mercredi 18 avril 2012
Des langues sur le point de disparaître

Une langue meurt toutes les deux semaines. C’est environ 25 langues par année. À ce rythme, la moitié des langues du monde risquent de disparaître d’ici la fin du 21e siècle.
À l’heure actuelle, la population de la planète parle environ 7 000 langues, mais la diversité linguistique est menacée dans le monde entier. En fait, la majorité des langues comptent assez peu de locuteurs.: 94 % en ont moins d’un million et 55 % moins de 10 000. Au total, 94 % de la population parle 6 % des langues du monde. Et.la.tendance s’aggrave : les langues dominantes attirent de plus en.plus de locuteurs, tandis que les langues minoritaires en perdent de.plus en plus.
Des langues sur le point de disparaître
Au-delà des mots, Commissariat aux langues officielles, 18 avril 2012
Reçu de notre bureau de Toronto, merci!
Délestage et délitage

Avec la prolongation du conflit étudiant au-delà de la limite que pouvait imaginer le gouvernement de John James Charest qui a les deux mains sur le volant depuis le Brésil (un long arbre de direction), l’inquiétude – puis la panique – s’est mise à retrousser la belle coiffure de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport (sic).
Afin de tenter de régler ladite crise à son avantage, puisque le mouvement de contestation n’en venait toujours pas à s’essouffler, Mme Beauchamp – pour ne pas dire Danlechamp – avait résolu de se délester de ses responsabilités sur les établissements d’enseignement en incitant ces derniers à reprendre les cours. Ultimatums, injonctions et menaces à l’appui, les autorités, surtout gouvernementales, ont voulu forcer la main aux étudiants. Ceux-ci, plutôt que d’enrouler leurs bannières et sagement rentrer dans le rang, ont augmenté la pression, de telle sorte que les collèges et universités ont jugé plus prudent de ne pas donner suite à la directive ministérielle.
La stratégie gouvernementale, pour autant qu’il y en ait eu une au départ, ce qui demeure plus que douteux, est en train de se déliter sérieusement.
Le problème, maintenant, c’est que, après ce long refus à vouloir discuter, toute apparition d’un représentant gouvernemental à une table de négociation – avec ou sans la présence de la CLASSE – ne sera rien d’autre qu’une défaite de plus pour un gouvernement de passage qui, malgré ses rodomontades, n’aura jamais été capable de mener la barque de l’État.
Au final, John James Charest et ses poteaux n’auront été efficaces qu’en ne faisant rien.
mardi 17 avril 2012
Vélo acrobatique musical
Le kit Turntable Rider transforme le vélo libre-service japonais Cogoo en instrument de musique électronique. Suffit d’apprendre à en jouer.
Via Laughing Squid
DERNIÈRE HEURE
‘Cré ti-Jean
lundi 16 avril 2012
S’échapper

Photo pas rapport piquée ici.
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L’ex-Cynique Serge Grenier est mort après avoir tenté de s’échapper de la résidence appelée Les jardins d’amour, à Saint-Lambert, où il ne voulait pas aller. Il a tenté de s’échapper comme le comte de Monte-Cristo de sa tour en nouant des draps qu’il a jetés par la fenêtre de sa chambre, il les aura mal noués et il est tombé du troisième étage.
On raconte qu’il était confus.
Je ne vois aucune confusion dans le fait de vouloir s’échapper d’un truc qui s’appelle Les jardins d’amour. Vouloir échapper au ridicule est plutôt un signe de lucidité. J’invite les vieux à nouer leurs draps, à s’échapper de l’autobus qui les mène sur la route des vins, à s’échapper de leur tournoi annuel de badminton, à s’échapper de la randonnée sur la piste cyclable du P’tit Train du Nord, du club de lecture, de la soirée théâtrale, du goûter, de la dégustation, vive Serge Grenier, vive la fenêtre du troisième étage.
Portraits de famille
Pierre Foglia, La Presse, 16 avril 2012
dimanche 15 avril 2012
Pauvres tipoux
J’ai lu sur le site de Canoë, l’article rendant compte de la grande manifestation d’hier et, effectivement, l’événement, festif autant que revendicateur, s’est déroulé avec un ordre impeccable, démontrant le haut degré de responsabilité sociale des contestataires, qu’ils soient étudiants, enseignants ou autres, comme moi.
Un court paragraphe a pourtant attiré mon attention: «Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n'a rapporté qu’une seule arrestation soit celle “d'un homme qui avait en sa possession un arc et des flèches”.»
C’est vrai qu’il y avait dans cette grande foule un type avec un arc et des flèches, car je l’ai vu. Une sorte de grand gusse, avec un arc jouet et de toutes petites flèches, qui devait vouloir se faire passer pour une sorte de Robin des Bois au carré rouge. Rien, là-dedans, de plus inoffensif. Il est même inconcevable que la police eût pu interpeller le type en question, et encore davantage qu’elle procède à son arrestation.
Mais quand on est flic, il faut bien tenter de faire peur au monde.
Ne serait-ce que pour justifier son salaire…







