![]() |
| Winnipeg, la rose des Prairies |
J'aime bien les titres des articles dans La Presse, le plus grand quotidien francophone d'Amérique subventionné par l'État.
Tenez, dans celui qui apparaît ci-dessus, on note surtout le point d'interrogation. Rien de trop marqué, mais l'utilité de la ponctuation est de mettre en doute la notion de «crimes contre l'humanité», pour autant que les Stazunis soient concernés.
En effet, quand vient le temps de traiter d'autres pays de tous les noms (barbarie, sauvagerie, autoritarisme, etc.), vous pouvez dormir tranquille: il n'y aura pas de points d'interrogation.
C'est quand même curieux de la part d'un grand média qui a des journalistes à sa solde d'être incapable de faire une recherche sur Internet à la portée du premier venu, comme votre humble serviteur. Tenez, allez voir ce que j'ai trouvé au bout de 30 secondes.
Après avoir lu ça, je ne vois pas comment un journal sérieux peut encore avoir recours à des points d'interrogation quand vient le temps d'aborder le caractère criminel de la politique impérialiste yankee.
Décidément, c'est une honte de voir à quel point l'argent du contribuable cAnadien est mal employé.
P.-S. Ne manquez pas, à partir de demain, les cartes postales de mon plusse-beau voyage dans le plusse-meilleur pays du monde. Un indice: c'est pas là où je serai en vacances à partir d'aujourd'hui.
Quand j'ai vu le titre de cette chronique dans La Presse, je me suis tout de suite dit qu'il s'agissait de Julian Assange. Eh bien, pas du tout.
Il y a 43 ans, s'il faut en croire la justice française, Hassan Diab a déposé une bombe devant une synagogue à Paris. Cet attentat a blessé 46 personnes et en a tué 4. Le procès concernant cette affaire s'est conclu dernièrement sans que le coupable soit présent.
Où était Hassan Diab? Mais chez lui, bien entendu, à Ottawa où se trouve en outre un comité qui s'est porté à sa défense. Oui, car si le CAnada refuse – jusqu'à maintenant – d'extrader un individu coupable de terrorisme, il continue à en condamner un autre qui a simplement utilisé son droit à l'information, comme l'a fait Assange.
Cette tendance à la contradiction – voire à l'hypocrisie –, à défaut d'être typiquement cAnadienne, n'en demeure pas moins davantage notable dans un pays qui est d'ordinaire si prompt à se draper dans le voile diaphane de la vertu.