vendredi 4 septembre 2026

Arrivistes partis

 



Je ne sais si ce sentiment est partagé par d’autres, mais j’ai un peu le tournis lorsque je constate l’aisance avec laquelle certains se permettent de sauter d’une formation politique à l’autre.

Sans doute suis-je un peu vieux jeu, mais j’avais dans l’idée que la politique était une question de convictions. Or, les transfuges se comptent en quantité, surtout en temps d’élection. Combien sont-ils à supputer leurs chances d’être élu avec telle formation ou avec telle autre?

Certes, je suppose que nombre de politiciens nourrissent de fermes opinions. Mais, visiblement, quantité d’autres semblent tout disposés à bouffer à n’importe quel râtelier, du moment que cela peut leur profiter.

Au moins, ces sauts de puce en série permettent-ils d’expliquer un phénomène qui a fini par se révéler avec le temps: quel que soit le parti porté au pouvoir par le vote populaire, les actions gouvernementales, elles, ne changent jamais, puisque – trop souvent – ce sont les mêmes arrivistes qui se retrouvent aux postes de commande.

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