mercredi 8 janvier 2020

L’éco-acolyte


Dans le numéro de janvier 2020 du Monde diplomatique, un passage de l’article signé par Alain Accardo*, figurant en page 3, a attiré mon attention. 

Sur la question de la problématique de l’environnement, l’auteur écrit: «Il est clair que, pour faire entrer l’écologie en politique, il ne suffit pas d’enrôler quelque jeune acolyte ambitieux ou naïf et de lui coller sur le front l’étiquette ‘‘écolo de service’’ […].»

Qu’est-ce que vous pensez de ça, vous, Monsieur Guilbeault?


Steven Guilbeault,
Nouveau député libéral de Laurier–Sainte-Marie



* Sociologue français auteur de Le Petit-Bourgeois gentilhomme, éditions Agone, à paraître.


mardi 7 janvier 2020

Pauv’ ‘tits soldats…




Aux dernières nouvelles, le parlement irakien a voté une loi exigeant le départ des troupes yankees sur son sol. Mais les groupes djihadistes et paramilitaires dans le pays ont juré de ne pas attendre et préparent déjà des attaques.

C’est au point où tous les efforts de l’OTAN, présentement, consistent à protéger ces malheureuses troupes sans défense.

Où peut-on envoyer de l’argent afin de leur payer des gardes du corps?


«House of Cards»





D’un côté, il y a les Stazunis qui menacent de frapper 52 sites iraniens sans distinction. De l’autre, l’Iran qui affirme  avoir dressé une liste de 13 scénarios de rétorsion.

Décidément, c’est comme un véritable jeu de cartes: quatre couleurs comprenant chacune 13 cartes, soit un total de 52.

Il reste à espérer qu’il y a là-dedans quelques as, et pas seulement des valets…*



* Vieux gag des Cyniques, quatuor d’humoristes** des années 1960.


** Peut-être pas de véritables humoristes, après tout, car, contrairement aux humoristes auxquels nous sommes accoutumés de nos jours, ceux-là étaient souvent drôles.


lundi 6 janvier 2020

Marie et Anna*




* La bureaucratie, réunit, entre autres, Marie et Anna qui travaillent respectivement pour le ministère de l'Agriculture et pour celui des Loisirs, Loteries et Armes à feu; tous deux du CAnada, bien entendu.

dimanche 5 janvier 2020

20/20 sur la guerre de 2020




C’est le moment, dans une escalade classique, où les protagonistes jouent à se faire peur. Et il semble que, après avoir agi inconsidérément, les Stazunis commencent à réaliser jusqu’où ils sont allés trop loin.

En effet, il y avait déjà le message du chef de la «diplomatie» yankee, Mike Pompeo, qui, presque suppliant, voulait une «désescalade» dans le contexte de l’affrontement avec l’Iran.

Puis – sans doute question de sauver la face – le président des Stazunis a ensuite annoncé qu’il avait à sa disposition une liste de 52 cibles qu’il entendait frapper au besoin, incluant des sites culturels. Un crime de guerre de plus ou de moins n’est pas pour arrêter un empire sur le déclin…

Mais là où ça laisse pantois, c’est quand on a appris que Washington a adressé une missive, via l’ambassade suisse à Téhéran, demandant à l’Iran de se venger de «manière proportionnelle». Incroyable, mais vrai.

Ou bien cela dénote une arrogance sans bornes, ou bien cela trahit un état frôlant la panique au sein de la plus grande puissance militaire du monde.

Vous connaissez l’adage: «montrer sa force pour ne pas avoir à s’en servir»? Qu’est-ce que ça signifie quand on cherche à ne pas la montrer?

Et qu’est-ce que ça signifie quand, 17 ans après qu’on l’a montrée en Irak, on n’est toujours pas foutu de venir à bout d’une guerre?

Eh ben, si ça continue, on va s’en reparler en 2037 à propos de l’Iran!


vendredi 3 janvier 2020

Raque en Irak (2)




L’autre jour, je parlais de l’ornière dans laquelle sont empêtrés les Stazunis en Irak. Un de leurs mercenaires avait été tué dans une attaque à la roquette, puis leur aviation avait bombardé une base où se trouvaient des membres du Hezbollah et des militaires irakiens. 

On avait compté des victimes dans les deux groupes, de sorte que la population irakienne, outrée par le meurtre de ses soldats, avait pris d’assaut l’ambassade stazunienne à Bagdad. Bien entendu, cela s’est déroulé dans la fameuse «zone verte», le seul endroit jugé sécurisé pour les Yankees dans tout l’Irak.

Ces derniers ont tout de suite eu leurs vapeurs devant une offense aussi menaçante et n’ont rien trouvé de mieux que d’accuser l’Iran – probablement à tort – d’avoir fomenté cette occupation. Afin de riposter, Washington a fait assassiner un général iranien. Inutile de préciser que Téhéran a menacé de se venger de belle façon.

Maintenant que les convulsions coléreuses yankees se dissipent lentement, ils ont déjà commencé à vouloir calmer le jeu. 

Ils finissent toujours par reprendre leurs esprits. 

Généralement, quand il est trop tard.







jeudi 2 janvier 2020

Pape piteux




Bonne Saint-Basile!




Comme chacun sait, la Saint-Basile, le 2 janvier, est une fête de plus en plus populaire. En effet, il est alors d’usage de végéter à la maison en ne faisant rien, pas même sa toilette, afin de marquer le moment de l’année où on est le plus éloigné du prochain «temps des fêtes».

Le 2 janvier a été consacré à saint Basile le Grand (329-389), évêque de Césarée et de Cappadoce, et docteur de l’Église (était-elle déjà malade à cette époque?). Depuis, le saint reçoit les honneurs de ceux que «Noël» ainsi que les célébrations qui l’entourent lassent au plus haut point. Curieusement, il est le seul saint dont la fête est soulignée par des non-croyants.

Sur l’icône ci-dessus, on aperçoit Basile, en tenue décontractée, arrivant à sa taverne préférée, le matin du 2 janvier, au moment où il commande deux œufs-bacon et deux paires de toasts. En arrière-plan, dans l’œil-de-bœuf de la porte d’entrée, point l’éclat du soleil levant. En outre, il emportait toujours de la lecture pour l’heure des repas.

Sans doute de la lecture sacrée, le saint homme.



mercredi 1 janvier 2020

L’alibi: la Libye




Recrudescence des tensions en Afrique du Nord! 

D’une part, le président de la Turquie, M. Recep Tayaut Erdogan, est allé en Tunisie pour dire, entre autres choses, qu’il envisageait la possibilité de déployer son armée en Libye. Que diable irait-il faire dans cette galère? La réponse laisse perplexes en ce moment bien des experts.

De l’autre, l’Algérie, voisine à la fois de la Tunisie et de la Libye, voit d’un très mauvais œil une intervention étrangère dans son arrière-cour, alors que son gouvernement était resté coi devant celle des Européens, en 2011. Que fera-t-il, tandis que l’instabilité intérieure entraverait son action à l’étranger? La réponse laisse perplexes en ce moment bien des experts.

Bref, les gouvernements de la planète font des pirouettes dorsales pour faire de ce monde la grande chambre froide de chair à canon.

Chère chair cherchant cha cachette*.



* À prononcer avec l’accent auvergnat.






mardi 31 décembre 2019

Raque en Irak




Vendredi dernier, un missile tiré par des paramilitaires irakiens en direction d’une base yankee a causé la mort d’un «sous-traitant» états-unien. Dit plus simplement, des djihadistes ont tué un mercenaire.

Évidemment, les Yankees n’ont eu d’autre choix que de mener leurs éternelles – et infructueuses – représailles. Des chasseurs-bombardiers sont allés pilonner des bases du Hezbollah dans l’ouest du pays et en Syrie. Le bilan officiel de cette action fut de 19 morts.

Dans ces histoires, on compte assez peu souvent les blessés, les traumatisés et les autres estropiés.

Pour sa part, le Pentagone a signifié que ces raids visaient à «affaiblir les capacités des brigades du Hezbollah à mener de futures attaques».

S’ils étaient un peu moins balourds, les Yankees «affaibliraient» leur adversaire avant d’en subir les attaques.

Mais bon, s’ils étaient vraiment malins, ils ne seraient pas là, non plus.


lundi 30 décembre 2019

C'est du Joly! (bis)



Mais la véritable révélation, ce fut de constater qu'elle avait des livres chez elle.

Remarquez, on peut toujours mener un cheval à l'abreuvoir, mais on ne peut le forcer à boire.


dimanche 29 décembre 2019

Puce, mais puce égale




Image sans commentaire



Moi, je ne trouve rien à dire.

Et vous?

La plèbe incite




Belliqueux, corrompu et raciste confirmé, M. Benjamin Netanyahu, qui venait d’essuyer deux échecs électoraux, faisait face à la grogne au sein de son propre parti, le Likoud. La situation s’est avérée suffisamment grave pour qu’une course à la chefferie soit organisée. 

Les membres du Likoud – un parti d’extrême droite, il est vrai – auraient pu prétendre faire tale rase des erreurs du passé et choisir un autre chef. Remarquez, cela n’aurait en rien changé la donne quant à la politique du parti envers les voisins d’Israël ni de sa population d’origine palestinienne. Mais au moins cela aurait donné l’impression d’une volonté de changement. 

Le résultat de la primaire est maintenant connu. M. Netanyahu reste le chef. Apparemment, les militants du Likoud n’éprouvent aucune difficulté à s’identifier étroitement à cet individu aux attributs des plus discutables.

Comme quoi, si on veut que l’électeur lambda aille dans la mauvaise direction, il suffit de garantir la liberté du plébiscite.


samedi 28 décembre 2019

La retraite aux flambeaux




Ton patron est une tête de pus? Tes collègues sont des trous du cul? Alors qu’est-ce qui te tient dans ce sale petit boulot de merde? La retraite, bien sûr! C’est pas parce que tu t’amuses que tu t’y accroches. Mais un jour, tu espères bien que ça finira et que tu pourras enfin te la couler douce en paix. Autrement dit: «tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir».

C’est un coup de salaud que de vouloir faire flamber le système de retraites, comme on le fait présentement en France. Évidemment, les médias de là-bas et d’ici jouent aux jeunes oies blanches effarouchées devant les débordements de colère des travailleurs qui voient leurs espoirs de retraite précoce s’éloigner à tire-d’aile. Et pourtant, les comploteurs de ce sabotage d’acquis sociaux devaient certainement s’y attendre.

Parlant d’attendre, soyez patient: ce sera votre tour, bientôt.


vendredi 27 décembre 2019

Tiens, tiens, au Tibet

L'article ici


Un article des plus intéressants concernant la sinistre réalité du Tibet. Non pas la réalité actuelle, mais celle qui prévalait avant que les «méchants» Chinois y mettent un terme au régime de terreur, de torture et de servitude que le clergé bouddhiste y a fait régner pendant des générations.

Avant la Révolution, la population tibétaine n’était rien de plus que la propriété des monastères auxquels elle fournissait leurs jouets sexuels et leur main-d’œuvre non rémunérée. Bref, un peuple entier réduit en esclavage. Et ce, avec le concours des Occidentaux qui ont présenté l’«exil» du dalaï-lama comme une fuite devant l’oppression, alors que cela n’a été que la fuite de l’oppresseur.

Dans les faits, l’«occupant» chinois aura apporté au Tibet des conditions de vie décentes, des moyens de communication adéquats, des écoles, des hôpitaux et des logements salubres.

L’horreur, quoi…






dimanche 22 décembre 2019

Les copains d’abord

L'article ici


On sait à quel point les Stazunis détestent encore viscéralement l’Union soviétique et tout ce qui est de gauche, même 30 ans après la chute du mur de Berlin.

Ce qui étonne toujours un peu, c’est que les méchants, dans l’imagerie populaire yankee, laquelle est portée en grande part par la culture populaire, cinéma et télévision en tête, sont le plus souvent les nazis.

Évidemment, personne n’ira prétendre que ces derniers sont des enfants de chœur, mais, tout de même, il y a d’autres réprouvés dans l’histoire récente. Or, justement, se pourrait-il que cette fixation masque une certaine mauvaise conscience?

Longtemps après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, on commence à découvrir des faits assez troublants concernant les rapports plus qu’ambigus entre les Stazunis et l’Allemagne nazie. Ainsi, on apprend que le grand capital – et donc les élites politiques – a appuyé la montée au pouvoir d’Adolf Hitler, depuis Henry Ford, dont le portrait ornait le bureau du précédent, en passant par Harry S. Truman, qui allait devenir président, jusqu’à Prescott Bush, le père et grand-père de deux autres présidents yankees.

On me dira qu’il était difficile de prévoir les débordements du régime. C’est sans doute vrai. Mais comment expliquer, alors, que des entreprises stazuniennes allaient continuer à alimenter la machine de guerre allemande jusqu’en 1944? Rappelons pour mémoire que, dès décembre 1941, Yankees et nazis étaient officiellement en guerre.

À quoi pouvait tenir une telle absurdité? Tout simplement à ce que, à partir de 1917, les véritables ennemis des Yankees ont toujours été, dans l’ordre, les communistes et les Russes. Alors, quoi de plus normal que d’aider les petits copains qui cherchaient à détruire l’Union soviétique?