vendredi 8 avril 2016
jeudi 7 avril 2016
C'était hier…
Qui d'entre vous se souvient qu'en juin 2012 commençait à s'élever une montagne qui allait accoucher d'une souris, dans la discorde couvant entre ses présidents, la si bien nommée Commission Charbonneau? Bien peu de gens, s'il faut en croire le résultat des dernières élections provinciales.

Qui se souvient, en outre, de la première personne à avoir témoigné devant ladite Commission? Pas grand monde non plus.
Avec votre permission, je me permettrai de vous rappeler que le premier témoin était nul autre que le bien connu Jacques Duchesneau, ex-chef de police de Morial, ex-politicien municipal, ex-candidat ayant berdulé pour ma CAQ.
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| Le Concombre masqué et les berduleux |
M. Duchesneau, en dépit de sa série d'allégeances, avait hérité d'une réputation d'intégrité. C'est peut-être ce qui lui a valu de disparaître de la scène politique provinciale assez rapidement.
En juin 2012, il avait révélé devant la Commission le nom de certaines firmes ayant eu un comportement douteux sur le plan du financement de partis politiques. Il était même allé jusqu'à affirmer que cet argent sale avait permis auparavant de remporter des élections.
Comme si l'argent pouvait modifier l'issue d'un scrutin...
Quant au reste de son témoignage, il avait souligné avec une certaine insistance le comportement douteux du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation de l'époque, un certain Samer Hamad-Allah; Sam Hamad, pour les intimes.
On voit aujourd'hui que ce pauvre M. Duchesneau racontait n'importe quoi!
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| «Lemmy... Pour les dames.» |
mercredi 6 avril 2016
mardi 5 avril 2016
Mais a' coule pas
Décidément, ça ne pouvait pas mieux tomber.
J'espère que les partisans d'Energy East vont battre leur coulpe plutôt que de l'ouvrir, la prochaine fois.
Paradis des restes
Une centaine de quotidiens, disséminés un peu partout en Occident, ont décidé de mener une enquête de longue haleine concernant les paradis fiscaux. En particulier, ils ont dévoilé les pratiques – et surtout les clients – du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, dont le rôle consiste à faciliter le placement d'avoirs étrangers dans des paradis fiscaux. Soit dit en passant, le Panama en est un.
Il a été révélé, au terme de l'enquête, que quantité de personnalités connues, tant du monde politique, sportif ou artistique, sur presque tous les continents*, ont eu recours aux paradis fiscaux afin d'y amasser leur fortune impressionnante. La chose a suscité un choc à l'échelle planétaire.
Voici en gros comment les choses se passent. Imaginons une société et appelons-la d'un nom évidemment totalement fictif, par exemple LouWE Corp. (Lou Skannen World Entreprises Corporation; NYSE: LOWEC). LouWE peut employer une grande quantité d'individus ou une seule personne, cela n'importe pas; mais supposons pour l'exemple que LouWE est une incorporation d'un seul individu.
Imaginons en outre que LouWE fait affaires avec un cabinet d'avocat, également totalement fictif, ayant pignon sur rue à Hamilton, capitale des Bermudes, un paradis fiscal bien connu, que nous nommerons Porter, Balling, Carrier & Associates (PBCA). Ce dernier crée une société, dont l'adresse est celle du cabinet, qui ne possède aucune installation autre qu'un tiroir de classeur chez PBCA.
Le propriétaire et unique employé de LouWE, lorsqu'il facture ses clients, leur demande de payer la société basée à Hamilton. Les montants sont déposés dans une banque cAnadienne et sont immédiatement transférés par cette dernière aux Bermudes, dans une de ses succursales là-bas. Une fois aux Bermudes, l'argent est désormais à l'abri du fisc cAnadien et n'est pas imposé par le fisc bermudien.
Bon, je schématise un peu, mais c'est à peu près comme ça que ça se passe. Mentionnons au passage le fait que ce système n'est pas offert aux petits épargnants qui auraient tant besoin qu'une partie de cet argent serve à la réfection de leurs infrastructures croulantes et au financement de leurs services de santé étiques.
Le scandale provoqué par ces révélations tient un peu de l'hypocrisie puisque, en 2008 déjà – faites le calcul, c'était il y a 8 ans –, nombre de commentateurs avaient imputé la crise qui avait secoué le capitalisme mondial au manque de réglementation et d'encadrement des marchés financiers avec, au premier chef, l'incroyable laxisme avec lequel les États laissent proliférer les paradis fiscaux. Même mon pote Niko s'était fait aller le clapet sur le sujet, réclamant un resserrement des contrôles.
Je vous parie que, dans 8 autres années, on discutaillera encore sur la question et que rien n'aura changé entre-temps.
Je prends les paris à du 10 contre 1.
Ah, tandis que j'y pense, soyez assez gentils pour faire vos chèques à l'ordre de LouWE Corp., Care of PBCA, Drawer 16.
Cela évite tellement de manutentions inutiles.
*Notons tout de même qu'il ne se trouve pas une seule personnalité yankee parmi les bénéficiaires dénoncés. Qu'en penser d'autre que de se dire que les millionnaires et milliardaires Stazuniens sont tous, sans exception, d'une moralité irréprochable?
lundi 4 avril 2016
Vive certaines indépendances!
Cette fin de semaine, la communauté hellène de Montréal soulignait la fête de l'indépendance, l'une des deux fêtes nationales en Grèce. Comme une part importante de ladite communauté habite la circonscription de Papineau, magistralement représentée par le fils Trudeau, il s'est invité au défilé organisé dans le cadre de l'événement.
Alors, il s'en est donné à cœur joie en serrant des mains, en embrassant les charmantes jeunes dames présentes et en allant même jusqu'à brandir le drapeau de la Grèce, sans doute la première – et seule – fois où il aura brandi un drapeau bleu et blanc.
Faut-il voir dans la présence de M. Trudeau à cette fête un appui à l'idée d'indépendance? Sûrement. Mais seulement aux indépendances bénéfiques, bien entendu. Certaines d'entre elles étant résolument délétères sont à éviter à tout prix. Si celle de la Grèce a pu apporter quantité d'avantages au monde occidental, celle du Québec – par exemple – entraînerait immanquablement des destructions et des souffrances infinies pour le genre humain, ce qui explique que tant de gens s'y opposent farouchement.
Heureusement, des guides conséquents et inspirés, comme Ti-PET, sont là pour démêler le bon grain de l'ivraie.
dimanche 3 avril 2016
Poissons!
Chanceux que vous êtes! Maintenant que les éléphants blancs des hôpitaux universitaires arrivent au terme de leur construction, des esprits bien intentionnés s'apprêtent à vous jeter de nouveaux projets insensés dans les pattes.
Le dernier en date est celui d'un nouvel aquarium pour la ville de Morial. Souvenez-vous – si vous êtes assez vieux – que la ville avait déjà été l'heureuse administratrice d'un aquarium à partir de 1967. Ladite attraction se trouvait à La Ronde et avait été ouverte dans le cadre de l'Exposition universelle. Le manque d'affluence et une longue grève des préposés, au cours de laquelle certains animaux laissés sans soins étaient morts de faim, avaient signé la fin des activités.
Si ce projet abscons voit le jour, parions qu'il y aura un déferlement de popularité les premiers temps et, au bout de quelques brèves années, vous qui vous êtes habitués à vivre sans finirez par vous en lasser.
C'est comme d'autres projets de la même eau – sans jeu de mots.
Ainsi, pour faire bonne mesure, on ramène avec un entêtement un peu maladif l'idée de recréer une équipe de baseball professionnelle dans la «métropôle». Une autre dépense somptuaire à une époque où, pourtant, les mêmes qui nous parlent de ces projets aussi ridicules qu'inutiles nous incitent à nous soumettre à l'austérité ambiante.
Cherchez l'erreur...
Ça vaut mieux que de se trouver en déficit.
samedi 2 avril 2016
Sobres funérailles
Qui ne se souvient pas de ce grand patriote qui a tant fait pour contribuer à l'essor du Québec et qui, malheureusement, nous a quittés prématurément le 14 janvier 2016*, nous laissant tous irrémédiablement orphelins?
Compte tenu de ce que M. René Angélil a fait pour nous au fil des ans – et en particulier au cours de la dernière décennie –, il était normal que le gouvernement du Québec ait proposé à ce moment-là d'organiser des funérailles nationales afin de marquer le départ de ce géant de notre histoire collective. En d'autres termes, cela signifiait qu'il s'engageait à en couvrir les frais.
Petit os, cependant, lorsque le gouvernement apprit que lesdites funérailles avaient coûté 700 000 $ à Productions Feeling de feu M. Angélil. Pourtant, ce n'était même pas tout à fait 10 fois plus que les coûts normaux d'une cérémonie de ce genre, comme par exemple lors du décès d'un ex-premier ministre.
On a appris dernièrement que le gouvernement québécois allait finalement allonger un peu moins de 50 000 $ dans ce dossier. Quoique la chose n'a pas été confirmée par les parties prenantes, il semblerait que, à titre de célèbre ressortissant de cette municipalité, le manque à gagner sera couvert par la ville d'adoption de M. Angélil, là où il a passé le plus clair de son temps, tandis qu'il se dévouait sans compter au mieux-être de tous les Québécois, c'est-à-dire Las Vegas.
*La raison pour laquelle je me souviens parfaitement de cette triste date, c'est que c'est ce jour-là où j'ai dû faire euthanasier mon chat.
vendredi 1 avril 2016
Code vestimentaire
À l'époque du régime conservateur au CAnada, le premier ministre s'appelait Stephen J. Harper.
Le J était pour John.
Lorsque M. Harper voulait avoir l'air relax – cool, comme on dit en anglais –, ce qui n'arrivait presque jamais, il empochait sa cravate et se baladait en chemise-complet afin que l'on constatât à quel point il pouvait être près des gens.
Drôle de méthode, mais enfin…
De nos jours, le premier ministre libéral du CAnada s'appelle Justin P.J. Trudeau.
Le P.J. est pour Pierre James.
Lorsque M. Trudeau veut avoir l'air cool, ce qui arrive presque tout le temps, il retire son veston, mais garde sa cravate, ce qui donne l'impression qu'il est près du vestiaire.
Drôle de méthode aussi, mais bon…
Tout cela me laisse quand même perplexe. Lorsqu'il s'agira de séduire l'électorat que fera le prochain premier ministre cAnadien? Porter son complet avec la cravate, mais sans la chemise?
jeudi 31 mars 2016
On n'est pas sortis du bois
Dans le sillage de l'historique visite de Barack Obama à Cuba, le site Global Research, sous la plume de Michel Chossudovsky, a publié un article des plus intéressants, quoiqu'en anglais seulement, concernant l'opération Northwoods.
Cette dernière avait été conçue par le grand quartier général de l'armée yankee (Joint Chiefs of Staff), en 1962. Le plan était simple; il consistait à faire assassiner des membres de la communauté cubaine de Miami – peut-être pas parmi les mieux nantis, cependant – et d'imputer, dans les médias, ces crimes au régime castriste. Le but était de susciter dans la population stazunienne un «sentiment d'indignation utile» afin qu'elle accepte d'appuyer une éventuelle guerre contre Cuba. Finalement, la Maison Blanche refusa de mener à bien ce projet et l'opération fut abandonnée.
Si elle ne l'avait été, nul doute que quiconque l'eût dénoncée se serait fait taxer de «conspirationnisme» et eût été écarté comme étant un simple illuminé indigne d'intérêt. Honnêtement, j'aurais moi-même abondé dans le même sens, comme je le fais lorsqu'il est question d'autres conspirations gouvernementales qui apparaissent insensée de prime abord. Et pourtant – on en a la preuve maintenant –, l'opération Northwoods, quoique avortée, a bien germé dans des esprits froidement calculateurs et malfaisants.
Alors, on est en droit de se poser la question afin de savoir ce qui est le plus improbable de la part d'un gouvernement. Ourdir des conspirations meurtrières ou refuser chaque fois de les réaliser?
mercredi 30 mars 2016
Ç'te fan Stéphane
Décidément, il n'y a que lorsqu'il cassait du séparatiss que Stéphane Dion n'avait pas des allures de grand dadais. À l'époque où il était ministre des Affaires intergouvernementales sous le brillant et disert Jean Chrétien, il ne manquait jamais une occasion de distiller son fiel acide aux dépens des souverainistes québécois qu'il traitait avec une morgue n'ayant d'égale que la hauteur de son mépris à leur endroit. Toujours en contrôle, rien ne semblait l'ébranler et il restait imperméable à toutes les attaques, ne laissant à ses adversaires pas la moindre contradiction dans son discours, pas le plus petit interstice par lequel il eût pu être possible de le prendre en défaut.
Et puis, patatras!, la catastrophe: il est devenu chef du Parti libéral du CAnada (PLiC) et, tout de suite, il a été propulsé à son niveau d'incompétence. Immédiatement, il s'est mis à bredouiller des réponses évasives et déjantées sous le feu des projecteurs des journalistes. Il s'est mis à emmêler ses pinceaux à répétition pratiquement chaque fois qu'on lui posait des questions ou qu'on répondait aux siennes en Chambre. Il s'est mis à échafauder des projets fantasques, comme la taxe sur le carbone. lesquels – dans le meilleur des cas – ont achevé de le ridiculiser.
Mais, à titre d'ancien chef, il s'est avéré impossible pour Ti-PET de ne pas lui confier un portefeuille, après les dernières élections. Lequel présentait le moindre risque, maintenant que le ridicule semblait lui coller aux basques comme une teigne? Quelqu'un, quelque part, a pensé – on ne sait pourquoi – que, aux Affaires étrangères, il ne pourrait faire trop de dégâts.
Erreur!
Bon, on aura sans doute cru qu'il serait étroitement encadré par la politique étrangère du CAnada telle que décidée à Torontow et que, finalement, il ne serait appelé qu'à la défendre avec sa verve d'intello déconnecté qui est habituellement la sienne.
Eh bien, on a eu tort.
La vente de blindés cAnadiens – oui, le CAnada est un marchand d'armes; je parie que vous ne le saviez pas – à l'Arabie saoudite a fait réagir les observateurs politiques à Tawa. Depuis, compte tenu du fait que le royaume proche-oriental ne respecte pas les plus élémentaires droits humains, qu'il se livre présentement à une guerre illégale au Yémen, qu'il finance et équipe Daech entre autres groupes terroristes, certains esprits un peu moins complaisants se sont récriés devant cette vente.
Je crois que le terme en anglais est damage control. C'est ce que le gouvernement cAnadien a dû faire dans ce dossier. Pas de chance, la corvée est tombée dans le giron de ç'te flandrin Dion. Ce dernier en a trouvé une bonne pour ne rien dire et faire semblant de se laver les mains de toute l'affaire et a déclaré que son ministère entendait suivre dans cette histoire la doctrine de la «conviction responsable».
Qu'est-ce que ça veut dire? Personne ne le sait, sinon le plus grand fan encore vivant de Stéphane Dion: Stéphane Dion.
lundi 28 mars 2016
vendredi 25 mars 2016
Vertes et Palmyre
On peut certes imaginer sans peine qu'une ville fondée vers le XVIIIe siècle avant notre ère en aura vu des vertes et des pas mûres au cours de sa longue histoire. C'est bien entendu le cas de Tedmor, en Syrie. Cependant, comme cela arrive souvent, sa renommée a dû attendre quelque temps et, surtout, elle ne devint manifeste qu'avec son nouveau nom, lequel, en grec, se prononçait «Palmûra», pour devenir finalement Palmyre. C'est au Ier siècle de notre ère que la ville commence son essor, alors qu'elle est intégrée à un important réseau marchand du monde greco-romain.
Inutile de dire que, au fil des siècles, elle a vu passer bien des envahisseurs et qu'elle a changé de mains quantité de fois. Cela n'avait rien de particulièrement surprenant puisque la ville, outre son importance commerciale, était un joyau architectural des plus enviables. Bref, Grecs, Romains, Perses, Arabes et Turcs ottomans s'en sont emparés ou ont tenté de le faire. Notons au passage que ces deux derniers peuples étaient de fervents musulmans et que, à titre d'occupants, ils ont respecté les monuments de la ville, bien qu'ils les aient «adaptés» à leur religion en faisant disparaître toute trace de paganisme. Cependant, quoiqu'il fût de bonne guerre – sans jeu de mots – de transformer les temples et les églises en mosquées, pour l'essentiel, la ville demeura intacte.
Avec les ans, cependant, elle tomba dans une période de déclin au cours de laquelle ses monuments furent progressivement réduits à l'état de ruines. Au XVIIe siècle, des marchands anglais la «découvrent» et leurs descriptions suscitent en Occident un engouement envers Palmyre. Mais ce ne sera qu'au XIXe siècle que de véritables fouilles archéologiques commenceront à être menées sur le site.
Paradoxalement, il aura fallu attendre le XXIe siècle pour que des barbares décident finalement d'éradiquer les vestiges de la surface de la terre. Des individus se proclamant les héritiers directs des premiers califes d'autrefois, ceux-là qui avaient jalousement préservé Palmyre, décidèrent qu'il fallait faire disparaître des monuments évoquant le paganisme.
Ils auraient pu ficher une sculpture en forme de lune dessus, les draper de noir ou autre chose. Mais non, ils décidèrent de les dynamiter. Apparemment, les ruines étaient encore en trop bon état.
Hier, les forces syriennes ont repris le site archéologique, quoique des combats se poursuivent dans et autour de la ville proprement dite. Attendons les photos pour voir l'étendue des dégâts. Et, surtout, songeons à quel point la religion est un moteur de la civilisation.
jeudi 24 mars 2016
La question qui tue
L'attaque terroriste qui a frappé Bruxelles a été revendiquée par Daech. Rien de très original là-dedans; tout le monde accusait déjà la mouvance islamique. On fait la même chose chaque fois, depuis le fameux 11 septembre 2001. Sauf que, dans ce dernier cas, personne n'a «officiellement» revendiqué la destruction des tours ni tout le reste. Ce sont les Stazunis qui avaient décidé qui était responsable.
Mais cette fois il y a eu revendication pleine et entière de la part de l'État islamique au Levant et de son anachronique califat. Or – et il s'agit maintenant d'un secret de Polichinelle – ce sont justement les Stazunis qui ont contribué à former, entraîner et équiper Daech. Bien sûr, le tout sous le couvert d'appuyer une opposition «modérée» à Bachar el-Assad, mais tout de même on a bien vu dans quelles mains aboutissaient les armes. Ça leur a même joué un sale tour, aux Yankees, parce que Daech a fini par déborder de la casserole, comme du lait qu'on a trop chauffé, et s'est répandu en Irak. Avec les résultats que l'on sait.
Sauf que…
On peut certes imaginer que Daech, malgré l'appui – pas toujours tacite – dont il bénéficie de la part des Stazunis et de leurs alliés (Arabie saoudite, Qatar, etc.), pratique une politique indépendante, parfois même à contre-courant de celle de ses commanditaires. Un peu comme une sorte d'Israël arabe.
Mais on peut aussi imaginer que Daech est pratiquement télécommandé par Washington, un peu comme une sorte d'ONG au couteau entre les dents. Et si cette théorie était vraie, cela voudrait dire que des opérations à la bruxelloise ou à la parisienne, en attendant la suite, ont été approuvées – sinon initiées – par les Yankees.
Mais voyons, me direz-vous, quel intérêt auraient-ils de faire exécuter de tels carnages en Europe? Tout d'abord, parce qu'ils préfèrent que ça ne se passe plus chez eux. Ensuite, parce que cela amène de l'eau à leur moulin autoritaire. De nos jours, ce ne sont plus seulement des simplets à la Donald Trompe qui exigent plus de flics, plus de soldats et moins de droits individuels. Des intellectuels, et pas seulement ceux qui seraient dignes des pages éditoriales de La Presse, ont commencé à unir leurs voix en ce sens.
Plus de flics, de soldats et de mercenaires, sans compter tout l'appareil répressif derrière, cela se traduit par des sommes d'argent colossales, surtout aux Stazunis où les budgets militaires représentaient – dans ce seul pays et avant le début de la guerre au terrorisme – plus de la moitié des dépenses en armement de toute la planète.
Est-il imaginable, puisqu'on s'amuse à échafauder des scénarios ridicules, que quelqu'un aux Stazunis se soit demandé, il n'y a pas si longtemps, comment on pourrait faire pour détourner encore plus d'argent public afin de l'engloutir dans le puits sans fond des dépenses militaires?
Et, afin d'éviter les remises en question, il faut bien rappeler une fois de temps en temps aux citoyens sous quel prétexte on le fait.
Mais cette fois il y a eu revendication pleine et entière de la part de l'État islamique au Levant et de son anachronique califat. Or – et il s'agit maintenant d'un secret de Polichinelle – ce sont justement les Stazunis qui ont contribué à former, entraîner et équiper Daech. Bien sûr, le tout sous le couvert d'appuyer une opposition «modérée» à Bachar el-Assad, mais tout de même on a bien vu dans quelles mains aboutissaient les armes. Ça leur a même joué un sale tour, aux Yankees, parce que Daech a fini par déborder de la casserole, comme du lait qu'on a trop chauffé, et s'est répandu en Irak. Avec les résultats que l'on sait.
Sauf que…
On peut certes imaginer que Daech, malgré l'appui – pas toujours tacite – dont il bénéficie de la part des Stazunis et de leurs alliés (Arabie saoudite, Qatar, etc.), pratique une politique indépendante, parfois même à contre-courant de celle de ses commanditaires. Un peu comme une sorte d'Israël arabe.
Mais on peut aussi imaginer que Daech est pratiquement télécommandé par Washington, un peu comme une sorte d'ONG au couteau entre les dents. Et si cette théorie était vraie, cela voudrait dire que des opérations à la bruxelloise ou à la parisienne, en attendant la suite, ont été approuvées – sinon initiées – par les Yankees.
Mais voyons, me direz-vous, quel intérêt auraient-ils de faire exécuter de tels carnages en Europe? Tout d'abord, parce qu'ils préfèrent que ça ne se passe plus chez eux. Ensuite, parce que cela amène de l'eau à leur moulin autoritaire. De nos jours, ce ne sont plus seulement des simplets à la Donald Trompe qui exigent plus de flics, plus de soldats et moins de droits individuels. Des intellectuels, et pas seulement ceux qui seraient dignes des pages éditoriales de La Presse, ont commencé à unir leurs voix en ce sens.
Plus de flics, de soldats et de mercenaires, sans compter tout l'appareil répressif derrière, cela se traduit par des sommes d'argent colossales, surtout aux Stazunis où les budgets militaires représentaient – dans ce seul pays et avant le début de la guerre au terrorisme – plus de la moitié des dépenses en armement de toute la planète.
Est-il imaginable, puisqu'on s'amuse à échafauder des scénarios ridicules, que quelqu'un aux Stazunis se soit demandé, il n'y a pas si longtemps, comment on pourrait faire pour détourner encore plus d'argent public afin de l'engloutir dans le puits sans fond des dépenses militaires?
Et, afin d'éviter les remises en question, il faut bien rappeler une fois de temps en temps aux citoyens sous quel prétexte on le fait.
mardi 22 mars 2016
Droits de personne
La grande nouvelle, cette semaine, c'est sans contredit la visite officielle que fait présentement Barack Obama, encore pour un temps président des Stazunis, à Cuba. On a beau dorer la pilule, le simple fait qu'un président yankee en soit rendu à se rendre personnellement dans l'île représente un réel constat d'échec pour un vaste pan de la politique étrangère yankee. Il est vrai que ce n'est pas le seul dans ce cas.
Si l'événement est maquillé afin qu'il apparaisse comme une marque de bonne volonté de la part de Washington vis-à-vis son voisin continental, c'est pour faire oublier que, après le boycott économique, puis le blocus, puis la tentative d'invasion, l'appui à la guérilla contre-révolutionnaire, le sabotage et les attaques terroristes, Washington s'est, au cours des presque six dernières décennies, cassé toutes ses belles dents blanches sur la question cubaine.
Tout de même, la visite se déroule dans une atmosphère tendue, tant Barack Obama et Raul Castro marchant bien évidemment sur des œufs lors de leurs présentations communes devant la presse. Le malaise est véritablement palpable. À tel point que le président cubain a même affiché une évidente irritation lorsque des journalistes lui ont posé des questions relativement aux prisonniers politiques détenus par son gouvernement.
Sur un ton assez cassant, il a déclaré, entre autres choses, qu'il mettait ses interlocuteurs au défi de produire une liste de prisonniers et que, lui le président, s'engageait à les faire libérer le soir même. Évidemment, personne n'a présenté quelque liste que ce soit. Peut-être que, par pure ignorance des faits, il n'y avait pas de noms qui puissent venir à l'esprit des journalistes, ou alors ils se sont tout simplement dégonflés.
Quoi qu'il en soit, il fallait quand même une certaine dose de mauvaise foi pour adresser une question relative aux droits humains uniquement à Raul Castro, tandis que le président des Stazunis se tenait debout à ses côtés.
Quand on pense au bagne de Guantanamo, aux prisons secrètes gérées dans la plus grande opacité par la CIA, au recours constant à la torture par noyade simulée, aux listes rouges d'individus à abattre sans procès à coup de drones ou autrement, aux populations civiles bombardées sans distinction un peu partout dans le monde, aux coups d'État fomentés afin de placer au pouvoir des dictateurs sanguinaires, aux invasions militaires décidées unilatéralement, aux appuis inconditionnels donnés à des pays qui se préoccupent des droits humains comme d'une guigne – pour ne citer que cela –, on s'étonne que, lorsque le sujet a été amené, Raul n'a pas tout de suite cédé la parole à son voisin d'estrade.
Il ne suffisait pas que les journalistes présents dans la salle soient des ignorants ou des dégonflés, il fallait aussi, semble-t-il, qu'ils soient particulièrement bornés.
lundi 21 mars 2016
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