jeudi 20 décembre 2018

CAn’ nul



Faut-il que le CAnada soit inféodé aux Stazunis pour avoir agi de la sorte!

Petite remise en contexte. Tout commence avec une guerre commerciale larvée que les géants de la téléphonie yankees mènent contre leur adversaire chinois, la société Huawei. Sous le couvert de protéger les informations personnelles (sic!), ils ont entrepris de mettre des bâtons dans les roues de la concurrente asiatique dont la croissance les menace à terme. Lors de son passage en territoire cAnadien, Mme Meng Wanzhou directrice financière de Huawei, a été arrêtée pour avoir, selon le mandat d’arrestation stazunien, mené des transactions illégales avec l’Iran.

Soumis, le CAnada a donc mis Mme Meng, laquelle a un lien de parenté avec le dirigeant de Huawei, sous les verrous. En guise de réplique, la Chine a arrêté des ressortissants cAnadiens et toute l’affaire a pris les dimensions d’une crise diplomatique importante entre Pékin et Tawa, crise à laquelle les Stazunis – pourtant à l’origine de toute l’affaire – ont eu soin de ne pas prendre part.

Bref, le fils de Pierre Elliott Trudeau est en train de se dépatouiller tout seul comme un grand dans une affaire internationale qui risque de coûter très cher à son pays, tant en termes commerciaux que diplomatiques.

Il aurait dû savoir ce cher petit, tout amateur qu’il soit, que, lorsqu’on fait le sale boulot des autres, on se retrouve toujours dans la merde.

mercredi 19 décembre 2018

Voie sacrée



Avec un nom prédestiné, le nouvel astronaute typiquement cAnadien – mais aussi très québécois dans son amour du CAnada – David Saint-Jacques est véritablement à deux doigts de la béatification.

Combien de fois l’a-t-on honoré avant même qu’il prenne le départ de son aventure spatiale – enfin, «orbitale» serait plus juste? Et encore maintenant, il ne se passe pas une semaine, alors qu’il n’en est qu’au début de ladite «odyssée», sans qu’on ne nous le mette à l’avant-scène de l’actualité. C’est surtout vrai quand il n’a rien à dire. On a tellement moussé sa renommée qu’il n’a besoin, pour sa célébrité, ni d’une moustache ni d’une guitare. Grâce à lui, les petits Québécois peuvent rêver du jour où ils auront eux aussi un beau drapeau du CAnada cousu sur leur poitrine.

Ainsi, éventuellement, au terme de son parcours sanctifié, David Saint-Jacques sera-t-il peut-être à son tour un ministre fédéral incompétent ou un gouverneur général au caractère atrabilaire.

Saint David, priez pour nous.

mardi 18 décembre 2018

La colle au volant


Pape mobile


dimanche 16 décembre 2018

Ça marche tout seul!



Vous souvenez-vous, à partir de 1990, quand, partout sur la planète, les commentateurs – généralement près du monde des affaires – répétaient à l’envi que «le socialisme ne marche pas»? C’était le leitmotiv pour expliquer une défaite d’envergure des pays de l’Europe de l’Est au terme de la guerre économique que l’Occident – si tolérant par ailleurs – leur avait livrée avec un acharnement débridé.

Depuis, il est devenu tellement évident que «le socialisme ne marche pas» qu’il faut, à intervalle régulier, encore aujourd’hui, ternir l’image de l’Union soviétique. On peut se demander pourquoi; probablement parce qu’il est des illuminés qui commencent à se demander si, après tout, ce projet de société était si mauvais dans ses principes.

Toujours est-il que, en janvier 2017, Oxfam (Oxford Committee for Famine Relief) publiait un rapport révélant que huit (deux fois quatre, et pas un de plus) multimilliardaires possédaient – et contrôlaient par le fait même – autant de richesse qu’une moitié de l’humanité (en gros 3,5 milliards de personnes).

Karl Marx, qui était toujours à côté de la plaque s’il faut en croire les mêmes épigones des années 1990 et au-delà, avait mentionné dans Le Capital, dès 1871, que le capitalisme favorisait l’accumulation et la concentration de la richesse. Il y a certes concentration quand à peine plus d’une demi-douzaine d’individus en accumulent autant.

Ce à quoi je veux en venir, c’est que le capitalisme, contrairement au socialisme, ça fonctionne! Sauf, évidemment, quand il foire misérablement, comme en 2008 quand il a fallu l’intervention des gouvernements – et de l’argent public – pour éviter une crise économique dépassant en envergure celle de 1929.

Pas besoin de lui faire la guerre pour que le capitalisme soit détruit. Il peut le faire par lui-même.

Bref, il marche tout seul.

vendredi 14 décembre 2018

jeudi 13 décembre 2018

Air connu



C’était en 2016. À cette époque lointaine, le peuple du Royaume-Uni, tout gonflé de son outrecuidance typiquement britannique, claquait la porte au nez de l’Europe. Le pays, par référendum, avait décidé de faire cavalier seul et le reste du continent pouvait aller se faire voir.

Depuis, les choses ont – c’est le moins qu’on puisse dire – grandement évolué. D’abord, la sortie de l’Union européenne n’a pas pu se faire aussi nettement qu’on l’avait cru. Il a fallu négocier avant d’y parvenir. Déjà, des négociations, on sait que ça traîne toujours et puis on n’y obtient jamais tout ce qu’on veut. Ensuite, la sortie de l’UE telle que négociée par Theresa May, la première ministre qui a remplacé le pusillanime ayant mené la campagne en faveur du Brexit, n’a pas fait l’unanimité. Non seulement le peuple est-il mécontent, mais les divisions sont également profondes au sein de son propre parti. Bref, rien ne va plus de ce côté.

Résultat? Eh bien, une situation typiquement britannique, encore une fois. D’abord, un grand coup de gueule qui envoie au diable tout le monde. Puis, une réalisation que des difficultés majeures se dressent sur le chemin. Et, finalement, la queue entre les jambes, aller quémander leur aide à ceux qu’on envoyait paître peu de temps auparavant.

En effet, Mme May n’a rien trouvé de mieux, devant la défaite attendue du projet de Brexit devant la Chambre des communes, que d’aller supplier les pays dont les Britanniques voulaient se séparer à tous crins afin que ceux-ci acceptent de modifier l’entente.

À l’avantage exclusif du Royaume-Uni, bien entendu.

Manquent pas d’air, ces British; c’est connu.

mercredi 12 décembre 2018

mardi 11 décembre 2018

Now is the winter of our discontent


L’assistant aide-sous-chef adjoint



Alors, c’est Geoffroy Roux de Bézieux, le dirigeant du Mouvement des entreprises de France, bref l’association des patrons, qui a convoqué le président de toute urgence.

D’abord, il ne lui a pas offert de s’asseoir, il l’a laissé poireauter debout au centre de son grand bureau le temps de finir de siroter son verre de Kildermorie. Quand le président a tenté de prendre la parole, il lui a tout de suite intimé de fermer sa gueule en l’appelant «Manu», comme il le faisait au temps où il rabrouait l’ancien premier ministre de François Hollande.

Ensuite, il lui a dit de faire son boulot correctement, pour changer, parce qu’il n’avait pas été mis là pour laisser la plèbe faire la loi à la place des patrons. Il lui a donné l’ordre de trouver la solution la moins chère, comme par exemple indexer le salaire minimum et ne pas hausser les impôts pour les petits retraités. «On se reprendra avec la taxe de vente», a-t-il dû expliquer quand il a senti que l’autre tentait d’apporter une objection.

Puis, il lui a commandé de baisser son froc à la télévision et de demander pardon pour toutes les inepties qu’il avait dites à propos des gilets jaunes. «Et pour une fois, démerde-toi pour ne pas avoir l’air d’un con à la télévision!» lui a crié M. Roux de Bézieux.

Enfin, ce dernier a éconduit sèchement son employé en le menaçant de dire à Brigitte de s’en mêler.

lundi 10 décembre 2018

ONU soit qui pacte y pense



Le débat est lancé, en ce moment, au sein de quantité de pays. Dans la plupart des cas, ce sont les opposants qui mènent le bal devant le nouveau pacte sur l’immigration que l’ONU entend faire entériner par ses membres. Bien que ledit pacte a été formellement approuvé dernièrement à Marrakech – d’où son nom de Pacte de Marrakech –, il faut souligner que plusieurs pays se sont retirés des négociations ayant mené à l’élaboration du texte ou ont tout simplement remis en question leur intention de le ratifier: Australie, Autriche, États-Unis, Hongrie, Israël, Italie, etc.

Certains groupes au sein des autres pays ont manifesté leur opposition quant à la teneur du Pacte et ont commencé à faire pression afin que leur gouvernement ne l’entérine pas. À ces gens, je tiens à expliquer à quel point leur prise de position est erronée. En effet, il est futile de s’opposer d’une manière ou de l’autre à cette entente qui donne ainsi l’occasion à nombre d’États de faire preuve de bonne volonté sur une question hautement sensible, de nos jours. En outre, cela permettrait à ces États de redorer leur blason qui a bien souvent été entaché au fil des mois – voire des années – passés.

Et puis, de moi à vous, quand il s’agit de droits de la personne, d’éducation, de travail, de santé ou d’économie, y a-t-il un seul pacte de l’ONU qui n’a pas été utilisé par les pays signataires, à un moment ou l’autre, comme torchon de papier?

Alors, faites avec celui-là comme pour tous les autres: signez-le et agissez ensuite comme s’il n’existait pas.

Et puis, surtout, arrêtez de nous casser les oreilles avec, puisqu’on sait déjà que tout le monde s’en fout.

dimanche 9 décembre 2018

samedi 8 décembre 2018

So-so-sortez-moi ça de l'Élysée!


Faire son frais

L'article ici


Comme on sait, le fils de Pierre Elliott Trudeau avait rassemblé dernièrement la meute de premiers ministres provinciaux pour l’une de ces improductives réunions traditionnellement aussi ennuyeuses qu’inutiles. C’est-à-dire ennuyeuses au plus haut degré.

Cependant, cette fois, le chef du gouvernement cAnadien a dû faire face à une grogne généralisée de la part de ses sous-fifres régionaux, chacun d’eux amenant à la table ses propres revendications, attentes et récriminations. En gros, on peut résumer celles-ci en deux catégories: les provinces de l’Est voulaient recevoir plus d’argent, et celles de l’Ouest désiraient encourir moins de dépenses.

Devant ce front commun plutôt hostile, le fils de Pierre Elliott Trudeau a tenu à maintenir son idée de taxe sur le carbone en affirmant haut et fort: «La pollution ne devrait pas se faire sans frais partout au CAnada.»

Et il avait tout à fait raison. Dans son cas, avec sa décision d’acquérir le pipeline Trans Mountain, la pollution a coûté 4,5 milliards de dollars de fonds publics.

Voilà des frais assez singuliers.

jeudi 6 décembre 2018

mercredi 5 décembre 2018

C’est le bouquet



En langage de théâtre, quand on veut souhaiter bonne chance à une comédienne, on a l’habitude de dire «merde!» afin de contrer le mauvais sort.

Dans un autre ordre d’idées, on se souviendra que, pendant la campagne électorale provinciale, le chef de ma CAQ, le gars Legault, avait bien promis de ne pas se livrer à des nominations partisanes. Par ailleurs, il avait déclaré son intention de ne choisir à la tête de la représentation du Québec à New York qu’une personne possédant un «profil économique».

Nous apprenons avec plaisir la nomination de Mme Catherine Loubier au poste de déléguée générale du Québec à New York. Elle est une spécialiste en communications, précédemment conseillère auprès de M. Carlos Gohsn chez Renault-Nissan; le même respectable M. Gohsn présentement soupçonné de fraude comptable au Japon où il a été arrêté, le 19 novembre dernier.

Par ailleurs, Mme Loubier est également issue des milieux conservateurs fédéraux, alors qu’elle était conseillère de Stephen Harper, à l’époque bénie où ce dernier était premier ministre du CAnada. Cela n’a pas empêché la principale intéressée d’être une recrue de longue date de ma CAQ à laquelle est s’est jointe il y a à peu près quatre mois. Il n’y a pas à dire, voilà une feuille de route des plus méritoires qui force le respect.

En conséquence, nous pressentons que Mme Loubier connaîtra beaucoup de succès dans ses nouvelles fonctions et, comme on le fait à l’intention des disciples de Thespis, nous lui souhaitons un vibrant «merde».

Ça en a déjà tout le bouquet.