samedi 7 mai 2022

Cas burqa

 




Coup de tonnerre dans le ciel de la condition féminine, aujourd'hui. On apprend que les talibans ont de nouveau imposé le port du voile intégral, c'est-à-dire la burqa, pour toutes les Afghanes.


Selon les militantes féministes d'ici, il s'agirait d'une atteinte à la liberté des femmes de là-bas, ce qui n'empêche pas ces mêmes militantes de défendre le port du voile islamique ailleurs dans le monde.


Par ailleurs, dans un tout autre ordre d'idées, je n'ai jamais rencontré une militante féministe prénommée Constance.


Ça viendra peut-être un jour.


vendredi 6 mai 2022

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Notions après rasage


Dans un hôpital menacé de fermeture, le personnel se retrouve démobilisé devant les tâches qu’il a à accomplir. Dans un effort désespéré pour à tout le moins sauver les apparences devant la clientèle, l’hôpital décide d’installer des appareils d’écoute dans les aires où le personnel est au contact des patients. L’un des rares endroits encore à l’abri des oreilles électroniques est la salle d’opération. Un patient sous sédatif est amené auprès de deux préposés aux bénéficiaires, un homme et une femme, qui doivent procéder à son rasage. Tandis que les deux personnes s’affairent, il devient évident à leur attitude qu’il plane une certaine animosité entre eux. Lorsque le calme revient, on découvre que, sans que leurs collègues ne le sachent, ils sont amants et que leur couple traverse une période assez délicate où les récriminations vont bon train et où les soupçons, même les plus improbables en apparence, sont de mise. Comme le ton monte de plus en plus et que le rasoir, fût-il électrique, est manié de manière assez brusque, le patient sort de sa torpeur et s’adresse, au cours de la discussion, alternativement à l’un et à l’autre afin d’obtenir des éclaircissements. C’est ainsi que, au fil de ce jeu de questions et réponses, on assiste à toute l’histoire amoureuse du couple qui défile ainsi en une sorte de flash-back segmenté et soumis à des éclairages différents selon que l’on a droit à la version de l’homme ou à celle de la femme. Progressivement, le patient commence à porter des jugements et à attribuer les torts à l’un ou à l’autre. Lorsque le patient entre enfin en chirurgie, les deux protagonistes retirent une impression quelque peu irréelle de cette rencontre avec un inconnu qui a officié, le temps d’un rasage, comme l’aurait fait un psychologue. Quelques semaines plus tard, alors que le couple vient tout juste de rentrer du travail, la sonnette se fait entendre et, à son grand étonnement, le couple trouve sur le pas de la porte le patient de l’autre jour. L’intrus réussit à se faire inviter à passer la nuit, mais, évidemment, il s’incruste jusqu’à ce que, un matin, tandis que les deux hommes se font la barbe, le maître des lieux lui demande très civilement de partir. C’est alors que l’intrus explique qu’en échange du gîte et du couvert, il réussira à sauver la relation défaillante où est en train de s’abîmer le couple. Intrigué, l’homme, qui ne désire rien d’autre, se prête au jeu avec l’énergie du désespoir. Il se dessine alors une relation chargée d’érotisme au cours de laquelle ce triangle amoureux explore quantité de fantaisies licencieuses au sortir desquelles l’homme et la femme se retrouvent comme transfigurés. Un matin, alors qu’ils s’éveillent après une nuit de passion en compagnie de leur amant, ils ne trouvent de trace de lui que son rasoir laissé en évidence sur le rebord de l’évier de la salle de bains.


 – Martin Gall – 308 p. – 1990 – Étrange allégorie axée autour du processus de rasage. Avec des accents irréels très marqués, c’est pourtant à une descente dans la banalité de la notion de couple que le lecteur assiste, jusqu’à ce que, sauvé par un érotisme débridé, l’amour resurgisse du gouffre où il s’était abîmé.

Comme un John James dans l'eau bénite


 

jeudi 5 mai 2022

Libârtöé!

 


Mais qu'est-ce donc que ce Parti svoboda?

Le wolfsangel s'envole

 






mercredi 4 mai 2022

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Ninon Niwi


Jeune femme au grand coeur, Ninon Niwi habite la réserve amérindienne. Elle fait partie d’une famille nombreuse et, bien qu’elle soit l’aînée, garde suffisamment de fraîcheur et de naïveté, malgré la pauvreté et l’hypocrisie qui l’entourent, pour continuer à croire au bonheur. Ninon n’est, en fait, qu’une enfant dans un corps d’adolescente. Cependant, son monde est vite chambardé lorsque sa mère meurt en couches et que Ninon doit assumer la responsabilité de la maisonnée, alors qu’elle commence à prendre soin de ses frères et soeurs ainsi que de son père. Pendant quelques années, elle remplit ainsi le rôle de mère de famille avec les soucis de tous ordres, financiers et autres, que cela suppose. Précocement usée par le travail, elle paraît très tôt plus vieille que son âge et, bien qu’acculée par la vie, elle continue à croire en un bonheur fuyant et insaisissable. Un soir, son père ne rentre pas du travail ; elle apprend des policiers venus sonner à la porte qu’il a succombé à un accident de travail. Désormais seule et privée de toute ressource, elle ne sait plus comment faire face à l’adversité. Ninon se laisse courtiser par un homme beaucoup plus vieux qu’elle, Mike, qui est un contrebandier notoire ayant des relations très étroites au sein du conseil de bande et de la police locale. Considérée comme un bon parti par les gens peu scrupuleux de l’endroit, Ninon ne lui accorde ses faveurs que pour subvenir aux besoins de sa famille. La vie se réorganise avec à sa tête Ninon qui, lors des absences répétées de son mari, assume l’autorité. Cependant, lorsque ce dernier est à la maison, elle constate avec étonnement que son rôle à elle se modifie selon les circonstances. Mais, progressivement, le conflit d’autorité s’installe dans la maison. Ninon, habituée à diriger lorsqu’elle est délaissée par son mari, accepte mal que celui-ci reprenne péremptoirement l’autorité au cours de ses brèves présences, d’autant plus que ses frères et soeurs refusent de le reconnaître en tant que chef de famille. Mike décide, contre l’avis de Ninon, de mêler le cadet à ses affaires louches. Lorsque le jeune homme est arrêté par la police, le conflit, jusque-là larvé, éclate. Mike, qui révèle alors ses dehors violents, menace Ninon de la tuer et de faire disparaître son corps de telle façon que nul ne la retrouve jamais. Battue, terrorisée, elle s’enfuit de la maison pendant plusieurs jours. À la fin, désemparée, démunie, elle rentre au bercail pour constater que son mari est absent. Pendant des jours, Ninon attend de ses nouvelles, en vain. Même les associés de ce dernier sont à sa recherche. Mike a disparu pendant l’absence de Ninon et, tandis que la police fait enquête dans la réserve, elle tente de découvrir la vérité au sein de sa propre famille.


 – Judes Oka – 238 p. – 1989 – Pamphlet décapant contre l’hypocrisie d’une société aveuglément ploutocrate, le roman a d’abord été écrit pour la scène, au bénéfice d’un groupe de comédiens amateurs. La popularité de la pièce a cependant, depuis lors, été largement dépassée par celle du roman.

La course des chefs

 


Il peut toujours courir, ce cher, bon, gros, vieux John James.

mardi 3 mai 2022

Cadieu ne plaise



On n'en a guère parlé – merci virus – mais, en 2021, l'armée du CAnada, et avec elle le gouvernement du pays susnommé, a été secouée par une pléthore de dénonciations de hauts gradés ayant été soupçonnés d'inconduite sexuelle. Il s'en est suivi une série de démissions, ce qui avait permis au Figaro, une publication française tout à fait crédible puisque très à droite, de titrer «L'armée canadienne décimée par des scandales sexuels


Afin de préserver leur réputation, certains militaires ont préféré démissionner, espérant ainsi éviter des poursuites. Le cas le plus connu fut celui de Trevor Cadieu – souvent appelé dans les médias Trevor Kadier (sic) –  qui avait atteint le grade de lieutenant-général et qui, avant que des accusations soient déposées contre lui, devait occuper le rôle de commandant en chef de l'armée. Or, en avril dernier, M. Cadieu a décidé de prendre sa retraite en clamant son innocence. Cependant, comme l'affirme un article de la Corporation de radiodiffusion cAnadienne (CBC), le fait de prendre sa retraite ne le mettait pas de facto à l'abri d'une éventuelle cour martiale.


C'est ainsi que M. Cadieu a été nommé responsable d'un biolaboratoire ukrainien effectuant des recherches à caractère militaire pour le compte d'une agence du Pentagone. Il est à noter que, bien entendu, le principal intéressé n'était aucunement en mission pour le compte du gouvernement cAnadien. 


Toujours est-il que l'ex-lieutenant-général a été capturé par l'armée russe la nuit passée à Marioupol, d'où il a été transféré à Moscou afin d'y être jugé. Cela signifie deux choses. Tout d'abord, que, si les Russes commencent à capturer des généraux, fussent-ils étrangers à l'Ukraine, c'est que les choses ne vont pas très bien pour ce pays. Ensuite, que les Russes parviendront peut-être à faire justice là où le CAnada a si lamentablement échoué.



lundi 2 mai 2022

Complot est-ce?

 

L'article ici



Est-il complotiss que de s'en remettre aux statistiques? Si oui, ne lisez pas ceci. Sinon, imaginez l'hécatombe quand on en sera rendus à la septième dose.






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Nenf Eckneff


Blaise Saint-Just est un marin blanchi sous le harnais qui, presque arrivé à l’âge de la retraite, revient dans son village natal au hasard d’une escale de son cargo, le Nenf Eckneff, dans un port proche. Son village s’est mué, depuis son départ plus de vingt ans auparavant, en une ville prospère qui tire sa richesse de la pêche côtière et hauturière, mais qui commence déjà à éprouver les contrecoups de la rareté des stocks alors que les prises ont tendance à se raréfier et que la coopérative locale, qui n’est en fait qu’une compagnie exploitant honteusement le travail des pêcheurs, impose des quotas minimaux de plus en plus difficiles à atteindre. Blaise, à son arrivée, retrouve sa soeur et ses amis d’antan avec joie, quoiqu’il apprenne avec chagrin la mort de son plus proche ami, Miguel, l’équivalent du frère qu’il n’a jamais eu, lors d’un naufrage. Hésitant quant à son avenir, il n’arrive pas à se décider s’il restera dans cette ville qu’il ne connaît plus, ou s’il retournera à bord de son cargo. Il s’engage temporairement à la coopérative grâce aux bons offices d’un de ses amis, Target, fondateur et président de la compagnie. Au hasard de ses nuits d’errance sur le bord de la mer, alors que son choix commence à poindre et qu’il envisage de retourner à bord du Nenf Eckneff, il rencontre par hasard Zoot, une connaissance de sa jeunesse, devenu clochard hantant les docks et le port de pêche. Alors qu’ils vident tranquillement dans l’obscurité une bouteille de mauvais gin, Zoot raconte à Blaise que son ami Miguel a succombé à un sabotage de son navire orchestré par nul autre que Target. Horrifié, Blaise ne sait que faire. À la suite d’une sortie en mer, le bateau de pêche sur lequel il travaille vient près de sombrer et il le sauve en prenant les commandes. Dès lors, il mène sa propre enquête et découvre que Miguel, à l’époque de la création de la compagnie, avait tenté de rallier les pêcheurs au sein d’un syndicat, tentative qui avait avorté au moment de sa mort. Comprenant enfin les mobiles qui ont poussé à l’affrontement ses amis d’hier, Blaise ne peut réprimer son dégoût devant la machination ourdie par Target. À l’occasion d’une sortie en mer aux commandes du chalutier amiral de la flotte de pêche, le navire qui assure encore la survie de la compagnie, Blaise réussit à prendre les commandes seul en compagnie de Target. Il lui raconte alors ce qu’a été sa vie jusqu’à ce moment, une existence faite de déceptions et d’occasions brisées par le sort, une vie où les échecs ne l’avaient préparé qu’à ce moment, l’instant de la justice. Rendu impuissant par un fort sédatif, Target ne peut ni appeler à l’aide ni intervenir lorsque Blaise jette le chalutier contre un récif. Lorsqu’il retourne à bord du Nenf Eckneff, l’équipage ne parle que de cet étrange naufrage où un seul homme a perdu la vie : le président de la compagnie.


 – Pierre Roffoi – 192 p. – 1989 – Roman fait de la grisaille du large et d’une insaisissable immanence qui plane à chaque page. Il emporte le lecteur et lui communique, en même temps qu’une grande soif de justice, le désir de larges horizons.

dimanche 1 mai 2022

Premier mai

 

Giuseppe Pellizza, Il Quarto Stato (Le quatrième État)


samedi 30 avril 2022

L'avenir au passé

 

L'article ici



Autrefois, avant que l'OTAN ne devienne le bras armé de l'hégémonie yankee, la Pologne et l'Ukraine étaient à couteaux tirés. Pendant l'entre-deux-guerres, ces deux pays arrachés à l'empire russe se sont livrés à une lutte acharnée afin de contrôler la Galicie, soit l'ouest de l'Ukraine.


Plus tard, après 1945, cette région fut divisée entre les deux pays et le partage a donné lieu à un échange de populations particulièrement acrimonieux, qui a entraîné nombre de morts.


Aujourd'hui, en souvenir du bon vieux temps, la Pologne commence à évoquer l'occupation militaire de l'ouest de l'Ukraine actuelle; sans doute pour la protéger.


Le régime de Kiev devrait se méfier. En effet, avec des amis pareils, on n'a plus guère besoin d'ennemis. Mais que l'Ukraine se rassure par ailleurs. Si les forces polonaises envahissent son territoire, l'Occident ne fera rien pour la défendre, lui évitant ainsi une autre guerre.


Ah! cet Occident pacifiste! Quand ça l'arrange...





vendredi 29 avril 2022

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Le mythe de la femme noire


Sur une planète lointaine, à une époque indéfinie de l’avenir ou du passé, tous les hommes sont de race noire et toutes les femmes sont de race blanche. Dans cet univers quasi idyllique dont le niveau technologique est similaire à celui de la Terre à l’aube du second millénaire, les femmes occupent une position prédominante au plan à la fois culturel et social. L’une d’elles, une scientifique renommée, travaille dans un centre de recherche dont l’objectif est de développer de nouvelles sources d’énergie. Malheureusement, au cours d’une expérience qui tourne mal, elle est exposée à des radiations d’un type nouveau qui, sur le moment, semblent l’avoir laissée indemne. Quelques années plus tard, elle donne naissance à un enfant affligé d’une terrible anomalie : la petite fille est de race noire. Malgré tous les examens, rien ne permet de penser que la race du bébé puisse venir à changer, au grand désespoir de sa mère, et, en effet, à mesure que l’enfant grandit, ses caractères négroïdes s’accentuent plutôt que de se résorber. Très tôt ostracisée par les autres enfants, les filles en particuliers qui n’hésitent pas à la traiter de « future femme à barbe », la petite Ednak se réfugie dans une solitude farouche où, contrairement aux enfants de son âge, elle se consacre exclusivement à des travaux intellectuels. Elle développe ses connaissances à une cadence extraordinaire et ses professeurs ont de la difficulté à lui fournir la matière plus rapidement qu’elle ne l’assimile. Même arrivée à l’âge adulte, elle continue d’étonner son entourage par la supériorité de son esprit et ses extraordinaires facultés mentales. Cependant, en dépit de l’admiration dont elle est l’objet par la communauté scientifique, elle n’en reste pas moins une paria aux yeux du reste de la société et, en conséquence, elle préfère sa solitude rassurante à la présence de ses semblables quelles que soient les circonstances. Le jour de ses quarante ans, le gouvernement planétaire l’appelle pour une réunion extraordinaire dans un lieu tenu secret. Le périple en avion dure près de douze heures et elle se retrouve au sommet d’une montagne inconnue dans une région dont on refuse de lui donner le nom. Elle apprend qu’elle est mandatée par le gouvernement afin d’accueillir en son nom un vaisseau spatial venu d’un monde éloigné. Ignorant pourquoi elle a été choisie parmi tous les responsables scientifiques et politiques, elle reste seule attendant le moment de la prise de contact, méditant sur ce que sera l’avenir de son monde après une telle rencontre. À la fin, le vaisseau étranger atterrit et Ednak se présente seule pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs. À son grand étonnement, elle constate que les passagers du vaisseau sont des hommes de race blanche.


 – Elke Skélter – 462 p. – 1994 – Splendide travail d’écriture où tous les paramètres d’un monde nouveau sont soigneusement mis en valeur, tout en les intercalant avec quantité de détails de la vie quotidienne. Les questions d’éthique et les interrogations philosophiques sont ici franchement abordées avec une exceptionnelle sensibilité.

jeudi 28 avril 2022

Il ne faut pas tergiverser avec le palet!*


* Faut pas niaiser avec la puck!
 

Ukraine rien






Si les Yankees dirigent les opérations en Ukraine, on peut désormais escompter un succès total.


Comme, par exemple, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Yémen, en Libye, au Sahel, dans la corne de l'Afrique, dans les régions tribales du Pakistan, en Somalie, entre autres.


Oui, maintenant, les Ukrainiens n'ont plus rien à craindre.

mercredi 27 avril 2022

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Le mystère de la perle nacrée


Marcel, un bijoutier montréalais, acquiert d’un exportateur un lot de perles d’une grande finesse. Habitué à traiter avec une clientèle relativement restreinte, il voit apparaître dans sa bijouterie des inconnus qui s’intéressent exclusivement à des perles. Si la perspective d’élargir sa clientèle n’est pas pour lui déplaire, il constate rapidement que, après avoir réservé l’une de ses acquisitions pour un de ces nouveaux clients, certains autres clients deviennent carrément agressifs lorsqu’il leur explique que cette perle-là est déjà vendue. Quelle n’est pas sa surprise, en lisant le journal quelque temps après, de constater que le client, qui devait incessamment venir chercher la perle en question, a disparu de son hôtel sans laisser de trace. Craignant désormais pour sa sécurité, mais fortement intrigué par toute l’affaire, il décide de mener une enquête discrète dans le milieu et se rend en Europe où son exportateur tient boutique. Il désire non seulement en apprendre davantage sur la provenance de la perle, mais également il veut la faire expertiser et analyser, au cas où elle recèlerait un quelconque secret. Peu de temps après son arrivée à Amsterdam, et sa prise de contact avec l’exportateur, une séduisante jeune femme d’origine asiatique l’aborde et s’ingénie à multiplier les occasions de rencontre. Suspicieux, Marcel commence à craindre que les meurtriers de Montréal aient retrouvé sa trace. Désormais un fugitif dans un pays étranger, il part d’Amsterdam, avec une voiture de location, mais il retrouve sur son chemin la jeune femme, qui se fait appeler Manotte. Après avoir passé quelques jours dans le même hôtel à épier Marcel, Manotte, fatiguée de cet exercice stérile, décide, à l’occasion d’un somptueux dîner, de mettre cartes sur table. Elle offre d’acheter la perle pour une somme faramineuse. Devant l’hésitation de Marcel, qui ne sait quel parti prendre, car il craint toujours pour sa vie, elle s’offre en prime, prête à coucher avec lui le soir même. Cette fois conquis, Marcel accepte le marché et passe la nuit avec la jeune femme. Au matin, il trouve sur la table de nuit une liasse de billets et, dans le fauteuil faisant face au lit, un homme qui le tient en joue avec un pistolet et qui n’est autre que le disparu de Montréal. Il explique à Marcel qu’un collier confectionné de perles toutes rigoureusement de même forme et de même taille, provenant de l’île natale de la jeune femme, était le prix qu’exigeait Manotte pour accepter sa demande en mariage. Ayant trouvé la perle chez Marcel, il avait averti Manotte de sa découverte et s’était résolu à lui laisser le champ libre afin d’éprouver la jeune femme. Sachant qu’elle ferait tout pour s’emparer de la perle, il lui reste à découvrir si ses actions ont pour but de compléter le collier ou d’échapper au mariage.


 – Pierre Amaud-Laurier – 224 p. – 1996 – Amusante satire où sont opposés avec une très grande finesse les fantasmes propres de milieux très différents. L’érotisme explosif que dégage le personnage de la jeune femme vaut à lui seul le légitime succès qu’a connu l’oeuvre.

La maison tolérance