samedi 6 avril 2024

Constitution fictive

 



Qui ne se souvient pas du caractère sacré de la Constitution cAnadienne? Lorsqu'elle fut rapatriée, et réécrite de manière unilatérale par son gouvernement, le père du fils de Pierre Elliott Trudeau en avait pratiquement fait la plus précieuse relique de son pays.

Il est amusant, aujourd'hui, de voir son fils n'en tenir aucun compte quant au respect des champs de compétence respectifs du fédéral et des provinces. En fait, on assiste à un viol de cet auguste bout de papier dont le CAnada – à venir jusqu'à aujourd'hui – était si fier.

En tout cas, il en était énormément fier quand il s'agissait de mettre des bâtons dans les roues du Québec, surtout en matière linguistique, mais aussi dans quantité d'autres domaines. En de tels cas, le document était sacro-saint, pratiquement sorti de la tête de Jupiter.

Apparemment, il ne s'agit, finalement, que d'une lampe d'Aladin dont le génie tient à ce qu'elle sert uniquement quand cela favorise les intérêts du CAnada, une attitude purement impérialiste.

De là à ce que la Constitution soit reléguée parmi les œuvres de fiction, il n'y a qu'un pas qui peut être facilement franchi.



Vire au virus

 


vendredi 5 avril 2024

Rabroue ha, ha!


 

Peuple ingrat!


 

jeudi 4 avril 2024

Les lisiers de l'Élysée

 

Voir ici




mercredi 3 avril 2024

L'adroit à se défendre

 


mardi 2 avril 2024

Même heure, même «post»

 



C'est la méthode CAnada, surtout libérale: le fédéral met sur pied des programmes qui ne correspondent pas aux attentes des provinces dans le champ de compétences de ces dernières.

La manœuvre permet au parti au pouvoir de consolider les intentions de vote en sa faveur. Ce n'est pas pour rien que les annonces arrivent assez tôt avant les élections afin d'avoir le temps de mettre sur pied le cadre d'application. Ensuite, il est trop tard pour faire marche arrière et le programme, quel qu'il soit, est lancé en fanfare.

Puis, après un certain temps, et non un temps certain, Ottawa retire son financement et les gouvernements provinciaux – surtout au Québec – se retrouvent à financer en bonne part un programme qu'ils n'ont pas voulu.

Enfin, les provinces doivent aller quémander le manque à gagner à Ottawa qui, pingre juste ce qu'il faut, négocie son appui de manière à prendre le contrôle des champs de compétence qu'il désire.

C'est peut-être ça, être «postnational»: ne pas respecter les bases de la nation cAnadienne.


lundi 1 avril 2024

Boisson d'avril

 



Bernie et Frank, le duo Paul
interprétant son dernier succès
La tournée achève

Pis de panaque!

 



En ce lundi, 1er avril, on assiste  l'entrée en vigueur de la fameuse taxe carbone qui a fait tant couler d'encre dans l'indifférence quasi générale.

Il s'agit d'un prélèvement qui touche les industries et les particuliers. Pour les entreprises, la taxe est fixée en fonction de leurs émissions de carbone – ou gaz à effet de serre, si vous préférez. Quant aux particuliers, il s'agira d'un prélèvement prenant effet au moment de l'achat de combustibles fossiles.

Depuis des mois, le Parti conservateur du CAnada (i.e.: encore plus conservateur que les autres) s'est échiné à contester cette initiative, lui qui appelle de tous ses vœux la création d'un gouvernement maigre et inefficace, tout juste bon à diriger les fonds publics vers le secteur privé.

Malgré tout, le fils de Pierre Elliott Trudeau – et accessoirement premier ministre – a persévéré (c'est bien la première fois de sa vie!) et la nouvelle taxe carbone entre en vigueur aujourd'hui partout au CAnada.

Partout? Non! Car un petit village gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. En effet, les Territoires du Nord-Ouest et la Colombie-Britannique avaient déjà une taxe carbone reconnue par Ottawa. Quant au Québec, il dispose d'un système différent mais équivalent, de sorte que la nouvelle taxe n'y sera pas appliquée.

Donc, pas de quoi paniquer: poisson d'avril!

 




dimanche 31 mars 2024

Charles étroit

 


vendredi 29 mars 2024

«Je suis le chemin, la vérité et le viaduc»*

 

 

* Évangile selon Jean 14.6, ou à peu près...

jeudi 28 mars 2024

Acquittez l'équité

 



Avez-vous remarqué ce symptôme partagé par presque tous les gouvernements usés par le pouvoir? Pour leur plus grande part, ils lancent à la cantonade des projets fumeux, à moitié bâclés, dans l'espoir bien mince que cela résonne auprès d'un électorat lassé. D'ailleurs, plus le blasement dudit électorat est marqué, plus les idées évoquées en lieu et place d'un programme politique cohérent semblent farfelues.

Un exemple récent du gouvernement de ma CAQ est celle du sempiternel troisième lien que le conseil des ministres du Québec ne cesse d'agiter çà et là, comme un épouvantail a contrario cherchant non plus à éloigner les oiseaux, mais à les prendre dans un ancien rets.

De même, le fils de Pierre Elliott Trudeau, fidèle à la pensée de son père puisqu'il n'en possède pas lui-même, a décidé de s'en prendre systématiquement aux compétences provinciales. Après sa fin de non-recevoir récente au sujet de l'immigration, voici qu'il veut se mêler des questions relatives au logement, ce qui n'est pas du tout de son ressort. Dans ce dessein, il invoque le principe d'équité envers les locataires, ce qui lui permettra très certainement, à un autre moment, d'être inflexible envers les contribuables.

Bref, l'équité est flexible, comme la compétence de nos dirigeants.

mercredi 27 mars 2024

mardi 26 mars 2024

Drain vil

 


dimanche 24 mars 2024

Petites papules rouges

 


samedi 23 mars 2024

Karl Mulroney

 



L'ancien premier ministre cAnadien, M. Brian Mulroney est décédé, dernièrement. Quoiqu'il ait souffert de problèmes de santé au cours des années, sa disparition a donné un choc à l'ensemble de la population, à tel point que les hommages n'ont pas manqué de pleuvoir pour souligner ses réalisations.

Chose particulièrement frappante, les témoignages ont fusé au Québec tant des milieux souverainistes que fédéralistes. Progressistes, conservateurs et libéraux de toutes tendances n'ont pas manqué d'encenser les réalisations de M. Mulroney, lequel aura, ainsi, au moins une fois dans sa distinguée carrière, fait l'unanimité autour de lui.

De tous ces témoignages, le plus touchant fut certainement celui de Mme Pauline Cossette, 81 ans, qui a affirmé affectueusement que l'ancien premier ministre était celui de la classe ouvrière. Ce témoignage d'une vénérable personne du troisième âge n'est pas sans rappeler la citation de Mme Solange Denis, 63 ans en 1985, où elle jeta à la face de M. Mulroney, le 19 juin de cette année-là: «Tu nous as menti! Tu nous as fait voter pour toi, puis, là, "Good bye, Charlie Brown!"»

Il faut comprendre Mme Denis. La désindexation des pensions de vieillesse qu'elle reprochait au chef du gouvernement se situait dans la même période que l'implantation de la TPS, de l'adoption de l'accord de libre-échange et de l'alignement de la politique économique cAnadienne sur celle de Ronald Reagan aux Stazunis.

Pas de doute: Brian Mulroney et Karl Marx, même combat.