mardi 11 juin 2013

Vie privée ou privé de vie



Edward Snowden est un jeune homme de 29 ans qui, à venir jusqu’à tout récemment, était un travailleur de l’ombre au sein de la nébuleuse de l’espionnage yankee. Technicien en informatique pour le compte de la redoutable agence nationale de sécurité (NSA) aux Stazunis, il a « fuité » des informations sur le programme secret de son employeur en matière de surveillance électronique. Il appert que, au nom de la lutte contre le terrorisme – laquelle a décidément bon dos – le gouvernement yankee n’hésite pas à espionner systématiquement sa population.

Vous savez, tout ce qui est si laid quand ce sont les autres? Eh bien, c’est d’une beauté sans nom quand c’est le fait des Yankees.

N’empêche, il se trouve des voix discordantes; de mauvais sujets qui protestent contre cet assaut mené aux dépens de nos liberté fondamentales. À tel point que le débat a franchi la frontière et que le gouvernement cAnadien a été interpellé sur la question.

On sait que le CAnada est très fier du SCRS, son propre service de renseignement. On sait aussi que des sommes considérables sont réservées au fonctionnement de ce dernier. De là à imaginer que le SCRS pourrait se livrer à la même surveillance à l’endroit des terroristes, des islamistes, des communistes et – pourquoi pas? – des souverainistes, il n’y a qu’un pas. On sait que la Gendarmerie royale du CAnada, dite GRC (prononcer « GRRK »), ne s’en est jamais privée dans le passé.

Pour une fois, le ministre de la Défense a mérité son titre. En effet, hier, il s’est défendu de telles allégation, et a affirmé que le gouvernement du CAnada n’espionnait pas ses citoyens. Évidemment, on peut lui faire confiance aveuglément. On connaît l’étendue de sa crédibilité, surtout depuis l’affaire des F-35.

Bref, ledit Peter Maqué a assuré que les CAnadiens n’étaient pas espionnés par leur gouvernement. Et c’est sans doute vrai. À quoi cela servirait-il, d’ailleurs, puisqu’ils sont déjà espionnés par le gouvernement des Stazunis?

lundi 10 juin 2013

Waoû! Ouf! Boum!



Pour ceux qui, comme moi, ont passé la semaine sur une autre planète, la nouvelle a dû causer un choc immense.

Imaginez-vous. On part et tout est normal. On revient et Radio-Canada a cessé d’exister. La vénérable vieille dame d’État a été remplacée par une petite guédaille qui se fait appeler Ici. Si on risquait un mauvais jeu de mots, on serait tenté de dire : «Ici, couche-toi là.»

Je prévois déjà les réactions qui ne manqueront pas de se faire entendre de manière tonitruante. Imaginez l’effroyable situation des unilingues anglophones qui ont passé toute leur vie au Québec. Ne trouveront-ils pas discriminatoire à l’extrême ce recours exagéré à la langue française? De là – je n’ose dire « d’ici » – à ce qu’ils crient au fascisme, au nazisme et au mépris de leur droits consacrés démocratiquement par la Conquête, il n’y a qu’un pas.

Bref, le changement risque fort de rencontrer une opposition aussi fanatique que raisonnable.

Mais je n’arrive pas à comprendre d’où a bien pu venir une idée aussi saugrenue.

Cou’donc, quelqu’un a-t-il laissé la porte déverrouillée chez Clothaire Rapaille?

samedi 8 juin 2013

Pris avec le grand prix du Grand Prix





Un article publié dans le quotidien La Presse – une publication qu’on ne peut certes pas accuser de tendance gauchiste – du 6 juin dernier remet en cause toute la question des mirobolantes retombées économiques du soi-disant Grand Prix de formule 1 de Montréal.

Selon l’éternellement probe ministère des Finances du Québec, ledit événement assure des retombées économiques de l’ordre de plus de 89 millions $ chaque fois qu’il sévit dans la métropole. Mentionnons tout de go que ce chiffre provient d’une étude qui n’a jamais été publiée par le Ministère et que personne ne dispose du moindre indice quant aux méthodes de calcul utilisées.

Ce qu’on sait avec certitude, par contre, c’est que les divers paliers de gouvernement versent aux organisateurs 15 millions $ par séance de vroum-vroum nauséabond et reçoivent en échange des redevances faramineuses de l’ordre de 4 millions $. On voit tout de suite pourquoi les commerçants tiennent mordicus à ce que les gouvernements fassent des pieds et des mains pour retenir ce cirque chez nous.

Là où le bât blesse davantage, c’est qu’un étude sérieuse sur les retombées économiques d’un événement comparable, le Grand Prix de Melbourne pour ne pas le nommer, a été menée dans les règles de l’art, celle-là, et que ses conclusions jettent une douche froide sur le pot d’échappement du discours admis. Montréal et Melbourne étant des villes comparables sur le plan de la population et de l’affluence, il est tout à fait permis de penser que les retombées économiques sont équivalentes. Or, en Australie, les retombées sont de l’ordre de moins de 33 millions $, à peine plus que le tiers que ce que prétendent les sommités gouvernementales.

Un fois que l’on retranche les 10 millions $ de manque à gagner entre les contributions gouvernementales et les redevances encaissées, il resterait à peu près 23 millions $ de retombées véritables.

Mises à part la rue Crescent et quelques grandes chaînes hôtelières, je ne vois pas qui bénéficie de cette «manne». Pas nous, en tout cas, surtout si on pense que, de par leur caractère international, lesdites chaînes hôtelières envoient immanquablement une large part de leurs profits à l’étranger.

Bref, si certaines personnes, comme M. Peter Sergakis s’agitent à la pensée que Montréal puisse un jour – pas très lointain – perdre son Grand Prix de la pollution atmosphérique et sonore, personnellement, ça ne m’empêcherait pas de dormir.

mardi 4 juin 2013

Tout un tabac!


« Je t’aime sans fumée. » 

Depuis qu’on y a consacré des millions de dollars, les campagnes anti-tabac ont réussi un tour de force qu’il convient aujourd’hui de souligner afin qu’on puisse juger de l’efficacité des mesures visant à sensibiliser le public.

En effet, en ce siècle où on tente d’améliorer les conditions de vie, on constate que la coercition n’a plus sa place.

Par contre, on a prouvé ces dernières années que le pouvoir de la persuasion était nettement le plus fort. On l’a utilisé afin de convaincre les gens de modifier leurs habitudes de vie, d’améliorer leur alimentation et de faire preuve de plus de prudence au volant et de porter plus de respect envers leurs semblables, entre autres.

Mais le domaine où cette approche a produit les résultats les plus tangibles, ce fut sans conteste dans le cadre des campagnes anti-tabac. Ainsi, qu’on se souvienne seulement que, pendant les années 1970, près de la moitié des jeunes adultes étaient des fumeurs. Aujourd’hui, 40 ans plus tard, après de longues et fertiles campagnes de sensibilisation, on note les résultats encourageants suivants: moins de 50 % des jeunes adultes sont des consommateurs des produits du tabac.

Que demander de mieux?

dimanche 2 juin 2013

Ch’sais pas…



Ch’sais pas si vous vous souvenez, à l’époque où vous étiez si bien gouvernés par les libéraux – époque qui vous manque si j’en juge par les derniers sondages… Il était beaucoup question alors – devrais-je dire déjà? – de malversations dans l’industrie de la construction. Corruption, chantage, menaces, favoritisme, tout y était. Mais les soupçons d’alors se portaient uniquement sur les syndicats. Jamais, personne, nulle part, n’avait laissé entendre que ces agissements répréhensibles eussent pu être la faute des entrepreneurs, des ingénieurs ou encore moins des hauts fonctionnaires.

Or voici que, avec la Commission Charbonneau, on apprend que, finalement, s’il y a eu manquement de la part des dirigeants syndicaux, les preuves n’ont toujours pas été présentées. En outre, on est en train de découvrir que tout ce qui est privatisé finit immanquablement par coûter infiniment plus cher, parce que quelques requins dénués de scrupules autant que de sens civique – on les appelle des entrepreneurs – se sucrent au passage.

Méchant cas de diabète!

La prochaine fois qu’on dénigrera devant vous le «modèle québécois», il faudra répondre que c’est encore le seul qui soit dans nos moyens…


samedi 25 mai 2013

Trudismes


 
Justin Trudeau, le fils de Pierre Elliot Trudeau, et accessoirement le chef du Parti libéral du CAnada, en a proféré toute une, dernièrement.

Capable de mettre dans sa bouche deux langues – mais surtout une de bois – et au moins un pied, le successeur du grand PET – l’odeur de sainteté soit sur lui – a affirmé que l’ouverture de la Constitution cAnadienne ne pourrait se faire sans l’accord des provinces.

On se souviendra que son père – dont il aime se présenter comme l’émule en tête  – ne s’était pas gêné pour rapatrier la Constitution sans l’accord du Québec, en 1982. Ce qui fait qu’aucun gouvernement québécois, même parmi les plus lèche-bottes, n’a osé à venir jusqu’à maintenant entériner un accord anti-démocratique qui s’est fait sur notre dos. Même pas Bob-la-Job!

Si, selon le Sous-PET, il ne serait pas concevable que ladite Constitution soit rouverte sans l’accord des provinces, il semble qu’il a toujours été possible de la fermer sans au moins l’une d'elles.



*En anglais dans le texte.

jeudi 23 mai 2013

Ben bonne fête, hostie!


Comme l’a si bien indiqué Google en ce 23 mai 1873, le très démocratique John A. MacDonald, alors premier ministre du CAnada – et peut-être à jeun pour l’occasion – créait la police montée du nord-ouest qui allait devenir l’illustre et respectable Gendarmerie royale du CAnada en 1920.

Dans son rôle de gardien de la loi et de l’ordre à l’échelle du CAnada, elle allait accessoirement faire pendre Louis Riel, persécuter les Amérindiens et emprisonner arbitrairement les souverainistes québécois; le tout dans deux siècles différents, il va sans dire.

Oui, vraiment, la GRC (prononcer «GRRK») constitue à elle seule un des fleurons qui expriment le mieux ce qu’est le fait d’être cAnadien, avec tout le respect de la liberté de pensée et la défense du droit de parole que cela comporte.

Malheureusement, afin de marquer un si glorieux événement, je n'ai pas de gâteau suffisamment gros sur lequel ficher les 140 dignes bougies pour souligner l’anniversaire. En lieu et place, je propose la photo qui suit.

Vive la police!

Montée, bien sûr…


mercredi 22 mai 2013

lundi 20 mai 2013

Je me souviens...





... que, né sous le lys, je tirai sur la rose.

samedi 18 mai 2013

Rob craque


Coup de tonnerre dans le ciel torontois, ces derniers jours. Un quotidien du cru a affirmé que le maire Rob Ford avait consommé une drogue illégale et que, en plus, il existait une vidéo attestant de la chose. Il n’en fallait pas davantage pour que la machine à rumeurs de la cité virginale s’emballe.

Le principal intéressé s’est empressé de démentir de telles allégations, affirmant qu’elles étaient en outre « ridicules ». Son entourage a d’ailleurs abondé dans le même sens en renchérissant sur l’aspect loufoque des accusations.

Néanmoins, il semblerait que le pauvre homme ait été ébranlé par l’énormité de telles affirmations, car il a décidé à la dernière minute que, exceptionnellement, il n’animerait pas son émission de radio hebdomadaire, The City, ce week-end.

De là à penser qu’il a craqué, il n’y a qu’un pas. Lourde perte pour les citoyens.

Je suis scandalisé par une telle entreprise de dénigrement, surtout à l’encontre d’une personnalité aussi intègre, et je tiens par la présente à affirmer qu’il m’apparaît impensable de croire, ne serait-ce qu’une seconde, que le maire de Toronto, M. Rob Ford, ait pu fumer de la marijuana.

vendredi 17 mai 2013

1949-2013


Elijah Harper


Une reconnaissance éternelle à la mémoire d’Elijah Harper. Grâce à lui, nous ne sommes toujours pas cAnadiens.


jeudi 16 mai 2013

Obama cares!



Dans un accès inattendu et isolé de respect du droit de parole et de la liberté de pensée, le président des Stazunis, M. Barack Obama, a annoncé la préparation d’un projet de loi destiné à protéger les sources des journalistes.

Certes, il ne manquera pas d’esprits chagrins pour souligner que les projets de loi aux Stazunis ont une espérance de réussite assez faible. Qu’on regarde seulement cette loi qui devait doter l’ensemble de la population yankee d’un système de santé adéquat, ou cette autre récemment qui devait restreindre la disponibilité des armes à feu. On se rappellera que, dans les deux cas, la législation a été tellement diluée qu’elle en fut rendue totalement inefficace.

Honte à ces mauvais penseurs! 

Cette fois, je suis sûr que le président, en digne successeur de George W. Bush, saura prendre les mesures nécessaires afin d’instaurer un climat de confiance et de sécurité dans les salles de rédaction et assurer ainsi à la population entière une information juste, honnête, fiable et objective, comme toujours depuis bien avant la guerre en Irak.

Comme l’a si bien dit son slogan : «Yes, we could!»

Ou quelque chose comme ça…



vendredi 10 mai 2013

Le CH chute



jeudi 9 mai 2013

Montréal vue du sol





mardi 7 mai 2013

Lou de l’au-delà


Angela, mon amour


Après la Dame de fer, la Dame d'affaires
Une nouvelle a fait le tour de la planète banalité, la semaine passée. On a appris que la chancelière allemande, Mme Angela Merkel, est plus facilement séduite par un homme « qui a de beaux yeux ».

Évidemment, elle n’a pas précisé si l’appartenance sociopolitique de l’homme en question avait son importance. Ainsi, je soupçonne que, beaux yeux ou pas, un pauvre, un travailleur, un syndicaliste ou un simple gauchiste n’auraient probablement pas grand chance à ses yeux à elle.

Tout de même, je préfère ne pas courir de risque, de sorte que je vais garder mes lunettes noires.

J’ai d’beaux yeux, t’sais...

samedi 4 mai 2013

Lou de l’au-delà


Pot’problème


Pas plus tard qu’aujourd’hui, il y avait à Montréal une marche en faveur de la légalisation de la marijuana.

Vous savez, la marijuana, qui est considérée comme une droïlle illégale, par tout le monde sauf ceux qui traitent les gens qui souffrent de problèmes de la vue. Évidemment, ceux et celles qui revendiquent la légalisation de la substance ne se sont pas contentés de marcher. Ils ont profité de la belle journée pour se froster la binne, question de faire passer la bouffe et le liquide.

Heureusement, tandis que les manifestants consommaient allégrement des substances illégales au nez des flics, ils avaient eu la précaution élémentaire de fournir aux autorités l’itinéraire précis de leur manifestation, de sorte que, toute illégale qu’elle pût être, elle respectait strictement les édits autoritaires du règlement P-6.

Bien entendu, les policiers n’ont pas été trop à cheval sur le règlement. Ils ont jugé qu’il n’était pas de la faute des marcheurs si la manifestation n’est pas arrivée là où elle pensait.

C’est formidable de voir qu’on a une police aussi tolérante!...

vendredi 3 mai 2013

Lou de l’au-delà


Fatiguant au Vatican


Joseph Ratzinger, ex-engagé-de-force-dans-les-Jeunesses-hitlériennes et accessoirement ex-pape, qui était trop épuisé et avait conséquemment dû quitter le saint siège, y a fait un retour remarqué. En effet, celui qui a renoncé à toutes les charges reliées au pouvoir pontifical est revenu s’occuper de ses petites affaires, quoiqu’on ignore encore lesquelles.

Pas jaloux pour deux sous, son successeur a accueilli le prélat à bras ouverts avec une avalanche de témoignages d’amitié.

Encore une histoire d’amour chrétien qui finit bien.


Impossible d'effacer l’impression que le nouveau pape a une gueule de faux jeton.
Tout le contraire de son prédécesseur, bien entendu.