samedi 1 juin 2024

Montréal vue du sol

 


mercredi 29 mai 2024

Greg agrée

 



Le président de la Chambre des communes, M. Greg Fergus – il faut bien le dire – a multiplié les gaffes depuis qu'il a été nommé en remplacement d'un autre gaffeur de la même eau. En effet, sa fonction l'appelle à faire preuve d'impartialité, alors que ses initiatives démontrent qu'il est en fait un bon petit membre du Parti libéral du CAnada (PLiC).

Pour cette raison, l'opposition cherche à le chasser de sa fonction et exerce des pressions afin d'obliger le gouvernement à mettre un autre inconséquent à sa place. Jusqu'à maintenant, M. Fergus a réussi à éviter l'humiliation d'un renvoi en présentant ses excuses à tout venant. Il faut croire qu'il lui reste encore une certaine marge avant que lesdites excuses aient l'apparence d'une vague sincérité.


Montréal vue du sol

 


mardi 28 mai 2024

L'envers des Verts

 



Elizabeth May, cette chère dirigeante du pari Vert du CAnada, ne passe pas ses journées à se tourner les pouces. Bien au contraire, elle a déposé, il y a quelque temps, un projet de loi qui est en passe d'être adopté à Ottawa. Ledit projet vise à éliminer le racisme environnemental. En fait, Mme May souhaite empêcher que des sites toxiques soient installés près de collectivités appartenant à des communautés racisées.

Il semble que le projet de loi n'empêche nullement que les poisons soient stockés près de communautés démunies. Sans doute un léger oubli de la part de Mme May. Peut-être eût-il mieux valu que son projet de loi interdise carrément l'entreposage de produits toxiques. On peut craindre que, dès lors, il soit mort au feuilleton.

Quand même, c'est un bel effort qui permet à l'environnement de voir qu'Elizabeth est toujours en poste.


lundi 27 mai 2024

Ad jugé

 



Évidemment, personne ne doutait que, tôt ou tard, le système judiciaire allait accorder les injonctions tant attendues par les recteurs afin d'obliger les manifestants propalestiniens à dégager leurs pénates.

Ainsi, l'université MéGill, à Montréal, a soumis de telles demandes à deux reprises, lesquelles furent chaque fois refusées. Par contre, l'université du Québec à Morial (UQAM) a déposé une seule demande d'injonction qui fut acceptée, de sorte que, maintenant, les manifestants doivent démanteler leurs fragiles petites barricades. Pas de problème, ils n'auront qu'à éternuer pour ce faire.

On peut tout de même se demander ce qui a fait une différence dans la décision des juges quant à ce dossier. Serait-ce de la discrimination? Ainsi, la justice se porterait-elle davantage au secours des institutions de haut savoir francophones?

Ou serait-ce au contraire qu'on a fait en sorte que les francophones servent d'exemple, au cas où les policiers auraient la main plus leste avec leurs matraques, et ce, afin d'inciter les autres manifestants à plus de conciliation?

Remarquez que, dans ce dernier cas, ça reste de la discrimination.

Montréal vue du sol

 


dimanche 26 mai 2024

Virtuellement vrai

 


samedi 25 mai 2024

CAQ étant

 


vendredi 24 mai 2024

Tintouin Drouin


 

Tapinage

 


jeudi 23 mai 2024

Tomber sans (re)connaissance

 


mercredi 22 mai 2024

C'était l'bon temps!

 


Les trois grâces

 



Voici venue la onzième heure pour le campement des propalestiniens retranchés à l'UQAM. La pression policière s'accroît et on  prévoit qu'une intervention des plus musclées devrait faire disparaître toute trace d'occupation du site prochainement.

C'est la même approche que celle de l'entité raciste qui s'imagine régler un problème en réprimant ses effets. Si cette «solution» était véritablement efficace, il me semble que, en 70 ans, elle aurait dû produire les résultats escomptés au Proche-Orient.

Dans un autre ordre d'idées, savez-vous pourquoi les policiers vont généralement par trois? C'est parce qu'il y en a un qui sait lire, un qui sait écrire et que le troisième est là pour surveiller ces deux intellectuels.

 Des fois qu'y seraient de gauche...

mardi 21 mai 2024

Vendre son charme

 


Assimil pour tout le monde!

 



On savait le Parti libéral du Québec (PLiQ) aux abois. En chute libre dans les sondages, car boudé par l’électorat francophone, on dirait que cette formation politique souhaite maintenant torpiller sa popularité auprès de la population non francophone.

En effet, le chef intérimaire du PLiQ, le bien nommé Marc Tanguay, a proposé dernièrement que la moitié de la population du CAnada parle français d'ici 25 ans. Un peu flou quant aux moyens à employer pour y parvenir, le petit chef a avancé l'idée que le fédéral «double le nombre d'immigrants francophones». Quelle excellente idée! Surtout pour ceux qu'on ira planter au fin fond de la Saskatchewan, une autre de ces régions historiquement si ouvertes au français.

Personnellement, je propose un appoint à cette brillante idée. On trouve sur le marché le coffret de la méthode Assimil pour l'apprentissage du français. Il suffira pour les libéraux, qu'ils soient provinciaux ou fédéraux, de fournir gratuitement à tous les foyers cAnadiens un de ces coffrets. Ainsi le CAnada apprendra le français à moitié et le coffret pourra toujours servir, éventuellement, à caler le pied de la table de cuisine, là où les familles se réunissent pour leurs séances quotidiennes de Quebec bashing.

 




lundi 20 mai 2024

Pas s'y fie.

 


samedi 18 mai 2024

Les culottes




L'actualité est une source extrêmement féconde d'information. Par exemple, je ne savais pas que, à côté du ministère de l'Éducation, il existe aussi un ministère de l'Enseignement supérieur. On serait tenté de croire qu'il s'agit là d'un dédoublement inutile. Cependant, rassurez-vous: quand il s'agit de gaspillage de ressources, les fonds de l'État sont inépuisables.

Ainsi, la ministre de l'Éducation supérieure se nomme Pascale Déry et, mis à part qu'elle est plutôt mignonne, elle semble aussi conne qu'un manche de pelle; dommage qu'elle ne profite pas des services couverts par sa fonction. Dernièrement, dans le cadre d'une conférence de presse, elle nous en a donné la preuve en abordant la question des campements de protestation concernant les exactions criminelles perpétrées par l'entité raciste à Gaza.

D'une part, elle a affirmé que la question de ces campements était «extrêmement complexe». Sans doute faisait-elle allusion à la situation au Proche-Orient et n'a pu éviter de confondre la proie et l'ombre. On sait que les manifestants exigent simplement de leurs institutions que ces dernières mettent un terme à tous liens avec l'État d'Israël. Cela, les recteurs refusent obstinément de le faire, tandis que les jugements refusent tout aussi obstinément de leur accorder l'injonction qui permettrait aux universités de faire chez elles ce que fait Israël à Gaza, quoiqu'avec moins de létalité, on l'espère.

En outre, Pascale a affirmé un peu gratuitement qu'il y avait d'autres manières de manifester sans expliquer lesquelles. Trop gourde, elle eût été fort mal à l'aise d'en nommer quelques-unes, puisque, en digne représentante de l'establishment, son aversion s'étend à toute forme de contestation. Parions qu'elle souhaiterait que les réfractaires de tout poil se contentent de protester en sourdine dans l'intimité de leur domicile et pas ailleurs.

Après tout, doit-elle penser, la protestation devrait se dérouler au même endroit que celui où on met ses culottes*.





* Au profit de notre vaste lectorat international, l'expression typiquement québécoise «mettre ses culottes» signifie faire preuve de courage et de détermination dans une situation donnée. Ici, le mot «culotte» désigne non pas un sous-vêtement féminin, mais bien un pantalon – souvent désigné au pluriel sous l'influence de l'anglais ou de l'italien –, lequel peut être féminin également, même s'il n'est que rarement porté par une ministre de ma CAQ.