mardi 17 février 2009

The Story of Stuff

De son extraction jusqu’à sa mise aux déchets, tout le stuff qui nous entoure a des conséquences directes sur la vie des communautés d’ici et d’ailleurs. Pourtant, la majeure partie de ce processus nous est invisible. Mené à un rythme d’enfer, The Story of Stuff réussit l’exploit de faire le tour de la question en 20 minutes. Et c’est brillant! Et c’est riche, et drôle aussi. L’auteur et animatrice Annie Leonard est fantastique. Elle prend tout juste le temps de respirer...

Le film en anglais est disponible en haute résolution et sans interruption sur le site Web The Story of Stuff.

Ci-dessous, la première de six parties sur YouTube, avec sous-titres en français. (Parties 2, 3, 4, 5, 6)


L’île aux fleurs

La réaffectation à la consommation humaine des céréales utilisées pour nourrir les animaux et le recyclage des déchets alimentaires en nourriture animale, pourraient alimenter les 3 milliards d’habitants supplémentaires prévus d’ici 2050, assure l'ONU.

Recycler nos déchets pour nourrir le monde
AFP, Cyberpresse, 17 février 2009

Les bals de la pauvreté

Et que dire du «Bal de la Jonquille» 2008 où les invités, triés sur le volet, découvraient à l’entrée de l’hôtel une fille nue peinte d’or couchée sur un lit de diamants. Époustouflant! Très bon pour les pauvres.

(...) Puis, quand (Monseigneur Helder Camara, archevêque du Brésil) a commencé à expliquer aux démunis pourquoi ils étaient pauvres et ce qu’il fallait faire pour changer les choses, il a été excommunié du cercle privilégié des bourgeois profiteurs. Au lieu d’être considéré comme un saint, on l’a traité de «communiste». Je le répète une autre fois: l’aide à celles et ceux qui ont une contingence dans la vie (pauvreté, maladie, etc.) est due en droit et non en charité privée.

Léo-Paul Lauzon, L’aut’journal, 9 février 2009

Grand écart mental


Merci Mgr Williamson (négationiste récemment réintégré par le pape), on se marre bien dans les chaumières.

«Les cons osent tout. C’est même à ça qu'on les reconnaît». (Audiard).

La reconstitution est annulée

Le coup de la pompe

Pourquoi le prix de l’essence – à la pompe, faut-il préciser – augmente-t-il apparemment de manière arbitraire? Beaucoup de gens posent la question et peu d’experts savent y répondre adéquatement. C’est pourtant pas sorcier!

Les variations sur le prix de l’essence sont tributaires du prix du baril de pétrole, tout simplement. Or qu’arrive-t-il à ce dernier? L’une de trois choses : ou bien il augmente, ou bien il baisse, ou bien il demeure stable.

Si la valeur du baril augmente, les compagnies pétrolières, inquiètes de voir leur marge de profit être réduite, n’ont d’autre choix que de hausser le prix de l’essence.

À l’inverse, il peut arriver que le prix du baril de pétrole fléchisse. Dans un tel cas, le prix de l’essence augmente en proportion, car les pétrolières, craignant une baisse de l’activité économique sous forme de récession, n’ont d’autre choix que d'accroître préventivement leur marge bénéficiaire.

Enfin, plus rarement, il peut arriver que le prix du pétrole demeure stable. Alors, les multinationales de l’or noir se trouvent contraintes d’augmenter le prix de l’essence, dans la crainte de voir le marché stagner dangereusement.

Rien de plus facile à expliquer que l’économie. C’est juste une histoire de gros sous!

On ne bouge plus...

Enrôlez-vous, qu’ils disaient...


Le nombre de soldats qui quittent les Forces canadiennes a bondi de 33% depuis 2003-04. L’armée a toutefois réussi à compenser cela par un recrutement énergique et efficace.

La rétention a aussi été particulièrement difficile dans les dernières années en raison de la vigueur de l’économie canadienne. Quand les gens se dénichent facilement une carrière dans le privé, pourquoi s’enrôler? «C’est clair qu’il y a un impact, dit Alain Pellerin, un colonel à la retraite. Quand le chômage est plus haut, les Forces recrutent plus facilement et gardent leur personnel. D’ailleurs, avec l’économie en chute libre, l’année 2009 devrait être plus facile pour l’armée.»

L’armée canadienne peine à retenir ses militaires
Alec Castonguay, Le Devoir, 17 février 2009

lundi 16 février 2009

Tandem Godbout-Kafka


Réal Godbout, un géant de notre bande dessinée, scénariste (avec Pierre Fournier) et dessinateur des séries Michel Risque et Red Ketchup, s’est attelé à la réalisation d’un rêve qu’il berçait depuis longtemps: L’adaptation en BD de L’Amérique de Franz Kafka. Rien de moins.

La commande se mesure en années, y’en aura pour plus de 150 pages au total et Godbout est à la mi-chemin de son heureux calvaire. Non, la brique ne sera pas en librairie à l’automne, mais en attendant, l’artiste nous offre un aperçu de l’oeuvre en devenir à travers un blogue qui révèle ses méthodes, ses choix, ses questionnements — bref, le processus de création étalé au grand jour et, quelle joie, saupoudré d’images fraîchement ciselées.

Un New York imaginaire, une époque retrouvée et recréée dans les moindres détails de costumes et d’accessoires, et des personnages campés avec génie. Allez voir!

Époustouflant!

L’Amérique ou le disparu

Le turban fou frappe encore

Et maintenant, dans un registre
complètement différent...

Défense de fumer

Gare au Rhinoféroce!

Qui aurait cru qu’on pouvait apprendre des rhinocéros? Dans sa chronique Monday Morning Manager dans le Globe and Mail, Harvey Schacter décrit l’étroite ressemblance des rhinocéros et des leaders orientés vers le futur, une théorie de l’entrepreneur Christian Warren.

Comme ce type de leader, les rhinocéros vont à la charge lorsque c’est nécessaire et ils savent quand se tenir l’écart. Ils sont également au courant de ce que les autres animaux font sans pour autant imiter leur comportement. (...) Les leaders-rhino savent cultiver une vision positive que même en temps de récession, une entreprise peut prospérer.

Allez au zoo!
Les affaires, 9 février 2009

• • •

Après s’être inspirés si longtemps du requin, un animal redoutablement efficace – mais si peu évolué qu’il lui faut nager sans arrêt s’il ne veut pas se noyer, faute d’avoir développé des branchies, l’épais –, voici que nos leaders se tournent vers un nouvel animal totem. C’est un pas dans la bonne direction. Au moins, c’est un mammifère. Si ça continue, on peut espérer qu’un jour ils s’inspireront de l’humain. Encore que...

Julie Boul…?...

Voulez-vous bien m’arrêter ça!

Combien de fois entend-on, dans les médias, prononcer le nom de la ministre du Transport du Québec «Julie Boulé». Son nom s’écrit B-o-u-l-e-t!... Pas «boulé»; «Boulet» (prononcer «bou-laid»)!

J’aimerais savoir qui est l’inculte de service qui a décidé unilatéralement que les lettres échappent désormais à toute règle phonétique quelle qu’elle soit. Car enfin, une habitude si répandue – comportant heureusement plusieurs exceptions – dans les bulletins de nouvelles doit bien être commandée par quelqu’un.

D’accord, je comprends que personne ne veut voir un ministère avec un boulet; surtout – quel symbole! – celui du transport. Mais bon, ce ne serait pas la première fois que le nom de la personne se démarque nettement par rapport à l’activité qu’elle pratique. Voyez les salons funéraires Sansregret, par exemple.

Il faut savoir assumer, merde!

De toute façon, «Boulé», ce n’est pas mieux. Selon le Dictionnaire des canadianismes de Larousse, «boulé» veut dire homme fort (dérivé de bully, en anglais).

Ça n’a pas plus rapport avec la ministre du Transport! Surtout pas au deuxième étage…

Non, croyez-moi, il faut bannir ce genre d’accommodement linguistique. Sinon, à qui voulez-vous qu’on se fise?

Parce qu’il y a des enfants!

En cette année de l’astronomie, je salue l’allumeur et tous les enfants. Parce que l’amitié, c’est humain et les enfants... cosmologiques.

Sens unique?

Vous connaissez peut-être la vidéo qui montre le trafic aérien du monde entier sur 24 h?


La vidéo est là: Quicktime ou MWV.

Et en temps réel, ça donne quoi? Les mêmes gugusses s'amusent ici. (Ne vous fatiguez pas, c'est centré sur la région de la Suisse alémanique et l'Allemagne du sud. Pas moyen de l'étendre ailleurs).

Alors, à quand la vidéo instantanée avec un passager directement depuis sa salle de bain?

Humour en uniforme

Deux sous-marins nucléaires, un français et un britannique, sont entrés en collision alors qu’ils patrouillaient à grande profondeur, un incident inédit qui n’a pas fait de blessés, ni mis en danger la sécurité nucléaire, ont annoncé lundi les marines des deux pays.

Les autorités militaires ont ainsi confirmé des informations de la presse britannique, qui annonçait lundi une collision le 4 février entre les submersibles, longs de 140 (pour le français) et 150 mètres, armés chacun de 16 missiles nucléaires balistisques à têtes multiples et qui embarquent à eux deux quelque 250 marins.

Collision inédite entre sous-marins français et britannique
AP, Cyberpresse, 16 février 2009