mercredi 30 octobre 2024

Les arbitres qui ont un maillot sous leur maillot

 



Êtes-vous curieux? Je me considère personnellement comme étant curieux. Pas indiscret, attention! Mais je suis d'une nature qui cherche à comprendre les choses, surtout celles qui sont recouvertes d'un fin voile de dissimulation.

Par exemple, mon premier réflexe, à la lecture du titre ci-dessus, fut de me demander: «Il y a des médiateurs, maintenant? Qui sont-ils?» Bien entendu, quand on parle de médiateurs dans un conflit, on imagine qu'il s'agit de personnes plus ou moins neutres ou, à tout le moins, dont les intérêts dans l'affaire ne sont pas manifestes.

Dans le cas qui nous occupe, les médiateurs en question sont, respectivement, le chef des services secrets israéliens, le directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) yankee et le premier ministre du Qatar, un allié des Stazunis de longue date.

Il n'y a pas à dire, avec des médiateurs de cette trempe, il n'y a pas à s'étonner que leur trêve dure moins de un mois; au bout de une semaine, ça va les démanger de reprendre les bombardements à l'aveugle.


mardi 29 octobre 2024

Des plaies et des boss

 



Ah, là, là! C'est bien triste!

En effet, le milieu des affaires, soit le Conseil du patronat (CPQ) et ses inféodés, est inquiet, comme toujours, de la plus récente initiative du Parti québécois. Ce dernier, en ce moment, promeut une réduction significative de l'immigration au Québec. En fait, il veut imposer un moratoire total sur l'immigration économique et aussi réduire significativement le nombre de travailleurs étrangers temporaires. C'est une nouvelle lubie consistant à ajuster le nombre de nouveaux arrivants en fonction des capacités d'accueil. Quelle idée!

On comprend donc pourquoi les gens d'affaires sont réfractaires à telle initiative. Une réduction de l'immigration risquerait de provoquer une hausse des salaires, ce qui présenterait un réel danger d'obérer légèrement la marge bénéficiaire de l'exploitation capitaliste.

De même, si on augmente les seuils d'immigration, cela pourrait facilement accroître le chômage, ce qui ajouterait au fardeau de l'État et réduirait en conséquence les généreuses subventions dont le monde des affaires a besoin afin d'empêcher les gouvernements de se mêler de leur business.

Et si, par malheur, on ajustait parfaitement l'arrivée de nouveaux citoyens, alors le CPQ trouverait sans doute qu'on provoque la stagnation démographique, empêchant dès lors la croissance du marché de la consommation.

N'est-il pas évident que nos patrons veulent notre bien?

Et qu'ils vont l'avoir!


lundi 28 octobre 2024

Mais l'honni joli

 



dimanche 27 octobre 2024

Spécialité montréalaise

 


samedi 26 octobre 2024

Catho tonique

 



Le 11 octobre dernier, un rapport d'enquête accablant était publié par le ministère de l'Éducation du Québec. Le document concernait une école du quartier Côte-des-Neiges, sise dans un secteur défavorisé de Montréal, l'école Bedford.

Un an auparavant, une enquête journalistique avait dénoncé des comportements inacceptables de la part d'enseignants dans l'institution, de sorte que, sans doute sous la pression de certains milieux concernés, le Ministère n'eut d'autre recours que d'entamer ladite enquête.

Le rapport a souligné, entre autres, de l'intimidation et des incivilités de la part du personnel de l'école aux dépens des élèves. En outre, comme les professeurs qui avaient pris le contrôle refusaient d'enseigner certaines matières, les comportements délictueux comprenaient également de l'insubordination.

Si le rapport fit des pirouettes dorsales pour éviter de le mentionner, il devint évident que, à la base, les fautes étaient dues à une application autoritaire de certains principes religieux. Le sang de l'opinion publique ne fit qu'un tour et cela eut deux conséquences. D'abord, les critiques concernant la loi 21, celle promouvant la laïcité, changèrent de cap; on commença à trouver qu'elle n'allait finalement pas assez loin. Ensuite, le document suscita la critique des subventions gouvernementales au profit des écoles privées religieuses.

Mais ne vous en faites pas! Notre bon et sagace premier ministre, M. François le Gault* ne perdit pas de temps et, devant la remise en question des fameuses subventions, il s'est hâté de calmer le jeu et d'éviter toute intervention adéquate. À preuve, son message d'hier sur Xtwitter où il tergiverse en disant vouloir encourager les «valeurs québécoises» et insister sur le droit des enfants à recevoir une éducation de qualité. Mais surtout pas – grands dieux! – de remettre en question les subventions aux écoles religieuses.

Comme ce cher, bon, gros, vieux premier ministre n'en manque pas une, il a même osé demander – noir sur blanc – dans son message: «Est-ce que des écoles qui ont un héritage catholique sont "religieuses"?»

Bin oui, mon grand!

Plus déconnecté de la réalité que ça, on est catatonique…




* Le gault, ou argile de Gault (dite parfois «argile albienne»), est une formation d’argile raide de teinte gris-bleu à gris foncé, qui s'est déposée à profondeur moyenne dans des eaux marines calmes, au cours du Crétacé inférieur. [… Il] contient souvent des nodules phosphatiques en grande quantité, dont une partie est classée comme coprolithes, c’est-à-dire un excrément minéralisé, fossilisé.
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Argile_du_Gault)

 




vendredi 25 octobre 2024

jeudi 24 octobre 2024

Le releveur

 


mercredi 23 octobre 2024

La troisième heure

 


Livrer l'E.coli

 


mardi 22 octobre 2024

Pilote à côté

 




Une chroniqueuse du Journal de Montréal, que le respect m'interdit de nommer, en a proféré une bien bonne, hier. En effet, s'il faut en croire cette jeune personne, sans doute bien intentionnée par ailleurs, la langue française est sexiste et arriérée.

Sexiste d'abord, à cause d'une règle – une seule dans une grammaire qui en compte des centaines – voulant que le masculin, dans une énumération par exemple, l'emporte sur le féminin. En effet, elle semble penser qu'il est tellement plus élégant d'ajouter des répétitions dans un texte, ce qui ne rendrait pas du tout la lecture fastidieuse.

Et arriérée ensuite, parce que c'est une vieille langue, comme toutes les langues, sauf l'espéranto. Ce qui fait que la chroniqueuse pense que les jeunes se désintéressent du français. Ainsi, dit-elle – et il lui incombe alors le fardeau de la preuve –, les gens «de sa génération» y sont moins attachés.

On peut se demander alors quelle serait la corollaire à ce «détachement». Étant en Amérique du Nord, il n'y aurait vraiment que l'anglais, à moins que la jeune personne fasse la promotion de l'espéranto, justement, ce qu'elle ne fait pas. Peut-être devrait-on lui expliquer ce que c'est.

Néanmoins, il faudrait la prévenir que la moitié au moins du vocabulaire anglais provient du français. Méfiez-vous, chère madame, vous pourriez vous retrouver à côté de vos pompes en parlant sexiste et arriéré sans vous en rendre compte.

Finalement, je recommanderais à la chroniqueuse de faire fi, dans son écriture, de la règle qui l'indispose tant. Qu'elle mette du féminin partout, si cela lui chante. D'une part, ses lectrices n'en feront pas grand cas et, de l'autre, ce n'est pas une faute de plus ou de moins qui risque d'atténuer davantage la crédibilité de ses textes.


lundi 21 octobre 2024

C.Q.F.D.

 



 

Une nouvelle étude montréalaise aurait démontré que les bébés apprenant deux langues «auraient un cerveau plus efficace».

J'ai trouvé ces résultats particulièrement significatifs. Ils ont sans doute été obtenus à la suite de l'élaboration d'une méthodologie rigoureuse appliquée à un échantillon représentatif de la population. 

Quel meilleur bassin, en effet, pour prouver les bienfaits du bilinguisme que la région montréalaise, puisque l'étude en question a été menée par une psychologue de l'hôpital Neuro de l'Université McGill?

De surcroît, ces résultats confirment ce que j'ai toujours pensé des CAnadiens.


dimanche 20 octobre 2024

En pistes!

 



Il n'existe plus beaucoup de domaines permettant aux dirigeants politiques de se faire valoir. En effet, les restrictions budgétaires, la maigreur des finances publiques et le talent des prévaricateurs restreignent l'efficacité et réduisent les options.

Aussi faut-il, pour tout dirigeant, promouvoir des initiatives qui coûtent peu et qui n'indisposent pas le grand capital. Comme personne ne peut en toute bonne conscience être contre la vertu, le cheval de bataille pour beaucoup est celui de l'environnement, là où toutes les initiatives locales sont noyées dans le laxisme généralisé.

Prenons par exemple l'administration municipale de Montréal. Les infrastructures s'y dégradent plus rapidement qu'on arrive à les rafistoler; la corruption y est endémique; la compétence s'y raréfie. Comment faire pour sembler se donner une vision d'avenir, tout en se retenant bien de changer les choses?

Facile: en se concentrant sur l'environnement. Mais comment prétendre que l'on protège la nature, alors qu'elle est pratiquement absente de la métropole? Encore une fois facile: en promouvant le transport alternatif, en particulier l'utilisation du vélo.

Ainsi, depuis des années, Montréal multiplie le nombre de pistes cyclables, de sorte qu'il ne passe pas une année sans que de nouvelles soient inaugurées; bien souvent suscitant de la grogne, chez les automobilistes en particulier.

Comment alors concilier l'atteinte d'un nombre record de pistes cyclables, afin de concurrencer les villes européennes, tout en créant le moins d'inconvénients possible? Mais la solution est évidente. Il n'y a qu'à ouvrir des pistes cyclables à l'intérieur des pistes cyclables.



vendredi 18 octobre 2024

Le fisc prodigue

 


jeudi 17 octobre 2024

Samidoun

 




Samidoun est une organisation d'aide aux prisonniers politiques palestiniens luttant pour leurs libertés. Son but est de sensibiliser la population partout où elle est active, entre autres aux Stazunis et au CAnada. Depuis le début de la guerre à Gaza, Samidoun organise des manifestations de solidarité dans ces pays.

Hier, Madame Yasmine Abdelfadel a eu un accès d'humeur particulièrement vociférant au sujet de l'organisation, laquelle a brûlé sur la place publique un drapeau cAnadien.

La chroniqueuse a écrit: «Il a fallu voir, avec horreur, des membres de cette organisation brûler notre drapeau, ce symbole sacré de notre nation, lors d'une manifestation haineuse à Vancouver.»

Mme  Abdelfadel semble avoir l'épiderme fort sensible pour réagir «avec horreur» devant un geste relativement banal qui est souvent posé, en particulier lorsqu'un gouvernement, de par son inaction, encourage implicitement des crimes de guerre.

Elle poursuit: «Comme beaucoup de Canadiens, j'ai ressenti une profonde indignation. Voir notre drapeau, ce drapeau que tant de générations ont porté avec fierté, réduit en cendres par des mains habitées par la haine.» D'abord, il se peut que, bien qu'habitant au CAnada, je ne considère nullement le sempiternel chiffon rouge comme étant mon drapeau.

Ensuite, que ne s'insurge-t-elle pas tout autant lorsque le chef de son État ne prend même pas la peine de parler dans sa langue officielle; que les chefs successifs de son gouvernement reviennent constamment sur leur parole donnée; ou que ses représentants censés défendre les intérêts du Québec se contentent de les vendre aux moins offrant. C'est ce qu'on appelle nous cracher à la gueule. Alors, notre drapeau…

Enfin, la chère personne semble oublier que l'unifolié a été adopté  en 1965. C'est-à-dire, il y a deux générations; ce qui n’est pas «tant». Mais peut-être Mme Abdelfadel n'est-elle pas très forte en arithmétique; ou en histoire récente.

Elle conclut avec volubilité, s'adressant toujours aux manifestants pacifiques: «Vous ne méritez pas ce pays. Vous ne méritez pas ses valeurs, sa liberté, sa fraternité, sa tolérance.»

Oui, sa tolérance, ainsi que celle de toutes les personnes qui l'habitent.

mercredi 16 octobre 2024

Un peu d'humanitaire, que diable

 


La dette profonde

 



Il est beaucoup question de nos jours de la notion d'État profond; surtout dans les cercles conspirationnistes, il est vrai. Évidemment, les esprits éclairés et rationnels se gaussent ouvertement de ce concept qui ne rime à rien et n'a aucun fondement dans la réalité.

Et pourtant, cet État profond existe bel et bien. Cependant, il n'est pas constitué de sbires, qu'ils soient de gauche ou de droite, ourdissant en coulisses de sinistres complots; agissant toujours dans l'ombre, comme si la lumière, tels des vampires du temps jadis, pouvait les réduire à néant.

L'État profond agit en fait au vu et au su de tous, à tel point que ses membres sont même répertoriés, dans le cas du CAnada, par le Financial Post. Dans la publication Directory of Directors, on trouve la liste des personnes siégeant aux conseils d'administration des principales corporations de ce pays. À sa lecture, vous remarquerez que certains noms reviennent constamment au sein des Conseils les plus importants, formant ainsi un cénacle d'esprits avisés et intéressés.

Intéressés à quoi? Un peu de tout, à vrai dire: économie, politique, société et même les arts. Ce sont eux qui fournissent les caisses électorales; qui poussent de l'avant les candidats à la direction des gouvernements; qui insistent sur les politiques à suivre au sein des divers ministères; qui décident des thèmes débattus dans l'actualité, éludant ainsi les véritables débats de société risquant de mettre en péril leur mainmise. Bref, au fil du trafic d'influence et de la corruption légale, l'État profond s'occupe de nous et dessine notre avenir, tout en préservant son pouvoir.

Là où nous en sommes, c'est à lui que nous le devons et il serait grand temps de rembourser cette dette.



mardi 15 octobre 2024

Nouveau délit de Nouvelle-Delhi