samedi 2 novembre 2013

L’UPAL? Tu parles!




Les plus jeunes d’entre vous ne s’en souviendront peut-être pas. Mais à l’époque où tout le Québec réclamait une enquête sur la corruption, le gouvernement libéral d’alors, dirigé – si l’on peut dire – par John James Charest, l’avocaillon, affirmait qu’il fallait laisser la police, en la personne de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), faire son travail sans intervenir.

Dans l’esprit libéral de l’époque – tellement différent de celui qui prévaut maintenant, n’est-ce pas –, le principe d’une commission d’enquête publique et ouverte constituait un obstacle au bon fonctionnement de la justice. Ainsi, pendant des semaines, voire des mois, l’entêtement du gouvernement a maintenu un véto obstiné aux demandes pressantes de l’opposition et de la population, tout au moins celle qui était assez honnête pour ne plus soutenir le parti au pouvoir.

On apprend aujourd’hui les raisons sous-tendant cette obstination. À l’époque, le gouvernement intervenait en sous-main afin d’empêcher toute perquisition aux bureaux du Parti libéral du Québec (PLiQ). Une intervention contre l’éthique, à défaut d’être franchement illégale.

En d’autres termes, le gouvernement de l’époque assurait ses arrières, et son avant, en refusant l’enquête publique – qui, présentement, éclabousse l’ensemble du PLiQ – et en menottant l’enquête policière – sans mauvais jeu de mots.

Il me semble que les Libéraux se seraient évité bien des complications en gérant le Québec honnêtement.

Mais ça, c’était peut-être trop difficile pour eux…




mercredi 30 octobre 2013

Cas d’air fou



Apparemment, je n’avais pas tort, l’autre jour, en parlant de «filtre à Coderre pollué»...

Plus de détails ici.


mardi 29 octobre 2013

Arts et spectacles



Tounes à la tonne!

USA culpa


lundi 28 octobre 2013

Les grandes citations du cinéma




«Le tutoyer, moi? Il me dit vous comme à un domestique! 
Il peut toujours courir...»

dimanche 27 octobre 2013

samedi 26 octobre 2013

Filtre à Coderre pollué





Denis Coderre, le resplendissant candidat à la mairie de Montréal a annoncé vouloir instituer, au sein de son équipe, un filtre pour l’intégrité. En effet, soucieux d’écarter toute personne soupçonnée de collusion, de corruption ou de quelconques malversations, M. Coderre a décidé d'établir un système visant à écarter toute candidature délétère.

Ledit «filtre Coderre» prend la forme d’un questionnaire à structure arborescente qui a été distribué à tous ceux et celles briguant les suffrages de la population.

Voici, en primeur, la teneur dudit questionnaire.

Question 1: Avez-vous été, à quelque moment que ce soit, membre du Parti libéral?
Question 2: Si oui, était-ce au niveau fédéral (PLiC) ou au niveau provincial (PLiQ)?
Question 3: Si vous étiez membre au niveau provincial, avez-vous travaillé au sein du PLiQ ou avez-vous été député pour cette formation politique?
Question 4: Si oui, avez-vous été membre du gouvernement de M. John James Charest?
Question 5: Si vous étiez membre au niveau fédéral, avez-vous travaillé au sein du PLiC ou avez-vous été député pour cette formation politique?
Question 6: Si oui, avez-vous été membre du gouvernement de M. Jean Chrétien ou de celui de M. Paul Martin?
Question 7: Si oui, étiez-vous alors en rapport avec M. Claude Boulay, impliqué dans le scandale des commandites, un proche de M. Denis Coderre, à l’époque président du conseil privé de la reine?

Toute personne répondant oui à la majorité de ces questions est automatiquement exclue en tant que candidate au poste de conseiller municipal et reléguée dans l’organisation chargée de la collecte de fonds de l’Équipe Coderre pour Montréal.

vendredi 25 octobre 2013

jeudi 24 octobre 2013

Kilo cru?


Le fromage d’ici s’est retrouvé au cœur de l’actualité, ces jours derniers. En effet, l’industrie laitière a exprimé quelques réserves concernant l’accord de libre-échange conclu entre le CAnada et l’Europe.

Par ailleurs, elle fut pratiquement la seule. Non seulement les laudateurs du fédéralisme ont-ils vanté l'entente, mais même le gouvernement québécois s’est montré enthousiaste. On comprend pourquoi l’opération a connu une telle ferveur.

En effet, on se rappellera à quel point un accord semblable intervenu entre le CAnada et les Stazunis nous a été favorable. Ainsi, la libre circulation des biens et des personnes a permis quantité de délocalisations vers l’Amérique centrale, tuant du même coup notre industrie légère, la fuite des capitaux dans des paradis fiscaux ainsi que la spéculation financière généralisée ayant entraîné la crise planétaire de 2008, la surévaluation du dollar cAnadien qui a tellement nui à nos exportations et le dumping de produits importés dans nos marchés qui a tellement nui à nos producteurs locaux.

Oui, le libre-échange est une belle et grande chose. Quel malheur qu’il soit constamment battu en brèche par des esprits étroits, lesquels vont même jusqu'à dénigrer le capitalisme, lequel – on le sait – est un système économique naturel qu’on pourrait presque dire voulu par dieu afin de profiter au mieux à tout le genre humain.


Allégorie du capitaliste et du fromage
(N.B.: Ceci n’est pas une souris.)

mercredi 23 octobre 2013

DERNIÈRE HEURE


Mike Duffy, le rubicond sénateur conservateur qui a été impliqué dans une affaire de dépenses illégales et de versement d’argent pas plus licite, a lâché une bombe, hier. En effet, ayant été mis en cause dans le scandale évoqué ci-dessus, et risquant d’être suspendu du Sénat – ce qui l’avait laissé relativement indifférent – sans salaire – ce qui l’indifférait nettement moins – s’est défendu devant ses pairs. Il a affirmé que c’est le premier ministre lui-même qui lui aurait d’abord signifié que ses dépenses étaient admissibles. Devant les protestations, il l'aurait ensuite personnellement obligé à rembourser et à accepter l’argent qu’on lui offrait à cette fin, de manière à étouffer toute l’affaire.

En d’autres termes, M. Duffy a ni plus ni moins affirmé que Stephen Harper était un croche, un menteur et un hypocrite.

On n’a qu’à imaginer la surprise que ces révélations ont causé sur la colline parlementaire…



mardi 22 octobre 2013

Perte nulle





Apparemment, de plus en plus de gens parviennent à vivre sans passeport cAnadien.

Peut-être est-ce aussi vrai pour «nos Rocheuses»…

lundi 21 octobre 2013

Les grandes citations du cinéma




« La nouveauté!... Mais c’est vieux comme le monde, la nouveauté! » 

dimanche 20 octobre 2013

99 pour sans


Le gouvernement cAnadien vient de décider de tomber à bras raccourcis sur la loi 99. La quoi?, répondrez-vous peut-être. En effet, tout le monde s’en fout un peu, présentement. Ladite législation avait été votée à Québec dans la foulée de la fameuse loi sur la clarté référendaire de Jean Chrétien qui, auparavant, avait été élu – et même réélu – premier ministre du CAnada, simplement parce qu’il avait juré de mettre le Québec au pas, et en dépit de ses autres déficiences.

Toujours est-il que la loi 99 avait été votée à l’époque pour affirmer que le peuple du Québec avait le droit de disposer de lui-même et qu’un vote référendaire était considéré majoritaire en faveur de l’indépendance selon la base du 50% plus un.

Le gouvernement de Stephen Harper a décidé d’intervenir auprès de la cour supérieure afin d’invalider cette loi et de retirer le droit au Québec de disposer de lui-même sous le principe que, étant une province cAnadienne, il n’a pas le pouvoir ni la juridiction d’agir en ce sens.

Ce bon M. Harper pèche cependant par courte vue. En effet, en fermant ainsi tous les recours légaux et juridiques pouvant mener à l’indépendance, il va obliger les Québécois – advenant qu’ils le veuillent un jour – à trouver d’autres moyens pour sortir du CAnada.

Par exemple – et ce n’est là qu’un exemple – des moyens semblables à ceux qui les y ont fait entrer, c’est-à-dire sans demander l’avis de quiconque et de force.

samedi 19 octobre 2013

Gentilly Daiichi





Tel que prévu, des postes disparaissent depuis que le gouvernement a annoncé la fermeture de Gentilly-2, notre fleuron québécois du nucléaire.

Certes, c’est ennuyeux pour les personnes qui ont ainsi perdu leur emploi. Mais, si ça les intéresse, je suis certain qu’il y a de belles ouvertures pour des spécialistes du nucléaire dans la région de Fukushima, au Japon.

Mais peut-être que ce nucléaire-là ne les intéresse pas.

Nous non plus, à bien y penser.

vendredi 18 octobre 2013

Chariabia


Je l’ai déjà écrit ici, tout ce battage artificiellement concocté autour d’une charte des valeurs québécoises  m’apparaît, encore et toujours, comme de la poudre aux yeux jetée par un gouvernement impuissant cherchant par n’importe quel moyen à se faire réélire avec une majorité en chambre.

Évidemment, comme il fallait s’y attendre, tout le projet achoppe sur la question de la supercherie et de la superstition; c’est-à-dire sur la religion. L’irrationnel a toujours été l’ennemi juré de la raison.

Remarquez, le chaudron déborde aussi sur la question des droits individuels. A-t-on ou pas le droit de braquer son prosélytisme sous le nez du contemporain, que ça plaise ou non à ce dernier? Le CAnada, au nom de sa propre charte des droits, tonne encore une fois que oui. Nul doute que, si le Québec voulait rendre le port des signes religieux catholiques libre et gratuit, le fédéral trouverait le moyen de s’y objecter.

C’est un mauvais réflexe chez lui; comme la religion.

Mais puisqu’il est question de nos chers voisins cAnadiens, posons la même question différemment. Serait-il acceptable que, plutôt que d'afficher ses opinions religieuses – car, dans ce domaine, il ne s’agit jamais que d’opinions – une personne affiche ses idées politiques en milieu de travail?

Partions que non, comme par hasard. 

Tiens, je vais vous montrer un vêtement que les officines du gouvernement fédéral n’accepteraient jamais dans leurs bureaux, droit religieux ou pas…



mercredi 16 octobre 2013

Jésus était-il chrétien?


Nombre de personnes n’ont pas hésité, après avoir lu les évangiles, demander quelle était l’orientation politique de Jésus de Nazareth.

En effet, compte tenu de son discours égalitaire, de la méfiance qu’il a toujours affichée – et avec raison – à l’égard de ses prêtres et de son aversion évidente à l’égard des possédants, en particulier les marchands du temple, la question se pose.

Puisqu’il est né avant Karl Marx, il lui manquait de toute évidence un cadre théorique suffisamment structuré pour pouvoir développer sa pensée socioéconomique. Il n’a donc pas pu bénéficier de l’extraordinaire érudition du philosophe et ses prises de positions ont visiblement achoppé en conséquence. Les idées qu’il a tenté d’élaborer sont donc demeurées à l’état embryonnaire, restant un peu éparpillées sous la forme de paraboles plus ou moins cohérentes et plus ou moins compréhensibles.

Mais à la base, après une étude un tant soit peu systématique de ses sermons, on réalise que Jésus était en fait un proto-marxiste de plein droit. Les proto-marxistes pourraient comparer leurs idées aux pièces d’un puzzle, avant qu’elles soient assemblées. Assemblées par qui? Mais par le grand penseur que fut Karl Marx, bien entendu.

Dommage que Jésus n’ait pas joui des mêmes capacités.


Je crois que je vais me laisser pousser la barbe.

lundi 14 octobre 2013

Les grandes citations du cinéma


« — Il va bien [...], il a épousé une femme très riche. » 
« — C’est une très belle carrière. »