscéralement attaché aux principes de justice, d’équité, de liberté, de démocratie et de respect des droits de la personne.
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