Tounes à la tonne!
mardi 29 octobre 2013
lundi 28 octobre 2013
dimanche 27 octobre 2013
samedi 26 octobre 2013
Filtre à Coderre pollué
Denis Coderre, le resplendissant candidat à la mairie de
Montréal a annoncé vouloir instituer, au sein de son équipe, un filtre pour
l’intégrité. En effet, soucieux d’écarter toute personne soupçonnée de
collusion, de corruption ou de quelconques malversations, M. Coderre a décidé
d'établir un système visant à écarter toute candidature délétère.
Ledit «filtre Coderre» prend la forme d’un
questionnaire à structure arborescente qui a été distribué à tous ceux et
celles briguant les suffrages de la population.
Voici, en primeur, la teneur dudit questionnaire.
Question 1: Avez-vous été, à quelque moment que ce
soit, membre du Parti libéral?
Question 2: Si oui, était-ce au niveau fédéral (PLiC)
ou au niveau provincial (PLiQ)?
Question 3: Si vous étiez membre au niveau provincial,
avez-vous travaillé au sein du PLiQ ou avez-vous été député pour cette
formation politique?
Question 4: Si oui, avez-vous été membre du
gouvernement de M. John James Charest?
Question 5: Si vous étiez membre au niveau fédéral,
avez-vous travaillé au sein du PLiC ou avez-vous été député pour cette
formation politique?
Question 6: Si oui, avez-vous été membre du
gouvernement de M. Jean Chrétien ou de celui de M. Paul Martin?
Question 7: Si oui, étiez-vous alors en rapport avec M.
Claude Boulay, impliqué dans le scandale des commandites, un proche de M. Denis
Coderre, à l’époque président du conseil privé de la reine?
Toute personne répondant oui à la majorité de ces questions est automatiquement exclue en tant que candidate au poste de conseiller municipal et
reléguée dans l’organisation chargée de la collecte de fonds de l’Équipe
Coderre pour Montréal.
vendredi 25 octobre 2013
jeudi 24 octobre 2013
Kilo cru?
Le fromage d’ici s’est retrouvé au cœur de l’actualité, ces
jours derniers. En effet, l’industrie laitière a exprimé quelques réserves
concernant l’accord de libre-échange conclu entre le CAnada et l’Europe.
Par ailleurs, elle fut pratiquement la seule. Non seulement
les laudateurs du fédéralisme ont-ils vanté l'entente, mais même le gouvernement
québécois s’est montré enthousiaste. On comprend pourquoi l’opération a connu
une telle ferveur.
En effet, on se rappellera à quel point un accord semblable
intervenu entre le CAnada et les Stazunis nous a été favorable. Ainsi, la libre
circulation des biens et des personnes a permis quantité de délocalisations
vers l’Amérique centrale, tuant du même coup notre industrie légère, la fuite des capitaux dans des paradis fiscaux ainsi que la
spéculation financière généralisée ayant entraîné la crise planétaire de 2008, la
surévaluation du dollar cAnadien qui a tellement nui à nos exportations et le dumping
de produits importés dans nos marchés qui a tellement nui à nos producteurs
locaux.
Oui, le libre-échange est une belle et grande chose. Quel
malheur qu’il soit constamment battu en brèche par des esprits étroits, lesquels vont même jusqu'à dénigrer le capitalisme, lequel – on le sait – est un
système économique naturel qu’on pourrait presque dire voulu par dieu afin de
profiter au mieux à tout le genre humain.
![]() |
| Allégorie du capitaliste et du fromage (N.B.: Ceci n’est pas une souris.) |
mercredi 23 octobre 2013
DERNIÈRE HEURE
Mike Duffy, le rubicond sénateur conservateur qui a été
impliqué dans une affaire de dépenses illégales et de versement d’argent pas
plus licite, a lâché une bombe, hier. En effet, ayant été mis en cause dans le
scandale évoqué ci-dessus, et risquant d’être suspendu du Sénat – ce qui
l’avait laissé relativement indifférent – sans salaire – ce qui l’indifférait
nettement moins – s’est défendu devant ses pairs. Il a affirmé que c’est le
premier ministre lui-même qui lui aurait d’abord signifié que ses dépenses
étaient admissibles. Devant les protestations, il l'aurait ensuite
personnellement obligé à rembourser et à accepter l’argent qu’on lui offrait à
cette fin, de manière à étouffer toute l’affaire.
En d’autres termes, M. Duffy a ni plus ni moins affirmé que
Stephen Harper était un croche, un menteur et un hypocrite.
On n’a qu’à imaginer la surprise que ces révélations ont causé
sur la colline parlementaire…
mardi 22 octobre 2013
Perte nulle
Apparemment, de plus en plus de gens parviennent à vivre
sans passeport cAnadien.
Peut-être est-ce aussi vrai pour «nos Rocheuses»…
lundi 21 octobre 2013
dimanche 20 octobre 2013
99 pour sans
Le gouvernement cAnadien vient de décider de tomber à bras
raccourcis sur la loi 99. La quoi?, répondrez-vous peut-être. En effet, tout le
monde s’en fout un peu, présentement. Ladite législation avait été votée à
Québec dans la foulée de la fameuse loi sur la clarté référendaire de Jean
Chrétien qui, auparavant, avait été élu – et même réélu – premier ministre du
CAnada, simplement parce qu’il avait juré de mettre le Québec au pas, et en dépit
de ses autres déficiences.
Toujours est-il que la loi 99 avait été votée à l’époque
pour affirmer que le peuple du Québec avait le droit de disposer de lui-même et
qu’un vote référendaire était considéré majoritaire en faveur de l’indépendance
selon la base du 50% plus un.
Le gouvernement de Stephen Harper a décidé d’intervenir
auprès de la cour supérieure afin d’invalider cette loi et de retirer le droit
au Québec de disposer de lui-même sous le principe que, étant une province
cAnadienne, il n’a pas le pouvoir ni la juridiction d’agir en ce sens.
Ce bon M. Harper pèche cependant par courte vue. En effet,
en fermant ainsi tous les recours légaux et juridiques pouvant mener à
l’indépendance, il va obliger les Québécois – advenant qu’ils le veuillent un
jour – à trouver d’autres moyens pour sortir du CAnada.
Par exemple – et ce n’est là qu’un exemple – des moyens
semblables à ceux qui les y ont fait entrer, c’est-à-dire sans demander l’avis
de quiconque et de force.
samedi 19 octobre 2013
Gentilly Daiichi
Tel que prévu, des postes disparaissent depuis que le
gouvernement a annoncé la fermeture de Gentilly-2, notre fleuron québécois du
nucléaire.
Certes, c’est ennuyeux pour les personnes qui ont ainsi perdu leur emploi. Mais,
si ça les intéresse, je suis certain qu’il y a de belles ouvertures pour des
spécialistes du nucléaire dans la région de Fukushima, au Japon.
Mais peut-être que ce nucléaire-là ne les intéresse pas.
Nous non plus, à bien y penser.
vendredi 18 octobre 2013
Chariabia
Je l’ai déjà écrit ici, tout ce battage artificiellement
concocté autour d’une charte des valeurs québécoises m’apparaît, encore et toujours, comme de la poudre aux yeux
jetée par un gouvernement impuissant cherchant par n’importe quel moyen à se
faire réélire avec une majorité en chambre.
Évidemment, comme il fallait s’y attendre, tout le projet
achoppe sur la question de la supercherie et de la superstition; c’est-à-dire
sur la religion. L’irrationnel a toujours été l’ennemi juré de la raison.
Remarquez, le chaudron déborde aussi sur la question des
droits individuels. A-t-on ou pas le droit de braquer son prosélytisme sous le
nez du contemporain, que ça plaise ou non à ce dernier? Le CAnada, au nom de sa propre charte des droits, tonne
encore une fois que oui. Nul doute que, si le Québec voulait rendre le port des
signes religieux catholiques libre et gratuit, le fédéral trouverait le moyen
de s’y objecter.
C’est un mauvais réflexe chez lui; comme la religion.
Mais puisqu’il est question de nos chers voisins cAnadiens,
posons la même question différemment. Serait-il acceptable que, plutôt que
d'afficher ses opinions religieuses – car, dans ce domaine, il ne s’agit jamais que d’opinions –
une personne affiche ses idées politiques en milieu de travail?
Partions que non, comme par hasard.
Tiens, je vais vous montrer un vêtement que les officines du
gouvernement fédéral n’accepteraient jamais dans leurs bureaux, droit religieux
ou pas…
mercredi 16 octobre 2013
Jésus était-il chrétien?
Nombre de personnes n’ont pas hésité, après avoir lu les
évangiles, demander quelle était l’orientation politique de Jésus de Nazareth.
En effet, compte tenu de son discours égalitaire, de la
méfiance qu’il a toujours affichée – et avec raison – à l’égard de ses prêtres
et de son aversion évidente à l’égard des possédants, en particulier les
marchands du temple, la question se pose.
Puisqu’il est né avant Karl Marx, il lui manquait de toute
évidence un cadre théorique suffisamment structuré pour pouvoir développer sa
pensée socioéconomique. Il n’a donc pas pu bénéficier de l’extraordinaire
érudition du philosophe et ses prises de positions ont visiblement achoppé en
conséquence. Les idées qu’il a tenté d’élaborer sont donc demeurées à l’état embryonnaire, restant un
peu éparpillées sous la forme de paraboles plus ou moins cohérentes et plus ou
moins compréhensibles.
Mais à la base, après une étude un tant soit peu
systématique de ses sermons, on réalise que Jésus était en fait un
proto-marxiste de plein droit. Les proto-marxistes pourraient comparer leurs
idées aux pièces d’un puzzle, avant qu’elles soient assemblées. Assemblées par
qui? Mais par le grand penseur que fut Karl Marx, bien entendu.
Dommage que Jésus n’ait pas joui des mêmes capacités.
![]() |
| Je crois que je vais me laisser pousser la barbe. |
lundi 14 octobre 2013
samedi 12 octobre 2013
R.I.P.
Début 1989, dans la plus importante transaction financière de l’histoire du Canada, Desmarais vend à des Américains pour plus de 2,6 milliards de dollars la Consolidated-Bathurst, joyau de l’industrie papetière québécoise qui avait profité depuis des dizaines d’années des largesses du gouvernement du Québec. Suit la vente de Montréal Trust pour 550 millions. Voilà un pactole de 3 milliards arrachés aux ressources naturelles et à la sueur des travailleurs et travailleuses du Québec.
État Desmarais
Même en jouant les fantômes, dont Paul Desmarais était le maître, il a été harcelé par les journalistes, syndicats et politiciens qui voulaient savoir où il allait investir. Ses réponses vagues se résumaient comme suit: l’incertitude politique du Québec effraie les investisseurs comme nous et nous voulons un taux de rendement d’au moins 15%. Alors que dans les années 1970 un conseiller insistait pour que René Lévesque rencontre Paul Desmarais car il faisait «vivre la moitié de la province de Québec». Ce ne serait plus jamais le cas. Hormis ses journaux, il n’investira rien au Québec après 1990, se satisfaisant d’un mécénat pour amadouer la basse-cour.
Paul Desmarais: un bilan s’impose
Robin Philpot – Auteur, entre autres, de Derrière l’État Desmarais: Power (Les Intouchables, 2009), Le Devoir, 12 octobre 2013
État Desmarais
Même en jouant les fantômes, dont Paul Desmarais était le maître, il a été harcelé par les journalistes, syndicats et politiciens qui voulaient savoir où il allait investir. Ses réponses vagues se résumaient comme suit: l’incertitude politique du Québec effraie les investisseurs comme nous et nous voulons un taux de rendement d’au moins 15%. Alors que dans les années 1970 un conseiller insistait pour que René Lévesque rencontre Paul Desmarais car il faisait «vivre la moitié de la province de Québec». Ce ne serait plus jamais le cas. Hormis ses journaux, il n’investira rien au Québec après 1990, se satisfaisant d’un mécénat pour amadouer la basse-cour.
Paul Desmarais: un bilan s’impose
Robin Philpot – Auteur, entre autres, de Derrière l’État Desmarais: Power (Les Intouchables, 2009), Le Devoir, 12 octobre 2013
vendredi 11 octobre 2013
La devinette de la semaine
Pourquoi ne pas terminer la semaine en beauté, surtout que
nous allons bientôt passer un long week-end (rien que pour ça, il
faudrait poser un geste de remerciement)?
Comme vous savez peut-être – quoi que ce n’est pas le fait
de tout le monde, comme j’ai pu en juger – il y aura des élections
municipales, cet automne, dans toutes les villes du Québec, sauf une. Laquelle?
Non, ce n’est pas la devinette, et la réponse est Lac-Mégantic pour les raisons
que l’on sait de négligence yanko-cAnadienne.
À Montréal, quatre candidats principaux visent la mairie. Il
y a bien sûr quelques joueurs mineurs, indépendants et autres Michel
Brûlé, mais il n’y en a que quatre – peut-être même seulement trois – de
véritablement dans la course. Les autres ne serviront qu’à diviser le vote, de
sorte que Luc Ferrandez pourra sévir un autre quatre ans.
Et voici la devinette.
Lequel des candidats dont la photo apparaît ci-dessous n’a
jamais travaillé officiellement, d’une manière ou d’une autre, pour les
libéraux, qu’ils soient fédéraux (PLiC) ou provinciaux (PLiQ)?
En passant, je tiens à souligner que, bien que dépourvu de
talent apparent, et seulement laborieux quand il s’agit de se faire valoir en
public, on doit considérer, même si certains s’objecteront à l’emploi de ce verbe,
que Denis Coderre a «travaillé» du seul fait qu’il a eu une carrière politique.
Je ne vous donne pas la réponse; elle se trouve facilement
sur Wikipédia.
Bonne fin de semaine quand même.
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