vendredi 11 mars 2016
mercredi 9 mars 2016
mardi 8 mars 2016
Lésion d'honneur
Dernièrement, le prince héritier d'Arabie saoudite était en visite en France. Évidemment, au Yemen, il n'aurait probablement pas été aussi bien reçu. Preuve de l'hospitalité française, Mohammed ben Nayef Al Saoud a reçu des mains du résidant de l'Élysée la légion d'honneur.
On a utilisé comme prétexte la contribution de l'Arabie saoudite à la lutte contre le terrorisme afin de légitimer cette remise de prix. C'était oublier un peu vite que Riyad finance et équipe des groupes terroristes en Syrie, tout comme ce gouvernement bombarde aveuglément, et dans l'indifférence générale, les populations civiles du Yémen qui ont eu la mauvaise idée de chasser leur gouvernement despotique inféodé aux Saoudiens.
Une telle attitude a de quoi froisser bien des susceptibilités et déchire définitivement le voile de légitimité que les soi-disant démocraties occidentales opposent au fanatisme islamique. Hypocrisie ou absolutisme, voilà le seul choix qui nous est laissé.
Quant à la justice, elle est allée rejoindre l'honneur véritable et la dignité dans le caniveau où elles ont chu.
lundi 7 mars 2016
dimanche 6 mars 2016
Sionisme et cynisme
Le boycott et les sanctions économiques sont des moyens légitimes de faire pression sur une organisation ou un pays auquel on reproche certaines politiques répressives. C'est tout de même une manière largement plus civilisée de lutter que de lancer des cocktails Molotov ou des bombes sur des installations.
Eh bien apparemment, il s'agit d'une action profondément illégale, voire criminelle. En tout cas, lorsque Israël est concerné. C'est un de ces pays qui sont au-dessus de la morale et des lois et qui deviennent par le fait même intouchables, comme les Stazunis.
Ces dernières années, un mouvement d'opposition était né, le BDS, promouvant le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions envers les compagnies faisant affaire avec Israël. Comme il n'y avait rien de foncièrement illégal là-dedans, les suppôts du sionisme se sont empressés de pousser les hauts cris, condamnant comme immoral un tel mouvement.
À une autre époque, cela aurait suffi à faire rentrer sous terre ledit mouvement afin qu'on n'en entende plus parler, mais on dirait que les temps ont changé. Les gens du BDS ont tenu bon contre vents et marées et ont poursuivi leur implantation dans divers milieux, jusque dans les universités.
Force fut de constater que le mouvement prenait de l'ampleur. Alors puisque la morale des bien-possédants ne faisait plus le travail, on a fait entrer en jeu l'appareil répressif.
En octobre 2015, en France – le pays des droits de l'homme, notez bien –, la plus haute cour du pays a jugé qu'il était désormais criminel de faire la promotion du BDS. Vers la mi-février 2016, c'est le Royaume-Uni – le pays de la démocratie, notez bien – qui a annoncé qu'il punirait les organismes publics appuyant le mouvement. Aux Stazunis – le pays de la liberté, notez bien – plusieurs États ont adopté des lois anti-BDS.
Afin de ne pas être en reste, le CAnada – le plusse meilleur pays du monde, notez bien – a récemment voté une proposition conservatrice condamnant toute tentative, par quelque organisation, groupe ou individu que ce soit, de faire la promotion du mouvement sous prétexte qu'il s'agit d'une forme d'anti-sémitisme à peine voilée.
Et lorsque des familles palestiniennes chassées de leur terre ancestrale, tandis que leur maison est détruite à coup de bulldozer, expriment leur mécontentement à mi-voix, alors que les soldats les insultent et les brutalisent, elles doivent faire de l'anti-sémitisme aussi, alors…
Quand cela deviendra-t-il illégal d'être cynique?
Eh bien apparemment, il s'agit d'une action profondément illégale, voire criminelle. En tout cas, lorsque Israël est concerné. C'est un de ces pays qui sont au-dessus de la morale et des lois et qui deviennent par le fait même intouchables, comme les Stazunis.
Ces dernières années, un mouvement d'opposition était né, le BDS, promouvant le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions envers les compagnies faisant affaire avec Israël. Comme il n'y avait rien de foncièrement illégal là-dedans, les suppôts du sionisme se sont empressés de pousser les hauts cris, condamnant comme immoral un tel mouvement.
À une autre époque, cela aurait suffi à faire rentrer sous terre ledit mouvement afin qu'on n'en entende plus parler, mais on dirait que les temps ont changé. Les gens du BDS ont tenu bon contre vents et marées et ont poursuivi leur implantation dans divers milieux, jusque dans les universités.
Force fut de constater que le mouvement prenait de l'ampleur. Alors puisque la morale des bien-possédants ne faisait plus le travail, on a fait entrer en jeu l'appareil répressif.
En octobre 2015, en France – le pays des droits de l'homme, notez bien –, la plus haute cour du pays a jugé qu'il était désormais criminel de faire la promotion du BDS. Vers la mi-février 2016, c'est le Royaume-Uni – le pays de la démocratie, notez bien – qui a annoncé qu'il punirait les organismes publics appuyant le mouvement. Aux Stazunis – le pays de la liberté, notez bien – plusieurs États ont adopté des lois anti-BDS.
Afin de ne pas être en reste, le CAnada – le plusse meilleur pays du monde, notez bien – a récemment voté une proposition conservatrice condamnant toute tentative, par quelque organisation, groupe ou individu que ce soit, de faire la promotion du mouvement sous prétexte qu'il s'agit d'une forme d'anti-sémitisme à peine voilée.
Et lorsque des familles palestiniennes chassées de leur terre ancestrale, tandis que leur maison est détruite à coup de bulldozer, expriment leur mécontentement à mi-voix, alors que les soldats les insultent et les brutalisent, elles doivent faire de l'anti-sémitisme aussi, alors…
Quand cela deviendra-t-il illégal d'être cynique?
samedi 5 mars 2016
Tête à calque
Comme avec le vieux gag des Cyniques, dans le temps: «Avec la tête qu'il a, il est prêt à changer avec n'importe qui!»
vendredi 4 mars 2016
Cher oncle Ben
Le candidat à l'investiture républicaine dans la course à la présidence, Ben Carson, a laissé entendre que sa campagne tirait à sa fin. En d'autres termes, il va annoncer qu'il abandonne la course.
C'est un peu dommage. Il demeurait l'un des candidats les plus colorés de ladite course. Certes, il ne possédait pas le côté flamboyant d'un Trump mais, à sa façon, il parvenait à se faire remarquer. Soit par ses gestes, comme lorsque, après sa défaite en Iowa, plutôt que de se mettre au forcing, il avait préféré marquer une pause, sous prétexte de rentrer chez lui afin de «prendre des vêtements propres» (sic). Ou lorsqu'il avait fait campagne en affirmant qu'il avait un passé violent, ce que d'autres à sa place auraient préféré cacher, et qui s'est avéré totalement faux.
Mais il se sera démarqué de son adversaire à l'irrépressible toupet orange surtout par son attitude générale. À tel point que la comparaison venait immédiatement à l'esprit, alors que Trump évoquait un lion enragé, Carson faisait plutôt penser à un aï particulièrement apathique.
À cet effet, il me rappelait immanquablement les fêtes de famille au cours desquelles, passé 22 heures, on trouvait toujours l'un ou l'autre oncle plus âgé, assis dans un fauteuil à l'écart du bruit, en train de piquer gentiment un somme digestif.
M. Carson a donc déclaré à la presse qu'il ne participerait pas au prochain* débat républicain.
Ce cher oncle Ben oublie que c'est justement son absence au débat télévisé du 28 janvier dernier qui a véritablement propulsé la campagne de Donald Trump.
Conséquemment, il pourrait revoir sa décision d'abandonner la course.
En tant que républicain, ce ne serait pas la première fois qu'il aurait à ravaler ses paroles.
* Encore un? Il y en a combien de ces assommants pensums?
jeudi 3 mars 2016
Harpsi-discord
Cologne, en Allemagne, a le grand privilège de pouvoir s'enorgueillir d'un très grand orchestre, la fameuse Philarmonie. Comme tout ensemble de prestige, celui-ci invite régulièrement des virtuoses afin qu'ils viennent donner leur pleine mesure devant public.
Dernièrement, l'un des invités était nul autre que réputé claveciniste Mahan Esfahani. Comme ce dernier est d'origine iranienne, il ne possède pas vraiment de notions en langue allemande. Par contre, comme il est d'origine iranienne, son anglais est suffisamment bon pour qu'il puisse commenter ses pièces sur scène dans la langue de Shakespeare.
À un moment, alors qu'il présentait un morceau, un des 1800 spectateurs lui a demandé, depuis la salle, de bien vouloir parler en allemand, ce qui a semblé désarçonner le maestro. On ne peut guère s'étonner de sa surprise. En effet, qui ne peut se trouver honoré qu'on s'adresse à lui en anglais?
L'étonnement fut à son comble avec la suite; et je ne parle pas d'une suite de Bach. En effet, certains spectateurs se sont mis à siffler et à crier; d'autres ont entrepris, en plein concert, de quitter bruyamment la salle. Bref, un chahut comme on n'en avait jamais entendu ni vu à la Philarmonie.
Restons indulgent envers le public allemand. Sa faute n'est pas aussi impardonnable qu'il n'y paraît. Au moins, il se sera gardé de commettre la pires des outrances, c'est-à-dire de demander qu'un musicien s'adresse à lui en français.
Ça, c'est vraiment impardonnable, paraît-il.
mercredi 2 mars 2016
mardi 1 mars 2016
lundi 29 février 2016
dimanche 28 février 2016
Non mais, sans blogue…
C'est pas une blague: des gens perdent leur boulot pour avoir tenu un blogue. À preuve, cet enseignant français qui s'est «fait virer» de son établissement après qu'on s'est rendu compte qu'il en éditait un.
Bon, évidemment, ce n'était pas un blogue sur le jardinage. Il publiait des discours, d'abord du Hezbollah; ensuite, des dirigeants iraniens et même de Vladimir Poutine. Bref, il ne faisait pas dans la dentelle, peut-être; mais tout de même, il fournissait une information que les médias occidentaux étouffent la plupart du temps, qu'ils déforment ou reproduisent hors contexte.
L'important, dans l'affaire est que dans des pays qui se gargarisent de nos droits et libertés, il faut bien reconnaître que ces derniers se retrouvent actuellement en lambeaux.
Petits enfants, vous qui rêvez d'atteindre la notoriété grâce à un blogue, je vous mets en garde: les choses ne sont pas toujours roses. Cependant, vous devez à vos lecteurs une parfaite transparence. Faites comme moi et ne taisez jamais votre identité. Cela laisse une impression défavorable auprès de votre lectorat, comme si vous aviez quelque chose à cacher ou que vous aviez peur de votre entourage. Or il faut montrer du courage et de l'audace, même si ce que vous avez à dire risque de déplaire à votre patron.
Celui-là, je l'emmerde!
Sans blogue...
samedi 27 février 2016
Lou Skannen à la rescousse!
Parce que, sur cette planète, rien ne se règle sans que je m'en mêle, voici ce que je vous suggère de faire quant aux problèmes que rencontre présentement le cégep de Maisonneuve.
Des administrateurs éperdus, ne sachant plus où donner de la tête, se sont rabattus, en désespoir de cause, sur des solutions sans lendemain. Ils ont demandé de l'aide du ministère de l'Éducation. Quelle blague! Ledit Ministère n'a jamais su comment régler une question aussi élémentaire que celle des frais de scolarité, il n'y a pas si longtemps. Alors une question aussi délicate que la pratique d'une superstition religieuse...
Preuve que les responsables sont à court d'idées, ils ont même demandé le «soutien» du maire Denis «de poule» Coderre. Quand on en est rendu à demander l'aide de quelqu'un qui ne sert qu'à occuper un compte Twitter, c'est que c'est vraiment la panne sèche.
Et pourtant la solution est d'une déconcertante simplicité.
Le problème est causé par un groupe d'islamistes qui ont envahi certains locaux du cégep. Évidemment, les islamistes ne font pas dans la dentelle et cela perturbe sérieusement la vie de l'institution. Eh bien pour quelques dollars – sept tout au plus – on peut sans difficulté régler le problème. Il suffit de frotter toutes les poignées de porte avec du gras de bacon. Le porc étant un animal impur, les islamistes ne pourront plus entrer. Et s'ils entrent quand même, il sera toujours possible de les vider. Cette transgression donnera une preuve évidente qu'ils ne sont pas de vrais croyants. Ainsi, leur prétention relativement au respect de leur foi ne tiendra tout simplement plus la route.
Et que faire de ces poignées de porte visqueuses? Pour s'assurer que les islamistes n'y reviennent plus, lavez-les avec de l'alcool!
vendredi 26 février 2016
Knokke out
Le sympathique maire – on dit «bourgmestre», dans son coin de pays – de Knokke, une riche ville balnéaire de Belgique, a émis une suggestion, dernièrement.
On sait que plusieurs pays européens vivent difficilement l'afflux de réfugiés, dont certains – mais pas tous, loin de là – arrivent de Syrie. Le peu d'infrastructures existantes, austérité oblige, sont largement débordées par le phénomène. Aussi, des solutions extraordinaires devront être mises en place afin d'y faire face.
Ce que le bon et avenant bourgmestre, Leopold Lippens, propose n'est rien de moins qu'un Guantanamo «soft». C'est-à-dire encager les migrants, mais «sans les torturer». D'ailleurs, il ne manque pas d'apporter un bémol à sa prise de position. Seuls les migrants illégaux seraient ainsi incarcérés.
On reconnaît bien là la grandeur d'âme et la noblesse du comte Lippens, ainsi que son profond attachement aux valeurs humaines auxquelles il doit très certainement adhérer.
Évidemment, personne ne l'oblige à les appliquer. Si c'était le cas, ce serait du fascisme.
mercredi 24 février 2016
OTAN emporte le vent
L'OTAN est devenue en quelque sorte l'homme invisible de la politique internationale. Omniprésente sur les scènes européenne, africaine et proche-orientale, elle n'est jamais mentionnée que de façon accessoire lorsqu'une nouvelle aventure internationale entraîne inévitablement son cortège de destructions et de meurtres.
Rappelons que l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord – c'est son nom de baptême – a été fondée en 1949. Elle a a été créée dans le but explicite de combattre le communisme et de court-circuiter le Conseil de sécurité de l'ONU qui avait vu le jour à peine 4 ans auparavant.
Des esprits naïfs, dont le mien, avaient supposé que, à la chute du socialisme en URSS, l'OTAN allait se dissoudre, ayant de facto perdu sa raison d'être. C'était se tromper lourdement. Au contraire, c'est à partir de ce moment-là que l'OTAN allait commencer sa véritable existence. Comme un chien enragé qu'on détache, elle s'est précipitée sur ses adversaires avec une férocité qu'on ne lui soupçonnait pas, multipliant les crimes de guerre sans vergogne.
Depuis, l'OTAN a servi de feuille de vigne aux ambitions des grands pays capitalistes. Avec la caution que garantit une association de nations, c'est non seulement la légitimité qui se trouve décuplée, mais c'est aussi la culpabilité qui se dissout dans la masse. Et masse il y a. Depuis la chute du mur de Berlin, quantité de pays dits du bloc soviétique se sont joints à l'Organisation qui n'a plus d'Atlantique Nord que le nom: Pologne, Hongrie, Lituanie, Estonie, Lettonie, République tchèque, Roumanie, Bulgarie, alouette!
Or, l'Organisation perd graduellement sa fonction de soutien des politiques des pays membres. Elle développe de plus en plus les siennes propres, lesquelles demeurent encore un temps tributaires de celles des chancelleries. Mais jusqu'à quand? Combien de temps faudra-t-il avant que ce soit l'OTAN qui indique la marche à suivre aux gouvernements et non l'inverse?
Et quand on pense que l'Organisation est avant tout à caractère militaire, c'est le spectre d'une dictature militaire transnationale qu'elle fait peser sur le genre humain.
Une organisation qui, demain, finira par tous nous organiser.
mardi 23 février 2016
Sorry about that, people! (SAME THING IN FRENCH)
Dans la plusse meilleure province du plusse meilleur pays du monde, en 1910, un règlement caractérisé par sa profonde justice et son inflexible esprit démocratique, tout empreint de respect et de componction, était voté par l'assemblée nationale à Torontow. Il s'agissait du légitime Règlement 17 interdisant, par décret gouvernemental, l'enseignement du français dans toutes les écoles, y compris celles se trouvant dans des zones à forte présence francophone, le fameux «là où le nombre l'exige». Eh ben, en 1910, le nombre n'exigeait rien du tout!
Remarquez, c'était une mesure tout à fait démocratique. Les «frenchophones» représentaient alors seulement 10 % de la population et le premier ministre ontarien-là de l'époque, James Whitney (speak whitney, sans doute) craignait une «invasion québécoise». Comme quoi, pour être premier ministre de l'Ontario, il ne suffit pas d'être anglais et obtus, encore faut-il être crétin.
À ce propos, la première ministre actuelle de ladite province, la belle et sexée Kathleen Wynne (une winner, sans doute), a présenté hier des excuses officielles aux francophones de sa province à propos du Règlement 17. Elle l'a fait devant la statue de M. Whitney, qui se dresse encore devant la législature provinciale. Si la statue est toujours en place, c'est sans doute une marque de reconnaissance de la part de son peuple. En effet, en 2016, soit plus de un siècle après l'entrée en vigueur du Règlement 17 – lequel fut abrogé de mauvaise grâce en 1927 –, les frenchophones ne représentent désormais que 4 % de la population.
Bref, il est toujours temps de s'excuser, une fois que l'irréparable est accompli, n'est-ce pas madame Wynne?
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